mercredi 30 septembre 2015

Les Remparts devront apprendre à «fabriquer» des buts

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Publié le 30 septembre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
L'attaque des Remparts, privée de joueurs d'expérience, peine... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, YAN DOUBLET
L'attaque des Remparts, privée de joueurs d'expérience, peine à trouver le fond du filet depuis le début de la saison. D'ailleurs, le Suisse Auguste Impose (à droite) fait partie des joueurs qui tardent à se mettre en marche, lui qui n'a qu'un but jusqu'à maintenant.

<p>Kathleen Lavoie</p>
KATHLEEN LAVOIE
Le Soleil
(Québec) Même si on évite de parler de reconstruction chez les Remparts, la jeunesse de leur attaque occasionnera son lot de passages à vide, cette saison. La patience sera donc de mise chez les amateurs de la formation. En attendant, les hommes de Philippe Boucher devront trouver une façon de «fabriquer» des buts. Un objectif plus difficile à atteindre qu'il n'y paraît.
Dépourvue de marqueurs naturels comme Adam Erne et Anthony Duclair cette saison, l'attaque des Remparts peine à toucher le fond du filet, depuis le début de la campagne. Campée au 11e rang de la LHJMQ pour les buts marqués (19 en 6 matchs), la formation a laissé filer deux matchs par la marge d'un but, au cours de la dernière fin de semaine, contre les Huskies de Rouyn-Noranda et le Drakkar de Baie-Comeau. Les occasions de marquer n'ont pourtant pas fait défaut.
«Il va falloir apprendre à finir nos jeux», a constaté d'entrée de jeu Philippe Boucher, mardi. «On a manqué des bonnes chances et ça nous a vraiment fait mal. Dimanche, on a commis des erreurs coûteuses, en troisième. On a eu l'opportunité de fermer les livres et on ne l'a pas fait», a poursuivi l'entraîneur, qui a insisté auprès de ses joueurs mardi sur l'importance de concrétiser leurs chances à l'entraînement.
Quant à l'unité d'avantage numérique, elle roule également au ralenti, en l'absence du quart-arrière Nikolas Brouillard - il sera hors de l'action encore un mois en raison d'une élongation des ligaments du genou droit subie au camp des Maple Leafs-, n'ayant touché la cible qu'une fois en 10 occasions au cours des deux dernières rencontres. Depuis le début de la saison, les Remparts ont toutefois une fiche légèrement supérieure, se situant au septième rang du Circuit Courteau en supériorité d'un homme (19,2 %).
«En avantage numérique, on aurait pu, dans les deux matchs, aller chercher le but nécessaire. À cinq contre trois, dimanche, si on marque, on était à un but de leur casser les reins. Sur l'avantage numérique, on a eu nos chances. C'est sûr que Brouillard excelle dans cette facette du jeu. Depuis l'âge de 16 ans qu'il joue dans cette position-là, alors c'est sûr qu'il nous manque», a convenu Boucher.
Miser sur le collectif
Avec un personnel offensif moins talentueux et expérimenté que celui dont il disposait la saison dernière, le pilote n'a d'autre choix que de repenser son attaque.
«On a été habitués à beaucoup de pièces de jeux individuelles ici par le passé, que ce soit Adam [Erne] ou Duclair, à son année de 50 buts. On va en voir encore, certains efforts individuels. Mais ça va être beaucoup collectif, la manière de marquer des buts. Il va falloir faire les bonnes choses, les faire de la bonne manière, aller devant le filet... C'est comme ça qu'on va aller chercher nos buts.»
Si certains n'ont pas de difficulté à inscrire leur nom sur la feuille de pointage jusqu'à maintenant - Massimo Carozza (5buts, 5e LHJMQ) et Ross MacDougall (4 buts, 1er LHJMQ chez les défenseurs) combinent presque la moitié des buts de l'équipe à eux deux -, d'autres comme les vétérans Zachery Moody (0), Yanick Turcotte (0), Bronson Beaton (0), Olivier Garneau (0), la recrue Jesse Sutton (0) et le Suisse Auguste Impose (1) tardent à se mettre en marche.
«Avec les Européens, il faut être patients, en début de saison. [...] Le style de jeu est différent, il y a 68 matchs à notre calendrier, sans compter les matchs hors concours et les séries. Il n'a jamais joué ça, alors c'est plus exigeant. Cela dit, je pense qu'offensivement, si on veut marquer plus de buts, Auguste va devoir contribuer», a laissé entendre Boucher, ajoutant qu'Impose possédait un très bon tir et devait apprendre à s'en servir.
L'attaquant des Remparts Jesse Sutton... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0
L'attaquant des Remparts Jesse Sutton
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL

Sutton comme Galchenyuk

Philippe Boucher a décidé d'utiliser une page du livre de l'entraîneur du Canadien Michel Therrien dans sa façon d'amener l'attaquant Jesse Sutton, première sélection des Remparts en 2014, à évoluer à la position de centre. «On voit ce qu'ils ont fait à Mont-réal avec Alex Galchenyuk. Dans le junior, le processus est beaucoup plus court. Mais pour apprendre la game, pour un jeune, c'est bon de le faire à l'aile. C'est plus facile. Les responsabilités défensives sont moins importantes. Et un jour, quand le jeune est prêt, tu le mets à la position où tu penses qu'il va être dominant. Ça va être le cas avec Jesse», a fait savoir le patron des Remparts au sujet du Terre-Neuvien de 17 ans. Considéré comme le centre d'avenir de l'équipe, Sutton dispute sa saison recrue, lui qui a raté la majorité de la dernière campagne en raison d'une blessure à l'épaule. «Je pense que je peux devenir 10 fois plus efficace. En ce moment, j'essaie d'incorporer plein de choses dans mon jeu pour être plus complet. Les buts vont suivre», a affirmé le 82.

Impose ne se fait pas de souci

Précédé d'une réputation de buteur lors sa sélection en juillet, Auguste Impose ne s'est inscrit au pointage qu'une seule fois, depuis le début du calendrier régulier. L'attaquant suisse ne s'en fait pas pour autant, parce que les chances de marquer sont au rendez-vous. «Où je m'inquiète le plus, c'est lorsque j'ai pas d'occasions. Parce que tant que j'ai des occasions, ça veut dire que ça va arriver à un moment ou à un autre. C'est quand je n'ai pas d'occasions que je me fais du souci. Il se trouve que je m'en procure beaucoup», a estimé Impose, qui évolue avec les deux attaquants les plus menaçants des Remparts, le centre Massimo Carozza et l'ailier Dmytro Timashov. Le sympathique Européen prône d'ailleurs la patience, lui qui n'a disputé «que six matchs dans la ligue». «C'est un autre championnat, c'est une autre façon de jouer. [...] Sur la glace, il y a moins d'espace. Les décisions, il faut les prendre plus vite. Il faut tout faire un peu plus vite, vu que la glace est plus petite. À ça aussi, je dois m'adapter.»  

On ne voulait pas du CH, et pourtant...

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Centre Videotron
Centre Videotron (Source d'image: PC )

