vendredi 28 avril 2017

Les Caps préparent leur revanche

http://www.rds.ca/hockey/lnh/

Nicklas Backstrom et Alex Ovechkin
Nicklas Backstrom et Alex Ovechkin (Source d'image:Getty)
Images of Francois Gagnon

WASHINGTON – Battus 3-2 par leurs grands rivaux venus de Pittsburgh, les Capitals de Washington ont refait le plein d’énergie et de confiance vendredi.
Alex Ovechkin et ses coéquipiers sont demeurés loin de la patinoire à leur centre d’entraînement d’Arlington où seuls les réservistes ont chaussé les patins.
Au lendemain d’un match au cours duquel ils ont décoché 83 tirs dont 35 ont atteint la cible, mais deux seulement ont déjoué Marc-André Fleury, les Capitals ont peaufiné le plan qui leur permettra de savourer une douce revanche samedi. Afin de maximiser leurs chances de niveler la série qui les oppose aux Penguins, les Caps entendent copier l’effort déployé jeudi, tout en resserrant un brin ou deux une défense qui a été mystifiée par Sidney Crosby, qui a marqué deux buts lors des 66 premières secondes – oui, Mario Lemieux était sur place pour assister à l’exploit – du deuxième tiers.
« Il faudra éviter de répéter les erreurs commises en début de deuxième période. Nous avons très mal contrôlé la rondelle sur ces deux buts. En fait, quand je revois les trois buts qu’ils ont marqués, je me dis que nous étions en mesure de les éviter », a indiqué l’entraîneur-chef des Capitals.
Attaques massives
En plus de prendre les moyens pour ne pas revivre la débâcle du début de période médiane, l’entraîneur-chef des Capitals demandera à ses joueurs de mieux amorcer la rencontre tout en espérant obtenir au moins un avantage numérique. Ce qui n’est pas arrivé lors de la première rencontre.
« Il est hors de question pour moi de critiquer le travail des officiels. Ils font un travail remarquable. Mais quand je pense au premier match, au fait qu’il ait été très serré et au nombre de mises en échec distribuées – 41 par les Caps, 17 par les Penguins – je me dis qu’il y a certainement une ou deux occasions où nous aurions pu obtenir une attaque massive. On va juste souhaiter que cela se produise lors du deuxième match », a plaidé Barry Trotz.

« Il faudra aussi mieux amorcer la rencontre que nous l’avons fait jeudi. Ils sont en avant 1-0. On s’attendait à ce que cette série soit longue. Ce sera à nous de prendre les moyens pour l’allonger en disputant un meilleur match demain », a conclu l’entraîneur-chef des Caps.
Ovechkin veut dicter le rythme
Éclipsé par Sidney Crosby malgré le but qu’il a marqué pour ramener son équipe dans le match et raviver les espoirs des partisans, Alexander Ovechkin partageait plusieurs des points de vue de son coach.
« Nous pouvions éviter les trois buts qu’on a accordés. Nous ne pouvons commettre de tels revirements en zone neutre et souhaiter nous en tirer. Ce sont les champions en titre de la coupe Stanley. Ils ont beaucoup de talent en attaque et sont en mesure de profiter de nos erreurs. On a malgré tout été en mesure de niveler les chances. Mais une autre erreur en troisième leur a permis de marquer le but de la victoire. On a eu des tas de chances sans arriver à les maximiser. Les Penguins ont capitalisé sur les leurs », analysait Ovechkin après le match de jeudi.
Le capitaine des Caps tient à ce que lui et ses coéquipiers soient plus incisifs dès la mise en jeu initiale samedi. « Nous n’avons pas connu le début de match qu’il nous fallait. Nous n’avons pas assez tiré au filet (4 tirs) en première période. Ce n’est pas assez. On ne peut pas jouer de cette façon contre cette équipe. Nous ne pouvons jouer leur jeu. On doit dicter notre rythme. Quand on le fait, on obtient du succès. La série sera difficile. Il nous faudra donc imposer notre tempo dès la première minute samedi. On doit profiter du deuxième match pour leur livrer un message. Pour passer à l’attaque », a ajouté Ovechkin.
Dans la défaite, Ovechkin a mené son équipe avec six mises en échec, dont plusieurs très solides, assénées à ses rivaux. Il a aussi marqué son 11e but et récolté son 22e point en 14 matchs de séries face aux Penguins. À noter que le capitaine des Caps a récolté au moins un point dans 12 de ces 14 rencontres.
Bien qu’il soit un joueur tout en finesse et que c’est avec ses passes savantes et non avec ses épaules qu’il obtient du succès contre ses adversaires, Nicklas Backstrom souhaite que ses coéquipiers continuent de frapper rondement les Penguins lors du deuxième match.
« Nous sommes un club qui frappe beaucoup et ce sera nécessaire si l’on veut leur rendre la vie difficile en sortie de zone et ainsi provoquer des revirements. Cette façon de pousser l’adversaire à l’erreur et d’en profiter a été notre force tout au long de la saison. Nous avons besoin de revenir à ce style plutôt que de leur faire cadeau de buts comme nous l’avons fait jeudi », a indiqué Backstrom qui a récolté six points (deux buts) en six matchs contre les Leafs en première ronde, mais avait aussi été blanchi lors de la première rencontre.
La défaite de jeudi place les Caps dans une position un brin inconfortable compte tenu de la puissance des Penguins. Ils peuvent toutefois se consoler à l’idée qu’ils sont sortis vainqueurs des deux dernières séries qu’ils ont amorcées avec un revers : en 2012 contre les Bruins de Boston (7 matchs) et en 2015, contre les Islanders de New York.
Statistiques encourageantes
Les Capitals présentent aussi un dossier de 14-11 lors des deuxièmes matchs des 25 séries qu’ils ont disputées depuis le début de leur histoire. Ce bilan est de 10-6 après une défaite encaissée lors de la première rencontre.
Statistiques plus réconfortantes encore pour Washington, Braden Holtby qui a promis une meilleure performance samedi après avoir reconnu qu’il a été faible sur deux des trois buts des Penguins, jeudi, affiche une moyenne de 1,63 but accordé et une efficacité de 95 % dans les deuxièmes matchs d’une série depuis son entrée dans la LNH.
Les Caps ont fait salle comble pour une 361e fois consécutive jeudi soir au Verizon Center. Arborant majoritairement les couleurs de leurs favoris, les 18 506 partisans ont une fois encore démontré un enthousiasme contagieux qui les place parmi les fans les plus bruyants de la LNH.
Ces partisans seront tout aussi nombreux et bruyants jeudi. C’est acquis. Il sera toutefois intéressant de voir si leurs favoris tiendront promesse et prendront les moyens nécessaires pour venger leur échec de jeudi au lieu de s’en remettre exclusivement à des statistiques favorables.

