mardi 17 novembre 2015

Ordinaire en attaque, Mike Ribeiro est atroce sur les mises en jeu

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Mike Ribeiro
Mike Ribeiro (Source d'image: Getty )

Roger Leblond
En plus de ne pas produire beaucoup en attaque, le centre Mike Ribeiro, des Predators de Nashville est tout simplement mauvais au chapitre des mises en jeu.
En effet, l’ex-joueur du Canadien de Montréal, des Stars de Dallas, des Capitals de Washington et des Coyotes de Phoenix, présente un dossier de 2-8-10 avec un différentiel de plus quatre, 13 tirs au but et un temps d’utilisation de 17:34 minutes en 16 matchs.
C’est surtout sur la facette des mises en jeu que Ribeiro est vraiment nul, car il présente la pire efficacité chez les centres éligibles de la LNH, affichant un rendement de 34,62%, n’ayant gagné que 63 de ses 182 confrontations avec ses adversaires.
Il se retrouve actuellement au 91e et dernier rang des centres éligibles et soulignons qu’il faut avoir été en poste sur 15% des mises en jeu d’une équipe pour se retrouver sur cette liste.
Son rendement est encore pire que celui de l’an dernier
Dans le cas de Ribeiro, il a toujours été mauvais sur ce plan, car l’an dernier, il avait présenté un rendement de 43,18%, très près du dernier rang, car il a pris la 84e position sur les 86 joueurs éligibles, Mark Scheifele, des Jets de Winnipeg (42,86%), ayant terminé au 85e rang, alors qu’Evegni Malkin, des Penguins de Pittsburgh (42,65%) s’est retrouvé au dernier rang !
En 2013-2014, il avait terminé au 81e rang sur 83 joueurs éligibles, ayant eu une moyenne d’efficacité de 43,30%, gagnant 391 de ses 903 confrontations.
Son rendement actuel serait le pire de l’histoire de la LNH !
Soulignons que le rendement actuel de Mike Ribeiro (34,62%) sur les mises en jeu est vraiment faible et serait le plus bas de l’histoire de la LNH.
Depuis 1997-1998, l’année où les statistiques ont commencé à être compilées, seulement trois joueurs èligibles ont terminé avec une efficacité de moins de 40,00%.
Tim Connolly, des Sabres de Buffalo, a eu une moyenne de 39,57% (425 gains sur 1074 tentatives) en 2001-2002, Evgeni Malkin, des Penguins de Pittsburgh a eu une efficacité de 39,33% (350 gains en 890 tentatives) en 2007-2008 et  Derek Stepan, des Rangers de New York a eu un rendement de 38,53% (277 gains en 719 occasions), lors de la saison 2010-2011, le pire rendement à ce chapitre pour une saison.
En carrière, le numéro 63 des Predators, qui aura 36 ans le 10 février prochain, a une fiche plus qu’ordinaire, ayant un rendement global de 44,65%, gagnant seulement 4969 de ses 11128 confrontations avec ses opposants et il a présenté un rendement inférieur à 50,00% dans toutes ses saisons depuis son entrée dans la LNH en 1999-2000, sauf celle de 2002-2003, alors qu’il avait tout juste eu un rendement supérieur à la moyenne (50,28%), ayant eu un dossier de 180-178 en 358 tentatives, dans l’uniforme du Canadien.
Sur le plan de l’attaque, son dossier à vie est de 219-509-728 avec un différentiel de plus trois en 963 rencontres, lui qui devrait atteindre le plateau des 1000 parties jouées au début de l’année 2016.
Les Devils du New Jersey n’ont pas gagné à Calgary depuis longtemps
Les Devils du New Jersey, qui connaissent un bon début de saison, tenteront de mettre fin à une longue léthargie à Calgary.
En effet, la formation dirigée par John Hynes, qui affiche un excellent dossier de 10-6-1 pour 21 points après 17 rencontres, n’a pas remporté une victoire dans la ville du sud de l’Alberta depuis près de 10 ans, ayant un rendement de 0-3-1 lors de ses quatre dernières rencontres disputées au Saddledome de La Banque Scotia.
