lundi 9 novembre 2015

La LNH réfléchit à l'expansion et aux JO, mais prendra son temps, dit Gary Bettman

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« Il n'y a pas de nouveaux projets à Seattle »


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TORONTO - Le commissaire de la LNH Gary Bettman et son bras droit Bill Daly ont confirmé lundi matin à Toronto que le projet d’expansion vers Québec et Las Vegas ne connaîtra pas son dénouement en décembre prochain.
« Il n’y aura pas de vote, c’est certain, car nous sommes toujours au stade de l’analyse des candidatures. Il faudra ensuite débattre du bien-fondé ou non d’aller de l’avant avec l’expansion avant de faire une recommandation aux 30 propriétaires », a déclaré le commissaire Bettman à sa sortie d’une allocution d’une trentaine de minutes lundi matin dans le cadre d’un séminaire sur l’administration sportive organisé depuis huit ans par le président des opérations hockey chez les Flames de Calgary Brian Burke.
Gary Bettman a ensuite invité au calme ceux qui s’impatientent face à la lenteur apparente du processus.
« Ça prend du temps, j’en conviens. Mais comme je le dis depuis le début, nous n’avons pas d’échéancier à respecter. Il n’y a pas de date butoir. Je suis conscient que vous – en s’adressant aux journalistes qui l’entouraient – et les partisans des villes impliquées trouvez que c’est long. Mais il n’y a aucune presse et personne ne nous poussera à prendre une décision aussi importante à la hâte. J’ai dit que la saison 2017-2018 était la date la plus hâtive pour une expansion. Mais je n’ai jamais dit que l’expansion était pour 2017-2018. Je ne sais d’ailleurs toujours pas s’il y aura ou non une expansion », a déclaré Gary Bettman
La recommandation dont le commissaire Bettman parlait dans sa réponse viendra du comité exécutif présidé par Jeremy Jacobs, le propriétaire des Bruins de Boston. Et ce comité n’a pas encore amorcé le processus d’évaluation des candidatures que Québec et Las Vegas ont déposées. Plusieurs croyaient que le comité exécutif et le bureau des gouverneurs débattraient du projet d’expansion après les présentations effectuées par les dirigeants de Québecor et par Bill Foley dans les bureaux de la LNH, à New York, en septembre dernier. Mais l’étude des dossiers est à peine amorcée a convenu Bill Daly ce matin.
« Le comité exécutif se réunira lors de la première journée de notre réunion des propriétaires en décembre en Californie. Ce sera la première fois que nous nous roulerons les manches pour vraiment se pencher sur les deux candidatures. »
Même si le dossier avance moins vite que le voudraient les villes concernées et les partisans qui espèrent découvrir ou renouer avec le hockey de la LNH, le bras droit de Gary Bettman ne croit pas que la lenteur du processus puisse mettre en péril les entrées potentielles de Québec et Vegas en début de saison 2017.
« Si nous décidons d’aller de l’avant avec l’expansion, nous consulterons bien sûr les deux groupes concernés afin de déterminer avec eux où ils en sont rendus dans leurs préparatifs et quel scénario serait le plus envisageable pour leur permettre de joindre la Ligue le plus vite possible. La dernière fois que nous avons ajouté une équipe, le bureau des gouverneurs a accueilli la ville de Nashville en juin 1997 et les Predators ont disputé leur premier match en début de saison 1998. Il est donc possible d’orchestrer une entrée dans la LNH en moins de 15 mois. C’est pour cette raison que je n’exclus pas une entrée en 2017. Si les gouverneurs vont de l’avant avec une expansion. »
Excellente santé financière
À tour de rôle ce matin, Gary Bettman et Bill Daly ont parlé de la santé financière de la LNH « qui n’a jamais été aussi bonne ». Ils ont aussi plusieurs fois indiqué que leurs 30 propriétaires avaient les reins assez solides pour éviter de se laisser tenter par le magot immédiat associé aux 500 millions $ (en devises américaines) que devront verser Québec et Vegas si la LNH décide de leur ouvrir la porte.
« J’entends souvent des observateurs déclarer que nous ne pouvons tourner le dos à 1 milliard de dollars. C’est de la gestion à courte vue et nos propriétaires sont bien plus visionnaires que ça. Procéder à une expansion simplement pour empocher la mise de fonds exigée est une très mauvaise façon de faire. Car si les équipes que tu accueilles ne sont pas en mesure de gonfler les revenus globaux de la Ligue, ces revenus seront ensuite divisés en 31 ou 32 au lieu de 30. Les bénéfices seront donc moins intéressants qu’ils ne le sont actuellement. Avant de prendre une décision aussi importante qu’une expansion, tu dois t’assurer que les villes qui veulent entrer dans ton circuit contribueront à gonfler les revenus globaux de la Ligue de façon à ce que les dividendes redistribués aux équipes gonflent eux aussi. Peu importe le nombre de clubs », a insisté Gary Bettman.
Malgré les ennuis qui secouent certains petits marchés dans le sud de la Floride, en Caroline et en Arizona, Gary Bettman assure que le fait que les 30 propriétaires ne soient pas pressés de sauter sur le milliard de dollars potentiel qui s’offre à eux est la preuve la plus solide de la santé financière de son circuit.
Les Panthers réclament 86 millions $
Parlant du sud de la Floride, les Panthers de la Floride ont réclamé une aide financière de 86 millions $ du comté de Broward dans le cadre d’un projet de relance qui lierait l’équipe et le comté jusqu’en 2028.
« J’étais en Floride lorsque les Panthers ont présenté leur proposition. J’ai rappelé au comté que la Ligue nationale tient à sa présence dans le sud de la Floride et que les Panthers tiennent à y demeurer également. Les deux parties travaillent conjointement pour trouver un terrain d’entente relié à la gestion de l’amphithéâtre », a mentionné le commissaire.
La volonté de la LNH et des Panthers de demeurer dans le sud de la Floride sera prise en considération dans l’étude de l’aide financière réclamée par l’équipe. Car si le comté semble favorable au projet, le spectre d’un déménagement vers Québec a été avancé autour de la table du conseil.
Selon les chiffres présentés aux huit conseillers de Broward, les Panthers auraient encaissé des pertes de 80,2 millions au cours des trois dernières années. Malgré l’adoption du projet d’aide présenté au cours des dernières semaines, les Panthers pourraient encore encaisser des pertes. Elles seraient toutefois plus faciles à gérer que les lourdes pertes des dernières années.
Selon un article publié sur le site du quotidien Sun-Sentinel par la collègue Brittany Wallman, le maire Tim Ryan et trois autres conseillers seraient favorables au projet d’aide déposé. Ils auront besoin de convaincre au moins un autre de leurs collègues puisque cinq votes favorables sur les huit disponibles seront nécessaires pour entériner le projet. Le vote devrait se tenir d’ici la fin du mois de décembre prochain

