samedi 18 avril 2015

P.K. Subban a été excellent dans la victoire du Canadien

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P.K. Subban - ANDREI MARKOV
Images of Francois Gagnon
Les Sénateurs et leurs partisans avaient déjà une bonne raison de détester P.K. Subban. L’as défenseur du Tricolore leur en a donné d’autres vendredi en guidant son équipe vers une victoire de 3-2 arrachée en prolongation. Une victoire qui donne au Canadien une avance confortable de 2-0 dans la série quatre de sept qui se poursuivra dimanche à Ottawa.
Au lieu de voir Subban purger la suspension qu’ils réclamaient en marge du coup de bâton au poignet droit de l’attaquant recrue Mark Stone, les Sénateurs ont vu P.K. marquer un but en plus de prendre le plein contrôle de la patinoire lors des 29 minutes et des poussières qu’il a passées sur la patinoire.
Si cette performance étincelante de Subban – il a dirigé 13 tirs en direction du filet d’Andrew Hammond, dont 5 qui ont atteint la cible – a soulevé l’ire des Sénateurs et de leurs fans, elle a soulevé les partisans du Canadien, à commencer par la veuve de Jean Béliveau qui a joué un rôle de premier plan dans le retour en force du défenseur.
« Je l’ai croisé dans le corridor à la fin du match de mercredi. Il avait été chassé et n’était vraiment pas de bonne humeur. Je lui ai dit de ne pas s’en faire, qu’il serait une étoile lors du prochain match. Regarde ce qu’il a fait ce soir », a déclaré Élise Béliveau à mon collègue Pierre LeBrun après la victoire du Tricolore.
Quelques minutes plus tôt, après avoir été chaudement ovationné à titre de première étoile de la rencontre, P.K. s’est lui-même permis de raconter l’histoire sous l’œil fier de la veuve de l’illustre Jean Béliveau. Entourée de partisans qui célébraient en sa compagnie, Élise Béliveau a levé les bras au ciel en guise de victoire lorsque Subban a complété son récit en la remerciant du soutien obtenu.
Bon baiser de Russie
P.K. Subban n’a pas gagné le match à lui seul vendredi. Que non! Mais il a galvanisé l’attention autant par sa performance sur la patinoire que par ses propos après la rencontre. Au centre de l’attention médiatique après le coup de bâton qui lui a valu d’être chassé du premier match en plus de voir sa tête « mise à prix » par les Sénateurs et leurs partisans, Subban a été fidèle à sa réputation : il a su faire face aux défis qui se dressaient devant lui.
En plus d’être porté en triomphe par les amateurs qui ont plusieurs fois scandé son nom après la rencontre, P.K. a eu droit à une bise de son partenaire de jeu Andrei Markov après qu’il eut déjoué Andrew Hammond avec un tir frappé foudroyant.
Déjà qu’il n’est pas le plus démonstratif des joueurs du Canadien, il fallait que Markov soit impressionné sans bon sens pour se laisser aller à une telle familiarité devant les 21 287 amateurs entassés dans les gradins du Centre Bell. « Je ne crois pas avoir déjà vu Marky – surnom de Markov – aussi heureux qu’il ne l’est aujourd’hui », a mentionné Subban qui n’a toutefois rien compris des commentaires du vétéran défenseur parce qu’il les défilait en russe. Mais que ce soit en russe, en anglais ou en français, un baiser sur la joue n’a pas vraiment besoin de grandes explications pour être bien interprété….
Retour de Pacioretty
P.K. Subban n’est pas le seul à avoir effectué un retour remarqué lors du match de vendredi. Après une absence de quatre rencontres en raison des contrecoups d’un violent coup à la tête subie il y a deux semaines en Floride, Max Pacioretty est lui aussi revenu en force.
Dans le cadre d’un match rapide et physique, Pacioretty a mis quelques présences avant de trouver sa vitesse de croisière. Et bien qu’on ne le sentait pas complètement à son aise, Pacioretty a marqué un but sur les trois tirs qu’il a obtenus. Il aurait pu en ajouter un autre en troisième alors qu’il a raté la cible au terme d’une longue descente sur l’aile gauche.