Son dernier gain sur la patinoire de la formation dirigée par Bob Hartley remonte au 23 décembre 2007, alors qu’elle avait signé une victoire de 1-0, en prolongation, sur un jeu blanc de Martin Brodeur, qui avait réussi 30 arrêts et un but de Patrik Elias (sur une assistance de Brian Gionta), qui avait été marqué après seulement 25 secondes de jeu dans la quatrième période.
En allant plus loin, les Devils sont 1-4-1 dans leurs six derniers matchs joués à Calgary et leur dernier gain en temps régulier (4-2) remonte aussi loin qu’au 19 mars 2001.
Les Scouts, Rockies, Devils ont été mauvais à Atlanta et Calgary …
Il faut souligner que cette équipe n’a jamais connu beaucoup de succès contre la formation des Flames d’Atlanta-Calgary.
Dans l’histoire des Devils du New Jersey, qui inclut la fiche des Scouts de Kansas City (1974-1975 et 1975-1976) et des Rockies du Colorado (de 1976-1977 à 1981-1982), ils ont un piètre dossier de 24-60-11 (2) en 97 matchs réguliers, incluant une fiche de 7-30-8 (2) dans les 47 matchs disputés à Atlanta (1974-1975 à 1979-1980) et Calgary, depuis la saison 1980-1981.
Les Devils amorcent ce soir un voyage de trois matchs contre les trois équipes de l’Ouest Canadien, car après l’affrontement contre les Flames, ils visiteront les Oilers d’Edmonton, vendredi soir et les Canucks de Vancouver, dimanche prochain.
Les Flames, Oilers et Canucks en arrachent à domicile
Le moment ne pourrait pas être mieux choisi pour les Devils de mettre fin à leur disette à Calgary, car les Flames ont une fiche de 6-12-1 après 19 rencontres, dont 3-5-0 dans leurs huit matchs disputés à domicile.
Ça pourrait être une belle semaine pour les Devils, car même si aucun match n’est gagné d’avance, les trois équipes en question en arrachent à domicile.
Ils vont affronter les Oilers, à La Place Rexall, une équipe qui a une fiche de 6-12-0 en 18 matchs, dont 3-5-0 en huit matchs locaux, alors que les Canucks ont un dossier global de 7-6-6 en 19 matchs, dont 2-3-3 dans leurs huit matchs devant leurs partisans.
Le gardien Michal Neuvirth doit réussir un blanchissage pour gagner !
Il y a certaines statistiques qui présentent un cachet spécial et c’est le cas pour le gardien Michal Neuvirth, des Flyers de Philadelphie.
En effet, signé comme joueur autonome, le 1er juillet dernier, l’ex-gardien des Capitals de Washington, des Sabres de Buffalo et des Islanders de New York présente une fiche de 3-3-1 avec une moyenne de 2,08, trois blanchissages et une efficacité de ,939 en neuf rencontres.
Ce qui frappe c’est qu’il doit réaliser un jeu blanc pour signer des victoires, car ses trois gains ont été enregistrés alors qu’il a réussi un blanchissage, alors que sa fiche est de 0-3-1 lorsqu’il a concédé un but ou plus.
Son dernier gain obtenu alors qu’il a concédé des buts à ses adversaires remonte au 9 mars dernier, 4-3, en prolongation, face aux Maple Leafs de Toronto, au Centre Air Canada.
Un fait surprenant, il domine la LNH avec trois jeux blancs, à égalité avec Jake Allen, des Blues de St. Louis et soulignons que son dernier jeu blanc avant la présente campagne remontait aussi loin que le 11 mars 2012, alors qu’il avait signé un gain de 2-0 contre les Maple Leafs de Toronto, réalisant 23 arrêts, au Verizon Center.
Il a obtenu trois blanchissages en 2011-2012 et un sommet personnel de quatre, lors de la saison 2010-2011.
Il a connu un début superbe au Wells Fargo Center, car il a enregistré deux blanchissages de suite lors de ses deux premières parties devant ses partisans, des gains de 1-0, face aux Panthers de la Floride, le 12 octobre et de 3-0, contre les Blackhawks de Chicago, le 14 octobre.
On sait qu’il avait disputé son premier match dans l’uniforme des Flyers, le 10 octobre, étant venu en relève à Steve Mason, dans un revers de 7-1, face aux Panthers de la Floride, au BB&T Center.
Natif de la République tchèque, Neuvirth qui aura 28 ans le 23 mars prochain, a été le troisième choix des Capitals de Washington, le 34e au total du repêchage de 2006.
