dimanche 31 mai 2015

Au Colisée pour une dernière fois

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L’entraîneur-chef des Generals d’Oshawa, D.J. Smith, prodigue ses derniers conseils à ses joueurs en prévision de la grande finale de demain soir.
JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

L’entraîneur-chef des Generals d’Oshawa, D.J. Smith, prodigue ses derniers conseils à ses joueurs en prévision de la grande finale de demain soir.

Mario Morissette
Le 8 décembre 1949, un premier match était joué sur la patinoire du Colisée de Québec. Il avait opposé deux clubs locaux, les As aux Citadelles de Québec et les sièges n’avaient pas encore été installés.
Ce soir (19 h), les Rockets de Kelowna et les Generals d’Oshawa seront les acteurs de la dernière rencontre à être disputée dans l’amphithéâtre du quartier Limoilou et il reste à savoir combien de sièges seront occupés pour ce duel entre les champions des séries éliminatoires de la WHL et de l’OHL qui batailleront pour remporter la 97e édition du tournoi de la Coupe Memorial MasterCard.
Excitation
Les Rockets ont mérité leur billet pour le match ultime en écartant les Remparts de Québec à l’aide d’une victoire de 9 à 3, vendredi soir. Les Generals ont survolé la phase préliminaire de la compétition en vainquant Rimouski (4 à 3), Québec (5 à 4 en prolongation) et Kelowna (2 à 1) mardi soir. Les Ontariens se reposent depuis.
«C’est spécial d’obtenir l’occasion de jouer le dernier match dans cet amphithéâtre historique, mais pour mes coéquipiers et moi, ce sera encore plus excitant d’avoir la chance d’y remporter la Coupe Memorial. N’oublions pas que plusieurs joueurs de notre équipe en seront au dernier match de leur carrière junior», a rappelé l’attaquant des Generals et espoir du Canadien de Montréal, Michael McCarron.
Un seul objectif
De son côté, même s’il a vécu un rêve de jeunesse en défendant les couleurs des Nordiques au Colisée, Dan Lambert n’a pas fait vibrer la corde nostalgique de son violon. «J’ai l’impression que nous avons commencé cette saison il y a trois ans», a soufflé l’entraîneur recrue des Rockets «Notre objectif était de nous rendre à la Coupe Memorial. Nous y sommes et le but est de la gagner. Il y avait 60 équipes en début de saison, et il n’en reste plus que deux. C’est tout ce qui importe pour nous en ce moment.»
Son homologue D.J. Smith a également remis les pendules à l’heure. Les vieilles poutrelles n’ont pas la même importance que les jeunes jambes de ses protégés qui sueront pour remporter un titre national.
«À l’évidence, les amateurs de hockey de Québec se sont rangés derrière les deux équipes de la LHJMQ durant le tournoi, mais je crois que les deux meilleures équipes de la LCH s’affronteront en finale. Ce sera néanmoins une situation unique, mais ne soyons pas pris dans le tourbillon des éléments extérieurs.»

samedi 30 mai 2015

Coupe Memorial: les Remparts bafoués 9-3 par les Rockets en demi-finale

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Publié par La Presse Canadienne le vendredi 29 mai 2015 à 23h50.
Coupe Memorial: les Remparts bafoués 9-3 par les Rockets en demi-finale
QUÉBEC — Les Remparts de Québec sont arrivés au bout de leurs ressources, vendredi soir. Amochés physiquement et disputant un troisième match en autant de soirs, les hôtes du tournoi de la Coupe Memorial ont été une proie facile pour les Rockets de Kelowna.
Les champions de l'Ouest l'ont emporté 9-3 devant une foule irascible de 9870 personnes au Colisée Pepsi.

«Quand je disais qu'il nous restait de l'essence dans le réservoir, je savais qu'il n'en restait pas beaucoup, a déclaré l'entraîneur des Remparts Philippe Boucher. Ce n'est pas une excuse. Les gars ont tout donné ce qu'ils avaient. Malheureusement, nous affrontions toute une équipe de hockey. Nous avons essayé, mais trois en trois contre les champions de l'Ouest, c'était trop.»

Justin Kirkland et Rourke Chartier, deux fois chacun, Chance Braid, Leon Draisaitl, Josh Morrissey, Cole Linaker et Tyson Baillie ont obtenu les réussites des gagnants.

Adam Erne, Anthony Duclair et Dmytro Timashov ont fourni la réplique.

Fucale jusqu'au bout

Zachary Fucale a été soumis à un barrage de 44 lancers. Son opposant Jackson Whistle a connu une soirée peu occupée de 23 tirs.

Fucale a tenu à demeurer devant le filet jusqu'à la fin, à sa dernière rencontre dans les rangs juniors.

«Je ne voulais pas terminer sur le banc, je voulais rester sur la glace, a-t-il mentionné. Philippe (Boucher) m'a demandé si je voulais rester et j'ai répondu oui.»

Boucher n'a pas tari d'éloges à l'endroit du jeune espoir du Canadien.

«C'est un compétiteur. Il voulait terminer sa carrière sur la glace. Je lui lève mon chapeau. Il a connu toute une carrière dans les rangs juniors. Il y a peu de gardiens qui ont été autant décorés que lui. Et c'est une bonne personne.»

Fucale a remercié les deux organisations pour lesquelles il a évoluées, les Mooseheads de Halifax étant l'autre. Il a remporté la Coupe Memorial dans l'uniforme des Mooseheads en 2013.

«Je m'estime privilégié d'avoir eu la chance de jouer avec des joueurs talentueux et de bons entraîneurs. Tous les gens que j'ai côtoyés m'ont aidé du début jusqu'à la fin. Je ne serais pas ici sans eux», a-t-il résumé, en disant qu'il était trop tôt pour tracer un bilan de sa carrière chez les juniors.

Duclair, lui, était très ému d'avoir mis un point final à son passage chez les juniors.

