jeudi 29 octobre 2015

Les Sénateurs l'emportent 5-4 contre les Flames

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Flames 4 - Sénateurs 5 (Fus.)


OTTAWA - Mika Zibanejad a réussi le but décisif en tirs de barrage et les Sénateurs d'Ottawa ont mérité une première victoire devant leurs partisans cette saison, l'emportant 5-4 face aux Flames de Calgary mercredi.
Zack Smith, Bobby Ryan, Kyle Turris et Jean-Gabriel Pageau ont marqué en temps réglementaire pour les Sénateurs (4-3-2), qui ont mis fin à une série de quatre revers. Le gardien Craig Anderson a repoussé 34 rondelles.
« Nous étions dus (pour gagner à domicile) et nous en avions besoin, a dit Ryan. Les partisans viennent pour voir des victoires, mais encore plus important, nous devons amasser les deux points à domicile pour rester dans la course et nous l'avons fait (mercredi). »
Si l'entraîneur-chef des Sénateurs Dave Cameron était heureux des deux points récoltés, il était moins satisfait de l'effort général de ses troupes.
« Je pense que nous avons manqué d'énergie, a dit Cameron. Je sais que nous avons parfois manqué d'exécution, mais nous n'avions pas l'énergie que nous aurions dû avoir puisque nous n'avons pas encore joué beaucoup de matchs et c'est étonnant. Je ne sais pas comment l'expliquer. »
Dougie Hamilton, Joe Colborne, Kris Russell et Sam Bennett ont riposté pour les Flames (2-7-0), qui ont perdu leurs trois dernières rencontres. Ils tenteront de mettre fin à leur séquence d'insuccès lors de la visite du Canadien vendredi soir.
Le gardien Jonas Hiller a concédé quatre buts en 18 tirs avant de quitter la rencontre en troisième période après s'être blessé. Joni Ortio l'a remplacé et a bloqué les cinq rondelles qu'il a vues avant les tirs de barrage.
Hiller s'est blessé lors d'une collision avec Ryan lors d'une troisième période spectaculaire, marquée par cinq buts et deux avances perdues. L'état de santé de Hiller sera réévalué jeudi.
« Encore une fois, nous avons fait des bonnes choses pour venir de l'arrière et nous avons obtenu des occasions lors de la prolongation, mais nous n'avons pas été capables d'aller chercher le but gagnant, a souligné l'entraîneur-chef des Flames, Bob Hartley. Mais nous avons fait beaucoup de bonnes choses au cours du match. »
Accusant un recul de 2-1 pour amorcer le troisième vingt, les Flames ont pris les devants grâce à deux buts marqués dans un intervalle de 57 secondes. Colborne a créé l'égalité après s'être emparé d'une rondelle libre, et Russell a donné les devants aux hommes de Bob Hartley moins d'une minute plus tard.
Les Sénateurs ont réagi et ont fait bouger les cordages deux fois en 18 secondes. Turris a porté le score 3-3 à 9:50 grâce à un tir de courte distance et Pageau l'a imité immédiatement après.
Bennett a égalé le score à 12:32 lors d'une supériorité numérique.
Pour un septième match d'affilée, les Sénateurs ont concédé le premier but de la rencontre. Hamilton a accepté une passe de Jiri Hudler et a déjoué Anderson d'un tir haut, du côté du gant à 4:15 de la période médiane.
À seulement leur neuvième tir au but du match, Smith a ramené les deux formations à la case de départ à 17:58 et Ryan a donné les devants aux locaux moins de deux minutes plus tard, avec son deuxième de la saison.

Les astres de la LNH favorisent Québec, prédit un économiste

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Publié le 29 octobre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Selon l'économiste Mario Lefebvre, les Thrashers d'Atlanta auraient... (Photothèque le Soleil, Patrice Laroche)
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE

Selon l'économiste Mario Lefebvre, les Thrashers d'Atlanta auraient atterri à Québec, et non à Winnipeg, si l'amphithéâtre avait été construit au moment du déménagement de la franchise en 2011.

