jeudi 16 avril 2015

Les Islanders l'emportent 4-1 face aux Capitals lors du premier match

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Capitals - Islanders
WASHINGTON - Ryan Strome a dénoué l'impasse en début de deuxième période et les Islanders ont défait les Capitals 4-1, mercredi, prenant ainsi les devants 1-0 dans la série entre New York et Washington.
Strome a fait mouche avec un tir haut à 3:50 au deuxième vingt, à la suite d'une mise au jeu remportée par John Tavares.
Brock Nelson (deux fois) et Josh Bailey ont aussi marqué pour les Islanders, qui ont vu Jaroslav Halak faire 24 arrêts, un de plus que Braden Holtby.
« Tout le monde a contribué et le quatrième trio a été très efficace, a dit Strome. Ils frappaient beaucoup, mais ils s'assuraient de ne pas mettre l'équipe dans le pétrin. Les résultats sont là quand chacun met l'épaule à la roue. »
Marcus Johansson a été le seul à déjouer Halak. Alexander Ovechkin, qui a mené la ligue avec 53 buts, cette saison, a vu ses huit tirs être repoussés.
Les Capitals ont été blanchis en deux avantages numériques, ne récoltant que trois tirs pendant ceux-ci.
Nelson a inscrit le premier but du match à 6:06 en première période, d'un tir des poignets du cercle gauche.
Johansson a nivelé le score avec 57 secondes à disputer à l'engagement, suite à un revirement causé par Brooks Laich.
Après la réussite de Strome, Bailey a ajouté un but d'assurance, à mi-chemin au deuxième tiers, et Nelson a complété dans un filet désert, à 18:41 en troisième période.
Tous les marqueurs des Islanders ont été des choix de premier tour de l'organisation: Bailey en 2008, Nelson en 2010 et Strome en 2011.
Le deuxième match sera présenté vendredi soir, encore une fois dans la capitale américaine.
« Nous avons limité leurs chances en bonne partie, mais nous nous attendons à toute une réponse de leur part (vendredi), a confié Tavares. Nous savons que ce sera tout un défi. »
Les Islanders en sont à leur dernière campagne au Nassau Coliseum, eux qui vont déménager au Barclays Center de Brooklyn, la saison prochaine. Ils tentent de franchir la première ronde pour la première fois depuis 1993.
Parmi 14 marchés où coexistent la LNH et la NBA, seuls Washington et Chicago peuvent se targuer d'une double présence en séries. Les Wizards amorceront leur série de premier tour samedi, à Toronto ou à Chicago.

Keith tranche en surtemps et les Blackhawks battent les Predators 4-3

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Blackhawks 
NASHVILLE - Duncan Keith a touché la cible après 7:49 de jeu en deuxième période supplémentaire et les Blackhawks de Chicago ont surmonté un déficit de trois buts avant de vaincre les Predators de Nashville 4-3, mercredi, dans le premier match de leur série de premier tour dans l'Association de l'Ouest.
Les Blackhawks ont terminé la saison à deux points des Predators dans la section centrale et ils ont volé l'avantage de la patinoire
à leurs rivaux même si Corey Crawford a été envoyé aux douches après avoir concédé trois buts en première période. Scott Darling a pris la relève et a été parfait contre 42 tirs à sa première sortie en carrière en séries éliminatoires.
« C'était une belle occasion pour lui et il a pleinement profité du moment, a dit l'entraîneur-chef des Blackhawks Joel Quenneville en parlant de Darling. C'est probablement une des plus belles performances en relève que vous allez voir dans votre vie. »
Jonathan Toews a récolté un but et une aide, tandis que Niklas Hjalmarsson et Patrick Sharp ont aussi touché la cible. Patrick Kane a amassé deux aides à son retour au jeu après avoir raté 21 matchs en raison d'une fracture de la clavicule.
Colin Wilson a réussi un doublé et Viktor Stalberg a marqué un but pour les Predators.
Le match no 2 aura lieu vendredi, à Nashville.
« Si on oublie la deuxième période, nous avons joué un très bon match, a dit le capitaine des Predators Shea Weber. À cinq contre cinq, nous avons de belles occasions de l'emporter. Les choses ne sont simplement pas allés de notre côté. Nous devons nous concentrer sur le prochain match. »
Les Predators ont reçu un bel appui de leurs partisans, alors que la pré-vente des billets avait été limité aux résidents du secteur. La foule était donc bien jaune, avec peu de partisans des Blackhawks qui profitent souvent du court vol pour encourager leurs favoris à Nashville.
Les Predators ont commencé le match sur les chapeaux de roues avec trois buts sur 12 tirs en première période.
Wilson, qui n'avait pas marqué à ses 15 derniers matchs en saison régulière, a touché la cible à l'aide d'un tir des poignets et en déviant un lancer de Seth Jones. Stalberg, qui a été soumis au ballottage à deux reprises et qui a passé une bonne partie de la saison dans la Ligue américaine, a profité d'un revirement de Crawford derrière son filet pour tirer dans une cage béante.
L'entrée de Darling a été allégée par le fait qu'il n'a fait face qu'à quatre tirs en deuxième période. Pendant ce temps, les Blackhawks sonnaient la charge avec trois buts, dont deux en avantage numérique. Hjalmarsson a marqué sur un lancer frappé lors d'une situation à quatre contre quatre. Sharp a ensuite profité d'un avantage de deux hommes pour réduire l'écart à un seul but.
Toews a ramené tout le monde à la case départ en faisant bouger les cordages en supériorité numérique.
Darling a forcé la présentation d'une prolongation en effectuant plusieurs arrêts spectaculaires en troisième période, frustrant Ryan Ellis, puis Roman Josi en étirant la jambière droite. Il a aussi été sensationnel en supplémentaire.