Le retour de Pacioretty a permis à David Desharnais de sortir du cocon dans lequel il a été contenu lors de la première rencontre face aux Sénateurs. Il serait malhonnête de ne pas souligner également le fait que Devante Smith-Pelly a offert une solide contribution au duo Desharnais-Pacioretty. Pas seulement en s’impliquant physiquement, mais aussi en obtenant un total de six tirs cadrés. Deux fois, DSP a raté des chances en or. On l’a d’ailleurs vu en gros plan à l’écran géant en train de mâchouiller son protecteur buccal tout en se lançant des qualificatifs que la politesse nous empêche de traduire….
Après la victoire de mercredi offerte par le quatrième trio, il faisait bon pour le Canadien et ses fans de voir le trio de Desharnais revenir de l’ombre.
Cela dit, c’est le trio de Tomas Plekanec, encore flanqué des jeunes Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk, qui a été le plus actif et le plus incisif du Tricolore. Non seulement Galchenyuk a marqué le but de la victoire en prolongation – quelles bévues du défenseur Erik Gryba qui a fait cadeau de la rondelle à Tomas Plekanec en zone des Sénateurs, et du gardien Andrew Hammond qui a offert une passe parfaite à Galchenyuk sur un rebond mal contrôlé à la suite d’un tir de Gallagher – mais ce trio a généré un total de 26 tirs, dont 16 ont atteint la cible. C’est énorme.
S’ils n’ont pas été aussi productifs que mercredi, les membres du quatrième trio – Mitchell, Flynn et Prust – ont eu le dessus sur leurs rivaux des Sénateurs dans le cadre d’un deuxième match de suite.
Seule ombre au tableau pour le Canadien, son attaque massive, après avoir marqué à sa deuxième occasion, a ensuite bousillé quatre avantages numériques consécutifs. Oui! Le Canadien a généré des occasions, des bonnes à part ça, mais il n’a pas été en mesure de gonfler le pointage à son avantage.
Conséquence : lorsqu’Alexei Emelin s’est retrouvé au cachot pour écoper la 3e pénalité mineure du Tricolore à mi-chemin au dernier tiers, les Sénateurs ont eux trouvé une façon de capitaliser pour niveler les chances et envoyer la partie en prolongation.
Rapide, physique, propre
Après les menaces voilées ou non de représailles de la part des Sénateurs à l’endroit de P.K. Subban, le deuxième duel Ottawa-Montréal n’a pas été terni par des débordements d’émotions négatives.
Au contraire!
Au lieu de sombre dans cet aspect noir du hockey, le Canadien et les Sénateurs se sont battus corps en âme en faisant appel à la vitesse, au talent et aussi à une implication physique de tous les instants qui a donné lieu à un échange de 94 mises en échec, dont 53 assénées par les joueurs venus d’Ottawa.
Qu’ils soient partisans du Canadien ou des Sénateurs, les amateurs de hockey qui ont assisté à ce grand match ont pu célébrer ou être déçus du résultat, mais ils ont certainement été ravis par la qualité du jeu offert.
Si le match est demeuré propre en dépit des nombreux solides coups d’épaule distribués, c’est en grande partie en raison du contrôle que les officiels Gord Dwyer et Éric Furlatt ont su imposer dès le début du match.
Bien qu’ils aient laissé les deux équipes jouer, les officiels ont établi leurs balises rapidement dans le match et ils les ont respectées d’un bout à l’autre de la rencontre. Vrai que les Sénateurs ont écopé le double de pénalités mineures, mais leurs partisans ne peuvent prétendre avoir été floués par les officiels. D’aucune façon.
Comme Max Pacioretty et P.K. Subban, Mark Stone était de retour à sa position vendredi. Visiblement incommodé par la blessure au poignet droit subie lors du coup de bâton de P.K. Subban, Stone n’a pas obtenu un tir au but. Après la rencontre, il a souligné ne pas avoir obtenu de ligne de tir satisfaisante au cours de la rencontre. C’est peut-être vrai. Mais ce qui l’est plus encore, c’est que dès la période d’échauffement, il était clair que l’attaquant des Sénateurs ne pouvait appliquer quelque force que ce soit sur son bâton afin de décocher des tirs de qualités.
Malgré tout, il a récolté deux mentions d’aide en plus de voler plusieurs rondelles aux joueurs du Canadien.
Il sera intéressant de voir si son état de santé s’améliorera d’ici la prochaine rencontre disputée dimanche au Centre 

