lundi 25 mai 2015

Péladeau aurait préféré que les Nordiques restent

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Avec les années, les Nordiques auraient pu «vivre correctement et adéquatement», selon lui

Le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau
PHOTO LE JOURNAL DE QUÉBEC, SIMON CLARK

Le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau

Marc-André Gagnon
À l’instar du maire Labeaume, Pierre Karl Péladeau aurait préféré que la vente des Nordiques soit évitée, il y a vingt ans.
«C’est vrai que ç’aurait été plus agréable de les garder, et ils évolueraient encore aujourd’hui», a déclaré le chef du Parti québécois, lorsque questionné à ce sujet en marge de la visite d’un centre de formation professionnelle avec son candidat dans Jean-Talon, Clément Laberge.
L’actionnaire majoritaire de Québecor, qui avant de faire le saut en politique provinciale, était impliqué de près dans le dossier de l’amphithéâtre, estime que la rentabilité des Nordiques aurait pu être assurée avec les années.
Même s’il n’est «pas au courant de tous les tenants et aboutissants qui ont amené à la vente des Nordiques», le chef péquiste constate que les éléments qui plombaient la rentabilité de l’équipe en 1995, n’existent plus aujourd’hui.
«À l’époque, il y avait quand même le début d’un rehaussement d’un certain nombre de considérations», a relaté M. Péladeau, en faisant référence au plafonnement des salaires, qui a depuis été mis en place, et au système de partage des revenus entre propriétaires d’équipes.
Reconnaissant d’emblée que «c’est toujours un petit peu facile» et que «ça fait gérant d’estrade que de se remettre vingt ans avant, chose certaine, les conditions se sont nettement améliorées», a observé le magnat de la presse.
C’est notamment grâce aux ajustements apportés que la LNH est aujourd’hui «plus fleurissante», a fait valoir M. Péladeau, en félicitant le commissaire Gary Bettman pour sa contribution.
À la défense de Me Aubut
Marcel Aubut aurait hésité longuement avant de conclure la vente des Nordiques, le 25 mai 1995, a raconté Luc Ouellet au FM93, lundi. Celui qui faisait alors partie de la garde rapprochée de Me Aubut assure que ce dernier a tout fait jusqu’à la dernière minute pour éviter le départ de l’équipe au Colorado.
Par ailleurs, après avoir suggéré de faire visiter lui-même le Centre Vidéotron aux dg et dépisteurs de LNH de passage à Québec à l’occasion de la Coupe Mémorial, Régis Labeaume a fait savoir que ce sont finalement les responsables de la construction de l’amphithéâtre qui s’en occuperont.
«Ils vont donner un paquet de détails que je ne pourrais pas donner, même si je commence à m’y connaître», a expliqué le maire de Québec, qui préfère faire «profil bas» et laisser aux visiteurs, le soin de transmettre la bonne nouvelle aux dirigeants de la LNH.
- Avec la collaboration de Taïeb Moalla et Pierre-Olivier Fortin

Le départ des Nordiques «n’était pas inévitable»

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Régis Labeaume contredit les propos de Marcel Aubut

Régis Labeaume et Marcel Aubut ont déjà été en de meilleurs termes, comme sur cette photo prise en marge d’une conférence de presse ce printemps. Cette fois, c’est le dossier du départ des Nordiques qui est source de discorde.
PHOTO D'ARCHIVES

Régis Labeaume et Marcel Aubut ont déjà été en de meilleurs termes, comme sur cette photo prise en marge d’une conférence de presse ce printemps. Cette fois, c’est le dossier du départ des Nordiques qui est source de discorde.