GILBERT LEDUC
Le Soleil
(Québec) À deux reprises, l'économiste Mario Lefebvre avait prédit la venue d'une équipe de hockey de la Ligue nationale à Québec. «Je me suis planté!»
La première fois, ça devait être le déménagement des Islanders de New York. Puis, ça devait être celui des Coyotes de l'Arizona.
Convaincu qu'il ne mordra pas la poussière une troisième fois, cet ancien du Conference Board et aujourd'hui pdg de l'Institut de développement urbain du Québec continue d'affirmer que Québec héritera d'une équipe de hockey professionnel, comme Las Vegas, dans le contexte d'une expansion. Mercredi, Mario Lefebvre prononçait une conférence devant le Cercle finance du Québec.
Il reconnaît, cependant, que Québec demeure un «marché limite» où le propriétaire devra travailler d'arrache-pied pour remplir le Centre Vidéotron.
Si la taille de son marché -  800 000 individus - est maintenant suffisante pour remplir un aréna de 20 000 sièges une quarantaine de fois par année, si le niveau de revenu par habitant est aujourd'hui comparable à celui de Montréal et si l'introduction d'un plafond salarial lui assure une égalité des conditions avec les franchises les plus riches, elle conserve toutefois quelques cailloux dans son soulier.
Le premier : le peu de sièges sociaux présents sur son territoire. Seize comparativement à une soixantaine à Calgary et près d'une centaine à Montréal.
«Toutefois, la proximité avec Montréal ne nuira pas», a expliqué Mario Lefebvre qui avait publié, en 2014, avec Glen Hodgson, Power Play: The Business Economics of Pro Sports, qui énumérait les conditions nécessaires au succès d'une franchise de sport professionnel. Un ouvrage qui traitait des départs des Nordiques en 1995 et des Expos de Montréal en 2004.
L'autre caillou dans le soulier de Québec, c'est la dévaluation du huard. Une dure réalité qui pourrait faire grimper de 900 millions $ à 1,1 milliard $ - en incluant la construction de l'amphithéâtre (400 millions $) - le coût d'obtention d'une franchise.
«Au moment de l'écriture de notre bouquin, le dollar était à parité avec la devise américaine. Aujourd'hui, il ne vaut plus que 80 ¢. Ça change l'équation. La facture vient d'augmenter de 18 % à 20 %», a indiqué M. Lefebvre, en précisant que la dévaluation de notre monnaie n'allait pas freiner l'élan de Québecor, qui veut doter la capitale d'une équipe de la LNH.
Dans sa boule de cristal, l'économiste voit le huard revenir en force, notamment avec le redressement du prix du pétrole. «Nous constatons une baisse de la demande pour nos matières premières. Ça ne durera pas. Dès que le prix du pétrole augmentera, notre huard reprendra de la vigueur», a mentionné M. Lefebvre, qui prévoit que le huard se fixera éventuellement aux alentours de 90 ¢.
Beaucoup de billets verts
Par ailleurs, Mario Lefebvre s'est dit convaincu que les Thrashers d'Atlanta auraient atterri à Québec, et non à Winnipeg, si l'amphithéâtre avait été construit au moment du déménagement de la franchise en 2011. 
À savoir si l'amphithéâtre sera rentable en attendant la venue d'une équipe de hockey professionnel, Mario Lefebvre émet des doutes.
Chose certaine, ça donne un argument de poids à la LNH qui, sachant que Québecor aura besoin d'une équipe professionnelle pour atteindre ses objectifs de rentabilité, peut demander beaucoup de billets verts pour l'obtention d'une franchise.

Les Stars de Dallas et Jason Demers s'amusent depuis le début de la saison

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Jason Demers
Jason Demers, à droite, célèbre un but. (Source d'image: Getty )