Ottawa hanté par deux survivants

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Max Pacioretty et P.K. Subban
Max Pacioretty et P.K. Subban (Source d'image: PC )
Images of Bertrand Raymond
Pendant que quelques coéquipiers s'échangeaient un ballon de soccer, comme c'est leur habitude avant un match, P.K. Subban était retranché en solitaire dans un coin plus tranquille pour s'imposer une préparation mentale qui allait plus tard porter ses fruits.
Tuque du Canadien enfoncée sur la tête (par une température de plus de 20 degrés à l'extérieur), puissants écouteurs sur les oreilles, il marchait d'un pas énergique vers l'avant en faisant de grandes enjambées. Puis, il reculait au même rythme avant de repartir de plus belle, cette fois en levant la jambe très haut à chaque pas. Il semblait survolté, totalement dans sa bulle, comme s'il cherchait à chasser l'énorme tension qui pesait lourd sur ses épaules depuis deux jours.
Il a disputé le match au même rythme. Désireux probablement de faire oublier sa flagrante indiscipline dans le match inaugural de la série, il a été un véritable tourbillon. Il a patiné à un train d'enfer, exécuté des percées spectaculaires et marqué un but sur un retentissant tir frappé, sa marque de commerce. Le gardien des Sénateurs, Andrew Hammond, n'a certainement pas eu à faire face à une bombe comme celle-là dans la Ligue américaine.
Les Sénateurs, sans le chercher inutilement, l'ont frappé à quelques occasions, mais Subban, selon son habitude, avait une bonne idée de ce qui se déroulait autour de lui. Par deux fois en première période, Mike Hoffman a tenté de l'étamper dans la baie vitrée. Chaque fois, c'est l'attaquant des Sénateurs qui a embrassé la bande, sortant même un brin ébranlé à la première occasion.
Le Canadien a présenté aux Sénateurs un très mauvais scénario. Non seulement le joueur le plus détesté dans leur camp a-t-il offert une performance sans bavure, auréolée d'un but qui a pesé lourd dans leur défaite, mais ils ont vu Max Pacioretty effectuer une rentrée surprise toute aussi remarquée.
On était nerveux pour lui quand il a effectué ses premières présences dans la mêlée. S'il se remettait vraiment d'une commotion cérébrale, il aurait suffi d'une ou deux mises en échec brutales pour le renvoyer à la clinique pour le reste des séries. Toutefois, quand il a nivelé la marque à 1-1 durant une supériorité numérique, sa célébration a rassuré tout le monde. Dans un élan de joie, il est allé se secouer le pommier en fonçant volontairement dans la baie vitrée.
Une commotion? Quelle commotion?
Michel Therrien a déclaré après le match qu'il était rétabli à 100 %. On ne guérit pas d'une commotion cérébrale en l'espace de deux semaines. À moins bien sûr que l'entraîneur nous ait tous envoyés dans le champ gauche en créant une diversion – une autre – au sujet de l'état de santé de son joueur étoile.
Peu importe. Le seuil de la douleur de Pacioretty est particulièrement élevé et il en a fait la démonstration encore une fois. Moralement, toute l'équipe aurait été soulagée de le voir reprendre sa place dans la formation, et ce, même s'il n'avait pas marqué. Mais voilà, il s'est chargé d'écrire les premières lignes de cette autre histoire heureuse pour le Canadien.
Quand on vous dit que le gros attaquant sera le prochain capitaine du Canadien. Son attitude hors glace et sur la patinoire est celle d'un chef de file sur laquelle on a pris l'habitude de compter.
Quand il a été assommé par Zdeno Chara en mars 2011, on a cru sa carrière terminée à la suite du traumatisme crânien qu'il a subi. Il a manqué les 15 derniers matchs de la saison et les sept parties éliminatoires avant de retourner sur les patins pour la partie inaugurale, l'automne suivant. Ces sérieuses blessures au cou et à la tête auraient pu faire de lui un joueur marginal pour le reste de sa carrière. Un athlète qui joue avec la crainte d'être blessé perd une bonne partie de ses moyens. Il aurait pu se tenir loin des rampes pour éviter d'autres mises en échec du même genre. On n'a rien noté de tout cela à son retour au jeu. Il a joué comme si la peur n'était pas dans son ADN.