«J'étais un enfant à mon arrivée ici à l'âge de 16 ans. Je quitte en étant un homme, a-t-il dit, entre deux sanglots. Je ne remercierai jamais assez l'organisation des Remparts, les entraîneurs Patrick Roy et Philippe Boucher, les partisans et la ville de Québec.»

Pour ce qui est des Rockets, ils vont disputer le match de championnat contre les Generals d'Oshawa, dimanche soir. Ils seront à la recherche d'une première conquête depuis 2004 tandis que les Generals tenteront de mettre fin à une traversée du désert de 25 ans.

Le clou de la soirée

Carburant à l'émotivité, les Remparts ont amorcé la soirée sur les chapeaux de roues. Erne leur a procuré les devants 1-0 à 3:11.

Peu à peu, les Rockets ont pris leur envol. Braid a complété un échange vif latéral avec Tomas Soustal et Linaker, à 9:51.

La soirée a tourné au vinaigre en deuxième période, après que les champions de l'Ouest eurent marqué trois buts rapprochés très tôt.

Les spectateurs ont pris à partie le duo d'arbitres québécois, doutant de leur impartialité. Jonathan Alarie et Olivier Gouin étaient les mêmes arbitres que l'entraîneur des Remparts Philippe Boucher a blâmés, mercredi soir. Boucher a d'ailleurs reçu une amende de 10 000$ de la Ligue canadienne, jeudi soir.

La goutte qui a fait déborder le vase a été l'excès de rudesse du défenseur Madison Bowey à l'endroit de Jérôme Verrier, à la 16e minute. Une pluie de projectiles a déferlé sur la glace, incluant des poutines... et des clous! La rencontre a été retardée de plusieurs minutes.

«Ce n'est pas à moi de juger si on a pris la bonne décision en faisant appel à ces deux arbitres», s'est contenté de dire Boucher.

Morrissey a fait 5-1 avant la fin de la tumultueuse période. Le public n'avait pas décoloré et les arbitres ont dû emprunter une voie alternative afin de réintégrer leur vestiaire en sécurité.

La troisième s'est déroulée sans anicroche, le dénouement ne faisant plus de doute.

vendredi 29 mai 2015

Le référendum de 1980 n’a pas empêché l’arrivée des Nordiques, rappelle Labeaume

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Le référendum de 1980 n’a pas empêché l’arrivée des Nordiques, rappelle Labeaume
PHOTO LE JOURNAL DE QUÉBEC, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

À ceux qui pensent que la LNH n’octroiera pas d’équipe à Québecor parce que Pierre Karl Péladeau est souverainiste, Régis Labeaume réplique que les Nordiques sont arrivés à Québec juste avant le référendum de 1980.
«Ce dont je me souviens, c’est que les Nordiques sont arrivés à Québec avec René Lévesque au pouvoir qui préparait un référendum. Je pense que c’est la preuve la plus patente», a rappelé le maire de Québec. M. Labeaume revenait sur une déclaration de François Legault, qui avait soutenu que l’option souverainiste de PKP nuirait aux efforts de Québec pour ravoir ses Nordiques.
Selon M. Labeaume, la LNH cherche surtout à «améliorer le produit constamment pour qu’il soit le plus profitable».
À Radio-Canada, qui lui demandait jeudi si les allégeances politiques d’un futur propriétaire peut influencer la décision de lui accorder ou non une franchise, le bras droit du commissaire Gary Bettman, Bill Daly, a soutenu que l’identité et la qualité du futur propriétaire revêt une importance «cruciale» (critical).
Bill Daly a rappelé que la Ligue nationale n’avait pas autorisé d’expansion. «Cela étant dit, je dois aussi souligner que Québecor est (et a été) un partenaire modèle pour la Ligue à travers notre relation avec TVA.»
Excellentes relations
Le maire Régis Labeaume a louangé vendredi le travail de Brian Mulroney et du président et chef de la direction de Québecor, Pierre Dion. «Les relations sont vraiment excellentes. (...) Pierre Dion est quasiment rendu dans l’inner circle là-bas. Il a accès à des réunions où d’autres n’ont pas accès.»
Et alors que le maire de Montréal Denis Coderre rend publiquement visite au commissaire du baseball majeur, RobManfred, dans l’espoir d’un retour des Expos, Régis Labeaume n’a plus de discussions avec Gary Bettman. «On est rendus dans une autre phase. Quand j’ai rencontré Gary Bettman, je ne me suis pas gêné d’en parler. Mais là, l’amphithéâtre est construit, on a un partenaire. C’est leur travail. On est rendu dans un moment beaucoup plus critique.»

Déclarations de Legault sur les Nordiques: Le PQ réplique

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Déclarations de Legault sur les Nordiques: Le PQ réplique
PHOTO COURTOISIE, TWITTER

MATTHIEU BOIVIN | WWW.JOURNALDEQUEBEC.COM
MISE à JOUR 
Le Parti québécois continue d’attaquer le chef de la CAQ, François Legault, sur sa déclaration de jeudi, selon laquelle les allégeances politiques de Pierre Karl Péladeau pourraient nuire au retour des Nordiques.
Vendredi matin, les comptes Twitter et Facebook du Parti Québécois ont lancé une pièce d’infographie dans les médias sociaux, avec l’objectif de rabrouer M. Legault.
On y fait référence au fait que M. Legault avait décrié une sortie de Jean Charest en septembre 2012, quand l’ex-chef du Parti libéral du Québec avait déclaré que l’élection du Parti québécois pour diriger le Québec pourrait nuire au retour des Nordiques dans la Vieille Capitale.
«Je pense que M. Charest est un petit peu désespéré. C'est exagéré», avait réagi le chef de la CAQ, à l’époque.
Il est important de préciser qu’en 2012, M. Péladeau n’était pas en politique active et que la déclaration de M. Charest ciblait directement le PQ et ses ambitions référendaires. Aujourd'hui, PKP est chef du Parti québécois.
Dans la pièce d’infographie, on parle de «Ceux qui ne croient pas que le PQ et Pierre Karl Péladeau vont nuire au retour des Nordiques». M. Legault figure ainsi dans les deux colonnes.

