mardi 30 juin 2015

Quels sont les obstacles potentiels au retour d'une équipe de la LNH à Québec?

http://www.rds.ca/hockey/lnh/

« Ça prendra un effort collectif »


La perspective de revoir une équipe de la LNH à Québec semble plus réelle que jamais depuis que Gary Bettman a ouvert la porte à une expansion.
L'ancien domicile des Nordiques figure évidemment parmi les villes intéressées.

« C'est clair que Québec est bien placé au sens que sa candidature est prête, au sens que l'amphithéâtre est là, l'intérêt est là et il y a un propriétaire qui est intéressé », affirme Vincent Brousseau-Pouliot, journaliste au quotidien La Presse.
La ligue a fixé à 500 millions le prix d'une nouvelle franchise dans la LNH, une somme considérable si on la compare aux 170 millions payés par les propriétaires des Jets pour transférer l'équipe à Winnipeg.
« Si l'on parle de trois à cinq villes candidates, incluant Houston, et que ça devient une guerre d'enchères, c'est là qu'un petit marché va peut-être souffrir », évalue Ray Lalonde.
« Une somme de 500 millions de dollars américains, donc environ 615 millions de dollars canadiens pour une équipe à Québec, c'est évidement un prix très élevé », concède Brousseau-Pouliot.

« On ne parle pas de la même capacité et du même pouvoir économique d'une équipe à Québec en comparaison avec Toronto, Montréal ou New York. Le prix des billets sera moins cher, donc les revenus seront moindres », précise Lalonde.

Malgré le fait que Québec représenterait l'un des plus petits marchés de la LNH, Ray Lalonde croit que l'équipe pourrait bien s'en tirer avec l'appui de la communauté d'affaires et des partisans.
« À Green Bay, les Packers évoluent dans un marché qui est la moitié de la ville de Québec. À San Antonio, les Spurs ont peut-être une des meilleures équipes de la NBA depuis 15 ans. C'est le plus petit marché aux États-Unis en termes de télévision et puis ils réussisssent très bien », argue-t-il.
La prochaine étape pour le groupe de Québec sera de déposer se candidature auprès de la Ligue entre le 6 juillet et le 10 août. Mais Bill Daly a déjà précisé que la LNH n'avait pas l'intention de procéder à une expansion avant la saison 2017-2018.

lundi 29 juin 2015

Centre Vidéotron: trois architectes s'expriment

http://www.lapresse.ca/le-soleil/dossiers/vers-un-nouveau-colisee/

Publié le 29 juin 2015 à 05h00 | Mis à jour à 07h33
Le gros volume blanc du nouvel amphithéâtre est... (Le Soleil, Patrice Laroche)
LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE

Le gros volume blanc du nouvel amphithéâtre est visible de partout dans la ville de Québec

ANNIE MORIN
Le Soleil
(Québec) Après s'en être fait une idée sur plans, les Québécois peuvent maintenant voir de leurs yeux le nouvel amphithéâtre multifonctionnel. Le maire Régis Labeaume a admis récemment qu'il l'imaginait plus petit. Le premier ministre Philippe Couillard a esquivé une question sur la beauté de l'édifice en disant que «tout est relatif», pour ensuite vanter son intérieur et surtout la grande baie vitrée avec vue sur la capitale. Maintenant qu'il est sorti de terre et presque débarrassé de ses échafaudages, que penser du design du Centre Vidéotron, de son rayonnement dans la ville? Le Soleil en a parlé avec trois architectes.
L'architecte François Moreau est fier du hall d'entrée... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 2.0
L'architecte François Moreau est fier du hall d'entrée du Centre Vidéotron, qui reprend les dimensions du défunt hippodrome.
LE SOLEIL, ERICK LABBÉ