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On maugréait fort depuis des mois dans certains milieux de Québec. Les nostalgiques, qui ne sont pas encore remis du départ des Nordiques et qui sont restés marqués par une rivalité quasi viscérale entre Montréal et Québec, acceptaient mal que le Canadien soit la première équipe professionnelle à fouler la glace d'un édifice tout neuf qui fait la fierté de la ville, avec raison.
N'importe qui, mais pas le Canadien. Pourtant, se serait-on souvenu très longtemps du premier match professionnel dans le Centre de PKP si cette rencontre avait opposé les Islanders de New York aux Sabres de Buffalo, mettons? Pouvait-on espérer faire salle comble avec des équipes pour lesquelles on aurait si peu d'attachement?
Comme cela avait été le cas au cours des visites précédentes du Canadien dans le vieux Colisée, c'est evenko, propriété de Geoff Molson et de son groupe, qui était le promoteur de ce match. Dans ces circonstances, le promoteur achète les droits de ce match, accorde un montant forfaitaire à l'équipe visiteuse pour couvrir ses frais d'entraînement et de déplacement et devient le seul maître à bord dans l'édifice pour la journée.
Ça explique pourquoi les amateurs ont été étonnés que l'annonceur-maison provienne de Montréal et que l'animatrice de foule soit celle du Centre Bell. Avant la rencontre, en plein Centre Vidéotron, l'annonceur a mentionné à la foule que ce match était présenté par Bell. Durant toute la soirée, on a fait la promotion des spectacles à venir au Centre Bell et des boutiques souvenirs du Canadien. Sur les écrans géants, on voyait s'activer les gens de RDS, diffuseur exclusif de la partie.
Après chaque but du Canadien, on avait droit au « Allez Montréal », de Loco Locass. De quoi donner de l'urticaire aux bonzes de Québecor et chatouiller l'orgueil des inconditionnels des Nordiques dont le coeur ne battra jamais pour le Canadien.
La soirée s'est néanmoins déroulée avec beaucoup de classe. Il n'y a pas eu de gestes déplacés. Les employés de la maison ont été polis et courtois. Le Canadien, qui a eu pleinement le temps de s'emparer d'une bonne partie de la place disponible au Québec depuis l'exil des Nordiques, a été chaleureusement accueilli. Des huées pas très dominantes ont marqué quelques percées de P.K. Subban et n'ont pu enterrer les « Go Habs Go » des fans du Canadien qui réclamaient plus d'action. Faut dire qu'avec quelques milliers de chandails rouges dans la place, il en aurait fallu beaucoup pour étouffer l'enthousiasme des amateurs attachés à la Flanelle.
On dira ce qu'on voudra, la présence du Canadien a été plutôt profitable pour la ville de Québec, lundi soir. Ce match a fait déplacer la presse étrangère de la Ligue nationale. Tous les médias du Québec, incluant massivement ceux de Montréal, ont assuré la couverture de l'événement. Le gratin du Québec y était, comme c'est le cas pour les soirs de grande première. Comme l'édifice, qui prend la relève du vétuste Colisée, est absolument spectaculaire, une bonne partie des villes du circuit, grâce aux reportages qui ont suivi, savent que Québec a maintenant tout ce qu'il faut pour que les Nordiques puissent renaître de leurs cendres.