jeudi 27 avril 2017

P.K. Subban récolte trois points et les Predators enlèvent le premier duel contre les Blues

http://www.rds.ca/hockey/lnh/

Predators 4 - Blues 3


SAINT LOUIS - P.K. Subban a amassé trois points et Vernon Fiddler a marqué son premier but des séries éliminatoires avec un peu plus de cinq minutes à jouer à la troisième période dans un gain de 4-3 des Predators de Nashville contre les Blues de Saint Louis, mercredi soir.

Toute une soirée pour P.K Subban!
Après avoir balayé les Blackhawks de Chicago, les hommes de Peter Laviolette ont récolté une cinquième victoire d'affilée depuis le début des séries, un exploit sans précédent depuis leur entrée dans la Ligue nationale de hockey.
Surtout, ils ont pris les devants 1-0 dans leur série demi-finale de l'Association Ouest et tenteront de poursuivre sur leur lancée vendredi soir.

Fiddler, un vétéran de 36 ans, qui avait été laissé de côté pendant la série de premier tour contre les Blackhawks, a rompu l'égalité en poussant une rondelle libre entre les jambières du gardien Jake Allen, tout juste avant que ce dernier ne réussisse à balayer le disque vers le coin de la patinoire.
Il s'agissait de son cinquième but en carrière en matchs éliminatoires.
Mais la grande vedette des vainqueurs aura été Subban, auteur d'une performance d'un but et deux aides. Il a participé aux filets de Colin Wilson (1er) et de Filip Forsberg (3e), tous deux marqués en avantage numérique en première et deuxième période respectivement.
Entre ces deux buts, il a réussi son premier des séries à 2:22 de la période médiane.
Malgré des déficits de 0-2 et de 1-3, les Blues ont trouvé le moyen de venir de l'arrière.
Colton Parayko (2e) a inscrit le premier but des locaux à 8:04 du deuxième vingt, et les Blues ont égalé la marque grâce à deux buts en moins de trois minutes en troisième période, ceux de Jaden Schwartz (3e) et de Vladimir Sobotka (2e) contre Pekka Rinne, qui a bloqué 27 rondelles.
Allen a stoppé 28 tirs.
Dans la victoire, les Predators ont perdu les services de l'attaquant Kevin Fiala, victime d'une blessure à la jambe gauche à la suite d'un choc avec le défenseur Robert Bortuzzo à 1:46 de la deuxième période.
Fiala, qui a donné lourdement contre la bande derrière le filet, des Blues, a été transporté hors de la patinoire sur une civière et à l'hôpital dans une ambulance.
La direction des Predators a fait savoir que Fiala était « alerte et dans un état stable ».
Âgé de 20 ans, Fiala a été réclamé au 11e rang lors du repêchage de 2014. Il a marqué deux buts lors de la série de premier tour contre les Blackhawks.