François Moreau, ABCP Architecture: toujours pas de défaut

C'est l'oeuvre de sa vie. Sa vie «jusqu'à maintenant», prend-il la peine de préciser. Normal que François Moreau, architecte et président d'ABCP Architecture, ne trouve pas de défaut à l'amphithéâtre qu'il a conçu.
«On ne voulait pas de "tant qu'à y être", et il n'y en a pas eu, à peine des opportunités saisies au bon moment à gauche et à droite. Et des "j'aurais donc dû", il n'y en a pas encore. Je ne dis pas qu'il n'y en aura pas, mais peut-être plus pour l'intérieur. À l'usage, il pourrait y avoir des ajustements à faire. Avec l'extérieur, on est très heureux, c'est au-delà de nos attentes», a expliqué l'architecte, rencontré sur les lieux le 18 juin.
S'il apprécie l'effet d'ensemble, le gros volume blanc visible de partout, c'est de la façade dont M. Moreau est le plus fier. Reprenant les dimensions du défunt hippodrome, le hall d'entrée est entièrement fenestré. Imprimés dans le verre, des points blancs de différentes grosseurs créent l'illusion de flocons balayés par le vent. On devine l'intérieur, la structure de bois et le grand déploiement technologique.
«Le soir, quand il est tout illuminé, on atteint vraiment l'objectif qu'on voulait, cette interaction entre l'intérieur et l'extérieur, pour que le commun des mortels qui n'a pas les moyens de rentrer à l'intérieur du bâtiment puisse vivre quand même l'expérience», souligne M. Moreau. «Pour moi, c'est un petit bijou, ce cube de verre.»
Cette façade est difficile à apercevoir pour le moment. Donnant sur le boulevard Wifrid-Hamel, le bâtiment est reculé et caché par un groupe d'arbres matures. L'accès au chantier est encore contrôlé.
Du recul
Ce qui nous ramène au débat sur l'emplacement du Centre Vidéotron. François Moreau n'exprime aucun regret. «Ici, il va devenir le point central d'ExpoCité. S'il avait été en retrait, sur le bord de la rue, il aurait peut-être été plus urbain, avec une activité autour du bâtiment. Sauf qu'on aurait eu moins de recul pour l'admirer et on aurait moins pu aménager des espaces intéressants autour parce que c'était très exigu», plaide-t-il.
Quant aux qualificatifs qui sont attribués à son oeuvre - détecteur de fumée, cuvette, soucoupe volante, entre autres -, le concepteur ne s'en formalise pas. «Form follows function», réplique-t-il, reprenant un des grands principes de l'architecture moderne selon lequel la forme d'un bâtiment doit s'adapter à sa fonction.
Alors que le maire Régis Labeaume avertissait au début du projet que son objectif n'était pas de gagner un concours d'architecture, François Moreau croit cela possible. «On va en gagner probablement plusieurs, à plein d'égards», prédit l'architecte, mettant de l'avant les innovations technologiques du nouvel amphithéâtre, dont la ventilation par les gradins et la construction sans contreventement.
Ces «petits détails» et «le fait qu'il y a une référence à l'environnement dans lequel il est construit, à l'hiver» devraient attirer les regards et les distinctions, croit M. Moreau.

François Dufaux, Université Laval: un peu plus que la note de passage

François Dufaux, professeur à l'École d'architecture de l'Université Laval, trouve «déroutant» que l'amphithéâtre ne s'impose pas davantage dans le quartier Limoilou. Il en est déçu.
«Pour moi, depuis le début, le choix du site est difficilement compréhensible», lâche l'architecte. «C'est censé être un monument dans la ville. Il faudrait au moins que ce soit visible du boulevard Hamel», insiste-t-il, faisant le parallèle avec le vieux Colisée, bien apparent celui-là.
M. Dufaux a hâte de voir comment la future place publique tentera de réconcilier le Centre Vidéotron avec l'environnement hétéroclite d'ExpoCité, de l'ouvrir sur la ville et les gens. Mais il ne croit plus à l'effet d'entraînement économique, car il y a trop de décalage avec le quartier. «On ne fait pas d'argent avec un stade, on fait de l'argent avec ce qu'il y a autour du stade», fait-il remarquer.
Quant au bâtiment lui-même, M. Dufaux considère qu'il tient davantage de l'édifice commercial que du bâtiment public. «On peut comprendre compte tenu de l'angoisse du budget» de 400 millions $, dit-il.
L'expert fait valoir que «la limite est très subtile» entre la simplification, courant architectural applaudi, et le simplisme. Pour lui, cette limite a été franchie. L'ovale blanc lui apparaît banal, sans signe distinctif. Personnellement, il aime bien la petite tour qui fait le lien avec les quartiers de Québecor dans le Ludoplex. Il l'aurait fait monter plus haut, car il y a là possibilité d'un signal, mais «pas très affirmé».
Contrairement aux concepteurs, l'universitaire s'inquiète des comparaisons peu flatteuses avec des objets du quotidien. «La rare violence que les Québécois se permettent, c'est dans l'humour. Ça traduit un certain désenchantement pour quelque chose qui, au bout du compte, a coûté cher», lance-t-il.
Si les qualités esthétiques du bâtiment ne l'impressionnent pas, M. Dufaux reconnaît toutefois les efforts mis sur le hall d'entrée, où il salue le choix de la transparence, l'utilisation du bois, l'ajout d'un écran géant. «C'est élégant, c'est bien fait. Ce n'est pas luxueux, mais c'est honnête», résume-t-il. L'argument voulant que ce soit encore plus beau une fois illuminé ne l'atteint pas. «C'est comme un mannequin qui serait plus beau avec de l'éclairage.»
Globalement, le professeur a l'impression que la barre n'a pas été mise assez haute par l'administration Labeaume. Les sous-traitants ont donc travaillé comme des étudiants qui veulent la note de passage, sans plus, conclut-il. «En langage scolaire, disons que le stade comme tel, c'est un C +, tandis que le hall, c'est plus un B +.»