Victoire des plombiers… et de Marc Bergevin

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Erik Condra, Torrey Mitchell, Andrew Hammond, Brandon Prust et Erik Karlsson
Erik Condra, Torrey Mitchell, Andrew Hammond,
Brandon Prust et Erik Karlsson (Source d'image: Vincent Éthier )
Images of Francois Gagnon
De tous les scénarios anticipés dans le cadre du premier match de la série Sénateurs-Canadien, celui qui mettait en vedette les trios de soutien offrant une victoire au Tricolore m’avait échappé.
De fait, je ne crois pas qu’il avait été écrit. Peut-être n’avait-il pas même été envisagé tant il semblait improbable que les trios de soutien du Canadien puissent dominer ceux des Sénateurs.
C’est pourtant ce qui est arrivé.
Privé de Max Pacioretty toujours incommodé par cette commotion qu’on refuse d’appeler par son nom, privé de P.K. Subban qui s’est retrouvé au vestiaire après avoir été chassé pour un coup de bâton à l’avant-bras de Mark Stone, privé de David Desharnais et P.A Parenteau qui se sont faits très discrets lors du premier match, privé aussi de son premier trio qui n’a été à la hauteur non plus, sans oublier que le vétéran défenseur Andrei Markov a connu un match affreux après avoir marqué accidentellement dans son propre but pour permettre aux Sens de prendre les devants 1-0, le Canadien a pu compter sur ses plombiers pour filer vers la victoire.
Un gain de 4-3 qui a non seulement permis au Tricolore de prendre les devants 1-0 dans la série, mais qui lui a permis de percer le mystère Andrew Hammond pour une première fois cette saison.
Défendu par son entraîneur-chef Dave Cameron qui a assuré après la défaite n’afficher aucune inquiétude à l’endroit de son gardien, Andrew Hammond a été ordinaire, voire vulnérable, lors de ce premier match.
Du moins à mes yeux.
Vrai que Hammond a réalisé 35 arrêts ce qui est très bien. Vrai aussi qu’il en a réalisé quelques-uns très solides en plus de composer avec l’appui de ses poteaux à deux reprises.
Vrai aussi que ses coéquipiers, après un bon début de rencontre, ont baissé leur garde devant lui laissant le champ libre aux joueurs du Tricolore.
Mais ça n’excuse pas tout.
Ça n’excuse surtout pas le fait que le «Hamburglar» ait été battu de vitesse par Torrey Mitchell qui a profité du déséquilibre du gardien des Sens – il s’est trop déporté vers la droite de son demi-cercle – pour contourner le filet et marquer en réalisant la passe du grand tourniquet !
Ça excuse encore moins le fait que Hammond, après que Mitchell eut réveillé des partisans alors passablement inquiets dans les gradins, a fait cadeau d’un but à Tomas Plekanec sur un tir presque anodin 15 secondes seulement après la reprise du jeu.
Michel Lacroix n’avait pas encore complété l’annonce du premier but que sa grosse voix a été engloutie dans le tsunami de cris de joie des amateurs qui voyaient soudainement leur équipe en avant.
S’il ne pouvait pas grand-chose sur le but de Lars Eller, marqué au terme d’une longue échappée alors que le Canadien écoulait une pénalité majeure à P.K. Subban (voir autre texte : Après Gryba-Eller, Subban-Stone) Hammond n’a pas été fort sur le but gagnant de Brian Flynn.
Flynn a profité de l’inertie défensive des Sénateurs qui l’ont laissé revenir devant le filet, mais Hammond aurait pu se braquer davantage.
Est-ce que Hammond pourra s’en remettre ?
On verra.