On ne voulait pas que le Canadien soit de la soirée, mais une presse nationale, qui n'a rien oublié de la rivalité Québec-Montréal et qui s'est amenée pour faire revivre un brin d'histoire, a permis que le Centre Vidéotron reçoive un éloge unanime.
Le somptueux amphithéâtre, qui est un hommage à l'ingénierie québécoise et aux entreprises de chez nous qui ont participé à sa réalisation, est la nouvelle carte de visite de Québec. Lundi, la ville n'a pas raté sa rentrée dans le cercle du hockey professionnel. On sait qu'elle est prête à revenir dans les ligues majeures.
Ne manque plus qu'une équipe et des revenus pour assurer sa survie. Mais une chose à la fois. Apprécions d'abord cette immense soucoupe volante qui peut être vue à des kilomètres à la ronde.
Par contre, à en juger par le temps qu'il faudra y mettre pour bâtir une formation de l'expansion issue des rejets des 30 autres partenaires de la Ligue nationale, peut-être devrait-on accepter avec plus d'empressement les quelques centaines de dossards tricolores qui viendront garnir les estrades certains soirs.
Dans un contexte qui s'annonce difficile, on ne peut pas cracher sur la moindre source de revenus.
On doit beaucoup à Edgar Théorêt
Mercredi soir, sept personnalités, qui ont marqué le Québec par leurs accomplissements sportifs, seront intronisés au Panthéon des sports du Québec. Dans une soirée à guichets fermés, Alexandre Bilodeau, Alexandre Despatie, Anthony Calvillo, Jennifer Heil, Julie Sauvé, Larry Smith et Martin Brodeur verront à jamais leurs brillants parcours inscrits dans la riche histoire sportive du Québec. L'unique absent sera Brodeur qui, pour des raisons nébuleuses, a choisi de rester à St. Louis.
Il s'agira du 25e banquet annuel du Panthéon des sports du Québec. On en profitera pour donner un coup de chapeau à Edgar Théorêt qui, à titre de fondateur du Panthéon, a tenu cet organisme à bout de bras pendant plus de 20 ans avant qu'on lui accorde l'appui qu'il avait longtemps sollicité.
Il y aura maintenant 206 intronisés à ce panthéon. Malgré les médailles olympiques, les championnats du monde, les coupes Grey et les coupes Stanley, aucune de ces personnalités n'aurait bénéficié de cette reconnaissance pleinement méritée n'eut été de l'acharnement de Théorêt à mener ce projet à terme. Sans lui, le Panthéon des sports du Québec ne serait pas sur le point d'obtenir son propre musée, l'autre ultime objectif de ce bâtisseur qui nous a quittés en janvier dernier sans avoir eu la chance d'être témoin de cette réalisation Pendant des années, alors qu'il n'y avait pas le plus petit local pour entreposer les artéfacts et souvenirs sportifs rattachés à des événements significatifs, le « musée » qui habitait tous ces objets d'une grande signification résidait dans le sous-sol de sa résidence.
Ex-directeur technique, puis directeur général de la Fédération de natation du Québec, Théorêt a travaillé inlassablement pour mettre en lumière les exploits de nos athlètes. Sans lui, il n'y aurait pas de banquet ce soir. Sans lui, il y aurait longtemps qu'on aurait oublié quelques-unes de nos plus grandes réalisations sportives.
La soirée se tiendra sous la présidence d'honneur du directeur général du Canadien, Marc Bergevin. Edgar aurait été fier de voir la plus grande entreprise sportive au Québec épauler son bébé qui a bien mûri avec les années.O

