mercredi 14 octobre 2015

Le Canadien réédite un exploit de 1977

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Publié par 98,5 Sports pour 98,5fm Sports le mardi 13 octobre 2015 à 18h56. Modifié à 22h55.
Le Canadien réédite un exploit de 1977
AP
(98,5 Sports) - Le Canadien de Montréal s'est présenté à Pittsburgh, mardi, fort de trois victoires d'affilée, face à des rivaux qui n'avaient pas encore savouré un triomphe cette saison.

Et le Tricolore a quitté la ville de l'acier avec en mains une séquence de quatre gains successifs à la suite d'une victoire de 3-2 face aux Penguins, une première depuis 38 ans.
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Mis en ligne le mardi 13 octobre 2015 dans Bonsoir les sportifs et Après-match du Canadien avec Martin McGuire et Dany Dubé
Le Canadien n'avait pas remporté ses quatre premiers matchs d'une saison depuis le début de la campagne 1977-1978.

Max Pacioretty, deux fois, et Tomas Fleischmann, avec son premier but dans l’uniforme du Canadien, ont inscrit les buts de l’équipe de Michel Therrien qui va disputer son match d’ouverture à Montréal, jeudi, contre les Rangers de New York, avec une fiche immaculée (4-0-0).
Beau Bennett et Kristopher Letang ont assuré la réplique des Penguins (0-3-0) qui n’ont inscrit que trois buts depuis le début de la campagne 2015-2016. Sidney Crosby a été blanchi tandis que Evgeni Malkin a amassé une mention d'aide.

Carey Price a remporté sa troisième victoire de la saison après avoir repoussé 31 des 33 tirs dirigés contre lui. Marc-André Fleury a bloqué 27 tirs.

Le film de la rencontre

Première période:

Peu d'action dans les deux premières minutes, si ce n'est qu'un tourniquet de Tomas Plekanec dans le coin droit de la zone des Penguins, histoire de surprendre le gardien Marc-André Fleury, qui ne mord pas.

Première occasion de marquer des Penguins, lorsque Evgeni Malkin, bien alimenté par Phil Kessel, se pointe sur l'aile gauche, mais son tir passe au-dessus du filet de Carey Price.

Même situation quelques instants plus tard avec Beau Bennett, seul devant Price, qui lui aussi tire trop haut.

En relance, Brendan Gallagher transporte la rondelle dans le coin gauche de la zone des Penguins et il centre pour Max Pacioretty dont le tir déjoue Fleury qui avait peut-être la vue voilée par Plekanec. Le troisième but de la saison de Pacioretty. Canadien 1 Penguins 0.

Le Tricolore a inscrit le premier but de la rencontre à ses quatre premiers matchs de la saison. Tout un contraste avec l'an dernier.

Une autre montée, cette fois, d'Alex Galchenyuk, offre une autre occasion de marquer, tant pour Andrei Markov que Lars Eller, mais ni l'un ni l'autre n'arrive à maîtriser la passe de Galchenyuk.

Les Penguins sont débordés et Sergei Plotnikov (obstruction) écope de la première pénalité du match.

Le Canadien fait circuler le disque avec aisance, mais un bâton brisé de Markov tue une belle séquence dans l'oeuf. Et David Desharnais commet ensuite la même bévue que Plotnikov. On joue à quatre contre quatre.

Personne ne profite de l'espace supplémentaire et les Penguins ne génèrent rien de bon durant la quarantaine de secondes en avantage d'un homme.

Desharnais fait amende honorable de sa pénalité en empêchant Patric Hornqvist de déjouer Price. Et Price stoppe ensuite un tir de Bennett.

Le Canadien repart en attaque et un tir de P.K. Subban s'écrase sur le poteau du filet de Fleury.

Deux contre un avec Sydney Crosby et Chris Kunitz: Crosby tire et Price bloque le tir.

Tom Gilbert perd la rondelle dans sa zone, ce qui permet à Kevin Porter de décocher un tir vers Price. Tir qui rate la cible.

Tirs au but par:

Canadien : 7 - 0 - 0 : 7

Penguins: 4 - 0 - 0 : 4

Deuxième période:

Après 90 secondes de jeu, Chris Kunitz arrive à fond de train sur le flanc gauche et son tir vif donne du mal à Price qui s'empare de la rondelle du gant.