Les Remparts éliminent l'Océanic et Boucher est mis à l'amende

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Publié par La Presse Canadienne le jeudi 28 mai 2015 à 22h31. Modifié par Charles Payette le vendredi 29 mai 2015
Les Remparts éliminent l'Océanic et Boucher est mis à l'amende
La Presse Canadienne
QUÉBEC - À défaut d'avoir pu vaincre l'Océanic de Rimouski en finale de la LHJMQ, les Remparts de Québec auront la satisfaction d'avoir mis fin à sa saison, jeudi.

Les Remparts ont remporté le match-suicide opposant les grands rivaux québécois au tournoi de la Coupe Memorial, au compte de 5-2.
Ce faisant, les Remparts, qui agissent à titre d'hôtes de la compétition, ont accédé à la demi-finale contre les Rockets de Kelowna, qui sera disputée dès vendredi.
Les Remparts et l'Océanic en étaient à leur neuvième choc en l'espace de 24 jours en mai, à leur 19e cette saison - en incluant deux duels hors-concours.
L'Océanic aura eu le meilleur 11-8, tout en mettant la main sur la Coupe du Président au terme d'une finale âprement disputée. Mais les Remparts auront eu le dernier mot, même si leurs partisans ne semblaient pas croire en leurs chances puisqu'ils n'étaient que 6533 au Colisée Pepsi. Leurs meilleurs éléments ont été supérieurs aux meilleurs des champions.
«Les jeunes ont toujours bien réagi cette saison dans des situations de sentiment d'urgence. Nous avons encore démontré énormément de caractère. Nos leaders ont joué comme des leaders», a lancé l'entraîneur Philippe Boucher.
Jérôme Verrier, avec un doublé, Anthony Duclair, Adam Erne et Marc-Olivier Roy ont animé l'attaque tandis que Zachary Fucale a souligné son 20e anniversaire de naissance en repoussant 30 lancers.
Samuel Morin et Jérémy Lépine ont été les marqueurs de l'Océanic, qui n'a pas reçu une solide performance du gardien Philippe Desrosiers (26 arrêts).
«Nous pouvons quitter la tête haute, a commenté l'entraîneur de l'Océanic, Serge Beausoleil. Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli. Nous avons amené les gars au bout de leur capacité», a renchéri Beausoleil, en attribuant le mauvais début de tournoi de ses troupiers à l'ivresse de la conquête du championnat de ligue.
Le gagnant de la confrontation de vendredi se mesurera aux Generals d'Oshawa en finale, dimanche soir.
Les Remparts sont amochés physiquement, comme l'a souligné Boucher, et ils en seront à leur troisième match en autant de soirs face aux champions de l'Ouest.
«Ne doutez pas de nos joueurs, a averti le pilote. Ce groupe a été testé cette saison. Il ne l'a pas eu facile, mais ne doutez pas.»
Effort plus senti
C'était le deuxième affrontement en autant de soirs entre les deux équipes. L'effort a été plus senti que la veille dès le départ chez les Remparts et l'arbitrage a dû plaire à Boucher parce que l'Océanic s'est vu décerner les trois premières pénalités de la soirée.
L'entraîneur avait contesté le travail des deux arbitres québécois à la suite de la défaite de 4-0 des siens, mercredi. Son message a sans doute été entendu parce que les arbitres étaient de l'Ouest et de l'Ontario.
Les Remparts ont saisi leur troisième occasion en supériorité, à 17:19 du premier vingt.
En deuxième période, les équipes ont échangé les buts, les Remparts rappliquant après chacun des deux filets de l'Océanic. Ils se sont offerts le luxe de doubler leur avance vers la toute fin.

Le défenseur Morin a d'abord créé l'égalité pendant un jeu de puissance à 2:32, avant que Duclair ne replace ensuite les siens en avant à 3:58.

Le scénario s'est répété après que Lépine eut fait 2-2 à 16:07. Erne a profité du cafouillage du gardien Desrosiers derrière son but, à 16:54.
«Ce but 47 secondes plus tard nous a fait très mal parce qu'à 2-2 nous étions en ''business''», a commenté Beausoleil.
Verrier allait ébranler davantage le moral de l'Océanic, à 19:19, en complétant la manoeuvre de Massimo Carozza pour son deuxième but du match.
Boucher mis à l'amende
Pour Philippe Boucher, l'amende de 10 000 $ que la Ligue canadienne de hockey (LCH) lui a imposée jeudi soir a été tout compte fait un bon investissement.
L'entraîneur des Remparts a admis avoir cherché à protéger ses troupiers, en critiquant ouvertement l'arbitrage à l'issue de la défaite des siens contre l'Océanic de Rimouski, mercredi.
La bonne vieille stratégie de détournement des projecteurs s'est avéré fructueuse parce que les Remparts ont éliminé l'Océanic du tournoi de la Coupe Memorial, à peine 24 heures plus tard.
«J'ai annoncé à ma petite fille que nous n'irions pas en vacances cet été», a lancé à la blague Boucher, après le gain de 5-2 des Remparts.
«C'est (la sanction) mérité, a-t-il continué. J'ai fait ça pour une raison évidente», a-t-il renchéri, en indiquant qu'il présenterait personnellement des excuses au directeur de l'arbitrage de la compétition Richard Trottier et à l'arbitre qu'il a plus particulièrement blâmé, Olivier Gouin.
La veille, l'entraîneur était de plus mauvais poil en commentant la soirée de travail des arbitres québécois Gouin et Jonathan Alarie. Il avait parlé de «job de bras» en contestant la décision des organisateurs du tournoi d'avoir permis à un des deux arbitres d'oeuvrer dans les matchs des Remparts. Il ne l'avait pas identifié, mais Gouin était la cible.
«J'avais été clair avec Richard Trottier avant que le tournoi commence, qu'il y a un arbitre qu'on ne voulait pas voir ici. Il a appelé les deux premières punitions ce soir (mercredi), les quatre dernières contre Oshawa, la punition lors du septième match à Rimouski (en finale de ligue)», avait énuméré Boucher mercredi soir.
Le message de l'entraîneur a été entendu: les deux arbitres jeudi étaient des représentants des Ligues de l'Ouest et de l'Ontario, Brett Iverson et Mike Cairns.
Avant le match de jeudi, Boucher avait livré un vibrant message aux joueurs, en leur rappelant essentiellement ce qu'il leur avait déjà dit, soit qu'il serait toujours là afin de les protéger.
«J'ai eu de la misère à garder les yeux secs, a-t-il avoué. C'est important, il doit y avoir de l'émotion. Je suis un gars émotif, même si ça ne paraît pas derrière le banc, et mes adjoints le sont également. Nous essayons de transmettre ça aux joueurs. Ils ont bien répondu à l'appel. Tout le mérite leur revient.»