Régis Lechasseur, Bourgeois/Lechasseur architectes: «sobre et efficace»

Régis Lechasseur est retourné voir le Centre Vidéotron de près - et de loin - avant de dire publiquement ce qu'il en pensait. Il a été agréablement surpris du résultat. «C'est sobre et efficace», tranche-t-il.
L'architecte, dont les bureaux sont situés rue Saint-Vallier, est revenu avec «un bon feeling» de sa visite. Il aime la façon dont le bâtiment s'impose dans le paysage de Québec, même si «c'est nécessairement gros» et «un peu redondant» à distance. «Il n'y a pas de flafla. Je pense que ça va bien vieillir», réfléchit-il à voix haute.
En se rapprochant, M. Lechasseur apprécie l'entrée principale «à dimension humaine», qui donne envie du dedans, de l'action, de l'éclairage nocturne. «J'ai hâte d'aller l'apprécier à l'intérieur», dit-il, curieux de l'effet des coursives ouvertes permettant de garder l'oeil sur la glace en tout temps.
Le jeune homme est impatient aussi de voir les aménagements sur la place publique donnant sur le boulevard Wilfrid-Hamel. Car, pour le moment, «ce n'est pas un secteur où tu as envie d'aller marcher», plutôt un secteur axé sur l'automobile et non le transport en commun. Mais, en même temps, il ne lui vient pas à l'idée de remettre en question le choix du site, plus centre-ville que banlieue. «Je ne vois pas où on aurait pu le mettre pour être mieux situé, à part sur les Plaines!» rigole-t-il.
Pression sociale
L'architecte ne se gêne pas pour dire qu'il est admiratif du travail réalisé par ABCP Architecture, qui a travaillé les plans avec un partenaire américain, Populous. Dans le contexte du retour éventuel des Nordiques et du contrôle rigoureux des finances publiques, ils ont fait face à une grosse pression sociale et politique, fait ressortir M. Lechasseur. «On peut être fiers que ce soit des gens de Québec qui ont fait ça. On n'a pas besoin de chercher bien, bien loin pour trouver des professionnels qui sont capables de faire le travail. À Québec, on en a plusieurs», plaide-t-il.
Quant aux petits noms lancés au visage du Centre Vidéotron, le représentant de Bourgeois/Lechasseur n'y voit pas de mesquinerie excessive. «Il y a toujours du monde qui va trouver ça laid. Si les gens en parlent, c'est déjà bon. Au moins, ils le remarquent.»

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« Je suis un homme chanceux et choyé »

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Bob Hartley n’a guère le temps de savourer son titre d’entraîneur de l’année