Ce qui est clair, c’est qu’après avoir accordé deux buts ou moins à ses 13 premiers départs, Andrew Hammond a maintenant accordé trois buts ou plus à ses 12 derniers départs : 11 en saison régulière et à son premier match en séries dans la LNH.
Patience récompensée
Si on peut imputer une bonne part de la défaite des Sénateurs au gardien Andrew Hammond et au travail un brin ou deux brouillon de ses coéquipiers en deuxième moitié de rencontre, il est important, essentiel même, de donner le crédit qui leur revient aux artisans de la victoire du Canadien.
Je parle ici des plombiers.
De Devante Smith-Pelly et Dale Weise qui ont été les deux meilleurs attaquants du Canadien en première période, en passant par Torrey Mitchell, Brian Flynn et Brandon Prust qui ont formé le trio le plus dangereux du Tricolore, les plombiers ont fait un travail remarquable lors du premier match.
Après quelques journées d’analyses qui donnaient un net avantage aux membres des 3e et 4e trios des Sénateurs qui, contrairement à ceux du Canadien, pouvaient contribuer offensivement sur une base régulière, les plombiers du Canadien ont fait mentir tout le monde.
Ils ont toutefois donné raison au directeur général Marc Bergevin d’avoir fait leur acquisition à la date limite des transactions.
Bon ! Un match, aussi bon soit-il, ne pourra effacer tous les ennuis qu’ont eue Mitchell – une passe en 14 matchs, Flynn – aucun point en neuf matchs, et un match de 20 secondes d’utilisation – et DSP – trois points en 20 matchs, deux matchs sur la galerie de presse en réflexion et des directives de perte de poids et de remise en forme – après leur acquisition par le Canadien, mais il est clair que leur contribution et implication lors du match de mercredi soulagera le DG du Tricolore.
Sans oublier que son autre acquisition à la date limite des transactions, le défenseur Jeff Petry joue du très gros hockey après quelques matchs timides à ses débuts.
Solide dans sa zone, capable de bien protéger Carey Price et de tenir son bout le long des bandes, Petry est efficace dans ses sorties de zone et en mesure de contribuer offensivement. Bien qu’il ne soit pas spectaculaire, il est très efficace et est en voie de devenir la meilleure acquisition de Bergevin cette saison.
Tout ça en 30 secondes…
Si la première période du premier match Canadien-Sénateurs a laissé les fans sur leur appétit, surtout ceux du Tricolore qui voyaient l’ennemi venu d’Ottawa prendre le contrôle du Centre Bell – la deuxième a marqué d’une explosion de buts alors que six des sept buts ont été enfilés en période médiane.
De fait, il s’est passé plus de choses en 30 secondes au milieu de la deuxième que dans plusieurs matchs complets présentés cette année au Centre Bell.
Au cours de ces 30 secondes, Torrey Mitchell a nivelé les chances ; Tomas Plekanec a donné les devants 2-1 au Canadien. Lars Eller a écopé une pénalité mineure six secondes après la reprise du jeu et P.K. Subban a asséné son coup de hache, ou de Sherwood selon votre préférence, neuf secondes plus tard.
De quoi perdre le nord…
Ajoutez à ça le fait que les Sénateurs ont marqué deux fois lors de cette attaque massive et que le Canadien a répliqué avec un but à court d’un homme entre les deux filets du Tricolore et vous avez là une cascade de faits saillants captés en moins de cinq minutes. Une cascade de faits saillants qui nous annoncent des matchs enlevants d’ici à la fin de cette série Montréal-Ottawa.