jeudi 28 mai 2015

PKP nuit au retour des Nordiques, selon Legault

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Publié par La Presse Canadienne le jeudi 28 mai 2015 à 11h13. Modifié par 98,5 fm à 13h12.
PKP nuit au retour des Nordiques, selon Legault
QUÉBEC - Le chef de la Coalition avenir Québec François Legault croit que les positions indépendantistes de son adversaire péquiste Pierre Karl Péladeau nuisent aux efforts pour ramener une équipe de hockey professionnel à Québec.
Écoutez le reportage :
 
 
 
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Le conglomérat dont M. Péladeau est actionnaire de contrôle, Québecor, s'est engagé depuis 2011 à ramener à Québec une filiale de la Ligue nationale de hockey dans un amphithéâtre qui sera inauguré en septembre.

Avant de se rendre à une réunion de ses députés, jeudi, M. Legault a affirmé que des propriétaires d'équipe de la LNH, notamment à Montréal et Toronto, verraient d'un mauvais oeil qu'un indépendantiste comme M. Péladeau obtienne une concession.

Selon M. Legault, qui ne voit pas d'équipe à Québec à court terme, le chef péquiste est dans une position difficile pour obtenir pareil résultat pour l'amphithéâtre de Québec, construit avec des fonds publics, dont la gestion a été confiée à Québecor.

«Ce que j'entends à Montréal, c'est que tant que M. Péladeau sera là, ce sera difficile de lui donner une équipe, a-t-il dit. (...) Le fait que M. Péladeau soit un indépendantiste, on sait très bien que ce soit les propriétaires de Toronto ou les propriétaires du Canadien, c'est pas des indépendantistes et ils n'aiment pas ça l'indépendance du Québec.»

Commentant le projet de retour des Expos à Montréal, M. Legault a affirmé qu'il serait approprié de tirer des leçons de la situation à Québec, où le gouvernement québécois et la Ville de Québec ont construit une infrastructure avant d'avoir la confirmation qu'une équipe reviendra.

«Je pense qu'on devrait tirer une leçon de Québec et on devrait attendre d'avoir la confirmation d'une équipe avant d'investir des montants publics importants dans un nouveau stade», a-t-il dit.

L'attaché de presse du chef caquiste, Guillaume Simard-Leduc, a contacté par la suite La Presse Canadienne pour assurer que par ses propos, M. Legault ne remet pas en question le financement de la construction de l'amphithéâtre de Québec avant qu'une équipe soit de retour.

L'ancien chef de l'Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, dont la formation a ensuite fusionné avec la CAQ, était d'avis que le secteur privé aurait dû investir davantage dans le le projet.

La semaine dernière, M. Legault avait affirmé que la perspective que M. Péladeau devienne premier ministre nuit déjà aux investissements privés au Québec.

Questionné à son tour sur l'impact des débats politiques sur le retour d'une équipe à Québec, jeudi, le ministre responsable de la région, Sam Hamad, a affirmé que la stabilité économique est un facteur important.

«Il ne faut pas être naïf, les conditions politiques c'est la stabilité et la stabilité c'est un facteur important pour l'économie, on l'a dit souvent, a-t-il dit. Il y a deux facteurs importants pour les investissements, la stabilité et la prévisibilité. Quand quelqu'un veut investir au Québec, tant qu'il n'y a pas de stabilité, c'est sûr que les gens peuvent poser des questions.»

La semaine dernière, le premier ministre Philippe Couillard avait accusé M. Péladeau d'être une source d'instabilité avec le projet indépendantiste du PQ.

Au moment de l'annonce de la candidature de M. Péladeau dans la circonscription de Saint-Jérôme, au cours de la dernière campagne électorale, en mars 2014, M. Couillard avait lui aussi exprimé des craintes.

«Je suis inquiet de l'impact que ça aura sur la venue d'une équipe de hockey à Québec, je ne suis pas certain que ce sera bien reçu dans les bureaux de la Ligue nationale», avait-il dit.

Deux ans plus tôt, le chef libéral Jean Charest, en campagne lui aussi, avait tenu les mêmes propos que M. Couillard, dans lesquels M. Legault avait vu un signe de son désespoir.

«Je pense que M. Charest est un petit peu désespéré, avait-il dit en août 2012. C'est exagéré.»

La générosité de Jeremy Grégoire

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Le joueur du Drakkar de Baie-Comeau remet sa bourse d’études à un autre finaliste

Jeremy Grégoire (deuxième sur la photo) a fait preuve de générosité en remettant sa bourse de 6000 $ à Dominic Talbot-Tassi (troisième). Les deux hockeyeurs sont ­accompagnés de Jocelyn Proteau, du comité de sélection, et de Guy Lafleur.
PHOTO AGENCE QMI, PHILIPPE-OLIVIER CONTANT

Jeremy Grégoire (deuxième sur la photo) a fait preuve de générosité en remettant sa bourse de 6000 $ à Dominic Talbot-Tassi (troisième). Les deux hockeyeurs sont ­accompagnés de Jocelyn Proteau, du comité de sélection, et de Guy Lafleur.