Gallagher dit qu'il ne changera rien à son style 'bulldozer'

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 09 novembre 2015 à 15h08. Modifié par 98,5 Sports à 15h41.
Gallagher dit qu'il ne changera rien à son style 'bulldozer'
Paul Chiasson / La Presse Canadienne
BROSSARD - Le Canadien ne veut pas voir Brendan Gallagher modifier son style 'bulldozer' vers le gardien adverse, quitte à se voir priver de buts de temps à autre. Ça tombe bien, Gallagher n'envisage pas de changer lui non plus. Même pas un tantinet.
« Je vais continuer de jouer de la même façon, répond l'haïssable ailier, qui entend continuer d'empiéter dans l'espace réservé aux 'hommes masqués'. J'ai atteint la Ligue nationale en préconisant ce style, je ne peux pas le changer. Évidemment, je ne veux pas être responsable de l'annulation de buts. Mais si je change quoi que se soit à mon style, je vais perdre de mon efficacité. »

Samedi, contre les Bruins de Boston, la fougue de Gallagher a fait annuler un but en troisième période. C'était la deuxième fois de la semaine que la situation se produisait. Mardi, sa hargne a coûté un but face aux Sénateurs d'Ottawa. Les deux fois, c'est Tomas Plekanec qui a écopé. Quelques semaines auparavant, le 18 octobre, il s'en était tiré lors d'un match contre les Red Wings de Detroit — une victoire du Canadien.

Pour ce qui est du plus récent cas, Gallagher maintient sa version selon laquelle il a été poussé sur le gardien Jonas Gustavsson par le géant défenseur des Bruins de Boston, Zdeno Chara.

On lui a demandé si le léger coup de coude qu'il a asséné à la tête de Gustavsson aurait pu faire pencher la balance en sa défaveur. Gallagher ne s'est pas prononcé.

« Ils (la ligue) ont pris une décision basée sur ce qu'ils croient être juste, mais je ne suis pas obligé d'être en accord avec eux, a-t-il réitéré. J'ai visionné la reprise et, peu importe, ça ne changera rien au résultat. Nous avons gagné.

« Je vais continuer de foncer vers le filet. Dans ce cas-là, je ne me suis pas retrouvé sur le gardien de moi-même. C'est ce que je veux dire. »

Samedi, l'entraîneur Michel Therrien avait validé la thèse de Gallagher selon laquelle il avait été poussé.