Éric Leblanc
MONTRÉAL – Les mauvais coups qui se multiplient dans le vestiaire, les costumes qui font fureur sur les réseaux sociaux et les victoires qui s’accumulent sur la patinoire. Voilà un peu le climat qui règne dans l’entourage des émergents Stars de Dallas.
Les Stars peuvent bien s’amuser, ils ont été vaincus à seulement deux occasions en neuf parties et ils se classent parmi l’élite de la LNH et surtout de l’effrayante division Centrale.
Plongé dans l’environnement sympathique pour une deuxième saison, le Québécois Jason Demers n’a pas perdu de temps à se tailler une place dans la bande de joyeux lurons des Stars. En fait, ses propres qualités pour dérider l’audience, comme il l’a prouvé au mariage de Devin Setoguchi avec cette danse, ont certainement joué en sa faveur.
Bien sûr, ça ne veut pas dire que la fête ne finit jamais chez les Stars. Le travail demeure la principale préoccupation.
« J’ai toujours essayé de m’amuser quand le moment est propice. C’est quand même un jeu que l’on pratique et il faut en soutirer du plaisir. On est capable d’être sérieux quand c’est nécessaire et je pense qu’on jauge bien le tout. En plus, ça nous aide de garder une ambiance légère avec tout le stress qui accompagne une saison. C’est utile d’avoir une équipe qui peut se détendre avec les périodes creuses qui finissent toujours par survenir », a confié Demers mercredi après-midi.
Plus tôt cette semaine, un exemple concret a fait surface sur les réseaux sociaux quand Tyler Seguin a publié cette amusante photo de lui, Demers et Jamie Benn. Ils y personnifient les « Three Blind Mice », un dessin animé et publié en livre jeunesse qui était à l’origine une comptine anglaise.Jamie Benn, Jason Demers et Tyler Seguin
Ceci dit, selon la croyance, les références aux « Three Blind Mice » se veulent une pointe humoristique aux arbitres dans le monde du sport.
« Non, non, non », s’est défendu Demers en riant. « C’est plus une référence à des petits livres que nous avions dans notre enfance. »
« En même temps, on pourrait dire ça. Ça ressemblerait à des arbitres si on avait des lignes blanches et noires sur le costume. Si les gens veulent penser que c’est une blague envers les arbitres, c’est correct avec nous », a ajouté l’athlète de 27 ans avec le sourire dans la voix.
Le plaisir semble contagieux au sein de la bande à Lindy Ruff avec laquelle Demers a découvert un tout autre contexte que celui auquel il était habitué avec les Sharks.
« C’est vraiment très différent de l’expérience que j’ai connue à San Jose. On mise sur un groupe de jeunes meneurs ici, ils apprennent encore et ils ont tellement d’habiletés. Il reste à acquérir de l’expérience et c’est pourquoi les joueurs qui ont été ajoutés (Patrick Sharp, Johnny Oduya et Antti Niemi) ont vraiment aidé dans ce sens », a reconnu celui qui a passé près de six saisons dans l’uniforme des Sharks.
« À travers ça, Lindy essaie d’implanter un système assez simple avec un accent considérable sur la défense. On a tellement une équipe talentueuse en attaque qu’on doit simplement jouer de manière responsable défensivement et les buts vont venir », a proposé Demers qui doit toujours se méfier d’un coup pendable d’un coéquipier.
Une seule présence en séries en 7 ans
Force est d’admettre que Ruff a élaboré un plan concluant alors que son équipe s’impose plus souvent qu’autrement. La grande vitesse des Stars joue un rôle majeur dans ce sens, mais ils ne pourront pas se permettre de ralentir la cadence au sens plus large du terme.
En effet, malgré leur départ canon, les Stars ne sont pas véritablement parvenus à distancer leurs poursuivants. Les Predators, les Blues, le Wild, les Blackhawks et les Jets demeurent tout près de la formation texane qui est plus que consciente de cette exigeante réalité.
« On en parlait justement mercredi matin. On se disait qu’il faut qu’on demeure une équipe dominante. Ce n’est pas compliqué, on doit prolonger notre bon début de saison. Les 20 premiers matchs tellement importants et c’est encore plus vrai dans notre division, ça joue tellement fort », a convenu le droitier de six pieds un pouce et 200 livres.
Jason Demers et Johnny OduyaAinsi, les matchs contre des rivaux de division deviennent encore significatifs.
« On doit absolument récolter des points dans ces parties. On sait aussi qu’on finira par devoir composer avec des blessures donc il faut commencer le calendrier en force », a poursuivi celui qui a été échangé en retour de Brenden Dillon.
Prêt à revenir au jeu à la suite d’une suspension de deux parties, Demers a hâte de contribuer dans ce sens. Bien établi dans la LNH, il se dit heureux de l’évolution de sa carrière et de sa situation actuelle. 
« Ça se passe bien, je veux garder les choses simples et je n’ai pas besoin de me casser la tête. Je n’ai qu’à donner la rondelle aux attaquants et je les laisse aller », a raconté Demers, un rouage fiable sur le jeu de puissance.
Durant sa suspension, il a notamment assisté, mardi soir, à la remontée de son club qui a vaincu les Ducks d’Anaheim 4-3 en effaçant un déficit de trois buts.
« À mon avis, on a finalement commencé à jouer notre style de jeu, on avait mal entamé le match. Pourtant, c’était encore plus précieux de réussir un départ à la hauteur contre une équipe comme Anaheim qui n’a pas gagné souvent et dont la confiance n’est pas très élevée », a analysé le produit des Wildcats de Moncton et des Tigres de Victoriaville.
Cette victoire peut sembler anecdotique aux yeux de certains, mais elle représente le changement qui s’est opéré selon Demers.
« C’est quelque chose qu’on ne parvenait peut-être pas à faire l’an passé. Même avec un début de match ordinaire, on peut revenir de l’arrière et l’emporter », a avancé le choix de septième ronde en 2008 qui retire, avec raison, une fierté de son chemin parcouru.
Demers attribue, en partie, cette capacité à rebondir à l’impact des vétérans comme Sharp et Oduya (à droite sur la photo).
« On sent leur influence, leur présence rassure les autres et ils nous procurent une confiance de changer le cours d’un match », a témoigné le patineur qui passe en moyenne près de 21 minutes par match sur la glace.
Ces hommes d’influence devront maintenir leur participation avec l’aide des piliers que sont Jamie Benn, Seguin, Jason Spezza, Ales Hemsky, le défenseur John Klingberg et la recrue Mattias Janmark.
Aux dires de Demers, les Stars possèdent les atouts pour demeurer dans l’élite de la LNH.
« C’est certain que ça prendra un peu de chance avec les blessures, mais je pense qu’on a ce qu’il faut pour y arriver en commençant par la profondeur », a plaidé Demers.
En continuant de suivre cette tangente, les Stars parviendraient à freiner une mauvaise période de sept ans durant laquelle ils ont obtenu leur place éliminatoire une seule fois!
« C’est clair que c’est notre premier but. Avec l’équipe à notre disposition, on serait vraiment déçu de ne pas les faire », a conclu l’auteur d’un but et trois aides en sept matchs.