À l'instar de celui du Canadien, le quatrième trio des Penguins fait du bon travail en début de deuxième période.

Nathan Beaulieu tire de la pointe et son tir atteint Dale Weise qui s'effondre. Cela mène à un deux contre un pour les Penguins et Bennett en tire parti en déjouant Carey Price d'un beau tir. Canadien 1 Penguins 1.

Weise retraite temporairement au vestiaire avant de reprendre place sur le banc des siens.

Le vent a complètement changé de côté. Les Penguins dominent d'un bout à l'autre. Le Canadien est débordé à son tour et Price fait un bel arrêt face à Kessel.

Les Penguins sont pénalisés pour avoir trop d'hommes sur la patinoire. Et, cette fois, le Canadien en profite.

Placé à la hauteur du cercle d'engagement, Pacioretty décoche un tir des poignets qui déjoue Fleury. Canadien 2 Penguins 1.

L'avance sera de courte durée. Un tir de Kristopher Letang en provenance de la pointe est dévié par le bâton de Weise et Price est battu dans le haut du filet.Canadien 2 Penguins 2.

Quatre-vingt-quatre secondes d'écart entre les deux buts.

Beau jeu de Jeff Petry à la pointe qui remet à Gallagher. Un tir et un autre arrêt de Fleury.

Bon travail d'Alexander Semin dans le fond de la zone des Penguins.

Tirs au but par:

Canadien : 7 - 12 - 0 : 19

Penguins: 4 - 15 - 0 : 19

Troisième période:

Letang perd une rondelle dans sa zone dès les premières secondes et Gallagher tire à bout portant vers Fleury qui fait un arrêt facile.

Autre bourde des Penguins quelques instants plus tard. Tomas Fleischmann remet à Desharnais qui passe à Dale Weise et Fleury fait un superbe arrêt de la jambière.

Le Canadien rate une autre belle chance quand un bel échange entre Devante Smith-Pelly, Torrey Mitchell et Brian Flynn tourne court.

Quelques instants plus tard, Desharnais se défait de Plotnikov à la ligne bleue du Tricolore. Il se retrouve à la droite de Fleury quand il centre à Fleischmann dont le tir précis touche la cible. Le premier but de Fleischmann avec le Tricolore.Canadien 3 Penguins 2.

Pénalité à Smith-Pelly pour avoir fait trébucher Kessel. Ça aurait pu être l'inverse tant les deux joueurs semblent être entrés en collision en même temps. Avantage numérique pour Pittsburgh.

Le Canadien profite d'un mauvais changement des Penguins en fin de pénalité pour obtenir un trois contre un. Pacioretty tire et ni Emelin ni Plekanec ne peuvent saisir le retour. Le Tricolore s'en tire sans casse.

Avec un peu moins de sept minutes à faire, les Penguins attaquent de toutes parts et Price multiplie les arrêts face à tous les francs-tireurs adverses.

Gallagher tire de loin et le rebond sur la baie vitrée lui est favorable. Il tente de frapper la rondelle au vol, mais rate son coup.

Poussée de Eller sur le flanc gauche, mais sa passe au centre ne trouve pas preneur.

Les Penguins redoublent d'efforts. Price fait un arrêt formidable à l'aide d'un grand écart face à un Crosby médusé qui regarde vers le ciel après coup...

Pittsburgh retire son gardien avec 70 secondes à jouer, mais Fleury doit revenir en raison d'une mise en jeu dans sa zone.

Fleury quitte pour de bon, cette fois, avec 37 secondes à jouer. Mise en jeu dans le territoire du Canadien avec 11:8 secondes. Et le Canadien dégage. C'est gagné.

Tirs au but par:

Canadien : 7 - 12 - 11 : 30

Penguins: 4 - 15 - 14 : 33

« Carey a eu le dessus » - Therrien

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Publié par 98,5 Sports pour 98,5fm Sports le mardi 13 octobre 2015 à 22h13. Modifié à 22h49.
« Carey a eu le dessus » - Therrien
Price stoppe le tir de Crosby/AP
(98,5 Sports) - Au hockey, une victoire est parfois l'affaire d'un gros but ou d'un arrêt miraculeux. Le Canadien a obtenu les deux contre les Penguins, mardi soir, grâce à Carey Price et à Tomas Fleischmann.
Le point de presse de Michel Therrien
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Avec le Tricolore en avance par un but en troisième période, Price a étendu la jambe et le gant et il a fait un arrêt formidable face à Sydney Crosby. Le capitaine des Penguins était médusé de l’arrêt du gardien du Canadien.

