samedi 28 novembre 2015

Une défaite crève-coeur face aux Devils

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Publié par 98,5 Sports pour 98,5fm Sports le samedi 28 novembre 2015 à 18h34. Modifié à 22h10.
Une défaite crève-coeur face aux Devils
Le but vainqueur de John Moore./PC/Graham Hughes
(98,5 Sports) - Le deuxième but de la saison de John Moore après 2:31 de jeu en prolongation a permis aux Devils du New Jersey d'infliger un revers crève-coeur de 3-2 au Canadien de Montréal.

Le Tricolore (18-4-3) était à quelques secondes de balayer sa série du week-end contre les Devils (12-9-2), mais Kyle Palmieri a inscrit son 8e but de la saison avec 22 secondes à faire en troisième période.
Les Devils ont créé l’égalité après avoir retiré Cory Schneider de son filet. Patrick Elias, avec son premier de la saison, a inscrit l’autre but des vainqueurs.

La formation du New Jersey a ainsi rendu la monnaie de sa pièce au Canadien qui avait effacé un recul à Newark, la veille, pour l'emporter.

Alex Galchenyuk a marqué les deux buts du Canadien, ses 6e et 7e de la saison. Le jeune attaquant a inscrit cinq des 11 plus récents buts des siens.

Schneider a fait face à 32 rondelles, une de plus que Mike Condon.

Le film de la rencontre

Première période :

Il n'y a pas deux minutes d'écoulées quand une belle passe de Nathan Beaulieu sur l'aile droite permet à Dale Weise de contourner la défensive des Devils et de se présenter seul devant Cory Schneider qui fait l'arrêt.

Tomas Fleischmann, qui suivait le jeu, rate ensuite la cible en reprenant le retour.

Autre occasion de marquer pour le Tricolore, quand une rondelle dirigée vers le devant du filet de Schneider se transforme en belle occasion pour Christian Thomas, qui rate sa chance.

Puis, c'est Weise, qui arrive sur le flanc gauche, dont le tir à contre-courant rate le coin droit du but des Devils.

Les Devils obtiennent enfin une occasion de s'inscrire à la marque quand Adam Henrique capte une passe devant le filet du Canadien, mais Condon stoppe son tir à la suite d'un formidable déplacement latéral.

Les Devils n'ont que deux tirs au but après dix minutes de jeu.

Pénalité à Alex Galchenyuk pour avoir retenu Bobby Farnham.

Entrée de Max Pacioretty sur l'aile droite en désavantage numérique. Il laisse la rondelle à Tomas Plekanec qui le suit, mais le tir de ce dernier rate la cible.

En toute justice, le Canadien a peut-être passé plus de temps dans le territoire des Devils que le sien lors de cette infériorité numérique.

Weise écrase - légalement et solidement - Farnham dans la bande. Le hic, c'est que la rondelle n'était nulle part dans les environs. Le joueur du Canadien est chanceux de s'en tirer sans pénalité.

Un jeu à trois manque de peu de mener à un but de Devante Smith-Pelly et les Devils écopent d'une pénalité quelques secondes plus tard.

Le Canadien fait circuler la rondelle à pleine vitesse durant la première minute de la pénalité, mais aucun tir ne trompe la vigilance de Schneider, mis à contribution. Pas de succès non plus durant la deuxième... Les Devils s'en tirent sans casse.

Le Canadien a largement dominé la période, mais ça ne se mesure pas au tableau indicateur.

Tirs au but par:

Devils: 5 - 0 - 0: 5

Canadien: 10 - 0 - 0 : 10

Deuxième période:

Encore une fois, Dale Weise provoque des choses. Après une percée au centre de la patinoire, son tir du revers oblige Cory Schneider à être aux aguets.

Les élans de la deuxième période sont nettement plus partagés et les Devils multiplient les tirs en direction de Condon qui met un terme à une menace en immobilisant une rondelle devant Ryane Clowe.

Condon peut d'ailleurs dire merci à Greg Pateryn. Le défenseur dégage une rondelle dans le demi-cercle qui s'était retrouvée derrière le gardien.