Juste pour illustrer à quel point son comportement est impressionnant dans ce genre de circonstances, qu'il suffise de rappeler le cas de Mike Komisarek, un défenseur qui était promis à un brillant avenir. On disait même de lui qu'il avait de la graine de capitaine. Or, il a encaissé une sévère correction aux poings devant Milan Lucik et n'a plus jamais été le même par la suite. Sa carrière s'est arrêtée l'an dernier à l'âge de 32 ans après quelques saisons au cours desquelles il a été un joueur méconnaissable.
Tout le contraire de Pacioretty qui n'a gardé aucune séquelle de la mise en échec vicieuse de Chara et que rien n'arrête depuis. Absent depuis deux semaines à la suite d'une blessure qu'on entoure encore du plus grand mystère, il a contribué largement à la victoire de vendredi en jouant durant plus de 22 minutes.
Ils auraient pu être tous les deux absents
L'organisation des Sénateurs semble avoir été frappée par un mauvais sort durant ses deux premiers matchs au Centre Bell. D'abord, il y a eu l'incident Subban-Stone qui a perturbé l'équipe en la privant du marqueur le plus régulier de toute la ligue durant les dernières semaines du calendrier. Puis, après que le comité de discipline de la ligue eut innocenté Subban à la suite de son coup de matraque, voilà que Pacioretty, un cas incertain jusqu'à la dernière minute, s'est présenté pour faire une différence.
Dans les faits, les Sénateurs auraient normalement dû affronter le Canadien sans Subban et Pacioretty, ce qui leur aurait probablement permis de niveler les chances dans cette série. Ils ont donc été battus par deux survivants. Quand on se bat pour sa survie et que le mauvais sort s'en mêle, il faut que le niveau de confiance d'une équipe en soit affecté.
Le directeur général Bryan Murray, qui a réclamé haut et fort une suspension pour Subban, a probablement très mal encaissé la situation en assistant à la performance spectaculaire de cette boule d'énergie et surtout à son but que peu de gardiens auraient pu éviter. Subban a donc pleinement profité de la chance qu'on lui a donnée de participer à ce deuxième match. La clémence de la ligue a semblé lui avoir donné des ailes.
Le gardien Andrew Hammond, bombardé de 42 tirs, a donné tout ce que son talent limité lui a permis d'offrir. Il n'a pas très bien paru sur le but gagnant d'Alex Galchenyuk en prolongation, mais il vient de disputer deux matchs sous une pression énorme et dans un édifice pas très hospitalier à l'heure des séries. Peut-être a-t-il atteint la limite de ses capacités dans un moment où on s'attend à ce qu'il fasse toute la différence. C'est beaucoup lui demander, on le comprendra.
Le Canadien, qui a eu chaud, pourra maintenant jouer d'une façon un peu plus détendue à Ottawa parce que le but de Galchenyuk a fait basculer toute la pression dans le camp adverse. Pour le Canadien deux revers à Ottawa ne seraient pas une catastrophe. Pour les Sénateurs, une défaite de plus les rapprocherait d'une fin de saison beaucoup plus hâtive que prévu.
Ce qui n'est pas très rassurant pour les Sénateurs, c'est de réaliser que le Canadien s'est emparé des deux premiers affrontements sans que Carey Price, qui est le coeur et l'âme de l'équipe, ait eu à se distinguer selon les hauts standards qui ont marqué son éblouissante saison.
Le retour de Pacioretty, le brio de Subban et le but gagnant de Galchenyuk ont rejeté dans l'ombre le match du tonnerre disputé par Brendan Gallagher qui a obtenu neuf tirs et préparé le but en prolongation. David Desharnais a orchestré les deux premiers buts et Devante Smith-Pelly, qui aurait pu marquer deux ou trois buts s'il avait eu le compas dans l'oeil, a certes disputé son meilleur match dans son nouvel uniforme.
Il y a eu beaucoup de points positifs pour le Canadien jusqu'ici. C'est parfois dangereux quand tout baigne dans l'huile. On verra dimanche soir si la bande de Michel Therrien se comportera comme une équipe qui se croit arrivée.