Les Sénateurs réclament une suspension pour P.K. Subban

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l’entraîneur Dave Cameron
Nicolas Landry
MONTRÉAL – Mark Stone croit que P.K. Subban avait l’intention de le blesser lorsqu’il lui a asséné un coup de bâton au poignet droit et que le défenseur du Canadien mérite, par conséquent, de subir les foudres du Département de la sécurité des joueurs de la Ligue nationale.
« La décision reviendra à la Ligue, mais c’est évident qu’il s’est donné un assez bon élan. Visiblement, il tentait de me faire mal », a affirmé Stone dans les minutes suivant la défaite de 4-3 des Sénateurs dans le premier match de la série de première ronde qui l’oppose au Tricolore.
Le Canadien venait de prendre les devants grâce à deux buts inscrits en 15 secondes, à mi-chemin en deuxième période, lorsque Subban s’est fait prendre en flagrant délit. Alors que Stone se laissait glisser vers l’enclave du filet de Carey Price, le défenseur a soulevé son bâton à deux mains et l’a laissé tomber au-dessus du gant droit de son adversaire. Pendant que Stone, grimaçant de douleur, quittait la patinoire en vitesse, les officiels mettaient fin à la soirée de Subban en lui décernant une pénalité majeure accompagnée d’une inconduite de partie.
Le jugement concorde avec l’article 61,3 du livre des règlements de la LNH, qui stipule qu’un coup de bâton engendrant une blessure doit automatiquement être puni pour cinq minutes.
Le geste n’a éventuellement pas eu de conséquences fâcheuses pour le Canadien – les Sénateurs ont marqué deux fois pendant que Pierre-Alexandre Parenteau purgeait la peine de Subban, mais un but de Lars Eller en désavantage numérique a permis aux locaux de s’en sortir indemne.
Les Sens, eux, se retrouvent maintenant avec un déficit à combler et un joueur vedette au statut incertain.
« C’est assez simple, a sèchement exposé l’entraîneur Dave Cameron. C’était un coup de bâton vicieux sur une partie du corps laissée sans protection. Alors je crois que la solution est facile à trouver. Soit il est suspendu, soit l’un de leurs meilleurs joueurs reçoit le même traitement et qu’on nous donne seulement cinq minutes à nous aussi. Ce n’est pas si compliqué. »
Stone prétend que Subban l’avait pris en grippe depuis le début du match, tentant notamment de l’incommoder lors de quelques mises en jeu. Cette version a été corroborée par son compagnon de trio Clarke MacArthur.
« Je crois qu’il était ciblé, ce n’était pas la première fois qu’il encaissait. Il a été blessé par un coup de bûcheron, mais je m’étais aperçu qu’il en avait reçu quelques-uns avant ça. C’est le genre de choses qui arrivent. Les officiels ont décerné une pénalité majeure. Pour le reste, on verra bien. »
Stone est revenu dans le match quelques minutes après sa course vers l’infirmerie. On l’a par la suite vu faire la navette à quelques reprises entre le banc des joueurs et le vestiaire de son équipe, mais il a terminé le match dans le cœur de l’action. Il était sur la glace alors que les Sénateurs étaient en quête du but égalisateur en fin de troisième période et a même pris part à une échauffourée musclée après le dernier coup de sifflet.
« C’est évident que ça faisait mal, c’était un gros coup de bâton, mais j’ai essayé différentes solutions pour pouvoir endurer la douleur », s’est-il contenté de dire.
Au final, il aura effectué 21 présences et passé un peu plus de 15 minutes sur la patinoire. Lorsqu’il devait s’absenter, c’est Alex Chiasson qui prenait sa place au sein du premier trio aux côtés de MacArthur et Kyle Turris.
Sans surprise, Cameron a refusé d’entrer dans les détails quant à l’état de santé du joueur de l’heure des Sénateurs, se contentant d’avancer qu’il n’était « pas à 100% ». L’entraîneur n’a pas non plus voulu spéculer sur les chances de voir le candidat au titre de recrue de l’année en uniforme pour le deuxième match de la série vendredi.
Hammond se donne la note de passage
Personne ne blâmera Andrew Hammond de n’avoir pu faire la différence à son premier départ en séries. Le « Hamburglar » a permis aux Sénateurs de survivre à un début de match amorphe – on se souviendra de son arrêt sur l’échappée de Torrey Mitchell – mes ses coéquipiers l’ont remercié en accordant 19 lancers en deuxième période.
Hammond, qui avait amorcé son magique parcours dans la LNH avec une performance gagnante de 42 arrêts, en a cette fois reçu 39. Il a accordé quatre buts pour seulement la troisième fois en 24 départs et essuyé sa première défaite en trois sorties contre Montréal.
« On n’a pas été assez bons en avant de lui. Je n’ai absolument aucun problème avec la performance de notre gardien », a défendu Cameron lorsque questionné sur la générosité de son portier.
« Je me sentais assez bien. Évidemment, j’aurais aimé faire l’arrêt dont on avait besoin en deuxième période, mais dans l’ensemble, je crois que j’ai offert une performance potable », a quant à lui commenté le cerbère de 27 ans.
Clarke MacArthur trouvait son coéquipier un peu sévère envers lui-même. « Andrew a été excellent. On l’a soumis à des 2-contre-0, des échappées... Ce sont des erreurs qu’on ne commettait pas depuis quelques mois, mais il fallait bien que ça arrive éventuellement. Cette série n’allait pas se gagner après un seul match, alors on va se relever et on sera prêt à s’y remettre. »
« Si vous regardez leurs chances de marquer en deuxième, ils ne les ont pas nécessairement eues au mérite. On leur a donné trop de temps et d’espace », a évalué Hammond.
La bruyante foule du Centre Bell s’est mis sur le cas de Hammond très tôt dans le match, scandant à tue-tête le nom du gardien des visiteurs à chaque arrêt, chaque chance de marquer.
« J’entendais tout, mais ça ne m’a pas dérangé, a-t-il relaté en souriant. Ça vient avec ce genre d’environnement. Je ne l’avais jamais vécu devant autant de monde, bien sûr, mais ça m’était déjà arrivé. Ça fait partie de l’expérience, c’est ce qui rend tout ça agréable. »