LES NEUF MATCHS DE MICHAL NEUVIRTH EN 2015-2016
10 octobre 2015-Philadelphie 1 en Floride 7 (53:14, trois  buts sur 22 tirs, en relève, aucune décision)
12 octobre 2015-Floride 0 à Philadelphie 1 (60:00, aucun but sur 31 tirs, victoire)
14 octobre 2015-Chicago 0 à Philadelphie 3 (60:00, aucun but sur 30 tirs, victoire)
21 octobre 2015-Philadelphie 5 à Boston 4 (pro.) (20:00, deux buts sur 12 tirs, aucune décision)
30 octobre 2015-Philadelphie 1 à Buffalo 3 (57:39, trois buts sur 36 tirs, défaite)
3 novembre 2015-Philadelphie 2 à Edmonton 4 (59:11, trois buts sur 48 tirs, défaite)
5 novembre 2015-Philadelphie 1 à Calgary 2 (pro.) (60:33, deux buts sur 30 tirs, défaite en prolongation)
7 novembre 2015-Philadelphie 3 à Winnipeg 0 (60:00, aucun but sur 28 tirs, victoire)
10 novembre 2015-Colorado 4 à Philadelphie 0 (59:56, quatre buts sur 40 tirs, défaite)
 Justin Faulk, des Hurricanes de la Caroline, ne marque qu’en avantage numérique !
En ce début de saison, le défenseur Justin Faulk, des Hurricanes de la Caroline prend un malin plaisir à marquer sur le jeu de puissance.
En effet, le deuxième choix de l’équipe, le 37e au total du repêchage de 2010, présente un dossier de 6-6-12 avec un différentiel de moins 12 en 18 matchs et un fait à souligner, ses six buts ont été marqués en avantage numérique.
Il se retrouve au sommet du circuit à ce chapitre, à égalité avec Jamie Benn, des Stars de Dallas et Patrick, Kane, des Blackhawks de Chicago et il est le seul joueur du circuit à avoir marqué tous ses buts en supériorité numérique chez ceux qui ont réussi quatre buts ou plus cette saison.
L’an dernier, Faulk a présenté un dossier de 15-34-49 avec un différentiel de moins 19 en 82 matchs et sept de ses 15 buts avaient été réussis sur le jeu de puissance.
En carrière, il a réussi plus de la moitié de ses buts en avantage numérique (21 sur 39), lui dont la fiche est de 39-91-130 en 280 rencontres régulières.

Encore le « troisième trio »

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Canucks 3 - Canadiens 4 (Prol.)


Images of Francois Gagnon
David Desharnais a marqué son sixième but de la saison lorsqu’il a complété la remontée victorieuse du Canadien en marquant, en prolongation, le quatrième but sans riposte de son équipe.
Desharnais, surtout reconnu pour la qualité de ses passes, a marqué ce but en décochant un tir sur réception pas commode à la suite d’une belle passe de P.K. Subban.
C’était le troisième but gagnant de Desharnais jusqu’ici cette saison. C’était aussi, le septième de son trio si on ajoute les trois au dossier de Tomas Fleischmann – qui a marqué le but qui a permis au Tricolore de propulser le match en prolongation – et celui de Dale Weise. Ces sept buts gagnants du « troisième trio » qui en a enfilé 19 au total après 19 rencontres égalent la récolte du reste de l’équipe à ce chapitre. Comme quoi le trio de Desharnais est peut-être plus qu’un simple « troisième trio » depuis le début de l’année.
Et dire que pas plus tard que l’an dernier, alors qu’il connaissait un lent début de saison il est vrai, tout comme il y a deux ans après que le Canadien l’eut récompensé en lui offrant un contrat de quatre ans d’une valeur de 14 millions $, ses nombreux détracteurs criaient à qui voulait l’entendre que ce petit centre québécois n’avait pas sa place dans la Ligue nationale.
Ils sont cois les détracteurs de Desharnais depuis le début de l’année. Oh ! Ils se sont manifestés après la défaite encaissée à Edmonton alors que Desharnais avait commis une erreur bête il est vrai sur le jeu qui avait permis aux Oilers de faire subir au Canadien une remontée similaire à celle que le Canadien a fait subir aux Canucks lundi soir.