Invité à commenter cette rencontre au sommet, l’entraîneur Michel Therrien a ainsi résumé la chose.

« Tout le monde était ébloui que Carey ait fait cet arrêt-là. C’était un moment dans le match. Ce sont deux joueurs élites qui se sont affrontés et Carey a eu le dessus ».

« C’était un réflexe désespéré, a noté le gardien, avec son humilité habituelle. Il a probablement raté en partie son tir. J’ai été chanceux. Je n’ai pas vu la rondelle. »

« Quand ton gardien fait un arrêt de la sorte, ça te motive et tu sais que tu dois en faire un peu plus afin d’aller chercher les deux points », a noté Max Pacioretty, qui a inscrit ses 4e et 5e buts de la saison.

Le 1er de Fleischmann

Pour sa part, Fleischmann a inscrit son premier but dans l’uniforme du Tricolore à la suite d’une belle passe de David Desharnais.

Cette réussite du nouveau venu mettait un point d’orgue à une excellente prestation de tous les trios du Canadien au cours de ce périple de quatre rencontres à l’étranger.

« C’était notre troisième match en quatre soirs et les Penguins étaient affamés. On a bien entamé le match. On ne leur donnait pas grand-chose. On les frustrait. Nous sommes un peu sortis de notre bulle en deuxième, mais, en troisième, nous sommes sortis forts. On a été chercher l’avance et on a été capables de la protéger.

« Si on regarde la contribution d’équipe, nos quatre trios ont réussi à produire à des moments importants. Le but de Fleischmann, ce soir, c’est le but vainqueur. C’est le premier but de ce trio de ce voyage à cinq contre cinq. Fleischmann a de l’expérience. J’aime son positionnement sur la patinoire. Il est très intelligent. »

Desharnais, qui a servi une belle passe à Fleischmann, a noté que le trio avait un but.

« Notre trio est moins 2... On voulait inscrire le but de la victoire. C'était notre objectif. »

Départ de rêve

Le Canadien vient de rééditer une marque de 1977 avec quatre victoires à ses quatre premiers matchs de la campagne.

« C’est une affaire de communication, pense Price. De timing. Il y a plusieurs variantes. On joue du bon hockey et tout semble bien aller pour nous. »

Interrogé quant à son départ canon après avoir raté presque tout le camp préparatoire, Pacioretty, pour sa part, n’avait pas d’explication à fournir.

« C’est marrant. Jamais je n’ai été aussi peu préparé avant une saison et je récolte encore plus de points. Mais ce n’est pas une question de points. Je suis heureux du rôle que j’ai et notre ligne fait du bon travail. On joue dans les deux sens de la patinoire. »

Et Pacioretty avait une mise en garde en vue du match d'ouverture au Centre Bell, face aux Rangers.

« On ne doit pas se sentir au-dessus de nos affaires avec notre fiche de 4-0. Nous n'avons pas joué de façon parfaite et nous savons qu'il y a place à l'amélioration. Parfois, on voit des équipes se relâcher au retour d'un bon voyage. On doit s'assurer que ça ne sera pas le cas. »

Michel Therrien multiplie les débuts de saison positifs

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« On ne peut pas être plus satisfaits »