Subban double l'avance des Preds!

Fiddler stoppe la remontée des Blues

Sobotka nivelle la marque

Schwartz redonne espoir aux Blues

Autre plomb de Subban, autre but des Preds

La patience de Parayko mystifie Rinne

Kevin Fiala s'écrase violemment contre la rampe

Un boulet, signé P.K. Subban

« Les choses changent vite au hockey »

http://www.rds.ca/hockey/lnh/

« Ovechkin est toujours aussi affamé »


WASHINGTON - Même s’il n’accorde pas d’entrevues les jours de match, Marc-André Fleury a lâché ce petit bout de phrase lors d’une conversation à bâton rompu qu’il a eue avec mon collègue Jonathan Bernier et moi pendant qu’il se libérait de ses jambières et de son équipement à son retour dans le vestiaire des visiteurs au Verizon Center ce matin.
Il faut dire que les choses ont diamétralement changé dans la vie professionnelle du gardien québécois.

Il y a presque un an - ça fera un an vendredi (28 avril) en fait - les Penguins et les Capitals se croisaient dans le cadre du premier match du duel de deuxième ronde duquel les Penguins allaient sortir gagnants en six matchs.
Mais voilà. L’an dernier, c’est Matt Murray qui se préparait à croiser Alexander Ovechkin et les Capitals. Le gardien recrue avait convaincu l’état-major des Penguins qu’il méritait de demeurer devant la cage en raison des performances sensationnelles qu’il multipliait depuis son entrée en scène en relève à Fleury en première ronde des séries contre les Rangers de New York.
Murray a ensuite joué un rôle de premier plan dans l’élimination des Capitals, du Lightning de Tampa Bay et finalement des Sharks de San Jose en grande finale de la coupe Stanley.
Ce soir, c’est Marc-André Fleury qui croisera Ovechkin et les Capitals. C’est le gardien de Sorel qui tentera d’éliminer les Caps après avoir éliminé les Blue Jackets de Columbus en première ronde. Et à moins d’un revirement complet de situation, c’est Fleury qui protégera la cage des Penguins dans leur quête de soulever la coupe Stanley pour une deuxième année consécutive. Pour une cinquième fois depuis leur entrée dans la LNH.
Sans surprise aucune, Marc-André Fleury affichait donc ce matin le large sourire qui l’a toujours caractérisé depuis que les Penguins en ont fait la toute première sélection du repêchage en 2003.
Un sourire qui s’était éteint l’an dernier en séries lorsque non seulement le vétéran avait dû céder sa place contre son gré, mais que soudainement son avenir à Pittsburgh était remis en question.
« Je suis comme n’importe quel autre joueur de hockey. Je veux jouer. C’est comme ça », que « Flower » a ajouté avant de retraiter vers la douche pour être certain de ne pas rater le premier autobus en direction de l’hôtel.
Avec le défi qui l’attend face aux Capitals, Fleury doit maximiser sa préparation, son repos, sa concentration. C’est normal. Il n’a donc pas voulu préciser sur la façon dont il s’y est pris pour composer avec l’affront encaissé le printemps dernier, le fait qu’il a dû partager le filet toute l’année avec un coéquipier qui est aussi un rival et surtout sur les moyens qu’il a pris pour maintenir sa concentration et sa confiance en ses moyens. Une confiance sans laquelle un gardien est aussi démuni que s’il se présentait sur la glace sans jambières, sans mitaine, sans bouclier, sans bâton.
Sullivan louange Fleury
Si le gardien québécois est demeuré coi, son entraîneur-chef Mike Sullivan l’a couvert de louanges lorsque je lui ai demandé s’il voulait partager avec les journalistes ses secrets pour avoir su maintenir la confiance de Fleury à son endroit. Une confiance qui rapporte gros à l’entraîneur-chef des Penguins et à son équipe alors que Fleury a pris la relève avec enthousiasme à la suite d’une blessure subie par Murray à l’aube du premier match de la série contre Columbus.
« Je n’ai pas de secret à vous révéler parce que tout le crédit revient à Marc-André », a d’abord lancé Sullivan.
« La seule chose que j’ai faite autant à l’endroit de Marc-André qu’à l’endroit de Matt est que je suis demeuré honnête et direct dans la gestion du filet. Nous sommes peut-être la seule équipe de la LNH qui compte vraiment sur deux gardiens numéro un. On a fait confiance aux deux tout au long de la saison. On a partagé le travail le plus également possible, le plus intelligemment possible », a ajouté le coach des Penguins.
« Si ce système d’alternance a bien fonctionné, c’est grâce au professionnalisme de Marc-André et de Matt. C’est grâce à leurs grandes qualités en tant qu’hommes. Marc-André est un gardien d’expérience. Il a gagné la coupe Stanley. Il fait partie de l’élite de la LNH. Mais il a toujours fait passer le bien de l’équipe avant son bien personnel. Il a accepté une situation qui n’était pas facile à accepter sans jamais nuire au reste de l’équipe. Sans des individus de la qualité de Marc-André et de Matt, notre système n’aurait jamais pu fonctionner. Je vous le répète. Tout le crédit revient à Marc-André », a martelé Sullivan.
Une défensive qui excelle dans l’ombre
En six matchs contre les Blue Jackets de Columbus, Marc André Fleury a maintenu une moyenne de 2,36 buts alloués par rencontre et une efficacité de 92,5 %. Sensationnel par moment, il a connu quelques moments difficiles également. Des moments au cours desquels ses coéquipiers lui sont venus en aide en marquant des buts importants.
Menés par la recrue Jake Guentzel (cinq buts) et Bryan Rust (4 buts), les Penguins ont marqué 21 buts en 5 rencontres aux dépens de Sergei Bobrovsky et des Jackets.
Bien qu’il compte sur une production soutenue de son attaque, Mike Sullivan soutient que son groupe de défenseurs, amputé qu’il est de Kristopher Letang, contribue largement au succès de son club.
« Notre défensive est dans l’ombre de notre attaque, mais elle est certainement le héros obscur de notre formation encore cette année. On a passé la moitié de la saison sans Letang. D’autres défenseurs ont été blessés sérieusement, mais ces gars-là mettent la barre tellement haute en matière de ce qu’ils doivent accomplir personnellement et en équipe que les résultats sont excellents », a indiqué Sullivan.
Les Penguins jouent vraiment en comité à la ligne bleue comme en témoigne le fait que seulement 92 secondes séparent le défenseur le plus utilisé en moyenne Justin Schultz (21:16) de Brian Dumoulin et Ron Hainsey qui sont les moins utilisés avec un temps moyen de 19:44 par match.
« Personne ne peut remplacer individuellement un gars aussi fort que Kris - Kristopher Letang - on doit donc tous mettre l’épaule à la roue pour bien défendre notre territoire tout en appuyant notre attaque qui demeure un grand atout », a indiqué le vétéran Trevor Daley.