Expansion : ça prendra le temps que ça prendra

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Gary Bettman

Images of Francois Gagnon
La Ligue nationale de hockey n’a pas dit oui à Québec qui milite en faveur du retour des Nordiques dans la capitale et à Las Vegas qui voudrait attirer la LNH dans la capitale mondiale du jeu. Pas plus qu’elle n’a dit non.
De fait, la seule chose que la Ligue nationale de hockey ait dite aux amateurs de Québec et Vegas dans le cadre de la première des trois réunions annuelles de ses gouverneurs c’est : soyez patients.
Gary Bettman a même refroidi les ardeurs des plus optimistes en rappelant que la saison 2017-2018 était la date la plus hâtive pour une expansion selon ses projections et non une date fixe. «Cette expansion, si expansion il y a, pourrait venir plus tard qu’en 2017-2018. Rien ne presse. Notre situation économique est solide. Nos revenus sont à la hausse malgré la fluctuation à la baisse du dollar canadien. Nous n’avons pas besoin d’une expansion. Nous étudions cette possibilité afin de déterminer si elle peut faire progresser notre ligue. Ce processus est très long. Il n’y a pas d’échéancier à respecter. Il n’y a pas de date butoir. On prendra tout le temps nécessaire pour bien analyser, vérifier et mesurer les informations fournies par les groupes afin de prendre la meilleure décision possible», a plusieurs fois répété le commissaire qui a rencontré les journalistes après la conclusion de la réunion.
Sans l’ombre d’un doute décevante pour les amateurs pressés de voir les Nordiques revenir à Québec, cette sortie de Gary Bettman ne devrait pas être interprétée comme un désaveu à l’endroit de l’une ou l’autre des deux villes candidates. Après tout, le commissaire multiplie les appels au calme depuis qu’il a amorcé le processus d’expansion en juin dernier.
Plus encore, le commissaire a louangé la qualité des présentations faites par Pierre Dion, pour Québecor, et William Foley de Las Vegas en matinée, mardi, dans les bureaux de la Ligue à New York. Des présentations effectuées devant les 10 équipes – Anaheim, Boston, Calgary, Caroline, Chicago, Minnesota, Philadelphie, Tampa Bay, Toronto et Washington – composant le comité exécutif de la LNH. «Nous n’attendions rien de moins de la part de ces deux groupes qui nous ont expliqué en détail qui ils sont, quels sont leurs objectifs et comment ils comptent s’y prendre pour mener à bien leur projet», a indiqué le commissaire de la Ligue.
Si ces présentations se sont bien déroulées et qu’elles ont permis aux représentants de Québec et Las Vegas –voir autre texte  – de quitter New York avec la satisfaction du devoir accompli, elles n’ont fait l’objet d’aucun débat lors de la réunion impliquant les 30 clubs plus tard en après-midi.
En moins de 10 minutes, Gary Bettman a simplement fait le point sur la progression du projet d’expansion. Rien de plus. Les débats viendront dans le cadre de futures réunions du comité exécutif qui ne sont pas encore au calendrier. «Est-ce qu’il faudra une ou plusieurs réunions avant que le dossier soit suffisant avancé pour être présenté à l’ensemble des gouverneurs? Je n’en ai pas la moindre idée. Mais je vous répète que nous avons tout notre temps», a insisté Bettman.
23 clubs à convaincre
S’ils n’ont pas débattu du projet d’expansion, les gouverneurs de la LNH sont aussi demeurés cois dans leurs commentaires à la sortie de la salle de réunion. «Gary vous expliquera tout ça», a simplement lancé Kevin Gilmore, vice-président exécutif et chef de l’exploitation (bras droit de Geoff Molson) du Canadien de Montréal en guise d’esquive à la question lancée sur ses sentiments à l’égard de Québec.
Les seules autres «réponses» sont venues des présidents Paul Holmgren (Flyers) qui a levé le pouce en l’air et John Davidson (Blue Jackets) qui a lancé : «J’aime Québec ! C’est une excellente ville de hockey.»
John Davidson n’était pas seul dans son camp.
Dans les corridors voisins de la salle de réunion mardi midi quelques conversations avec des membres des 30 clubs croisés ici et là permettaient de constater une sympathie évidente à l’endroit de Québec.
Au-delà cette sympathie, le président et chef de la direction aura un mandat clair, net et précis à remplir pour que cette sympathie se traduise en un vote favorable en vue du retour des Nordiques à Québec : rassurer les 30 gouverneurs quant à la viabilité d’un club de la LNH dans la capitale. La question que se posent bien des gouverneurs est simple. Et normale. Ils se demandent comment, alors que les Nordiques ont quitté Québec en 1995 alors que la masse salariale du club oscillait autour des 18 millions $, pourront-ils survivre aujourd’hui avec un plafond qui flirtera bientôt avec les 80 millions $?