Mais depuis ce jeu, les bourreaux de Desharnais tapent du pied en attendant la prochaine occasion qu’ils auront pour revenir à la charge. Ça arrivera peut-être. Ça arrivera sans doute. Mais de la façon dont Desharnais et ses compagnons de jeu jouent actuellement, ils s’assurent retarder le plus possible ce réveil des détracteurs du petit joueur de centre qui profite pleinement du fait que Michel Therrien l’ait soustrait des couvertures assidues des meilleurs attaquants défensifs et duos d’arrières des équipes adverses.
Mémoire courte
La remontée victorieuse de quatre buts consécutifs a fait bien plaisir aux partisans. Des partisans qui avaient alors oublié les vagues de huées soulevées aux quatre coins du Centre Bell après que les Canucks eurent marqué les premiers, qu’ils aient ensuite doublé leur avance avant de porter le score à 3-0 en début de période médiane.
Des huées qui étaient pleinement méritées cela dit.
Car non seulement le Canadien a-t-il laissé les Canucks prendre les devants de façon aussi convaincante, il a contribué à leurs trois buts. Pas seulement en écopant des pénalités – Gallagher et Galchenyuk étaient au cachot sur les 2e et 3e buts des Canucks – mais en se rendant coupable d’une nonchalance déconcertante sur la patinoire.
Le Canadien a bien mal amorcé la rencontre. Pour la 5e fois à ses six derniers matchs, il a accordé le premier but. Un but une fois encore marqué très tôt dans la rencontre après que Nathan Beaulieu ait échappé son homme en territoire défensif.
Le Canadien a aussi raté une, trois, cinq occasions de dégager la rondelle alors qu’il se défendait à court d’un homme. Sur le deuxième but, Tomas Plekanec avait la chance d’intercepter la rondelle au centre de l’enclave avec son patin. Il a raté son coup. Les Canucks en ont profité.
À 2-0, Mike Condon, qui ne pouvait pas être blâmé jusque là, s’est montré généreux en offrant le troisième but aux Canucks.
C’est là que ça s’est mis à huer pour vrai.
Avec encore bien fraîche en mémoire la dégelée de samedi aux mains des Avalanches de Patrick Roy, les partisans ne pouvaient croire qu’ils seraient condamnés à assister à une deuxième raclée du genre. Une raclée que le Canadien méritait alors pleinement considérant le fait qu’il ne patinait pas, qu’il ne s’impliquait pas, qu’il se contentait de faire acte de présence.
C’est là que le vent a tourné. Et il a tourné dès que Lars Eller a marqué alors que le Canadien qui ne semblait pas avoir appris la leçon venait d’offrir une quatrième attaque massive au Canucks.
Eller a marqué lors du désavantage numérique (quatrième but du Canadien à quatre contre cinq) en utilisant une arme qu’il n’utilise pas assez souvent : son tir.
Je l’ai souvent dit et écrit et je continuerai à le dire et à l’écrire. Lars Eller a le physique nécessaire pour faire sa place dans la LNH. Il a le coup de patin nécessaire pour faire sa marque dans la LNH d’aujourd’hui. Et il a le tir nécessaire pour marquer des buts. Trois qualités qui devraient lui permettre de surmonter son handicap le plus important : son manque de flair offensif. Son manque de sens du hockey.
S’il tirait plus souvent comme il l’a fait au terme de sa descente en désavantage numérique, Eller se rendrait bien plus utile qu’il ne l’est présentement. Il justifierait sa présence au sein d’un trio de tête. Un rôle qu’il est loin d’assumer complètement depuis qu’il évolue à la gauche de Galchenyuk.
Eller convenait après la rencontre qu’il doit tirer plus souvent. S’il peut s’en souvenir jeudi alors que les Coyotes de l’Arizona seront de passage au Centre Bell, il moussera ses chances de réussite.
Canucks fatigués et fragiles
Lars Eller a secoué positivement son équipe en marquant son sixième but de la saison. Car dès après ce but, le Canadien s’est remis à patiner. Il s’est remis à s’impliquer. Il s’est remis à jouer et à bien jouer.
Lars Eller a aussi secoué très négativement les Canucks qui ont alors dévoilé toute la vulnérabilité qui leur joue de si mauvais tours depuis le début de la saison. Depuis le début du désolant voyage de sept matchs au cours duquel ils n’ont gagné qu’une fois jusqu’ici encaissant cinq revers, dont trois en temps réglementaire.
