jeudi 10 décembre 2015

Patrick O'Sullivan raconte l'enfer que lui a fait subir son père

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Publié le 10 décembre 2015 à 08h30 | Mis à jour à 08h30
L'ex-joueur de la LNH Patrick O'Sullivan veut sensibiliser... (Photo David Zalubowski, archives AP)
PHOTO DAVID ZALUBOWSKI, ARCHIVES AP
L'ex-joueur de la LNH Patrick O'Sullivan veut sensibiliser les gens aux agressions envers les jeunes hockeyeurs, lui qui a été victime d'attaques physiques répétées de la part de son père.

MATHIAS BRUNET
La Presse
Lorsque son fils Patrick avait 10 ans, John O'Sullivan, Crazy John pour les intimes, pouvait le brûler avec une cigarette ou l'étouffer à deux mains dans l'auto s'il n'était pas satisfait de son match.
Les sévices étaient presque devenus normaux pour le garçon puisque les corrections avaient commencé alors qu'il n'avait que 5 ans, dès ses premiers coups de patin, en fait.
Des milliers de coupures et d'ecchymoses plus tard, Patrick O'Sullivan a atteint la LNH. Choix de deuxième tour du Wild du Minnesota en 2003, il a même connu une saison de 22 buts et 53 points avec les Kings de Los Angeles en 2007-2008.
Retraité depuis trois ans de la LNH, il raconte dans un langage franc et direct un récit parfois insoutenable, pour sensibiliser les gens aux agressions envers les jeunes hockeyeurs.
«Il me lançait des coups de poing. Pas comme s'il frappait un enfant, mais comme s'il était impliqué dans une bagarre avec un autre adulte», écrit-il dans un texte publié sur le site theplayerstribune.com.
«Mon père me réveillait à cinq heures du matin pour que je m'entraîne avant l'école. S'il n'était pas satisfait de mes efforts, il utilisait la corde dont je me servais pour les exercices, me demandait de retirer mon chandail et me fouettait avec celle-ci. Si ça n'était pas la corde, c'était un fil électrique. Parfois, il s'introduisait dans ma chambre au milieu de la nuit pour me battre sans raison. Une bonne journée pour moi signifiait une raclée normale.»
Patrick O'Sullivan se demande pourquoi un père peut agir ainsi envers son fils. Il a compris avec les années que, dans sa démence, John O'Sullivan avait un plan. «Tout était justifié pour lui. Ces traitements allaient me permettre de m'améliorer comme joueur et éventuellement atteindre la LNH.»
Tout le monde «savait»
Cet ancien hockeyeur, aujourd'hui âgé de 30 ans, se demande aussi, surtout, pourquoi personne de son entourage n'a arrêté son père, alors que tout le monde «savait».
«J'entrais dans le vestiaire avec des coupures et des ecchymoses, ils voyaient mon père frapper dans la baie vitrée, gueuler et se battre avec d'autres parents, mais tout ce qu'on me demandait, c'est si j'étais correct. Et je répondais que oui. Personne n'a appelé la police, personne ne l'a affronté. C'était la même chose à la maison. Ma mère me suppliait, inquiète, de bien jouer pendant le match pour éviter la colère de mon père.
«Le pire, ajoute-t-il, c'est que mes succès sur la glace donnaient raison à mon père, poursuit ce premier choix au total dans la Ligue junior de l'Ontario. Les gens se disaient sans doute qu'il était fou, mais que ça rapportait des dividendes. Mais il n'avait rien à voir avec mes succès. Quand j'étais sur la glace, j'étais libre, c'est le seul endroit où il ne pouvait pas me toucher...»
Les agressions ont continué dans les rangs juniors, à Mississauga. Un soir que son père l'a extirpé de l'autobus dans lequel il était avec ses coéquipiers, une violente bagarre a suivi. O'Sullivan se rebellait pour la première fois. À 16 ans. La police a arrêté le père, et la Cour lui a ordonné de ne pas s'approcher à moins de 100 pieds de son fils. John O'Sullivan a éventuellement plaidé coupable à des accusations de voies de fait et été condamné à 30 jours de prison.
Par la suite, il a néanmoins continué d'assister aux matchs de son garçon. «Une équipe de sécurité mandatée par la LNH m'accompagnait lors du repêchage. Il s'est assis à un endroit d'où je pouvais le voir. Quand j'ai endossé le chandail du Wild sur l'estrade, je savais qu'il pouvait me voir et j'en étais furieux. Pas à cause de toute la souffrance qu'il m'avait causée, mais parce que je savais que ma sélection validait à ses yeux ses méthodes cruelles.
«Il n'y était pourtant pour rien. Quand on atteint les rangs professionnels, on réalise que ce ne sont pas les haltères soulevés ou les séances de course à pied de 10 km après un match qui font la différence, mais votre compréhension du jeu. Tu l'as ou tu ne l'as pas. Engueuler son enfant dans l'auto en route pour l'aréna ne l'aidera pas à se transformer en Jonathan Toews. On s'améliore en s'amusant et en usant de sa créativité sur la glace. Drew Doughty pouvait faire à peine une répétition sur le bench press, mais une fois sur la glace, il nous écrasait tous. Il était en forme pour le hockey.»
O'Sullivan, qui a aussi publié un livre sur sa vie, espère que les gens saisiront le message. «Je n'écris pas ce texte pour mon père, mais pour les gens «du stationnement». Ceux qui n'ont rien fait, qui ont craint une scène devant les autres parents, qui ont craint de devoir faire une déposition à la police.
«Ce que vous voyez dans un stationnement de la part d'un père violent n'est que la pointe de l'iceberg. L'enfant est prisonnier dans sa propre maison. C'est drôle parce qu'on évoque souvent le courage dans le milieu du hockey. Le courage de dénoncer les agressions est beaucoup plus difficile que de se battre ou de bloquer un tir. Je suis convaincu que des centaines d'enfants en Amérique du Nord s'habilleront terrifiés ce week-end, l'estomac en boule, parce que s'ils ne sont pas à la hauteur, ça ira mal.»
Patrick O'Sullivan vit en Floride avec sa femme et ses deux fils. Il tente de panser ses plaies.