Pierre Durocher
<b>Bob Hartley</b> La vie de Bob Hartley est un véritable tourbillon ces temps-ci. Il se promène aux quatre coins de l’Amérique et il ne s’en plaint pas.
Le récipiendaire du trophée Jack Adams à titre d’entraîneur de l’année a profité de ce dimanche pluvieux pour se reposer durant quelques heures à sa résidence dans les Laurentides.
Après s’être vu remettre cet honneur pour la première fois de sa carrière mercredi dernier à Las Vegas, Hartley a filé vers le sud de la Floride pour le déroulement de la séance de repêchage.
On l’a joint au téléphone dimanche matin alors qu’il attendait son vol en direction de Montréal.
«J’ai juste le temps de refaire mes valises, de ramasser mes choses, de placer le trophée sur un bureau dans le sous-sol et dès lundi matin, je pars en voiture pour Hershey, en Pennsylvanie, pour la préparation de mon école de hockey, qui aura lieu du 12 au 24 juillet», a expliqué Hartley.
«Je serai à Calgary du 1er au 9 juillet pour l’ouverture du marché des joueurs autonomes et pour diriger le camp des recrues. J’ai l’impression de courir au galop comme Alexis le trotteur!» a lancé le coloré entraîneur des Flames.
Les joueurs d’abord
Hartley est un homme heureux. Le métier d’entraîneur est sa passion et d’avoir mérité le trophée Jack Adams lui a fait «un p’tit velours».
Ne comptez cependant pas sur lui pour se «péter les bretelles». Lorsqu’il est appelé à parler des succès qu’il a connus cette saison à la barre des Flames, il dévie tout de suite la conversation vers ses joueurs et vers les personnes qui l’entourent, comme ses adjoints en qui il a une entière confiance.
«Je n’ai jamais dirigé une équipe dans le but de récolter des honneurs individuels, a commenté Hartley. Je me concentre toujours à faire bien paraître les joueurs. Ce sont eux qui font la différence entre la victoire et la défaite.»
Pourtant, Hartley a eu un gros mot à dire dans cette belle saison qu’ont connue les Flames, qui se sont qualifiés pour les séries éliminatoires pour la première fois depuis 2009 grâce à une fiche de 45-30-7 pour 97 points, avant d’éliminer les Canucks en première ronde.
Promesse tenue
Les Flames ont récolté 20 points de plus qu’en 2013-2014. Hartley a su inculquer à ses joueurs une mentalité de gagnants, avec sa philosophie basée sur l’éthique de travail et sur la confiance en soi.
«J’avais dit à notre nouveau directeur général Brad Treliving, lors de notre première rencontre l’an dernier, que les Flames allaient participer aux séries, a-t-il confié. J’y croyais fermement.
«Il a été surpris par ce que j’affirmais, mais on a fait mentir tous ces experts qui prédisaient que les Flames allaient terminer dans les bas-fonds du classement.»
Une saison des plus satisfaisantes
Il a motivé ses joueurs dès l’ouverture du camp d’entraînement en leur montrant des articles de journaux et des séquences à la télévision où les analystes leur prédisaient une saison de misère.
«J’ai dit à mes joueurs (sur un ton ironique) qu’on ne devrait peut-être même pas se donner la peine de disputer la saison tellement personne n’avait confiance en nous. Moi, je croyais en eux. Je savais qu’on avait plus de talent que ce que ces gens pouvaient le croire.
«On a dû surmonter des obstacles, a ajouté Hartley. On s’est relevé après avoir traversé une séquence de huit défaites au mois de décembre. On a perdu notre capitaine Mark Giordano à la fin février et on s’est relevé une fois de plus en conservant une fiche de 12-6-3 durant son absence.
«La dernière saison fut sans contredit l’une des plus satisfaisantes de ma carrière. J’ai beaucoup de plaisir à diriger cette bande de gars. Je suis un homme chanceux, choyé», a précisé celui qui a gagné la coupe Stanley à la barre de l’Avalanche en 2001.
Hartley a remporté six championnats dans cinq ligues différentes, dont celui avec les Lions de Zurich en 2012 qui lui a permis de revenir «coacher» dans la LNH.
«Je le répète. Je suis chanceux de me retrouver à la bonne place.»
C’est vrai. Sauf qu’un bon entraîneur sait faire sa chance...

IL TIENT À REMERCIER PIERRE PAGÉ...

Bob Hartley a remporté une victoire facile au scrutin du trophée Jack Adams en récoltant 237 points, comparativement à 121 pour Alain Vigneault et 81 pour Peter Laviolette.
Depuis le début des années 2000, les seuls entraîneurs francophones à avoir mérité ce trophée ont été Jacques Lemaire en 2003, Vigneault en 2007 et Claude Julien en 2009.
«C’est sûr que ça fait plaisir d’être reconnu pour son travail, mais je dois partager ce trophée avec tous les membres de l’organisation des Flames. Je suis heureux de constater qu’on a gagné du respect à travers la Ligue.
«Je suis toutefois conscient que le prochain défi sera de faire encore mieux la saison prochaine. Beaucoup de travail nous attend.»
Une excellente acquisition
Hartley est tout feu tout flamme à l’idée d’accueillir dans son équipe le défenseur Dougie Hamilton, dont les services ont été acquis vendredi lorsque les Flames ont cédé leurs trois premiers choix au repêchage aux Bruins.
En trois saisons dans l’uniforme bostonien, Hamilton a récolté 22 buts et 83 points tout en affichant un différentiel de +22. Il a enregistré 10 buts et 42 points la saison dernière.
«On a obtenu un défenseur droitier de premier plan sans déroger à la philosophie de l’organisation de miser sur des jeunes, a expliqué Hartley. Hamilton vient tout juste d’avoir 22 ans.
«On a rajeuni et on a grossi notre brigade défensive avec cet athlète de 6 pi 5 po et 212 lb. Il est rare qu’un jeune défenseur d’impact soit disponible. On a su saisir l’occasion.»
À Calgary, Hamilton pourra obtenir le salaire et le contrat à long terme qu’il désire. On parle d’un montant de 5,5 millions de dollars par année.
Hamilton se joindra à une solide brigade défensive composée des Mark Giordano, T.J. Brodie, Kris Russell et Dennis Wideman.
Remerciements à Pierre Pagé
Au cours de notre conversation téléphonique, Hartley a confié qu’il s’en veut d’avoir oublié de remercier Pierre Pagé lors de son discours à Las Vegas.
«Ce fut une erreur de ne pas mentionner son nom, car c’est Pierre qui m’a ouvert les portes du hockey professionnel après que j’eus mené le Titan de Laval vers une participation au tournoi de la Coupe Memorial en 1993», a-t-il rappelé.
«S’il ne m’avait pas donné la chance de travailler avec le club-école des Nordiques à Cornwall, je ne serais pas dans la LNH aujourd’hui», a souligné l’homme de 54 ans originaire de Hawkesbury.