Joanie Godin
Lauréat d’un prix d’excellence et du mérite Guy-Lafleur, remis aux hockeyeurs étudiants s’étant démarqués tant sur le plan sportif que scolaire, Jeremy Grégoire, du Drakkar de Baie-Comeau, a préféré offrir sa bourse à un autre finaliste, Dominic Talbot-Tassi, des Wildcats de Moncton.
Grégoire a affirmé qu’il essayait de calquer son comportement sur celui de Guy Lafleur, qu’il considère comme étant «près des gens, de la communauté». Il est passé de la parole aux actes en remettant sa bourse d’études de 6000 $ (répartie sur trois ans) à un ancien adversaire de la LHJMQ.
«J’ai été assez chanceux pour gagner ce prix deux fois de suite et Dominic a été finaliste chaque fois, ce qui n’est pas rien. Il travaille très fort et c’est un super bon gars. Cette bourse-là lui revenait», a-t-il dit humblement.
Grégoire, qui obtiendra son diplôme d’études collégiales en juin, a maintenu une moyenne générale de 87 %.
Pour Talbot-Tassi, qui entamera à l’automne des études en génie – sa spécialisation reste à être déterminée – à l’Université McGill, cette surprise ne pouvait mieux tomber.
«C’est tombé du ciel. Je suis super reconnaissant envers Jérémy pour ce geste. Je vais pouvoir en profiter durant mes années universitaires. Ce sera un bon coup de pouce pour payer les livres et mon appartement», a dit celui qui aura également une bourse complète de McGill pour payer ses cours.
Sa meilleure saison
Espoir du Canadien, Grégoire est passé par toute la gamme des émotions lors de la dernière saison.
Il a d’abord vu son camp d’entraînement avec le grand club prendre fin abruptement en raison d’une blessure au poignet gauche subie lors d’un match entre les Rouges et les Blancs au Centre Bell. Une déchirure d’un ligament l’aura finalement tenu à l’écart du jeu jusqu’en décembre, l’empêchant également de batailler pour un poste avec Équipe Canada Junior.
Tirer du positif
Revenu en force avec le Drakkar, le joueur de 19 ans a connu une saison de 41 points, dont 20 buts, en 32 matchs. Il a ajouté 10 buts et 11 aides en 12 rencontres éliminatoires.
«J’ai eu besoin d’une dizaine de matchs pour retrouver mon synchronisme, car c’était la première fois de ma carrière que j’arrêtais de jouer pendant deux mois. J’ai eu ma meilleure saison junior, alors je ne pouvais pas demander mieux», a-t-il dit.
Grégoire a choisi de tirer profit au maximum de sa malchance, s’entraînant encore plus sur la patinoire et à l’extérieur pendant son absence, ainsi qu’en ajoutant une corde à son arc: celle d’entraîneur adjoint.
Le Drakkar lui a offert la possibilité d’être derrière le banc de l’équipe pour quelques matchs et il a même dirigé les défenseurs.
«J’ai pu voir l’autre côté du jeu. C’était spécial. J’ai goûté à une après-carrière, mais ce n’est pas pour tout de suite!»
Cette possible deuxième carrière attendra en effet, car à court terme, son objectif est de bien faire au camp d’évaluation du Canadien cet été et au camp d’entraînement dans quelques mois.
«Je veux juste continuer de m’amuser et montrer ce que je peux faire», a noté l’attaquant.
Autres récipiendaires
Olivier Hinse, des Stingers de Concordia, a été choisi au sein du hockey universitaire québécois. Il étudie dans le programme Child Studies, où il a eu une moyenne de 3,09, tout en s’impliquant avec le programme Score with School.
Dans la Ligue de hockey collégial masculin, la bourse est allée à Xavier Labonté, des Dragons du Collège Laflèche, qui a affiché une excellente moyenne de 92,4 % en Sciences de la nature.

Deux finales des associations à la limite, une première depuis 1999-2000

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Derick Brassard
Derick Brassard (Source d'image: Getty )

Roger Leblond
Plus les séries avancent, plus nous constatons que la parité est plus évidente que jamais dans la LNH, car les deux finales des deux associations sont rendues à la limite de sept rencontres.
En effet, le Lightning de Tampa Bay et les Rangers de New York vont s’affronter dans un match décisif vendredi soir, au Madison Square Garden, alors que les Blackhawks de Chicago et les Ducks d’Anaheim vont se faire face dans les mêmes circonstances samedi soir, au Honda Center.
Ça fait très longtemps que nous n’avons pas assisté à une lutte aussi intense, car la dernière fois où les deux finales des deux associations ont atteint la limite de sept parties remonte à la saison 1999-2000, alors que les Devils du New Jersey avaient vaincu les Flyers de Philadelphie, dans l’Association de l’est et les Stars de Dallas avaient défait l’Avalanche du Colorado, dans celle de l’ouest.
Dans la grande finale, les Devils du New Jersey avaient réussi à vaincre les Stars de Dallas, en six matchs (4-2),  mettant la main sur la Coupe Stanley pour la deuxième fois de leur histoire.
SAISON 1999-2000 (FINALES DES ASSOCIATIONS)
(ASSOCIATION DE L’EST)
New Jersey 4 Philadelphie 3 (26 mai 2000-New Jersey 2 à Philadelphie 1)
(ASSOCIATION DE L’OUEST)
Dallas 4 Colorado 3 (27 mai 2000-Colorado 2 à Dallas 3)
Une seule autre fois, il y a eu la limite de sept matchs pour les demi-finales
Pour illustrer encore plus le fait qu’il est plus que rare de voir les demi-finales de la LNH prendre fin dans la limite de sept rencontres, soulignons que la seule autre fois où une telle chose est survenue fut lors de la saison 1963-1964 !
Lors de cette saison-là, les Maple Leafs de Toronto avaient défait le Canadien de Montréal, alors que les Red Wings de Detroit avaient triomphé des Blackhawks de Chicago, en sept rencontres et un fait à souligner, les deux séries avaient été gagnées sur les patinoires des adversaires.
Lors des matchs décisifs, le 9 avril 1964, les Maple Leafs avaient signé un gain de 3-1, dans l’ancien Forum de Montréal, alors que les Red Wings avaient gagné 4-2, au Chicago Stadium.
Soulignons que la finale de la Coupe Stanley avait également nécessité sept rencontres, les Maple Leafs de Toronto ayant vaincu les Red Wings de Detroit, signant un gain de 4-0, au Maple Leaf Gardens, le 25 avril 1964.
C’est la seule fois de l’histoire de la LNH où toutes les séries (trois) avaient nécessité la limite de sept rencontres.
SAISON 1963-1964 (DEMI-FINALES)
Toronto 4 Montréal 3 (9 avril 1964-Toronto 3 à Montréal 1)
Detroit 4 à Chicago 2 (9 avril 1964-Detroit 0 à Toronto 4)
Derick Brassard a marqué neuf buts, le meilleur des Rangers depuis Gretzky !
Plus les séries avancent, plus l’attaquant Derick Brassard, des Rangers de New York semble confiant, lui qui produit à un rythme d’enfer.
En effet, l’ex-joueur des Blue Jackets de Columbus affiche un dossier de 9-7-16 avec un différentiel de plus neuf en 18 matchs dans les éliminatoires et son total de buts (9) est le plus élevé de l'équipe depuis 1996-1997, alors que Wayne Gretzky avait marqué 10 fois, affichant un dossier de 10-10-20 en 15 matchs, dernière fois où il avait participé aux éliminatoires.
Encore plus, Brassard a marqué plus de buts dans les présentes séries que durant l’ensemble de sa carrière, lui qui avant l’actuelle saison, affichait un dossier global de 8-16-24 en 35 matchs éliminatoires.
Auteur d’un rendement superbe de 3-2-5 lors de l’important gain de 7-3 mardi soir, Brassard, avait présenté une fiche de 19-41-60 avec un différentiel de plus neuf en 80 matchs réguliers en 2014-2015.
Brassard, qui a été le premier choix des Blue Jackets, le 6e au total du repêchage de 2006 et qui aura 28 ans le 22 septembre prochain, tentera de poursuivre sur la même lancée, lui qui pourrait atteindre la finale de la Coupe Stanley pour une deuxième saison de suite.