« C'est la meilleure équipe, ce sera un gros test »
Acquis par les Penguins en cours de saison 2015-2016, Daley sait que lui et ses coéquipiers auront les mains pleines face à Alexander Ovechkin et l’attaque des Capitals. Particulièrement l’attaque massive.
« Il est clair qu’on devra avoir Ovechkin à l’œil en raison de la qualité de son tir. C’est évident. Mais quand tu regardes les quatre autres joueurs qui évoluent avec, tu ne peux te permettre d’en négliger un seul, car ils peuvent tous tirer profit de l’espace et du temps qu’on leur accordera », a conclu Daley.
Des 18 buts marqués aux dépens des Leafs en première ronde, les Capitals en ont enfilé 5 en 17 avantages numériques (29,4 %). Deux sont venus de la lame du bâton d’Ovechkin.
Les Penguins n’ont toutefois pas à rougir de leur puissance à cinq contre quatre comme en témoignent leurs 5 buts enfilés en 15 occasions (33,3 %).
Inversement, les Capitals (3 buts accordés en 18 occasions) et les Penguins (2 buts accordés en 12 occasions) affichent une efficacité identique de 83,3 % en désavantage numérique.
Autre défenseur qui devra s’imposer, Olli Maatta ne s’en fait pas outre mesure par le fait que son équipe croise, dès la deuxième ronde, un adversaire qu’elle aurait pu croiser en finale de la coupe Stanley tant les deux équipes sont puissantes.
« On a vécu le même genre de situation en première ronde alors que les Blue Jackets formaient une très bonne équipe de hockey. Pour te rendre à la coupe Stanley, tu dois battre de très bonnes équipes. Car tous les clubs qui accèdent aux séries sont très bons. L’important est donc de gagner, peu importe l’adversaire que tu croises et la ronde dans laquelle tu les affrontes. »
Mike Sullivan n’a pas dévoilé sa formation en vue du premier match de la série. Il semble clair que Chris Kunitz sera de la formation. Clair également que Carl Hagelin s’approche un peu plus d’un retour au jeu. Il a encaissé des mises en échec légères ce matin à l’entraînement et son cas est réévalué sur une base quotidienne. Il ne faudrait pas se surprendre s’il est en uniforme dès samedi.
« Je peux vous assurer que notre équipe est prête et qu’elle compétitionnera ce soir. On affronte un adversaire coriace. Un adversaire qu’on respecte. Tout ne sera pas parfait sur la patinoire, mais l’effort sera là. C’est certain », a conclu l’entraîneur-chef des Penguins.