« C'est un gars qui va au filet et on ne veut pas le voir changer son style, avait-il élaboré. C'est plus payant pour nous, au pourcentage. »

Patrick Kane mène les Blackhawks à une victoire de 4-2 face aux Oilers

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Oilers 2 - Blackhawks 4


CHICAGO - Patrick Kane a inscrit un but et récolté trois aides, la recrue Artemi Panarin a marqué deux fois en première période et Corey Crawford a repoussé 34 lancers pour mener les Blackhawks de Chicago à une victoire de 4-2 face aux Oilers d'Edmonton, dimanche.
Artem Anisimov a ajouté un but en avantage numérique avec 5,1 secondes à faire. Les Blackhawks ont mis fin à une série de deux revers et ont gagné pour la deuxième fois seulement en six matchs.
Kane a prolongé à 10 sa séquence de matchs avec au moins un point. Il a récolté sept buts et 10 aides au cours de cette lancée.
Crawford était parfait jusqu'à ce que Jordan Eberle ne marque en avantage numérique à 2:56 de la troisième période. Andrej Sekera a réduit l'écart à 3-2 avec 1:51 à faire et le gardien des Oilers Cam Talbot a été retiré au profit d'un sixième attaquant.
Talbot a réalisé 24 arrêts et les Oilers ont encaissé un deuxième revers de suite sans les services de la recrue Connor McDavid.

Samuel Girard est passé maître dans l'art de faire mentir ses détracteurs

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Samuel Girard
Samuel Girard (Source d'image: Vincent Éthier )

SHAWINIGAN, Qc - Lorsqu'il enfilera le chandail d'une équipe professionnelle au prochain repêchage de la LNH, Samuel Girard aura une petite pensée pour tous ceux qui lui ont déjà dit qu'il était trop petit pour percer.
Et ça ne date pas d'hier. Depuis son stage au niveau bantam, le défenseur des Cataractes de Shawinigan entend toutes sortes de commentaires à son sujet. Du haut de ses cinq pieds neuf pouces, le Robervalois n'y prête guère attention et se sert plutôt de son talent pour répliquer.
« Je trouve ça drôle, a lancé l'arrière de 17 ans après une victoire de 8-2 des siens face aux Remparts de Québec, vendredi. J'ai juste envie de les faire mentir et de pouvoir réaliser mon rêve. Tout ce que je peux faire, c'est de leur prouver que je suis capable de me rendre là. Après ça, ils vont peut-être se la fermer. »
Girard est devenu un spécialiste dans l'art de prouver à ses détracteurs qu'ils ont tort. Sa capacité d'adaptation, sa vision du jeu et son intelligence sur la patinoire lui ont permis d'afficher une progression constante malgré le fait qu'il affronte des joueurs plus costauds d'année en année.
À sa deuxième saison dans la LHJMQ, celui qui a remporté le titre de recrue défensive de l'année en 2014-2015 domine les défenseurs du circuit avec une récolte de 30 points en 22 rencontres. Son différentiel de plus-15 le place aussi parmi les meilleurs arrières de la Ligue.
« Je crois que ce que les têtes de hockey veulent voir de Samuel, c'est de la constance, a expliqué son entraîneur chez les Cataractes, Martin Bernard. Je pense que plutôt que de lui coller l'étiquette de défenseur offensif ou défensif, ils veulent lui coller celle de défenseur efficace.
« Ils sont tous conscients qu'offensivement, il va faire des choses extraordinaires. Défensivement, il démontre avec son différentiel qu'il est capable de bien gérer. »
Situation gagnante
En sélectionnant Girard au troisième échelon du repêchage presque deux ans jour pour jour après leur conquête de la coupe Memorial, les Cataractes savaient exactement ce qu'ils faisaient. Ils avaient besoin d'un quart-arrière en défense pour compléter le processus de reconstruction et le Robervalois était le joueur tout désigné.
Dès son arrivée dans la ville de l'énergie, le no 94 a été utilisé à toutes les sauces par Bernard et ses adjoints, comme ils l'avaient fait avec Anthony Beauvillier, un choix de première ronde des Islanders de New York en 2015.
« Je suis arrivé pendant la reconstruction et ça m'a beaucoup aidé, a fait valoir le protégé du réputé agent de joueurs Pat Brisson. On me fait beaucoup confiance et on me donne beaucoup de temps de glace, mais je pense que c'est du donnant-donnant. »
Bernard savait évidemment que certains soirs seraient plus longs que d'autres, mais il était prêt à tenter l'expérience au profit du développement de son poulain.
« Oui, il y a eu des erreurs, a reconnu le pilote de la plus puissante attaque du circuit Courteau. Il y a des soirs où ça nous a peut-être coûté des points au classement. On voulait lui donner la chance de progresser plus vite pour qu'il arrive à maturité en même temps que notre groupe de joueurs, et c'est ce qui se produit.
« C'est bien beau le plan de l'entraîneur, mais la plus grosse partie revient au joueur. Samuel est un gars qui a beaucoup de caractère et qui est ultra-passionné par le hockey. Quand il se présente à l'aréna, il travaille extrêmement fort et dans ce temps-là, ça donne des résultats comme on voit cette année. »