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PITTSBURGH - Si le Canadien a besoin d’une autre victoire pour établir un record d’équipe avec cinq gains consécutifs en ouverture de saison, les séquences gagnantes en début de campagne deviennent une marque de commerce pour Michel Therrien. De fait, c’est la septième saison consécutive que ses clubs amorcent une campagne sur une note positive.
L’an dernier, le Canadien a amorcé la saison avec trois victoires de suite. Il s’était ensuite fait savonner 7-1 à Tampa Bay dans le cadre de la quatrième partie. Une partie que les responsables du calendrier de la LNH avaient enfoncée dans la gorge du Tricolore en raison d’un problème de disponibilité du Amalie Arena.
Après ce cuisant revers, le Canadien avait toutefois signé quatre gains consécutifs aux dépens des Bruins, de l’Avalanche, des Red Wings et des Rangers pour compléter sa première tranche de huit matchs avec un bilan de sept gains contre une seule défaite.
«On joue beaucoup mieux cette année que l’on jouait l’an dernier à pareille date. On avait dû revenir de l’arrière dans les matchs à Washington et Philadelphie – des gains de 2-1 et 4-3 arrachés en tirs de barrage après des remontées improbables – pour gagner. Cette année, on dicte le rythme des parties. On est plus rapide. On respecte mieux le système et on obtient la contribution de tous nos trios et de tous nos duos de défenseurs. Tous nos joueurs ont contribué d’une façon ou d’une autre à nos victoires», m’expliquait Michel Therrien après l’entraînement matinal de son équipe mardi.
Une équipe qui lui a donné raison plus tard en soirée en battant Sidney Crosby et les Penguins 3-2.
Pour appuyer les dires de Michel Therrien on pourrait ajouter qu’après Alex Galchenyuk, Lars Eller et Tomas Plekanec, c’est Tomas Fleischmann qui a été crédité du but de la victoire mardi à Pittsburgh.
C’était aussi mardi la quatrième fois en quatre matchs que le Canadien enfilait le premier but de la rencontre. Des premiers buts qui l’ont propulsé vers la victoire à chaque occasion.
Depuis qu’il a amorcé son deuxième séjour à la barre du Canadien il y a quatre ans, Michel Therrien a mené son équipe à des séquences de 7-1-0 en 2012-2013, 5-2-0 en 2013-2014, 7-1-0 l’an dernier avant d’afficher ses quatre gains consécutifs cette année. À ses trois saisons amorcées à Pittsburgh à titre d’entraîneur-chef, Michel Therrien avait vu ses Penguins amorcer l’année avec des séquences gagnantes de 7-3-0 en 2006-2007, 5-3-0 en 2007-2008 et 5-2-1 en 2008-2009.
«Les points amassés en début de saison sont aussi importants que ceux amassés en fin d’année. Ils le sont même davantage, car ils t’évitent d’avoir à revenir de l’arrière pour accéder aux séries. Ce qui n’est jamais facile dans la LNH d’aujourd’hui», m’indiquait Michel Therrien hier.
Pour expliquer de pareils succès en début de saison, Michel Therrien invoque la qualité du travail abattu lors du camp d’entraînement. «La préparation est rendue cruciale dans le hockey d’aujourd’hui. Nos entraînements sont réglés au quart de tour. On ne perd pas une seconde dans le déroulement des entraînements. Tout est planifié pour maximiser chaque tranche de 20 minutes que nous planifions dans le cadre de nos entraînements. Je savais que mon club était prêt cette année. Je le sentais. Car même si nous avons perdu nos deux derniers matchs préparatoires contre Ottawa, j’aimais vraiment la manière dont on jouait. Ça se reflète avec nos victoires depuis le début de l’année.»
Combien de victoires le Canadien enfilera avant d’être rappelé à l’ordre, avant de croiser des clubs plus féroces que les Leafs, les Bruins, les Sénateurs et les Penguins, avant de tomber au neutre ou de connaître, comme tous les clubs en connaissent, une ou des séquences moins glorieuses ?
Personne ne le sait. Mais ce que Michel Therrien et ses joueurs savent, c’est qu’en jouant comme ils le font depuis le début de l’année – exception faite du match contre Toronto – ils gagneront plus souvent qu’ils perdront. Ils savent aussi que les huit points déjà en banque, des points qui auront plus de valeur encore une fois dans le dernier droit de la saison régulière, personne ne pourra venir leur voler.