Un gros coup de pouce !

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Le joueur autonome Drew Stafford pourrait aider l’attaque du Canadien, qui a certainement besoin d’un bon coup de pouce.

Yvon Pedneault
Bon. On savait, il y a un an, que Patrick Roy ne voulait plus rien savoir de P.-A. Parenteau.
On savait également, il y a un an, que Michel Therrien et Daniel Brière ne fréquentaient pas les mêmes restaurants, que la relation employeur-employé ne fonctionnait pas.
L’Avalanche et le Canadien se sont échangé des problèmes.
Hier, le Canadien a posé un premier geste. Comme ça ne semblait pas fonctionner entre Therrien et Parenteau, justement parce que l’ailier n’a pas répondu aux attentes, loin de là, on l’a placé au ballottage dans le but de racheter son contrat.
Une décision qui va permettre à Bergevin d’ajouter près de trois millions de dollars à son espace de manœuvre.
C’est bien, c’est même très bien.
Ainsi donc, le directeur général du Tricolore pourra poursuivre son lèche-vitrine tout en mettant beaucoup d’emphase sur les négociations dans le dossier d’Alex Galchenyuk.
Si Bergevin s’est fait plutôt discret en Floride, il faut croire qu’il avait un plan qui devrait lui permettre d’améliorer l’attaque de son équipe.
Au fait, qui sont les six meilleurs attaquants de l’équipe?
Max Pacioretty, Tomas Plekanec, Brendan Gallagher, Alex Galchenyuk, David Desharnais et... euh... Il n’y a pas de sixième attaquant. Et Plekanec et Desharnais peuvent-ils passer une autre année dans les rôles de premier et de deuxième joueurs de centre?
Pas dans le contexte d’aujourd’hui.
Un seul marqueur de 30 buts
En résumé, parmi les membres des deux premiers trios du Canadien, on compte un seul marqueur de 30 buts.
On en convient que ce n’est pas cette attaque qui va énerver l’adversaire. On reconnaît que ce n’est pas avec une telle artillerie que le Canadien sèmera l’inquiétude chez l’adversaire.
Marc Bergevin claironnait lors de son point de presse, deux jours après l’élimination du Tricolore, que le plus important c’était de contenir l’attaque de l’adversaire. Parfait. Mais, une équipe peut-elle avoir un équilibre entre l’attaque et la défense?
Quand on fait l’analyse du Tricolore, on ne cesse de vanter, et avec justesse, le talent et le leadership de Carey Price. On soutient aussi, surtout depuis que Jeff Petry s’est associé à l’organisation pour les six prochaines années, que la brigade défensive n’a rien à envier aux autres formations du circuit.
Jusque là, ça va.
Mais quand on arrive aux attaquants, ça se gâte. Le Canadien manque nettement de ressources et c’est préoccupant.
Qui pourrait aider ?
Qui sont les joueurs qui attireront les projecteurs sur le marché des joueurs autonomes qui s’ouvrira mercredi?
Martin St. Louis? On oublie ça.
Shawn Horcoff? Un autre attaquant défensif.
Tomas Fleischman? On passera.
Chris Stewart? Il est gros, il est imposant mais son réveil-matin ne fonctionne pas toujours et trop souvent il rate l’heure du match.
Drew Stafford? Intéressant. Très intéressant même. Un droitier, un joueur avec un bon gabarit, 6 pi 3po. Il a connu des bons moments à son arrivée à Winnipeg au début du mois de mars. Un candidat à considérer.
Antoine Vermette? Sûrement pas au salaire qu’il convoite.
Justin Williams? Il a connu ses meilleurs moments.
Michael Frolik? Un ailier imposant... mais pas une menace en attaque.
Eric Fehr? Un centre de 6 pi 3 po mais qui n’est pas très créatif en attaque.
Matt Beleskey? 22 buts avec les Ducks, un joueur solide, robuste, qui ne craint pas la lourde circulation.
Beleskey est un candidat intéressant. Maintenant, quel salaire exigera-t-il, lui qui, l’an dernier, touchait 1,3 M$ et il vient de refuser une entente de 4 M$ par saison.
Dossier Patrick Sharp
Il y a aussi le dossier Patrick Sharp, des Blackhawks de Chicago, qui pourrait alimenter les discussions. Sharp n’a pas été trop brillant lors des séries éliminatoires. Il touche un salaire de 5,9 M$ par saison et il lui reste deux années à son contrat. Sharp a avisé les décideurs des Blackhawks qu’il ira avec l’équipe avec laquelle les Blackhawks pourront réaliser la meilleure transaction.
Bergevin a-t-il un intérêt pour Sharp? Possible. Cependant, dans les coulisses de la Ligue nationale, on affirme qu’on ne croit pas que le joueur des Blackhawks apparaît sur la liste des priorités du directeur général. Sauf que ça change à tous les jours.
Les événements et les transferts au niveau des effectifs font en sorte que les décideurs des équipes doivent revoir le plan d’attaque et très souvent doivent le modifier.
Mais, un fait est indéniable, cette attaque a besoin d’un gros coup de pouce.