Par le biais de la présentation effectuée mardi à New York, Pierre Dion a sans l’ombre d’un doute dévoilé son plan économique visant à faire des Nordiques un club rentable. Le plan de Québec, comme celui de Las Vegas, sera étudié avec attention par des analystes embauchés par la LNH pour l’aider à prendre une position sur la validité des deux candidatures.
En bonne posture
Bien qu’il soit impossible de savoir si la LNH par le biais de ses gouverneurs lorgne vers une expansion ou qu’elle décidera de la repousser, il est clair à mes yeux que même une conclusion négative ne sonnerait pas le glas à un éventuel retour de la LNH à Québec. Un refus de procéder immédiatement à l’expansion ne ferait que retarder ce retour.
Pourquoi? Parce que le processus actuel permet à Québec de se faire reconnaître. De prendre du galon. De démontrer que la ville a changé. Que son économie est plus forte. Que les partisans sont toujours là et aussi enthousiastes qu’ils l’ont toujours été, mais que les dollars du monde corporatif sont plus abondants que ceux qui doutent du projet ne le croient.
Et ça, c’est crucial.
Car si pour une série de raisons, bonnes ou mauvaises, Québec n’obtenait pas les Nordiques par le biais de l’expansion, elle deviendrait du coup la destination numéro un dans l’éventualité du transfert ou de la vente d’un club en difficulté.
Ce dernier scénario ne plait pas à la LNH. C’est évident. Car une relocalisation serait loin de remplir les coffres comme une éventuelle expansion le ferait considérant que Québec et Vegas devront verser 500 millions $ chacune pour obtenir le privilège de se bâtir une équipe.
Mais comme on l’a vu dans le dossier du transfert des Thrashers d’Atlanta vers Winnipeg qui a vu renaitre les Jets, ce scénario peut devenir nécessaire en dernier recours.
Et s’il n’est pas intéressant pour la LNH, ce scénario le serait grandement pour Québec qui obtiendrait pour bien moins cher une équipe et l’organisation qui l’entoure. Et cette équipe, même moribonde, offrirait aux amateurs de Québec, et à Québecor, un bien meilleur rapport qualité-prix que le bout de papier qui confirmera la renaissance des Bleus en retour d’un demi-milliard de dollars.
On en est là. Quelle conclusion tirer de tout ça? À mes yeux et bien que je me sois toujours rangé dans le camp des plus pessimistes quant au retour de la LNH à Québec, je crois aujourd’hui que le processus est tellement bien enclenché que ce retour viendra un jour. Ça prendra le temps que ça prendra, mais ça viendra!
Opérations hockey
S’ils ont bien peu parlé de l’expansion, les gouverneurs ont parlé de hockey. Et c’est bien tant mieux.
Ils ont fait le point sur l’implantation de la prolongation à trois contre trois. Une prolongation qui semble offrir les résultats espérés car depuis le début du calendrier préparatoire, 77% des prolongations se sont décidées sans qu’on ait recours aux tirs de barrage. «Ce n’est pas un essai que nous effectuons cette année. L’essai a été effectué dans la Ligue américaine. Et il a été concluant. Nous adoptons cette forme de prolongation avec la ferme intention qu’elle fasse dorénavant partie des règles du hockey», a insisté Gary Bettman.
Si la LNH a testé la prolongation à trois contre trois en matchs préparatoires, elle ne l’a pas fait en ce qui a trait aux appels logés par les entraîneurs pour contester des décisions des officiels sur la patinoire. «Les systèmes ne sont pas encore tout à fait à point, mais ils le seront pour l’ouverture de la saison la semaine prochaine», a ajouté le commissaire de la LNH.
Les gouverneurs ont aussi reçu la visite d’un analyste de la banque CIBC qui est venu parler des fluctuations à la baisse du dollar canadien, de leurs conséquences et des possibilités que cette fluctuation change de direction et reprenne son envol ce qui serait un plus pour les revenus de la LNH en raison de l’importance des droits de télédiffusions au Canada. «Le taux de change nous affecte, mais nos revenus demeurent à la hausse. Notre projection prévoit des revenus d’au-delà de 4 milliards encore cette année. Mais il est trop tôt pour préciser ce montant. Quant au dollar canadien, le spécialiste nous a beaucoup parlé de la situation actuelle, mais il a surtout expliqué que les projections sont très difficiles en cette matière. Tellement que lui et ses collègues pourraient faire passer les météorologues pour des génies», a conclu Gary Bettman.
S’il a été question de commotions cérébrales, de leurs conséquences néfastes et des poursuites menées de front par plusieurs anciens qui dénoncent l’insouciance affichée par la LNH dans un passé pas si lointain, personne, pas même le commissaire Bettman, n’en a soufflé mot.
Tout ce beau monde refera sur le point sur l’expansion – du moins je l’espère – et sur les affaires courantes lors de la prochaine réunion des gouverneurs à Pebble Beach, en Californie, au début du mois de décembre.