Roby St-Gelais
Régis Labeaume est convaincu que les Nordiques ont plié bagages vers le Colorado parce que «des gens voulaient passer à la caisse» et qu’il est «incompréhensif» qu’ils ne soient pas demeurés dans la Vieille Capitale.
À la veille du 20e anniversaire de la vente de l’équipe, le maire de Québec y est allé de cette déclaration incendiaire, hier, commentant ainsi l’entrevue de Marcel Aubut parue dimanche dans Le Journal sous la plume du confrère Jean-Luc Lavallée. Aubut a affirmé qu’il était impossible pour lui et ses partenaires à l’époque (Métro-Richelieu, Daishowa, La Capitale, O’Keefe, Autil inc. et le Fonds de solidarité de la FTQ) de conserver leurs actifs plus longtemps. Les Nordiques ont été vendus pour 75 M$ à Comsat Communications qui l’a déménagé à Denver à l’aube de la saison 1995-1996.
«Les Nordiques n’auraient jamais dû partir, ce n’était pas inévitable, a lancé le maire Labeaume. Je n’ai jamais cru que leur départ était inévitable. Pourquoi, nous, nous avons réussi à convaincre les autorités et les gouvernements d’avoir un (nouvel) amphithéâtre?
Pourquoi on a réussi à convaincre les autorités publiques à investir alors qu’on n’a pas de club et qu’ils (les actionnaires) n’auraient pas réussi avec un club? Ça ne m’est jamais rentré dans la tête.»
Question d’attitude
Il est clair pour le maire, qui milite en faveur du retour de la LNH à Québec depuis plusieurs années, que les propriétaires ont voulu s’enrichir à ce moment. Il remet même en question leur approche auprès du gouvernement péquiste dans leur tentative de sauver les dégâts.
«Si tu veux vendre, est-ce que ton attitude est différente dans ton travail de convaincre les autorités publiques? C’est pour ça que j’ai toujours cru qu’il était possible de garder les Nordiques. Il y a des entreprises qui voulaient passer à la caisse, elles avaient le droit. Ça fait 20 ans et je l’ai encore sur le cœur.
«Les Nordiques ne perdaient pas d’argent. C’est incompréhensible.»

Un incontournable

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François Allaire a sa place au Panthéon comme bâtisseur, estiment plusieurs personnes, dont le plus célèbre de ses élèves, Patrick Roy.
PHOTO COURTOISIE

François Allaire a sa place au Panthéon comme bâtisseur, estiment plusieurs personnes, dont le plus célèbre de ses élèves, Patrick Roy.

MISE à JOUR 
Il y a 30 ans, les Canadiens de Sherbrooke remportaient la Coupe Calder avec un dénommé Patrick Roy devant le filet.
Fraîchement sorti de son stage junior avec les Bisons de Granby, Patrick Roy rencontrait pour la première fois un homme qui allait révolutionner le hockey. Son nom: François Allaire.
Ce fut le début d’une belle et longue aventure entre les deux hommes qui existe toujours puisqu’ils travaillent ensemble avec l’Avalanche du Colorado. Patrick Roy se souvient d’ailleurs très bien de sa première rencontre avec François Allaire qui, à l’époque, n’avait que 25 ans.
Pas une seconde de repos
«Lors de mon premier entraînement à Sherbrooke, je saute sur la glace en me disant que ça va être relaxe parce que je suis le troisième gardien de l’équipe. J’ai donc décidé de briser mon nouvel équipement. Ce fut une des pires décisions de ma vie, dit Patrick Roy en riant. Je ne pouvais pas prendre une seconde de repos, François me faisait travailler sans arrêt et j’ai pas mal souffert! François avait soif d’enseignement, il avait une vision sur la façon dont la position de gardien devait être jouée.»
Patrick Roy s’est presque retrouvé devant le filet des Canadiens de Sherbrooke par hasard. Paul Pageau ne pouvait jouer en raison de la naissance d’un enfant et Greg Moffett s’était blessé.
Dès que le gardien originaire de Québec a pris possession du filet, il ne l’a jamais perdu alors que l’entraîneur-chef de l’équipe, Pierre Creamer, avait demandé à François Allaire qui était maintenant le gardien numéro un. Allaire avait répondu qu’il fallait laisser le kid devant le filet et ce fut la bonne décision.
Fausse croyance
Mais contrairement à ce que bien des gens pensent, ce n’est pas à ce moment-là que François Allaire a demandé à Patrick Roy de changer sa façon de garder le filet, mais plutôt après la Coupe Stanley de 1986.
Allaire était devenu l’entraîneur des gardiens du Canadien et, dès lors, il fallait convaincre Patrick Roy de se transformer.
«Je jouais déjà avec un style papillon, mais je n’étais pas confortable de faire des arrêts avec mes patins. J’aimais bien les glissades à deux jambières. François a dû me convaincre, mais j’ai été méga chanceux. Ce n’était pas facile au début. Je m’interrogeais; mais lorsqu’il m’a démontré que 80 pour cent des buts étaient marqués avec des tirs à ras de glace, j’ai compris. Par la suite, ma structure est devenue solide, compacte.»
Une rencontre qui change tout
Pour François Allaire, avoir un élève comme Patrick Roy fut une chance unique parce que ses méthodes et les succès de Casseau lui ont permis de se faire un nom.
«À l’époque, je ne pouvais pas prédire que ça allait marcher, m’a dit l’entraîneur des gardiens de l’Avalanche dans une conversation téléphonique. Mais je savais que je ne pouvais pas aller dans la même direction que tout le monde. J’ai prouvé mon point avec des statistiques parce qu’au début, ça ne faisait pas l’affaire de Patrick. Il fallait aussi inventer un nouveau langage. Personne ne parlait de déplacement à l’époque.
Aujourd’hui, tout le lexique des gardiens a été inventé par François Allaire, et son impact dans le hockey d’aujourd’hui est immense.
Le temple de la renommée
Franz Jean, l’entraîneur des gardiens du Lightning soutient que, comme bien des gens, il doit sa carrière à François Allaire. Jean était le gardien auxiliaire de Martin Brodeur avec le Laser de Saint-Hyacinthe et François Allaire l’avait invité au camp du Canadien à 19 ans, pour ensuite le former à devenir entraîneur des gardiens.
Aujourd’hui, Frantz Jean croit qu’il faut absolument honorer la carrière de celui qui a eu tant d’impact dans ce qu’est le hockey d’aujourd’hui.
«Je ne peux pas concevoir que François ne sera pas intronisé un jour, m’a-t-il dit. Il a changé la game. S’il n’est pas là, le hockey n’est pas ce qu’il est et les gardiens seraient encore debout. Il est l’entraîneur qui a eu le plus d’impact dans les 30 dernières années.»
Patrick Roy acquiesce. «Il n’y a aucun doute que François fait partie des gens qui ont innové et il a eu une influence importante dans la vie de bien des gens.»