QUE VA DEVENIR LA RIVALITÉ AVEC LES BRUINS ?

Les Bruins de Boston font le grand ménage... et, du même coup, on peut s’interroger si la rivalité entre le Canadien et les Bruins sera aussi intense maintenant que Milan Lucic poursuivra sa carrière à Los Angeles.
Et, peut-on douter des chances des Bruins d’une participation au tournoi printanier? Absolument...
Avantage Oilers
Le directeur général, Tim Murray, a donné un de ses choix de première ronde aux Sénateurs d’Ottawa pour le gardien Robin Lehner. Pendant ce temps, Peter Chiarelli donnait aux Rangers trois choix de repêchage, aucun dans les deux premières rondes, pour le gardien Cam Talbot. Avantage Chiarelli, des Oilers...
Phil Kessel est toujours à Toronto mais pour combien de temps?
Les Coyotes ont résolu leur problème relativement au plancher salarial en obtenant le contrat de Chris Pronger qui ne jouera plus jamais...
Solide défense
Brian Burke a raison quand il souligne que les Flames, avec l’acquisition de Dougie Hamilton, miseront sur l’une des meilleures brigades défensives de la Ligue nationale.
Comment une équipe comme les Bruins peut-elle se départir d’un défenseur talentueux de 22 ans?
Après Kessel, après Tyler Seguin, c’est maintenant Hamilton.

dimanche 28 juin 2015

Richards et Fistric sont soumis au ballottage à leur tour

http://www.985sports.ca/hockey/nouvelles/

Publié par 98,5 Sports pour 98,5fm Sports le dimanche 28 juin 2015 à 14h11. Modifié à 14h21.
Richards et Fistric sont soumis au ballottage à leur tour
Mike Richards/AP
(98,5 Sports) - À l'instar de Pierre-Alexandre Parenteau avec le Canadien de Montréal, les Kings de Los Angeles ont soumis dimanche le nom de Mike Richards au ballottage, tout comme les Ducks d'Anaheim l'ont fait avec le défenseur Mark Fistric, rapportent plusieurs sources.
Plusieurs équipes risquent de poser le même geste avec certains joueurs dont les lourds contrats posent problème à quelques jours de l’ouverture du marché des joueurs autonomes (1er juillet), surtout, quand on tient compte du plafond salarial.
Richards, 30 ans, a encore cinq années à écouler à un contrat de cinq ans qui doit lui rapporter six millions $, uniquement lors de la prochaine saison (2015-2016). Son contrat de 12 ans se termine au terme de la saison 2019-2020, à un coût moyen de 5,75 millions $ par an.
Richards a remporté la Coupe Stanley avec les Kings en 2012 et 2014, mais il n’a pu faire mieux que cinq buts et 16 points en 53 matchs lors de la dernière saison.
Quant à Fistric, 29 ans, il n’a disputé que neuf matchs avec les Ducks en 2014-2015, une saison durant laquelle il a été blessé. Le défenseur avait signé un contrat de trois ans de 3,8 millions avant le début de la précédente saison. Anaheim va vraisemblablement racheter les deux dernières années de ce contrat.
(Avec Le Globe and Mail et NHL.com)