mardi 26 mai 2015

Québec n'a jamais oublié ses Nordiques



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La ville de Québec n'a pas oublié ses Nordiques. Le logo de l'igloo rouge en forme de «N» rattaché à un bâton de hockey est encore bien en vue et demeure une marque populaire.
«Pour moi, sans les Nordiques, la Ligue nationale n'est pas la même, » a déclaré l'ancien gardien Jocelyn Thibault.»
Une équipe populaire dans les bons comme dans les mauvais moments. « Le Colisée était plein, se souvient Thibault. On avait plein de jeunes joueurs et c'était le fun pour nous autres. »
Une famille qui ne s'oublie pas facilement. « Pour une ville comme Québec, ça me manque et ça manque à la ville aussi, » a expliqué l'ancien physiothérapeute Jacques Lavergne, un brin émotif.
«L'âme des Nordiques est à Québec, croit François Vallerand. Il y a encore beaucoup de partisans des Nordiques à Québec.»
À Québec, une génération entière aura été privée de hockey de la Ligue nationale en raison d'une multitude de facteurs, dont l'impossibilité pour le propriétaire Marcel Aubut d'obtenir un plafond salarial à l'issue du lock-out de 1994. À l'époque, la vente des Nordiques a créé une surprise, même si tous étaient conscients des menaces de déménagement. «Pour moi c'était la fin du monde, a ajouté une employée de longue date, Nicole Bouchard. Jusqu'à la dernière minute je me disais que ça ne se pouvait pas que ça arrive.»
«On le savait que ça s'en venait, on n’était pas fous, » a précisé Lavergne.
Sur la glace, les Nordiques venaient de vivre une autre déception après l'élimination en première ronde contre les Rangers le 16 mai 1995. « C'est après ce match que j'ai réalisé que c'était problématique, » a ajouté Thibault.
Avant les autres petits marchés de Winnipeg et Hartford, Québec perd son équipe en l'absence d'un plafond salarial qui est finalement arrivé en 2005. «Quand l'équipe est déménagée, on s'est rendus compte que c'était plus important qu'on pensait, » a mentionné l'ancien gardien de la LNH.
Les Nordiques ont été vendus pour une somme de 75 millions de dollars. Le chroniqueur Maurice Dumas croyait à l'époque que l'équipe avait été vendue trop rapidement. 20 ans plus tard, son opinion a changé. « Les Nordiques n'ont jamais perdu d'argent. Je me disais si on dure un an ou deux on peut perdre un argent et sur l'ensemble de l'oeuvre on va être correct. Ce ne fut pas le cas. Mais je vous avouerai aujourd'hui que les années que je prévoyais ont été des années très difficiles et les Nordiques auraient perdu beaucoup d'argent.»
Difficile, même 20 ans plus tard, de mesurer l'impact du départ de l'équipe, tant au niveau financier qu'au niveau du développement du hockey québécois. «Oui ça ouvrait la porte à des joueurs et entraîneurs québécois, » a dit Thibault.
Les anciens propriétaires ont été incapables de bien vendre aux gouvernements de l'époque la nécessité d'un nouvel aréna évalué à l'époque à 150 millions de dollars. Aujourd'hui, impossible à Québec de manquer le nouvel aréna de 400 millions dans lequel déménageront les Remparts.

lundi 25 mai 2015

Péladeau aurait préféré que les Nordiques restent

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Avec les années, les Nordiques auraient pu «vivre correctement et adéquatement», selon lui

Le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau
PHOTO LE JOURNAL DE QUÉBEC, SIMON CLARK