LNH

La fin pour Daniel Brière?

Daniel Brière est présentement avec ses garçons dans la région de Philadelphie et même s’il n’est pas encore prêt à annoncer sa retraite, on sent qu’il a besoin de faire le vide. Lors d’une conversation téléphonique au cours du week-end, il m’a indiqué qu’il ne voulait pas trop se casser la tête avec son avenir. On sent qu’il est curieux de voir s’il y aura des équipes qui vont cogner à sa porte le 1er juillet, mais, encore là, il faudra que la situation soit bonne pour sa famille. Peu importe sa décision, il est évident que ce joueur originaire de Gatineau aura marqué le hockey parce qu’il a déjoué tous les pronostics à son endroit. Une belle histoire qui pourrait bien se poursuivre encore. On verra.
AVALANCHE

Départs inattendus

Lorsque Mario Duhamel et André Tourigny ont décidé de remettre leur démission comme entraîneurs adjoints à Patrick Roy, il est évident que les rumeurs ont commencé à faire surface. Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que Mario Duhamel et André Tourigny souhaitaient avoir plus de responsabilités, mais que Patrick Roy n’était pas prêt à leur donner plus de pouvoir. André Tourigny pourrait bien se retrouver dans l’organisation des Sénateurs comme entraîneur adjoint de Dave Cameron ou entraîneur-chef du club-école des Sens, si Luke Richardson part. Bref, beaucoup de changements sont à prévoir.
LNH

Bientôt de l’aide

La mort par overdose de l’ancien joueur de la LNH, Steve Montador, aura secoué la ligue au complet. Maintenant, l’Association des joueurs a une entente avec la LNH pour qu’un fonds d’aide soit mis en place dès la saison prochaine. L’objectif est de venir en aide aux joueurs qui ont des problèmes importants après leur carrière, que ce soit en raison de commotions cérébrales ou de problèmes de drogues ou alcool reliés à des dépressions. Le besoin semble criant présentement, alors que plusieurs athlètes vivent des moments difficiles lorsqu’ils mettent fin à leur carrière, et la plupart du temps, ils sont laissés à eux-mêmes.