Bettman reste campé sur ses positions

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Publié par 98,5 fm pour 98,5fm Sports le mardi 29 septembre 2015 à 16h46. Modifié par Charles Payette le mercredi 30 septembre 2015
Bettman reste campé sur ses positions
(98,5 Sports) - Gary Bettman s'est dit impressionné par le centre Vidéotron et il ne doute pas du tout de l'amour des gens de Québec envers le hockey, mais il a réitéré qu'il n'y avait toujours aucun échéancier en vue d'une expansion dans son circuit.
On en parle en ondes :
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Mis en ligne le mardi 29 septembre 2015 dans Bonsoir les sportifs avec Ron Fournier et Martin McGuire
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Mis en ligne le mardi 29 septembre 2015 dans Bonsoir les sportifs avec Ron Fournier
«Il n'y a pas d'échéancier et aucune décision n'a été prise en ce sens, a déclaré le commissaire de la LNH mardi après-midi. Il n'y a eu aucune délibération, ni aucun débat à savoir si on voulait une expansion. Il n'y a eu aucun vote non plus.»

Les groupes qui souhaitent obtenir une franchise de la LNH - Québecor pour Québec et le groupe de Bill Foley pour Las Vegas - ont fait une présentation d'environ une soixante de minutes plus tôt mardi devant des hauts placés de la LNH et un groupe de 10 propriétaires.

«Chacun des candidats a pu parler de qui ils sont, de leur vision et de la façon dont ils entrevoyaient leur franchise», a expliqué celui qui dirige la LNH depuis 1993.

Un économiste est également venu parler de la fluctuation du dollar canadien. Bettman n'a pas semblé trop inquiet de la faiblesse du huard.

«Un économiste nous a dit que quand vient le temps de prédire la performance du dollar canadien, ça fait bien paraitre les météorologues», a-t-il déclaré sourire en coin.

Le grand manitou a aussi rappelé que le prix d'une expansion coûterait au bas mot 500 millions $ US.

Détails à venir...

30 équipes LNH en 30 jours : Sabres de Buffalo

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Jack Eichel
Jack Eichel (Source d'image: PC )

À l'approche de la nouvelle saison dans la LNH, voici un survol des différentes équipes. Aujourd'hui, les Sabres de Buffalo.
Saison régulière 2014-2015
Fiche de 23-51-8, total de 54 points, 8es de la section Atlantique, 16es de l'Association de l'Est et 30es du classement général.
Attaque : 161 buts, 30e rang; défense : 274 buts, 29e rang.
Séries éliminatoires 2014-2015 : Les Sabres de Buffalo n’ont pas participé aux éliminatoires.
Nouveaux joueurs : Jason Akeson (AD), Carlo Colaiacovo (D), Matt Donovan (D), Cody Fransom (D), David Legwand (C-A), Robin Lehner (G), Jamie McGinn (AD-AG), Cal O’Reilly (C), Ryan O’Reilly (C-A), Evan Rodrigues (AD), Bobby Sanguinetti (D).
Joueurs qui ont quitté : Andre Benoit (D), J.T. Compher (C-AG), Zac Dalpe (C-AD), Matt Ellis (C-AG), Mikhail Grigorenko (C-A), Matt Hackett (G), Cody Hodgson (C-A), Anders Lindback (G), Tyson Strachan (D), Nikita Zadorov (D).
Entraîneur-chef : Dan Bylsma
Après avoir connu une autre saison difficile, ne récoltant que 54 points, les Sabres de Buffalo ont terminé au 30e et dernier rang du classement général pour une deuxième saison de suite et raté les séries éliminatoires pour la quatrième saison d’affilée.
Les Sabres ont ainsi congédié l’entraîneur-chef Ted Nolan et l’ont remplacé par Dan Bylsma.
Rien n’a été positif, car leur attaque n’a marqué que 161 buts, terminant au dernier rang du circuit. Ça veut dire seulement 1,87 but par rencontre. Jack Eichel, repêché au deuxième rang au total, et le nouveau venu Ryan O’Reilly seront particulièrement à surveiller. Sans oublier les débuts d'Evander Kane avec sa nouvelle équipe après avoir quitté les Jets.
Pour sa part, la défense a concédé 274 buts (3,28 par rencontre), en 29e position de la LNH.
Avec les changements qui ont été effectués, les Sabres pourraient reprendre un peu de leur lustre, mais à moins d’un miracle, ils auront de la difficulté à participer aux éliminatoires, sans oublier que leurs unités spéciales ont été atroces en 2014-2015, terminant au dernier rang du circuit, autant sur le jeu de puissance (13,39 %) que sur l’unité défensive (75,10 %).