Deux joueurs des Huskies, Jérémy Lauzon et Jean-Christophe Beaudin, ont été choisis dans le top-100

http://www.rds.ca/hockey/lnh/

La LHJMQ brille avec 30 joueurs repêchés


Éric Leblanc
SUNRISE – À l’approche de leur 20e saison dans la LHJMQ, les Huskies de Rouyn-Noranda ont vu deux de leurs joueurs, Jérémy Lauzon et Jean-Christophe Beaudin, être repêchés dans le top-100 d'un encan pour la première fois de leur histoire.

Sélectionné au 52e échelon par les Bruins de Boston, Lauzon a rapidement été impliqué dans une panoplie d’étapes à suivre avec sa nouvelle équipe samedi en enchaînant les demandes médiatiques et les photos. Cependant, il jetait immédiatement son regard sur tous les écrans qu’il pouvait apercevoir afin de découvrir si son ami et coéquipier avait vécu le même privilège.

Par une heureuse coïncidence, Lauzon a appris via l’auteur de ces lignes - au moment d’entamer une entrevue - que Beaudin venait d’être sélectionné (71e échelon) par l’Avalanche du Colorado. Charismatique de nature, Lauzon a redoublé de bonheur en apprenant la chose et il en ressentait une grande fierté.

« C’est tellement agréable, je suis super content pour lui surtout que je sais qu’il était un peu stressé avant de venir au repêchage », a confié Lauzon du haut de ses six pieds deux pouces.

Quant à ses émotions personnelles ressenties lorsque les Bruins ont prononcé son nom dans le BB&T Center, Lauzon en avait encore des frissons.
« Je ne trouve pas les mots pour décrire la sensation surtout que j’ai été blessé en fin d’année et que je n’ai pas joué pendant les séries. Je ne savais donc pas à quoi m’attendre et je ne voulais pas me faire d’attentes », a confié le sympathique athlète originaire de Val-d’Or.

« C’était génial d’entendre mon nom en deuxième ronde. Dans le fond, je savais que j’avais des chances de sortir à cette place, mais j'aurais aussi pu patienter jusqu'en cinquième ronde. Je pensais surtout à me faire repêcher, c’était la seule chose qui comptait et c’est tout un honneur », a-t-il enchaîné avec son nouveau chandail sur le dos.

Pour un Québécois, revêtir le logo des Bruins pourrait souvent provoquer un sentiment particulier, mais Lauzon ne se classe pas dans cette catégorie.

« J’ai toujours apprécié leur style parce que je suis un joueur énergique, j’aime m’impliquer et utiliser mon physique. Je pense que je vais bien cadrer dans cette organisation. Je pense qu’ils apprécient mon intensité, je ne lève jamais le pied et ça correspond à leurs valeurs », a avancé le défenseur gaucher qui est devenu le premier Québécois choisi par Boston depuis Jordan Caron en 2009.

« C’est un compétiteur inné, il est orgueilleux et il veut toujours être le meilleur. De nos jours, les jeunes ne sont pas toujours comme ça et on est chanceux de miser sur lui. Il n’abandonne jamais et il détient de belles aptitudes autant offensivement que défensivement », a vanté au RDS.ca son entraîneur Gilles Bouchard.

Étrangement, sa principale faiblesse est liée à son atout le plus évident.

« Il doit gérer son intensité adéquatement. Parfois, il se retrouve hors position parce que son désir de réussir est trop intense à certains moments. Disons que c’est beaucoup plus facile de demander à un joueur de modérer son intensité que l’inverse. C’est un défaut intéressant », a indiqué Bouchard qui croit que Lauzon saura hausser sa mobilité de quelques crans.

Après tant d’efforts, Lauzon a toutes les raisons du monde d’être comblé d’avoir été repêché. Ceci dit, c’est certainement son plus jeune frère qui est le plus épaté.

« J’ai deux frères plus jeunes dont un qui a été repêché l’an passé, 25e au total, par les Huskies et il devrait faire partie de l’équipe à condition de connaître un bon camp tandis que mon autre autre joue au niveau bantam », a précisé Lauzon.

« Ils sont très heureux pour moi, mais c’est plus impressionnant pour mon petit frère; il a des étoiles dans les yeux. Toute la semaine, on a côtoyé des joueurs de la LNH et il n’en revenait pas », a-t-il décrit avant d’enchaîner sur une note humoristique.