Le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau

Marc-André Gagnon
À l’instar du maire Labeaume, Pierre Karl Péladeau aurait préféré que la vente des Nordiques soit évitée, il y a vingt ans.
«C’est vrai que ç’aurait été plus agréable de les garder, et ils évolueraient encore aujourd’hui», a déclaré le chef du Parti québécois, lorsque questionné à ce sujet en marge de la visite d’un centre de formation professionnelle avec son candidat dans Jean-Talon, Clément Laberge.
L’actionnaire majoritaire de Québecor, qui avant de faire le saut en politique provinciale, était impliqué de près dans le dossier de l’amphithéâtre, estime que la rentabilité des Nordiques aurait pu être assurée avec les années.
Même s’il n’est «pas au courant de tous les tenants et aboutissants qui ont amené à la vente des Nordiques», le chef péquiste constate que les éléments qui plombaient la rentabilité de l’équipe en 1995, n’existent plus aujourd’hui.
«À l’époque, il y avait quand même le début d’un rehaussement d’un certain nombre de considérations», a relaté M. Péladeau, en faisant référence au plafonnement des salaires, qui a depuis été mis en place, et au système de partage des revenus entre propriétaires d’équipes.
Reconnaissant d’emblée que «c’est toujours un petit peu facile» et que «ça fait gérant d’estrade que de se remettre vingt ans avant, chose certaine, les conditions se sont nettement améliorées», a observé le magnat de la presse.
C’est notamment grâce aux ajustements apportés que la LNH est aujourd’hui «plus fleurissante», a fait valoir M. Péladeau, en félicitant le commissaire Gary Bettman pour sa contribution.
À la défense de Me Aubut
Marcel Aubut aurait hésité longuement avant de conclure la vente des Nordiques, le 25 mai 1995, a raconté Luc Ouellet au FM93, lundi. Celui qui faisait alors partie de la garde rapprochée de Me Aubut assure que ce dernier a tout fait jusqu’à la dernière minute pour éviter le départ de l’équipe au Colorado.
Par ailleurs, après avoir suggéré de faire visiter lui-même le Centre Vidéotron aux dg et dépisteurs de LNH de passage à Québec à l’occasion de la Coupe Mémorial, Régis Labeaume a fait savoir que ce sont finalement les responsables de la construction de l’amphithéâtre qui s’en occuperont.
«Ils vont donner un paquet de détails que je ne pourrais pas donner, même si je commence à m’y connaître», a expliqué le maire de Québec, qui préfère faire «profil bas» et laisser aux visiteurs, le soin de transmettre la bonne nouvelle aux dirigeants de la LNH.
- Avec la collaboration de Taïeb Moalla et Pierre-Olivier Fortin

Le départ des Nordiques «n’était pas inévitable»

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Régis Labeaume contredit les propos de Marcel Aubut

Régis Labeaume et Marcel Aubut ont déjà été en de meilleurs termes, comme sur cette photo prise en marge d’une conférence de presse ce printemps. Cette fois, c’est le dossier du départ des Nordiques qui est source de discorde.
PHOTO D'ARCHIVES

Régis Labeaume et Marcel Aubut ont déjà été en de meilleurs termes, comme sur cette photo prise en marge d’une conférence de presse ce printemps. Cette fois, c’est le dossier du départ des Nordiques qui est source de discorde.

Roby St-Gelais
Régis Labeaume est convaincu que les Nordiques ont plié bagages vers le Colorado parce que «des gens voulaient passer à la caisse» et qu’il est «incompréhensif» qu’ils ne soient pas demeurés dans la Vieille Capitale.
À la veille du 20e anniversaire de la vente de l’équipe, le maire de Québec y est allé de cette déclaration incendiaire, hier, commentant ainsi l’entrevue de Marcel Aubut parue dimanche dans Le Journal sous la plume du confrère Jean-Luc Lavallée. Aubut a affirmé qu’il était impossible pour lui et ses partenaires à l’époque (Métro-Richelieu, Daishowa, La Capitale, O’Keefe, Autil inc. et le Fonds de solidarité de la FTQ) de conserver leurs actifs plus longtemps. Les Nordiques ont été vendus pour 75 M$ à Comsat Communications qui l’a déménagé à Denver à l’aube de la saison 1995-1996.
«Les Nordiques n’auraient jamais dû partir, ce n’était pas inévitable, a lancé le maire Labeaume. Je n’ai jamais cru que leur départ était inévitable. Pourquoi, nous, nous avons réussi à convaincre les autorités et les gouvernements d’avoir un (nouvel) amphithéâtre?
Pourquoi on a réussi à convaincre les autorités publiques à investir alors qu’on n’a pas de club et qu’ils (les actionnaires) n’auraient pas réussi avec un club? Ça ne m’est jamais rentré dans la tête.»
Question d’attitude
Il est clair pour le maire, qui milite en faveur du retour de la LNH à Québec depuis plusieurs années, que les propriétaires ont voulu s’enrichir à ce moment. Il remet même en question leur approche auprès du gouvernement péquiste dans leur tentative de sauver les dégâts.
«Si tu veux vendre, est-ce que ton attitude est différente dans ton travail de convaincre les autorités publiques? C’est pour ça que j’ai toujours cru qu’il était possible de garder les Nordiques. Il y a des entreprises qui voulaient passer à la caisse, elles avaient le droit. Ça fait 20 ans et je l’ai encore sur le cœur.
«Les Nordiques ne perdaient pas d’argent. C’est incompréhensible.»

Un incontournable

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François Allaire a sa place au Panthéon comme bâtisseur, estiment plusieurs personnes, dont le plus célèbre de ses élèves, Patrick Roy.
PHOTO COURTOISIE

François Allaire a sa place au Panthéon comme bâtisseur, estiment plusieurs personnes, dont le plus célèbre de ses élèves, Patrick Roy.