Bob Hartley soulagé de 50 000$

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Flames - Canucks
L'entraîneur des Flames de Calgary Bob Hartley a écopé d'une amende de 50 000 dollars pour sa responsabilité dans des incidents qui ont marqué la fin du deuxième match contre les Canucks de Vancouver, vendredi.
Avec 1:17 à faire au troisième vingt de la partie remportée par les Canucks 4-1, les dix joueurs sur la patinoire ont été impliqués dans une bagarre.
C'est la deuxième fois que Hartley écope d'une amende. Lors de la saison 2013-14, il avait reçu une amende de 25 000 dollars.
Par ailleurs, la pénalité de mauvaise conduite pour avoir incité à la bagarre avec moins de cinq minutes à faire à Deryk Engelland des Flames a été annulée.

En séries, « gros » train va loin

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Devante Smith-Pelly
Éric Leblanc
BROSSARD – Ce serait imprudent de s’emballer après deux petits matchs éliminatoires, mais l’état-major du Canadien se réjouit de la contribution des acquisitions faites à la date limite des transactions et particulièrement celle de Devante Smith-Pelly.
À travers le bouquet de fleurs qu’il a envoyé à son ailier imposant, Therrien a admis que les raisons de son succès actuel sont liées à l’amélioration de sa condition physique et son assimilation du système montréalais.
Mais dans l’ensemble, Therrien a été nettement plus élogieux envers DSP.
« Il se débrouille très bien présentement! J’aime sa vitesse, il crée beaucoup d’espace pour ses partenaires et il fonce avec conviction au filet. C’est un joueur difficile à affronter, on sait qu’il ira au filet et dans les coins. Il accomplit plusieurs bonnes choses », a décrit l’entraîneur.   
« Quand il est arrivé, il n’avait pas cette même explosion. Il faut lui donner beaucoup de crédit », a-t-il poursuivi en vantant son aisance le long des rampes pour sortir la rondelle du territoire défensif.
Le pilote de l’organisation a ensuite employé une image amusante pour décrire l’implication de Smith-Pelly dans l’action.
« Quand on lance la rondelle derrière leurs défenseurs, ils savent que le train s’en vient! », a comparé Therrien ce qui a inspiré le titre de cet article sur un ton respectueux. 
Que dire de Flynn et Mitchell
Si Smith-Pelly attire le regard des amateurs contre les Sénateurs avec ses neuf mises en échec et ses chances de marquer de qualité en deux matchs, Brian Flynn et Torrey Mitchell ont continué de contribuer à la cause.
Flynn a reçu le compliment ultime vendredi soir quand son entraîneur n’a pas hésité à l’envoyer compléter le premier trio à quelques occasions dans des situations précises. L’ancien des Sabres est demeuré posé face à ce succès présent, mais il a expliqué à quel point il apprécie cette première aventure éliminatoire.
« C’est ce que je recherchais, je voulais vivre ce hockey avec un rythme plus élevé et je peux dire que l’expérience est vraiment agréable », a convenu Flynn avec les yeux brillants.
Flynn, de nature peu exubérante, loue un appartement près du Vieux-Montréal depuis son arrivée dans la métropole et il raffole de ce qu’il a le temps d’apprécier dans son nouveau quartier. 
« C’est vraiment spécial de se promener dans les rues et de voir tant de gens avec un chandail du Canadien. Quand on se prépare à nos casiers dans le vestiaire avant les matchs, on peut déjà entendre des cris des partisans. C’est définitivement plus intense comme période, mais encore plus amusant », a confié l’Américain.
Puisqu’il a été la vedette du premier match et un atout au deuxième, on pouvait croire qu’il commençait à se faire reconnaître en se promenant dans sa ville d’adoption.
« Non », a cependant dit Flynn avec un sourire gêné. Malgré son physique peu spectaculaire et ses allures de musicien plutôt que d’athlète, cette reconnaissance ne saurait tarder.
Pendant que Flynn absorbe l’ampleur de la frénésie des séries au Québec, son ami Torrey Mitchell s’y est replongé avec grand plaisir. Ayant grandi sur la Rive-Sud de Montréal, Mitchell a eu le privilège d’assister à plusieurs matchs du Canadien autant dans son enfance que pendant ses premières années dans la LNH.
« J’ai pu voir des matchs au Forum et au Centre Bell quand j’étais plus jeune. Ça m’a pris un peu de temps pour réaliser que je joue maintenant pour le Canadien, c’était le rêve de ma vie », a admis Mitchell.  
Quand il réfléchit au parcours éliminatoire entamé par le Canadien, Mitchell peut comparer le tracé emprunté à celui par les Sharks avec lesquels il a effectué de longs trajets à trois occasions sans pouvoir soulever la coupe Stanley.
« C’est assez similaire, on parle de deux bons groupes avec des joueurs de caractère. On essaie de gagner de l’expérience en se rendant loin dans les séries comme ce fut le cas pour le Canadien l’an dernier en espérant que ça fasse la différence cette fois », a souhaité Mitchell.
Ces trois ajouts significatifs – auxquels on peut ajouter Jeff Petry – possèdent donc la chance de contribuer à la riche tradition du Canadien. D’ailleurs, les références à Jean Béliveau sont nombreuses au cours des derniers jours en commençant par l’allusion à ce grand capitaine dans la présentation d’avant-match et celle de P.K. Subban à la conclusion de la deuxième partie.
« On est privilégié de faire partie de la grande histoire du Canadien. Cette organisation est aussi une grande famille et les joueurs sont conscients de l’héritage du club. Ils veulent s’assurer de bien représenter l’organisation, les partisans et la ville de Montréal », a répondu Therrien à propos de ce thème cher au cœur des membres du CH.