« Il y a juste ma sœur qui ne comprend pas vraiment ce qui se passe », a-t-il lancé avec le sourire.

Le parcours inspirant de Beaudin

Même s’il a été ignoré sur les deux premières listes de la Centrale de recrutement de la LNH cette année, Beaudin ne s’est jamais découragé et il a prouvé son point en étant repêché par l’Avalanche au 71e rang.

Cet exploit n’est pas banal au terme d’une saison recrue dans la LHJMQ. En regardant le portrait, c’est un peu comme si les recruteurs n’avait pas immédiatement décelé le potentiel de ce joueur intelligent, mais peu spectaculaire.

« C’est un joueur qui a l’air de rien pour certaines personnes, mais il accomplit tellement de bonnes choses sur la patinoire. Il n’est pas spectaculaire, mais il est très efficace », a louangé Bouchard.

Jean-Christophe Beaudin« Il avait été repêché en quatrième ronde par notre organisation et ça vient prouver que ça ne veut rien dire en étant pris en troisième ronde dans la LNH. Il est calme, son sens du hockey est fabuleux et il joue très bien autant offensivement que défensivement », a-t-il décrit du même souffle. 
Personnellement, Beaudin a avancé une hypothèse pour expliquer son oubli sur ces listes attendues.

« Peut-être que je jouais avec moins de confiance en début d’année, mais ça s’est amélioré par la suite. En n’étant pas classé, je me suis dit que je devais travailler encore plus fort pour mettre les chances sur mon côté. Mes efforts ont rapporté au repêchage et je l’apprécie », a-t-il évoqué en arborant son chandail et sa casquette du Colorado.

En raison de ce contexte, Beaudin était lui-même surpris de son rang de sélection hâtif.

« Je dois avouer que c’est un peu tôt, mais je suis confiant et j’ai connu une bonne saison. J’étais prêt à toutes les éventualités et je suis content du dénouement », a reconnu lui qui apparaissait au 64e échelon de la liste finale.

« C’était ma première saison complète et je suis content parce que j’ai amélioré mon rendement au fil des matchs. Les entraîneurs m’ont énormément aidé et je suis content de représenter les Huskies », a-t-il ajouté.
Selon son entraîneur, il ne s’est jamais laissé abattre par ce qui aurait pu s’avérer une source de découragement.

« Il ne s’est jamais soucié de ça, il s’est occupé de ses affaires et il rend les autres joueurs meilleurs. Ça prouve qu’il a probablement joué dans l’ombre de certains joueurs de son groupe d’âge, mais il a démontré que sa perception par les équipes de la LNH est meilleure que plusieurs personnes peuvent penser », a témoigné son pilote.

À vrai dire, son rendement a été si encourageant que ses entraîneurs lui ont fait confiance dans les situations les plus corsées.

« Même à son année de 17 ans, c’était l’un de mes attaquants les plus fiables. En plus, il a amassé 53 points, il comprend vraiment comment ce sport fonctionne », a fait remarquer Bouchard.

Moins flamboyant que Lauzon sur la patinoire et à l’extérieur, Beaudin n’était pas pour autant moins heureux d’appartenir à une équipe de la LNH surtout qu’elle est dirigée par Joe Sakic et Patrick Roy.

« Je suis vraiment excité d’appartenir à une aussi bonne organisation. C’est une grande source de fierté et j’en profite au maximum avec ma famille. Ce sont deux légendes, j’ai hâte d’aller au camp et leur montrer ce que je peux faire », a noté Beaudin avec enthousiasme.

Par un heureux hasard, le répertoire de Beaudin est souvent comparé à celui de Patrice Bergeron qui était également passé sous le radar de plusieurs observateurs avant de s’épanouir dans la Ligue nationale.

« C’est un style de Patrice Bergeron. Il faut se souvenir que Patrice ne volait pas la vedette quand il jouait avec le Titan. Il sait se démarquer comme Bergeron dans les différents aspects du jeu », a souligné Bouchard.

En considérant l’extraordinaire parcours de Bergeron au niveau professionnel, c’est étonnant de constater que la comparaison avec Beaudin tient la route. En effet, Bergeron avait été « volé » par les Bruins au 45e rang pendant que plusieurs équipes avaient mal perçu son potentiel. Beaudin avait déjà réussi à se faire remarquer par une multitude de formations alors qu’il était loin de leurs priorités il y a quelques mois.

« Les dépisteurs ont fait de l’excellent travail à son sujet. Personne ne le connaissait en début d’année et, finalement, plusieurs clubs de la LNH voulaient le repêcher ce week-end. C’est une belle histoire », a conclu Bouchard avec justesse.