Un tir de la pointe de Beaulieu frappe accidentellement Galchenyuk au bras. La rondelle change complètement de direction et Schneider n'y peut rien. Devils 0 Canadien 1.

Le sixième but de la saison de Galchenyuk, inscrit à 9:06 de la période médiane. Son quatrième en quatre matchs. Des mentions d'aide à Beaulieu et Lars Eller.

Quelques instants plus tard, c'est Eller qui décoche un tir de près qui donne du mal à Schneider.

Weise, qui est partout ce soir, fait une passe lumineuse à David Desharnais à la ligne bleue des Devils. Le petit attaquant du Canadien s'échappe devant Schneider, mais le gardien ne mord pas à sa feinte.

Pénalité à Pacioretty pour avoir accroché Tyler Kennedy. Deux minutes plus tard, la marque est toujours de 1-0 pour le Canadien. Les Devils sont incapables de générer des attaques soutenues et dangereuses.

Un tir de Sven Andrighetto en provenance de la pointe est dévié par Eller et Schneider doit se dresser devant la rondelle.

Tirs au but par:

Devils: 5 - 12 - 0: 17

Canadien: 10 - 8 - 0 : 18

Troisième période:

Une montée de Lee Stempniak permet à Adam Henrique de se faufiler jusqu'à Condon, mais son tir passe au-dessus du filet du Canadien.

En dépit d'efforts soutenus des deux clubs, seulement trois tirs au but au total durant les cinq premières minutes de l'engagement.

Christian Thomas met sérieusement Schneider à l'épreuve avec un tir décoché d'une dizaine de pieds. Le gardien fait l'arrêt et un défenseur dégage la rondelle libre derrière lui.

Pénalité pour obstruction à Patrick Elias en zone du Canadien, aux dépens de Tomas Fleishmann.

Ça ne prend que quelques secondes pour doubler la marque. Une rondelle bondissante se retrouve sur le bâton de Galchenyuk tout juste devant Schneider. Son tir dans la partie supérieure du filet touche la cible. Devils 0 Canadien 2.

Jeff Petry, coupé au menton, quitte pour le vestiaire.

Les Devils lancent toutes leurs forces dans la bataille et un tir dans la circulation lourde trompe Condon entre les jambières. But accordé à Adam Larsson. Devils 1 Canadien 2.

Quelques instants plus tard, on crédite le but à Elias, qui a fait dévier la rondelle.

Lancé à fond sur l'aile droite, Pacioretty contourne suffisament le défenseur gauche pour s'offrir un bon tir vers Schneider qui résiste.

Schneider n'arrive pas à quitter son filet au profit d'un sixième attaquant. Il y arrive avec 45 secondes à jouer.

Dégagement du Canadien. Mise en jeu dans sa zone avec 26 secondes à faire. Michel Therrien demande un temps d'arrêt.

Et la tactique fonctionne. Les Devils créent l'égalité par l'entremise Kyle Palmieri avec 22 secondes à faire à la période. Devils 2 Canadien 2.

Tirs au but par:

Devils: 5 - 12 - 12: 29

Canadien: 10 - 8 - 12 : 30

Prolongation:

Travais Zajac obtient la meilleure chance après deux minutes à trois contre trois, mais son tir vif rate le coin du filet de Condon de peu.

Quelques secondes plus tard, Henrique fonce vers Condon qui fait l'arrêt, mais John Moore qui arrive derrière touche la cible à son deuxième essai. Devils 3 Canadien 2.