P.K. Subban se fait pardonner

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Publié par Danielle Arsenault pour 98,5fm Sports le vendredi 17 avril 2015 à 22h59. Modifié le samedi 18 avril 2015
P.K. Subban se fait pardonner
Subban reçoit un baiser de Markov/La Presse Canadienne
(98,5 Sports) - Lors du match numéro un, P.K. Subban a perdu la tête en cinglant Mark Stone en deuxième période et il s'est fait expulser de la rencontre. Le flamboyant défenseur s'est bien racheté en marquant un but tout en disputant plus de 29 minutes de jeu, vendredi soir, lors de la victoire des siens en prolongation.
En entrevue sur la patinoire après la victoire de 3-2 du Canadien en prolongation, P.K. Subban a admis qu’il s’était inspiré des mots d’encouragement que la veuve de Jean Béliveau, Élise Béliveau, lui avait exprimés après avoir été expulsé du premier match.
«Elle m’a dit : je sais que tu seras meilleur lors du prochain match», a raconté P.K. Subban.
Et effectivement, P.K. Subban a été bien meilleur lors de ce deuxième duel entre le Canadien et les Sénateurs. Les partisans du Centre Bell l’ont même récompensé en lui octroyant la première étoile du match.
Il a joué un total de 29 minutes et six secondes, il a marqué un but spectaculaire d’une puissance incroyable, a décoché cinq tirs au but, a effectué deux mises en échec et a bloqué un tir des Sénateurs. Il a autant excellé en supériorité numérique (10 :15) qu’en désavantage numérique (3 :09).
«Je ne suis jamais hésitant à reconnaître mes mauvais coups. Quand tu es un leader, tu dois être imputable. J’estime que j’ai laissé mes émotions avoir le meilleur de moi-même. Fort heureusement, j’ai de bons coéquipiers qui ont pris le relais et ils ont bien joué. Ce soir, c’est la même chose. C’est un effort de groupe. Je sais que j’ai reçu la première étoile du match, mais il y a plusieurs de mes coéquipiers qui auraient autant mérité cet honneur», a-t-il dit, d'un ton très calme.
«Je m'attendais à ce qu'il connaisse un bon match, a admis l'entraîneur-chef Michel Therrien en point de presse. Il a joué comme P.K. peut jouer. Il a été solide et il a marqué un gros but. Mais l'ensemble de son match a été bon.»
«Hammond joue vraiment très bien durant cette série, mais nous avons réussi à décocher des tirs en sa direction tout en mettant beaucoup de circulation devant lui. (Sur mon but), j’ai essayé de lancer le plus fort que je pouvais. Je n’ai pas l’habitude de lancer haut, mais j’ai décidé de faire différent, je crois que ça l’a sûrement surpris», a expliqué Subban.
Pacioretty brille à son retour
Max Pacioretty sait comment revenir au jeu de façon éclatante. Le numéro 67 a inscrit le premier but des siens lors d'un avantage numérique après avoir raté le premier duel de la série en raison d'une blessure au haut du corps, possiblement une commotion cérébrale.
Même s'il a admis que la première période avait été particulièrement difficile, il est tout de même satisfait de cette première partie.
«J'ai hérité d'une belle passe de Davy (David Desharnais). J'ai eu quelques bonnes occasions pour contribuer offensivement, mais je dois être meilleur (pour les prochains matchs). C'est dur de revenir au jeu après une blessure. Deux semaines, ce n'est pas une si longue absence, mais de revenir en séries, on ne sait pas exactement à quoi s'attendre au niveau de la vitesse, de l'intensité et de la robustesse.»
«Pacioretty est un joueur important pour nous. Il a marqué un gros but pour nous. Il n'avait pas l'air d'un gars qui avait raté deux semaines de jeu. Il était rétabli à 100% et c'était important pour nous. Il était très motivé de revenir au jeu pour ce match», a dit Michel Therrien qui n'a pas voulu en dévoiler plus sur la nature de la blessure à son attaquant vedette malgré son retour au jeu et l'insistance des journalistes.
«C'est au haut du corps, a-t-il réitéré, sourire aux lèvres. À ce temps-ci de l'année, les joueurs jouent tous avec de petits bobos.»
«C'est un joueur très important pour nous, a également indiqué Carey Price en parlant de Max Pacioretty. Il nous procure de la vitesse et la menace offensive dont nous avons besoin.»
Le CH en arrache en avantage numérique
Les Sénateurs d'Ottawa ont joué avec le feu en octroyant six jeux de puissance au Canadien au cours de la rencontre. Des gestes d'indiscipline pour la plupart de ces pénalités.
Heureusement pour la troupe de Dave Cameron, le Tricolore n'a marqué qu'un but lors des ses nombreux avantages numériques.
Loin d'être découragé par ses unités spéciales, Therrien estime que toutes ces supériorités numériques ont donné de l'élan à son équipe.
«Je crois que nos jeux en avantage numérique nous ont donné du momentum ce soir.»
Quant à la pénalité coûteuse de son défenseur Alexei Emelin qui a permis aux Sénateurs de niveler la marque en milieu de troisième période, Therrien a été bref dans ses commentaires.
«Ce n'est pas une bonne punition, c'est sûr.»
L'importance du 6e joueur
Michel Therrien a également souligné l'importance de la foule qui les a soutenus de façon incroyable au cours des deux premières parties disputées au centre Bell.
«Nous savons que c'est difficile de jouer dans notre building. Nous nous sommes battus toute la saison pour avoir l'avantage de la glace. Nous nous nourrissons de l'énergie de la foule.»