Une foule d'imprévus et une victoire

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Canadien - Sénateurs

Éric Leblanc
MONTRÉAL - Rivalité vous dites? Il n’aura suffi que de quelques secondes pour que celle qui existe entre le Canadien et les Sénateurs d’Ottawa revive de toute son intensité au Centre Bell dans un premier match plutôt fou rempli de rebondissements imprévisibles.
Au final, le Canadien a trouvé le moyen de sortir vainqueur, au compte de 4-3, de la petite tempête qui a frappé l’amphithéâtre montréalais pour ce lancement des éliminatoires.
Erik Condra aurait pu ramener tout le monde à la case départ avec moins de sept minutes à écouler, mais il a raté une chance en or alors que le filet de Carey Price était ouvert. 
Alors que l’égalité persistait tardivement en deuxième période, Brian Flynn est venu confirmer son statut de héros inattendu en inscrivant le but décisif et son troisième point de la soirée. Pas mal pour un joueur du quatrième trio! Du même coup, il a permis au Tricolore de s’emparer d’une priorité de 1-0 et il se souviendra longtemps de son premier match éliminatoire en carrière.
« Notre trio a connu une excellente soirée et nous étions vraiment contents que ça mène à une victoire en bout de ligne. C’était un match chaudement disputé et agréable », a déclaré la première étoile qui ne voulait pas trop s’emballer.
En plus de cette histoire inédite, personne n’aurait pu imaginer qu’Andrei Markov compterait le premier but du match dans son propre filet. Et ce n’est pas tout, Montréal a dû composer sans P.K. Subban pendant plus de la moitié du match puisqu’il a été expulsé à la suite d’un coup de bâton au bras droit de Mark Stone. Celui-ci a quitté le match à deux occasions pour y revenir chaque fois.
« C’était une soirée un peu en montagnes russes et je trouve que nous avons joué un très bon match sans abandonner », a vanté Price qui a notamment apprécié le travail des cinq défenseurs qui ont complété le boulot devant lui.
À propos du coup incisif de Subban, il n’était pas étonnant de constater que les deux entraîneurs ne détenaient pas la même vision des événements. Si Dave Cameron réclamait une suspension, Michel Therrien s’y opposait.
« Il méritait définitivement une punition pour coup de bâton, mais je ne considère pas que ça valait une de cinq minutes et je laisse ça à la discrétion de l’arbitre », a jugé Therrien.
« C’était un bon coup de Sher-Wood comme on dit! », a-t-il reconnu plus tard.
La victoire est satisfaisante pour le Canadien pour quelques motifs dont le fait d’avoir surmonté l’absence de Max Pacioretty et un passage à vide durant cette rencontre qu’il avait pourtant entamé sur les chapeaux de roue.
« Je trouve que tout le monde a bien joué dans ce match, on avait justement besoin d’un effort collectif dans les circonstances », a évoqué Devante Smith-Pelly qui a démontré son utilité en séries avec son apport physique.  
Parmi les facteurs encourageants, les favoris de la foule auront réussi à prouver qu’Andrew Hammond n’est pas invincible. Torrey Mitchell, Tomas Plekanec et Lars Eller (infériorité numérique) sont également parvenus à tromper la vigilance du « Hamburglar ».
« C’était important pour la confiance (de marquer contre Hammond) », a convenu Therrien. « J’ai aimé la manière dont nous avons joué à cinq contre cinq, je trouve qu’on a dicté l’allure du match. Dans l’ensemble, ce fut un bon départ de notre part. »