Tirs au but par:

Devils: 5 - 12 - 12 - 2: 31

Canadien: 10 - 8 - 12 - 2: 32

« Il n’avait rien à faire en Europe » - Pierre-Édouard Bellemare, au sujet de Bud Holloway

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

Les échos de l'entraînement du CH


Nicolas Landry
MONTRÉAL – À une époque pas si lointaine, Bud Holloway et Pierre-Édouard Bellemare faisaient partie du noyau offensif de la meilleure équipe de la Ligue élite suédoise. Plus que des coéquipiers, ils sont rapidement devenus de très bons amis.
À l’occasion, les deux copains parlaient de la Ligue nationale de hockey. En fait, Holloway parlait et Bellemare, lui, écoutait.
« Moi, je ne m’y connaissais vraiment pas alors lui, il m’expliquait un peu comment ça se passait », racontait le Français jeudi soir.
Au départ, Bellemare n’avait pas trop l’air de comprendre pourquoi un journaliste de Montréal tenait à lui parler en cette journée de l’Action de grâce américaine. « Ah oui? Enfin! », s’est-il exclamé quand RDS lui a appris que son ancien complice disputerait le lendemain son premier match dans la LNH contre les Devils du New Jersey.
« Quand je pense qu’on est aujourd’hui tous les deux dans la LNH, c’est fou, réalisait l’attaquant des Flyers de Philadelphie. De voir qu’il se retrouve ici, ça fait bizarre, mais pour moi, il n’y a jamais eu de doute qu’il n’avait rien à faire en Europe et qu’à un moment donné, il allait réussir à avoir sa chance. »
Holloway a grandi dans un bled de la Saskatchewan, aime la pêche, publie des photos de machinerie agricole sur son compte Twitter et écoute de la musique country. Paris, la ville natale de Bellemare, pourrait aussi bien être sur une planète différente. Mais dès qu’ils ont été réunis à Skelleftea, les deux ont fait la paire.
« À ce moment-là, dans l’équipe, on avait un certain nombre de joueurs très différents. En quelques mois seulement, Bud est devenu une partie très importante de ce noyau. On a vite réalisé qu’on ne pouvait pas vraiment se passer de lui pour aller où on voulait », se souvient Bellemare, qui roulait sa bosse en Suède depuis cinq ans lorsque Holloway y est débarqué en 2011.
Bellemare allait rapidement pouvoir témoigner de l’étendue du talent qui avait permis à Holloway de terminer au premier rang du classement des pointeurs des Monarchs de Manchester, le club-école des Kings de Los Angeles, pendant deux années consécutives avant de s’exiler en Europe. Mais la première chose qui l’a frappée chez son nouveau coéquipier, c’est cette joie de vivre qui ne semblait jamais le quitter.
Pierre-Édouard Bellemare« Il a été pour moi un joueur qui m’a aidé à continuer, à pousser. Il n’y avait jamais un jour où il venait à l’aréna dans un état d’esprit négatif. Peu importe la situation, peu importe le pointage, peu importe ce qui pouvait lui être tombé dessus à la maison, quand il arrivait à l’aréna, il avait toujours le sourire au visage et des mots positifs pour l’équipe. Si on avait une équipe qui connaissait autant de succès, c’est justement parce qu’on avait un joueur comme Bud qui était là pour relativiser les choses aux moments où ça n’allait pas, pour nous faire comprendre que ce n’était pas la fin du monde. »
La force de caractère de Holloway a eu un effet contagieux sur Bellemare.
« Quand je suis arrivé en Suède, je n’étais pas spécialement le joueur qu’on aimait le plus. Je n’avais pas le talent des autres joueurs locaux et c’est surtout le travail qui a fait en sorte que j’ai pu m’établir. Quand Bud est arrivé, ça a renforcé cette façon de penser et le fait de jouer avec un mec comme lui m’a forcément aidé à en vouloir plus. Si j’ai fait tout ce que je pouvais pour arriver où je suis aujourd’hui, c’est grâce à un joueur comme lui. »
Bellemare avait connu de modestes saisons de 14 et 18 points quand il est devenu, à sa troisième année à Skelleftea, le joueur de centre attitré à Holloway. À leur première campagne ensemble, le Français a marqué 19 buts tandis que la recrue canadienne a terminé au premier rang du classement des marqueurs de l’équipe avec 49 points.
L’année suivante, Bellemare n’a disputé que 29 matchs, mais Holloway a continué de produire. Il s’est emparé du titre de champion marqueur de la Ligue en amassant un total de 71 points, 11 de plus que Carl Soderberg, qui allait quelques semaines plus tard signer un contrat avec les Bruins de Boston. Cette année-là, Skelleftea a aussi remporté le premier de deux championnats consécutifs.
« Il n’avait rien à faire en Suède, rien à faire en Europe, tranche celui qui a donné ses premiers coups de patin dans la LNH à l’âge de 29 ans. C’est dur de dire qu’un joueur est trop fort pour la ligue, mais il a fini avec tellement de points. Il a impressionné tout le monde. Tu voyais bien que lui, c’était dans la NHL qu’il pouvait jouer. »
« Il y a plein de choses, malgré le niveau de ton jeu, qui peuvent faire en sorte que tu ne joues pas dans la LNH. Malheureusement pour Bud, ça n’a pas joué en sa faveur et ça lui a pris du temps pour y arriver, mais maintenant qu’il est à la veille de son premier match, je suis vraiment content pour lui. »
Un peu comme l’a fait Guy Boucher, qui a dirigé Holloway en Suisse la saison dernière, lors de son récent passage sur les ondes de 30 minutes chrono, Bellemare vante la vision du jeu de son ancien partenaire. « Vous pouvez regarder, plusieurs des buts que j’ai marqués en Suède, c’était grâce à ses passes! », admet-il sans gêne. Mais le cousin explique que les succès communs du duo étaient davantage une question d’effort que de talent brut.
« On ne se prenait pas la tête à réfléchir et à trouver des jeux. On voulait d’abord travailler le plus fort possible en se disant qu’après, les choses positives allaient venir. Dans notre équipe, le mot d’ordre était la défense. Si tu jouais ta défense de la bonne façon, tu avais plus ou moins le feu vert pour faire ce que tu voulais en offensive. Alors du coup, on s’est motivés tous les deux pour bien jouer défensivement et la chimie est née du fait qu’on pensait de la même façon, on avait la même approche. »
Vendredi, les Flyers accueilleront les Predators de Nashville en après-midi et s’envoleront ensuite pour New York, où ils affronteront les Rangers le lendemain. Bellemare posera donc le pied dans le Grosse Pomme alors que son ami vivra l’un des plus beaux jours de sa vie juste de l’autre côté du fleuve Hudson. Pas impossible qu’il s’accroche les pieds devant un téléviseur pour assister à ce grand moment.
« Moi, j’ai appris à propos de la LNH sur le tard. Lui, c’est quelque chose qu’il a attendu pendant toute sa vie. Je crois que je suis plus content pour lui que je l’étais pour moi-même quand j’y suis arrivé. »