Manque d'opportunisme du Canadien

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 09 décembre 2015 à 23h51. Modifié par Charles Payette le jeudi 10 décembre 2015
Manque d'opportunisme du Canadien
Le but de Byron, seul moment de réjouissance/PC
MONTRÉAL - Alors qu'il vient de compléter le premier tiers du calendrier, le CH vit ses premiers moments véritablement difficiles de la saison. À ses cinq dernières sorties, le Tricolore n'a pu faire mieux qu'une victoire et un revers en prolongation, malgré sa domination (164-125) aux tirs au but.
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Mis en ligne le mercredi 09 décembre 2015 dans Bonsoir les sportifs et Après-match du Canadien avec Ron Fournier, Martin McGuire et Dany Dubé
Et si l'absence de certains joueurs-clé comme Carey Price et Brendan Gallagher peut expliquer cette baisse de régime, les hommes de Michel Therrien manquent aussi de fini autour des filets adverses.

Paul Byron, qui a livré une autre solide performance mercredi, était le premier - et le seul dans le vestiaire, plutôt désert - à reconnaître les lacunes de l'équipe à ce chapitre depuis quelques rencontres.

Si le Canadien avait su capitaliser sur quelques-unes de ses chances pendant les 40 premières minutes de jeu, alors qu'il contrôlait le jeu et avait obtenu 26 tirs contre seulement 14 pour les Bruins, la discussion et l'ambiance dans le vestiaire auraient été bien différentes.

« Pendant les deux premières périodes, nous avons joué de l'excellent hockey, mais il faut savoir profiter de ces opportunités », a déclaré Byron, après la défaite de 3-1 contre les Bruins.

« Le nombre de tirs au but ne veut rien dire. En ce moment, on semble incapable de marquer. Il faut savoir profiter de nos chances, car on ne peut pas continuellement demander à nos gardiens de réaliser des blanchissages ou concéder un seul but. »

Byron a marqué le seul filet des siens, sur un jeu bizarre en première période, et les Bruins ont bénéficié de la collaboration de Dame Chance pour créer l'égalité, à court d'un homme, en troisième. Ce but a complètement fait tourner le vent en faveur des hommes de Claude Julien, qui ont de nouveau frappé 42 secondes plus tard.