Huit permis d’alcool au Centre Vidéotron

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Huit permis d’alcool au Centre Vidéotron
le Centre Vidéotron
Jean-Luc Lavallée
Le Groupe Compass, qui a signé un partenariat avec Québecor pour la gestion des opérations de restauration dans l’amphithéâtre, a demandé huit permis d’alcool pour le Centre Vidéotron.

«Je vous confirme que ce sont les premières demandes de permis dans l’amphithéâtre. Quant au nombre qui sera nécessaire pour tout l’amphithéâtre, je ne peux pas le confirmer. On est en discussions avec la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) pour établir le nombre précis», a indiqué le porte-parole de Québecor Martin Tremblay vendredi.

Sur les huit permis sollicités, six permis de bar «avec autorisation de danse» et «consommation dans les gradins» ont été demandés, apprend-on dans un avis public de la Régie. Il y en a un pour chaque niveau, a précisé au Journal la porte-parole de la RACJ Joyce Tremblay.

«Il s’agit simplement d’avoir des types de permis pertinents pour le type d’opérations qu’on va faire dans l’amphithéâtre. Il se peut qu’il y ait des évènements qui vont faire en sorte que le public va danser donc si on avait par exemple un événement DJ où ça danse partout à chaque étage dans l’amphithéâtre, on se doit d’avoir ce type de permis-là», explique Martin Tremblay.

Outre les gradins, ces six permis permettront la consommation d'alcool dans les «loges corporatives, les restaurants et bars dans les coursives près des comptoirs mobiles, le hall d’entrée, la galerie de presse, les loges d’artistes, les chambres de joueurs et d’arbitres», peut-on lire dans l'avis public.

Le Groupe Compass a également demandé un permis pour un bar «lounge» puis un autre permis dans l’édifice qui abritera les locaux du réseau TVA, adjacent à l’amphithéâtre.

D’autres restaurants ou franchises qui se grefferont à l’amphithéâtre devront également obtenir un permis d’alcool. «Hypothétiquement, si jamais il y avait une Cage aux Sports, ils devraient présenter leur propre demande de permis de restaurant et de bar», explique Joyce Tremblay.

Questionné au sujet des concessions et futurs restaurants, le porte-parole de Québecor a été peu loquace. «Nous sommes en discussion avec plusieurs intervenants pour l’instant.»

Le meilleur remède qui soit

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Bryan Murray
PHOTO AGENCE QMI
Bryan Murray livre un combat chaque jour contre le cancer.