Selon un expert en marketing, «le dossier de Las Vegas est plus solide que celui de Québec»

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Publié par Léandre Drolet pour 98,5fm Sports le mardi 29 septembre 2015 à 23h12. Modifié par Charles Payette le mercredi 30 septembre 2015
Selon un expert en marketing, «le dossier de Las Vegas est plus solide que celui de Québec»
(98,5 Sports) - Le marché de Las Vegas est plus attrayant pour la LNH que celui de la ville de Québec. C'est l'opinion que le professeur Frank Pons du Département de marketing de l'Université Laval a émise à Bonsoir les sportifs animés par Ron Fournier, mardi soir.
Bien que la popularité du hockey à Québec ne fasse aucun doute dans l’esprit du commissaire Gary Bettman et de ses acolytes, le spécialiste du marketing sportif considère que la passion des Québécois pour le hockey n’est pas la principale raison qui permettra un éventuel retour des Nordiques.

«La LNH cherche avant tout la pérennité du projet à long terme. Le côté économique, le tissu d’affaires, la capacité de remplir les loges, les outils de commandite, ce sont les aspects qui sont les plus importants, a déclaré l’expert en comportement du consommateur. Bettman considère avant tout la survie de la concession à long terme.»

La réalité, prétend Pons, c’est que la LNH ne pense pas comme un fan de Québec.

«Bettman a une approche business. C’est beaucoup plus complexe que de remplir un amphithéâtre une ou deux fois par semaine. Comment on va faire vivre le projet à long terme?», c’est la question que se pose le commissaire de la LNH, croit Pons.

Ce dernier avance aussi qu’une équipe américaine jouit toujours d’une longueur d’avance sur une équipe canadienne.

«La couverture de marché aux États-Unis entre en ligne de compte, a précisé l’expert. Si les équipes américaines, qui connaissent des difficultés financières, étaient situées au Canada, ça ferait longtemps qu’elles auraient été transférées dans une autre ville. Je ne veux pas dire qu’elles ont des passe-droits, mais la LNH ne veut pas disparaître de certains marchés.»

Pons considère que Las Vegas devance Québec dans la course.

«Selon moi, la LNH va être hyper prudente, car elle n’a rien à gagner à prendre une décision rapide. Oui le dossier de Québec est solide, mais pour moi celui de Las Vegas l’est encore plus. C’est un marché intéressant et la LNH veut être la première grande ligne professionnelle à s’y implanter. Las Vegas aura sûrement la primauté.»

Le professeur laisse aussi entendre que la valeur du dollar canadien entre dans l’équation, même si Bettman prétend le contraire.

«Le contrat de télévision de 5,2 milliards $ canadiens que Rogers et Québecor ont signé l’année dernière ne vaut plus que 4,1 milliards $», a-t-il dit.

Dans l’entrevue qu’il a accordée à Ron Fournier, Pons parle aussi du modèle d’affaires de Québecor et de bien d’autres sujets.