« C'est un jeu qui a changé l'allure du match, a ajouté Byron. Ils ont été chanceux. Mais nous devons réagir mieux que nous l'avons fait ce soir. »

Le trio de Tomas Plekanec, Byron et Lars Eller a été de loin le meilleur du Canadien mercredi soir, obtenant 14 des 33 tirs de l'équipe. La chimie entre Byron et Plekanec était très évidente.

« 'Pleky' est un gars avec qui c'est facile de jouer, a mentionné Byron. C'est un vétéran, il est un joueur intelligent. Il est toujours bien posté et il rend les choses simples. »

Bennett marque deux buts, les Penguins ont le dessus sur l'Avalanche 4-2

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Penguins 4 - Avalanche 2


COLORADO - Beau Bennett a marqué deux buts pour aider les Penguins de Pittsburgh à mettre un terme à une série de deux revers en battant l'Avalanche du Colorado 4-2, mercredi.
Matt Cullen et Olli Maatta ont été les autres marqueurs de Penguins, qui ont explosé avec trois buts au dernier engagement pour se sauver avec la victoire. Patric Hornqvist a amassés deux aides alors que Maatta en a ajouté une.
Matt Duchene et Erik Johnson ont touché la cible en première période pour permettre aux leurs de prendre une avance de 2-1 après 20 minutes.
Marc-André Fleury a effectué 24 arrêts devant la cage des Penguins tandis que Reto Berra a cédé quatre fois sur 33 lancers à l'autre extrémité.
Les Sedin encore au coeur de la victoire
Sommaire
Daniel Sedin et Alexander Edler ont tous les deux inscrit un but et une aide, mercredi, alors que les Canucks de Vancouver ont battu les Rangers de New York 2-1.
Henrik Sedin a ajouté deux aides pour les Canucks, tandis que Ryan Miller a repoussé 32 lancers pour permettre aux Canucks de gagner deux matchs de suite pour la première fois depuis le début du mois de novembre.
Dan Boyle a touché la cible sur un tir de pénalité du côté des Rangers, qui ont obtenu 23 arrêts de la part de leur gardien Henrik Lundqvist.
Boyle a aussi été impliqué sans le vouloir dans un accident. Les Rangers ont causé un revirement en zone adverse en troisième période et Boyle a décoché un tir frappé du haut des cercles, qui a atteint le défenseur Dan Hamuis en plein visage.
Ce dernier a quitté le match en saignant abondamment. Il a été conduit à l'hôpital et les Canucks ont déclaré qu'il a perdu des dents et qu'il s'est probablement fracturé la mâchoire.

«Soirée très difficile» -Michel Therrien pointe Galchenyuk

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Publié par La Presse Canadienne le jeudi 10 décembre 2015 à 06h07. Modifié par Charles Payette à 08h42.
«Soirée très difficile» -Michel Therrien pointe Galchenyuk
Alex Galchenyuk
(98,5 Sports) - Est-ce que l'expérience qui a envoyé Alex Galchenyuk au centre du premier trio du Canadien se répètera ? Pas si on se fie à la réaction sèche de l'entraîneur Michel Therrien, au terme du revers de 3-1, subi hier soir, aux mains des Bruins de Boston au Centre Bell.
Pendant que le trio de Tomas Plekanec se mettait en évidence, la première unité menée par Galchenyuk était pointée du doigt pour le renversement de vapeur en troisième période. Les Bruins ont alors inscrit trois buts sans riposte pour inscrire un premier gain en huit rencontres face au Canadien.

Galchenyuk, Max Pacioretty et Sven Andrighetto ont été invisibles; les deux premiers ont d'ailleurs terminé la rencontre avec des fiches de moins-2.

Invisible aussi face aux médias

Si le capitaine a rencontré les médias, Galchenyuk, lui, a été aussi peu visible après que pendant la rencontre, restant à l'abri des micros et des caméras.

«Il a connu une soirée difficile», s'est contenté de dire Michel Therrien à un journaliste anglophone au sujet de son nouveau centre numéro un.