Canadien-Penguins : aux antipodes

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Canadiens 3 - Penguins 2


Images of Francois Gagnon
PITTSBURGH - La dernière fois que le Canadien a amorcé sa saison avec quatre victoires consécutives, aucun joueur de l’édition actuelle n’était né ; pas même Andrei Markov l’aîné du groupe a bientôt 37 ans.
Il faut remonter jusqu’en début de saison 1977-1978 pour retracer le dernier exploit du genre. Un exploit que la troupe de Michel Therrien a égalé en renversant les Penguins 3-2 à Pittsburgh. Si le Tricolore gagne jeudi, alors que les Rangers de New York feront escale au Centre Bell, il passera à l’histoire avec une séquence de cinq gains de suite pour lancer la saison.
Quant aux Penguins, ils connaissent un début de saison aux antipodes de celui du Tricolore alors que leur défaite aux mains du Canadien était leur troisième de suite cette année. Ce revers, un premier encaissé devant des partisans qui se sont impatientés à quelques reprises mardi soir, a laissé des traces dans le vestiaire. Victime de trois buts dont deux l’ont fait mal paraître, Marc-André Fleury qui a amorcé sa première réponse avec un juron bien gras commençant par la lettre O avant de s’excuser! «On est meilleur que ça. C’est très frustrant. C’est dur à accepter», a lancé Fleury, victime de trois buts sur les 30 tirs du Tricolore.
Si aucun joueur du Canadien n’était né en 1977 lorsque le Tricolore a ouvert sa saison avec quatre victoires de suite, Sidney Crosby donnait ses premiers coups de patin dans la LNH lorsque les Penguins ont amorcé pour la dernière fois une saison avec trois défaites consécutives ; donc en octobre 2005 au retour du lock-out qui avait paralysé la LNH pendant une saison complète.
«Il y a quand même du positif à tirer malgré la défaite, mais on doit être meilleurs. On doit profiter de nos chances de marquer», a indiqué Sidney Crosby dans un autre coin du vestiaire.
Blanchi de la feuille de pointage pour une troisième partie de suite cette saison, Sidney Crosby a au moins obtenu quatre tirs sur la cage défendue par Carey Price. C’était ses premiers cette saison. De fait, le capitaine des Penguins a mis fin à une disette de 47 min 7 s lorsqu’il a tiré sur le gardien du Canadien en fin de première période.
Le trio de Crosby –flanqué de Chris Kunitz et Philk Kessel – a connu quelques bons moments mardi. Surtout en fin de rencontre. Mais le trio du capitaine des Penguins a été neutralisé à quelques reprises par le quatrième trio du Tricolore.
Vrai que Torrey Mitchel, Brian Flynn et Devante Smith-Pelly jouent du hockey inspiré et efficace depuis le début de l’année, mais il est quand même un brin surprenant de les voir museler un trio qui devrait être l’un des plus redoutables de la LNH.
Au-delà quelques poussées du trio de Crosby, c’est le troisième trio pivoté par Nick Bonino et complété par Sergei Pletnikov et Beau Bennett qui a été le meilleur et/ou le plus constant des Penguins.
Ça vous donne une idée…
Sur les talons
Crosby et ses coéquipiers ont très mal amorcé le match. Sur les talons, ils ont regardé le Canadien prendre possession de la patinoire et y régner en maître.
Suivant à la lettre le mot d’ordre qui était de tirer haut pour maximiser leurs chances de déjouer Carey Price, les joueurs des Penguins ont tiré trop haut ratant la cible à plusieurs reprises au cours du premier tiers. Quatre fois seulement, les Penguins ont obligé Carey Price à réaliser des arrêts. Et lorsqu’ils se sont mis à jouer un peu plus et un peu mieux, les Penguins se sont butés à un Price très solide.
Le gardien du Canadien s’est peut-être montré généreux sur le but de Bennett qui a nivelé les chances 1-1 en début de deuxième. Certains diront qu’il aurait aussi pu stopper la frappe de Kristopher Letang qui a nivelé les chances 2-2 moins de cinq minutes plus tard. Mais après avoir accordé deux buts sur 15 tirs en période médiane, Price a stoppé les 14 tirs qu’il a affrontés en troisième pour protéger la quatrième victoire de son club. Sa troisième cette saison.
Le gardien du Tricolore a réalisé son plus bel arrêt aux dépens de Sidney Crosby en toute fin de rencontre en effectuant une glissade du désespoir sur sa gauche. «Je savais qu’il était là, mais j’étais un peu en retard. Après le premier arrêt, je ne savais plus vraiment où était la rondelle. Il faut être chanceux parfois pour être bon», que le gardien du Canadien a lancé en analysant l’arrêt du match.
On lui a vite répliqué qu’il faut aussi être bon pour s’assurer que la chance vienne de son côté de temps en temps…
«Deux joueurs d’élite se sont affrontés en duel sur ce jeu et c’est Carey qui a eu le dessus», a indiqué un Michel Therrien fort satisfait du travail de son équipe. Avec raison. Car si on peut reprocher un manque d’intensité au Penguins en début de rencontre et un manque de cohésion évident du début à la fin de la rencontre, il est impératif d’ajouter que le Canadien a grandement compliqué la tâche de ses adversaires.
Rôles compris et acceptés
Pour un troisième match de suite – le premier match à Toronto mercredi dernier était beaucoup moins convaincant – tous les joueurs du Canadien ont répondu à l’appel.
«La saison est jeune, mais il est clair que tous les gars dans le vestiaire connaissent le rôle qui leur est donné. Ils l’acceptent. Ils le remplissent. Quand tu regardes le match de ce soir, il est clair que chaque trio a gagné le duel qu’il avait à livrer contre ses adversaires. Quand tu gagnes ces défis et que tu as la chance d’avoir un gardien comme Carey devant ton but, tes chances de victoires sont bien plus imposantes», assurait le capitaine Max Pacioretty après le match.
Un match qu’il a auréolé de deux buts pour porter sa récolte à quatre depuis le début de la saison. Pacioretty a surpris Fleury avec un tir sur réception pour marquer le premier but de la rencontre. Si on ne peut passer sous silence la qualité du tir de Pacioretty, il est plus important encore de souligner la grande qualité du travail accompli en zone offensive par Brendan Gallagher qui a mis la table à son capitaine en lui servant une passe parfaite.
Pacioretty a vu la rondelle dévier sur le bâton d’un défenseur sur son deuxième but. Un but marqué en avantage numérique. Le deuxième seulement du Tricolore en 16 occasions depuis le début de la saison. Mais un but important marqué tout juste trois minutes après que les Penguins eurent créé l’égalité et fait tourner le momentum de leur côté.
Questionné sur les chances qu’il accordait à son équipe d’amorcer la saison avec quatre gains de suite sur la route, Michel Therrien a répondu à la blague. «Les chances semblaient tellement minces que j’aurais fait beaucoup d’argent si j’avais parié. Mais on est fier de notre équipe. Nos gars jouent bien. On affrontait un gros club ce soir. Le défi était imposant. Mais nos gars ont pris les moyens pour gagner», a conclu Michel Therrien avant de quitter Pittsburgh pour une courte envolée vers Montréal.