Au lieu de jouer avec la conviction d’un club qui était encore en avant 3-1, les Canucks se sont repliés. Avec des vétérans trop fatigués pour composer avec la vitesse du Canadien, avec des jeunes pleins de talent qui n’ont pas encore l’expérience pour résister à soudaine remontée, les Canucks étaient alors condamnés.
On a vite compris pourquoi ils n’affichent que deux victoires cette saison (2-5-6) dans le cadre de leurs 13 matchs qui se sont décidés par un but. Une fiche tout à l’opposé de celle de l’an dernier alors qu’ils ont remporté 22 de leurs 31 matchs (22-4-5) qui se sont décidé par un but.
Et une fois en prolongation, on a vite compris pourquoi ils sont toujours en quête d’une première victoire à trois contre trois après sept matchs – six revers et un gain en tirs de barrage – qui se sont prolongé au-delà des 60 minutes réglementaires.
Car une fois en prolongation, les Canucks n’avaient ni la vitesse, ni la force de frappe pour rivaliser avec le Tricolore. Oui les jumeaux Sedin sont toujours d’extraordinaires joueurs de hockey. Mais ils sont lents. À cinq contre cinq, la qualité de leurs échanges compense largement pour ce manque à gagner. Mais une fois à trois contre trois, avec tout l’espace sur la patinoire, ils deviennent très vulnérables. En plus, ils ne peuvent prolonger leurs présences au-delà d’une trentaine de secondes, ce qui met en péril leur équipe, car, à trois contre trois, un changement de trio, comme un tir qui rate la cible, comme une perte de rondelle signifie invariablement une poussée en surnombre de l’adversaire.
C’est comme ça que les Canucks ont perdu lundi soir. Ou que le Canadien a gagné selon que vous soyez fans de Montréal, ou de Vancouver.
Semin dans tout ça
Si le Canadien a été mauvais en première moitié de match et beaucoup meilleur en deuxième moitié de rencontre, on ne peut pas en dire autant d’Alexander Semin qui a été ordinaire du début à la fin de la rencontre.
Il n’a pas joué beaucoup c’est vrai. Mais le fait qu’il n’ait effectué que 10 présences totalisant 6:48 de temps d’utilisation est une indication évidente qu’il n’a rien offert à Michel Therrien pour justifier une utilisation accrue.
Pas question de frapper une fois encore sur Semin. Il est maintenant clair qu’il n’a pas la vitesse pour contribuer sur une base solide aux succès du Canadien.
Peut-être aura-t-il encore quelques matchs pour tenter de renverser la situation. Mais même si on lui offre cette chance, je ne crois pas qu’il puisse y arriver. Le temps me semble venu de prendre une décision pour le bien de l’équipe et son bien personnel. Le temps me semble venu de conclure que le pari qui méritait d’être pris l’été dernier en lui offrant un contrat d’un an à un salaire raisonnable de 1,1 million $ ne rapportera pas de dividende. Il me semble que le temps est venu de soumettre Semin au ballottage et de le soustraire ensuite à l’équipe si aucune équipe ne le réclame.
Le Canadien étant l’un des clubs les plus riches de la LNH, il ne se ruinera pas en honorant le reste du contrat. Et parce que Marc Bergevin a bien joué ses cartes en le mettant sous contrat à bon prix, il pourra payer Semin à ne rien faire – ou à jouer dans la Ligue américaine – tout en amputant sa masse salariale de seulement 150 000 $ puisque 950 000 $ pourront être déduits.
Une fois le dossier Semin réglé, Marc Bergevin pourra profiter des 30 points que lui ont offerts ses joueurs pour être patient dans sa quête de remplir le trou béant à la droite d’Alex Galchenyuk. Parce qu’il peut se permettre de prendre son temps, car ce n'est pas une, trois, voire cinq défaites qui mineront les chances du Canadien d’accéder aux séries, Marc Bergevin pourra alors suivre le développement de quelques-uns de ses espoirs avec le club-école ou attendre la transaction qui fera son affaire et pas seulement celle de l’homologue avec qui il transigera pour améliorer son équipe.
Et pour dire vrai, je me demande s’il n’est pas déjà sur le point de régler ce problème.
Les prochains jours nous le diront.