De l’autre côté de la médaille, les Sénateurs ont démontré qu’ils ont l’intention de chauffer le Canadien jusqu’au dénouement de cette série. Pour être honnête, ils n’ont présenté aucun complexe et les joueurs montréalais devront résister à leurs nombreux coups d’épaule. Vous pouvez en parler à Brendan Gallagher qui a été malmené à de multiples reprises dont par Marc Methot qui a essayé d’imposer sa loi.
Cette série s’annonce donc aussi intense que celle vécue en 2013 alors que les Sénateurs avaient trouvé le moyen de triompher en cinq matchs. Le Canadien veut évidemment se reprendre surtout qu’Ottawa a eu le dessus dans trois des quatre confrontations cette saison.
Après avoir encaissé le premier but, le Canadien a perdu la majeure partie de son élan obtenu par un appui impressionnant de la foule. Cependant, la troupe montréalaise a repris vie avec l’électrochoc venant du but de Mitchell. Seulement 15 secondes plus tard, Plekanec a propulsé les applaudissements à un niveau supérieur en marquant lui aussi. 
Malmené physiquement par les Sens, le CH a toutefois sombré dans le piège de l’indiscipline. Eller et Subban ont été punis l’un après l’autre et les visiteurs ont créé l’égalité 3-3 par l’entremise du bâton de Mika Zibanejad.
« On a manqué de discipline en deuxième période, je n’ai pas apprécié nos deux punitions après avoir pris les devants. Il faudra jouer avec plus de discipline parce qu’on aurait pu se faire mal, mais on a pu s’en sauver. La discipline a été l’une de nos forces cette saison et les joueurs ont appris de ce relâchement », a mentionné Therrien.  
Flynn a toutefois coulé les Sens avec un but de toute beauté sur lequel il avait des airs d’un as marqueur comme Max Pacioretty qui a dû regarder la partie en tant que spectateur en raison de sa blessure.
Outre un retour trop généreux sur le but de Zibanejad, Price n’a rien à se reprocher dans ce duel et il a sauvé les siens à quelques occasions. Kyle Turris l’a déjoué avec un tir de toute beauté en supériorité numérique alors que le but a été crédité à Milan Michalek sur la bévue de Markov.
Ce qui devait arriver est arrivé alors que le match s’est conclu dans un épisode tumultueux entre les joueurs sur la patinoire. Tout de même, Cameron ne considère pas que le coup de Subban dictera le reste de l’allure de la série.
« Non, l’équipe qui l’emportera devra se montrer disciplinée. Certains incidents risquent de survenir, mais les arbitres et les dirigeants de la LNH doivent s’en occuper », a évalué Cameron avec son approche plus posée que celle de son prédécesseur Paul MacLean.  
Comme prévu, Pacioretty était donc absent tout comme Sergei Gonchar, Greg Pateryn, Manny Malhotra et Mike Weaver pour le match numéro un.
En plus de Flynn, Jeff Petry et Jacob de la Rose ont savouré leur premier match éliminatoire. Il s’agissait aussi d’une première en séries avec le CH pour Mitchell, Parenteau, Devante Smith-Pelly, Tom Gilbert, de la Rose, Petry et Flynn.
Avant de lancer les hostilités, le Canadien y est allé d’une autre présentation vibrante. Le moment fort a été un enregistrement sonore de Jean Béliveau accompagné d’une image de lui tendant un flambeau qui a embrasé l’enceinte. Ginette Reno est venu jouer son rôle apprécié en chantant l’hymne national. À travers cela, l’organisation a pris le temps de rendre hommage à Mark Reeds, l’entraîneur adjoint des Sens, décédé mardi d’un cancer.