McDavid a marqué son premier but dans la LNH

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McDavid brise la glace

DALLAS - Jason Spezza a réussi son sixième tour du chapeau dans la LNH dans la victoire de 4-2 des Stars de Dallas contre les Oilers d'Edmonton, éclipsant le premier but en carrière du jeune surdoué des Oilers Connor McDavid.
Spezzaa rompu l'égalité avec 4:30 à jouer en troisième période, peu de temps après que Kari Lehtonen eut frustré Nail Yakupov en échappée. Lehtonen (26 arrêts) a fait ses débuts cette saison, après avoir vu Antti Niemi amorcer les deux premiers matchs des Stars.
Les Stars ont obtenu 52 lancers, leur plus haut total depuis le 3 février 1990 _ une défaite de 7-6 à Philadelphie. Spezza a complété son tour du chapeau dans un filet désert. Anders Nillson (48 arrêts) a été solide devant le filet des Oilers.
McDavid, premier joueur réclamé au repêchage de juin, avait marqué en deuxième période afin de créer l'impasse 2-2. Il a redirigé le tir du défenseur Andrej Sekera à 12:18 en deuxième période, à son troisième match dans la LNH.
Jamie Benn a été l'autre marqueur des Stars; le défenseur Oscar Klefbom l'autre des Oilers.
McDavid a continué d'éprouver des problèmes au rayon des mises en jeu, avec un taux de succès de 33,3 pour cent. Il n'a remporté que huit mises au jeu des 33 qu'il a disputées. Il a réussi trois tirs au but en 16 minutes d'action.