Marc de Foy
Quelqu’un qui ne connaît pas Bryan Murray ne peut pas vraiment deviner qu’il souffre d’un cancer incurable.
L’homme de 72 ans est alerte. Il a toutes ses facultés. Il continue son travail comme de si rien n’était.
Il ne longe pas les murs pour se soustraire aux journalistes et aux amateurs. Il est toujours aussi affable. Il sourit à la vie. Il affiche un beau sens de l’humour.
Il est une source d’inspiration pour son entourage.
Le directeur général s’apprêtait à partir pour le repêchage, en juin dernier, lorsque le diagnostic lui est tombé sur la tête comme une tonne de briques.
Cancer colorectal qui s’est propagé au cours des mois suivants au foie et aux poumons. Il a fait part de son état de santé publiquement en novembre dernier.
Comme quoi on ne sait jamais ce que la vie nous réserve.
Il y a deux ans, le matin d’un match au Centre Bell, Murray m’avait raconté, que son épouse avait commencé à lui parler de projets de retraite. Il approchait 70 ans et il lui restait un an à son contrat.
Geri avait envie de voir du pays avec l’homme de sa vie. Elle voulait aller plus souvent à Denver où vivent leurs deux filles mariées et leurs petits-enfants.
La suite ne s’est pas déroulée ainsi.
Début 2014, Murray signait une prolongation de deux ans avec les Sénateurs.
Cinq mois plus tard, il apprenait que sa vie tenait à un fil.
Alliée de tous les moments
Murray se rappelle de notre conversation. «Ma femme me connaît, dit-il en repensant à tout ça.
«Elle est compréhensive.»
Elle appuie son homme depuis toujours.
En 1979 - il y a donc 36 ans -, son époux enseignait l’éducation physique et dirigeait l’équipe de hockey du collège Macdonald à Sainte-Anne-de-Bellevue, là où il a lui-même étudié, lorsqu’il a reçu une offre pour diriger les Pats de Regina, de la Ligue junior de l’Ouest.
En plus de ses fonctions d’enseignant et d’entraîneur, il était propriétaire d’un motel dans son patelin natal de Shawville. Il a dit à sa femme qu’il se donnerait un an pour savoir s’il ferait du hockey un emploi permanent. Il n’est jamais retourné enseigner au collège Macdonald..
Jamais en chômage
Murray travaille dans la LNH depuis 34 ans. Il a dirigé les Capitals de Washington pendant neuf saisons, puis les Red Wings de Detroit durant trois ans.
Il a commencé sa carrière de directeur général avec les Red Win gs avant d’occuper le même poste avec les Panthers de la Floride, les Ducks d’Anaheim et les Sénateurs.
Ses équipes ont atteint la finale trois fois, mais la coupe Stanley lui a toujours échappé.
Ça doit être une chose parmi bien d’autres auxquelles il pense lorsqu’il a du mal à trouver sommeil.
Autre épreuve
Comble de malheur, le cancer a emporté au cours des derniers jours Mark Reeds, qui faisait partie du personnel d’entraîneurs adjoints de l’équipe.
«Il avait été diagnostiqué avant moi, raconte-t-il.
«Il avait une tumeur juste ici, me montre-t-il en me plantant un index dans la poitrine.
«Il a accompagné l’équipe lors d’un voyage dans l’Ouest, qui a commencé à la fin de février. Au début de mars, il nous a quittés en cours de route pour rentrer chez lui. Il a été admis à l’hôpital et, deux semaines plus tard, il était parti.»
Rien pour encourager un homme qui s’est fait dire qu’il n’en avait plus pour longtemps sur cette terre. Mais Murray répond bien aux traitements qu’il reçoit. Il ne pense pas à rentrer à la maison.
Sa femme sait ce que le hockey représente pour lui. Au début, c’était pour tenter l’expérience.
Ensuite, c’est devenu une très grande partie de sa vie.
Aujourd’hui, c’est son meilleur remède contre la maladie.


Les Sénateurs ont-ils encore du jus?

Ce qu’il faut d’abord retenir du match d’hier soir, c’est que le Canadien et les Sénateurs s’en sont tenus au hockey.
Personne n’est sorti de la patinoire sur une civière. Pas de coups déloyaux, que des mises en échec solides en somme, du hockey des séries comme on l’aime.
Pour les amateurs de chiffres, il s’est donné 94 mises en échec dans le match, 53 par les Sénateurs et 41 par le Canadien.
L’enjeu était trop grand pour que les deux équipes commencent à se chercher noise.
Les Sénateurs ne pouvaient passer la soirée à courir après P.K. Subban.
Pour eux, le plus important était de retourner à Ottawa avec une égalité dans la série. Quant au Canadien, il voulait accentuer son avance. Car aux dernières nouvelles, c’est encore l’équipe qui marque le plus grand nombre de buts qui gagne.
La balance a finalement penché en faveur du Tricolore.
Alex Galchenyuk ne pouvait choisir un meilleur moment qu’en prolongation pour sortir de sa torpeur. Ce but vainqueur pourrait lui redonner confiance.
La marque des grands
Et que dire de P.K. Subban?
Après avoir reconnu qu’il méritait d’avoir été expulsé du premier match pour son geste à l’endroit de Mark Stone, il a expié sa faute en disputant un match d’enfer.
C’est la marque d’un grand joueur. S’il pouvait mieux contrôler ses émotions, il serait presque parfait.
Quant à lui, Max Pacioretty a célébré son retour au jeu en créant l’égalité 1 à 1 en deuxième, période au cours de laquelle les joueurs du Canadien ont dominé les Sénateurs dans tous les aspects du jeu.
Que nous réserve la suite de cette série?
Les Sénateurs sont dans les câbles. Ils ont le lourd mandat de remporter quatre des cinq prochains matchs pour s’en sortir.
Leur reste-t-il assez d’énergie?
Ils jouent du hockey de séries depuis deux mois.
Ça use son homme.
De son côté, Andrew Hammond semble à court de miracles. Il a paru chancelant sur les buts de Pacioretty et de Galchenyuk.
Le Canadien a la situation bien en main.