MISE à JOUR 
Il y a 30 ans, les Canadiens de Sherbrooke remportaient la Coupe Calder avec un dénommé Patrick Roy devant le filet.
Fraîchement sorti de son stage junior avec les Bisons de Granby, Patrick Roy rencontrait pour la première fois un homme qui allait révolutionner le hockey. Son nom: François Allaire.
Ce fut le début d’une belle et longue aventure entre les deux hommes qui existe toujours puisqu’ils travaillent ensemble avec l’Avalanche du Colorado. Patrick Roy se souvient d’ailleurs très bien de sa première rencontre avec François Allaire qui, à l’époque, n’avait que 25 ans.
Pas une seconde de repos
«Lors de mon premier entraînement à Sherbrooke, je saute sur la glace en me disant que ça va être relaxe parce que je suis le troisième gardien de l’équipe. J’ai donc décidé de briser mon nouvel équipement. Ce fut une des pires décisions de ma vie, dit Patrick Roy en riant. Je ne pouvais pas prendre une seconde de repos, François me faisait travailler sans arrêt et j’ai pas mal souffert! François avait soif d’enseignement, il avait une vision sur la façon dont la position de gardien devait être jouée.»
Patrick Roy s’est presque retrouvé devant le filet des Canadiens de Sherbrooke par hasard. Paul Pageau ne pouvait jouer en raison de la naissance d’un enfant et Greg Moffett s’était blessé.
Dès que le gardien originaire de Québec a pris possession du filet, il ne l’a jamais perdu alors que l’entraîneur-chef de l’équipe, Pierre Creamer, avait demandé à François Allaire qui était maintenant le gardien numéro un. Allaire avait répondu qu’il fallait laisser le kid devant le filet et ce fut la bonne décision.
Fausse croyance
Mais contrairement à ce que bien des gens pensent, ce n’est pas à ce moment-là que François Allaire a demandé à Patrick Roy de changer sa façon de garder le filet, mais plutôt après la Coupe Stanley de 1986.
Allaire était devenu l’entraîneur des gardiens du Canadien et, dès lors, il fallait convaincre Patrick Roy de se transformer.
«Je jouais déjà avec un style papillon, mais je n’étais pas confortable de faire des arrêts avec mes patins. J’aimais bien les glissades à deux jambières. François a dû me convaincre, mais j’ai été méga chanceux. Ce n’était pas facile au début. Je m’interrogeais; mais lorsqu’il m’a démontré que 80 pour cent des buts étaient marqués avec des tirs à ras de glace, j’ai compris. Par la suite, ma structure est devenue solide, compacte.»
Une rencontre qui change tout
Pour François Allaire, avoir un élève comme Patrick Roy fut une chance unique parce que ses méthodes et les succès de Casseau lui ont permis de se faire un nom.
«À l’époque, je ne pouvais pas prédire que ça allait marcher, m’a dit l’entraîneur des gardiens de l’Avalanche dans une conversation téléphonique. Mais je savais que je ne pouvais pas aller dans la même direction que tout le monde. J’ai prouvé mon point avec des statistiques parce qu’au début, ça ne faisait pas l’affaire de Patrick. Il fallait aussi inventer un nouveau langage. Personne ne parlait de déplacement à l’époque.
Aujourd’hui, tout le lexique des gardiens a été inventé par François Allaire, et son impact dans le hockey d’aujourd’hui est immense.
Le temple de la renommée
Franz Jean, l’entraîneur des gardiens du Lightning soutient que, comme bien des gens, il doit sa carrière à François Allaire. Jean était le gardien auxiliaire de Martin Brodeur avec le Laser de Saint-Hyacinthe et François Allaire l’avait invité au camp du Canadien à 19 ans, pour ensuite le former à devenir entraîneur des gardiens.
Aujourd’hui, Frantz Jean croit qu’il faut absolument honorer la carrière de celui qui a eu tant d’impact dans ce qu’est le hockey d’aujourd’hui.
«Je ne peux pas concevoir que François ne sera pas intronisé un jour, m’a-t-il dit. Il a changé la game. S’il n’est pas là, le hockey n’est pas ce qu’il est et les gardiens seraient encore debout. Il est l’entraîneur qui a eu le plus d’impact dans les 30 dernières années.»
Patrick Roy acquiesce. «Il n’y a aucun doute que François fait partie des gens qui ont innové et il a eu une influence importante dans la vie de bien des gens.»

LNH

La fin pour Daniel Brière?

Daniel Brière est présentement avec ses garçons dans la région de Philadelphie et même s’il n’est pas encore prêt à annoncer sa retraite, on sent qu’il a besoin de faire le vide. Lors d’une conversation téléphonique au cours du week-end, il m’a indiqué qu’il ne voulait pas trop se casser la tête avec son avenir. On sent qu’il est curieux de voir s’il y aura des équipes qui vont cogner à sa porte le 1er juillet, mais, encore là, il faudra que la situation soit bonne pour sa famille. Peu importe sa décision, il est évident que ce joueur originaire de Gatineau aura marqué le hockey parce qu’il a déjoué tous les pronostics à son endroit. Une belle histoire qui pourrait bien se poursuivre encore. On verra.
AVALANCHE

Départs inattendus

Lorsque Mario Duhamel et André Tourigny ont décidé de remettre leur démission comme entraîneurs adjoints à Patrick Roy, il est évident que les rumeurs ont commencé à faire surface. Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que Mario Duhamel et André Tourigny souhaitaient avoir plus de responsabilités, mais que Patrick Roy n’était pas prêt à leur donner plus de pouvoir. André Tourigny pourrait bien se retrouver dans l’organisation des Sénateurs comme entraîneur adjoint de Dave Cameron ou entraîneur-chef du club-école des Sens, si Luke Richardson part. Bref, beaucoup de changements sont à prévoir.
LNH

Bientôt de l’aide

La mort par overdose de l’ancien joueur de la LNH, Steve Montador, aura secoué la ligue au complet. Maintenant, l’Association des joueurs a une entente avec la LNH pour qu’un fonds d’aide soit mis en place dès la saison prochaine. L’objectif est de venir en aide aux joueurs qui ont des problèmes importants après leur carrière, que ce soit en raison de commotions cérébrales ou de problèmes de drogues ou alcool reliés à des dépressions. Le besoin semble criant présentement, alors que plusieurs athlètes vivent des moments difficiles lorsqu’ils mettent fin à leur carrière, et la plupart du temps, ils sont laissés à eux-mêmes.