Le Canadien cherchera à remporter un deuxième match en 24 h contre les Devils

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Le CH trouve un moyen de gagner


Le Canadien tentera de signer une deuxième victoire en autant de jours contre les Devils du New Jersey ce soir au Centre Bell.
La troupe de John Hynes est passée bien près d’enlever les honneurs du premier match de cette série aller-retour alors qu’ils avaient pris les devants 2 à 0 lors du duel de vendredi, mais le Tricolore est revenu de l'arrière pour l'emporter 3 à 2 en tirs de barrage.
Sven Andrighetto et Alex Galchenyuk ont ramené les deux formations à la case départ en touchant chacun la cible au cours de la rencontre.
Dans le cas d'Andrighetto, il a fait vibrer les cordages pour un deuxième match consécutif lorsqu’il a déjoué Cory Schneider d’un bon tir en deuxième période. Ce dernier sera d'ailleurs encore le partant ce soir, lui qui n'a jamais joué au Centre Bell.
Galchenyuk a pour sa part inscrit son cinquième filet de la campagne après une belle feinte en échappée. L’attaquant a maintenant enregistré cinq points à ses quatre derniers matchs.
Ces deux mêmes joueurs sont revenus à la charge lors de la séance de tirs de barrage. Andrighetto a encore une fois eu le dessus sur le gardien des Devils et son but a fait la différence dans la rencontre.
Les hommes de Michel Therrien devront avoir à l’œil l’attaquant Adam Henrique alors que celui-ci a fait scintiller la lumière rouge à ses trois derniers matchs.
Le Canadien cherchera à prolonger sa série de victoires à cinq.