Quand ce même journaliste est revenu à la charge en demandant si le fait de pivoter le premier trio et d'avoir eu èa faire face à Pätrice Bergeron et Zdeno Chara toute la soirée avait eu un impact, Therrien en a suffisamment ajouté pour qu'on comprenne qu'il n'avait vraiment pas apprécié la tenue de son no 27.

«Soirée très difficile», a-t-il résumé, évitant d'en dire plus, encore sous le coup des trois buts sans riposte des Bruins au dernier vingt.

Le Canadien peut se reprendre et vite

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Bruins 3 - Canadiens 1


Éric Leblanc
MONTRÉAL – Habituellement, les équipes de la LNH ne raffolent guère du défi de disputer un deuxième match en moins de 24 heures, mais il y a toujours une exception et elle vient de se présenter pour le Canadien.  
En effet, la rencontre prévue au domicile des Red Wings de Detroit jeudi soir vient offrir au Tricolore une occasion idéale pour réparer sa gaffe commise contre les Bruins de Boston.
En s’envolant vers le Michigan immédiatement après la défaite de 3 à 1 contre les Bruins, les joueurs du Canadien pourront se racheter très rapidement. Selon les dires du capitaine Max Pacioretty, cet affrontement à Detroit sera la preuve de l’identité du club qui traverse sa première séquence de trois revers en 2015-2016.
« Évidemment, c’est de l’adversité qui se dresse dans notre chemin, mais on pourra prouver notre force de caractère. C’est le scénario parfait avec un match dès le lendemain », a avancé le numéro 67.
Vraisemblablement, le capitaine entamera cette partie avec une autre motivation : celle de rebondir à la suite d’une première performance à oublier pour son nouveau trio composé de lui, Alex Galchenyuk et Sven Andrighetto.
« Ce n’était pas bon, on a été la raison pour laquelle ils ont gagné le match. Ça laisse donc un mauvais goût dans la bouche, on se doit de mieux faire que ça », a-t-il admis.
En ce qui concerne Galchenyuk, il n’a pas rencontré les médias et son entraîneur n’a pas caché la vérité en répétant deux fois qu’il avait connu un match éprouvant.
Même s’il a avalé de travers cette défaite contre les Bruins, Therrien ne s’en faisait pas outre mesure avec cette portion de trois défaites.
« Quand tu regardes les trois matchs, tout le monde est d’accord pour dire qu’on a joué l’une de nos meilleures parties contre Washington sans pouvoir l’emporter. Contre les Hurricanes, le match aurait pu aller d’un côté comme de l’autre. Contre Boston, notre performance a été excellente pendant plus de la moitié du match », a-t-il exposé.
Therrien s’encourage peut-être aussi par le fait que son équipe a présenté un dossier de 5-0 la saison dernière quand elle venait de perdre trois affrontements d’affilée.
Il ne sera peut-être pas à son poste contre les Wings, mais Mike Condon a pu témoigner que la panique était loin de franchir les portes du vestiaire de son équipe.  
« Non, il n’y a aucune panique, ce sont des choses qui arrivent. On ne va pas s’apitoyer sur notre sort, c’est à nous de redresser la situation », a exprimé l’Américain.
Avec son caractère optimiste, P.K. Subban a aussi balayé du revers de la main les allégations selon lesquelles l’inquiétude pouvait s’installer au sein du club.  
« Je suis inquiet quand je suis sur le point de manquer d’essence et que je dois trouver une station-service. Ça n’arrive pas quand on perd trois matchs de suite parce qu’il y a encore beaucoup de hockey devant nous en commençant par un match dès jeudi soir ce qui est une bonne nouvelle », a proposé le défenseur qui a été limité à un lancer en 30:04 d’action.
Mais, du même souffle, Subban a reconnu que les pertes de Carey Price, Brendan Gallagher, Torrey Mitchell et Devante Smith-Pelly ne sont pas faciles à combler.
« On manque tous les joueurs qui sont absents », a-t-il dit en développant ensuite sur Gallagher qui était le sujet principal de la question.
« Évidemment, c’est important d’avoir une présence accrue devant le filet adverse dans la LNH. Sans ça, c’est très difficile de compter des buts », a reconnu le numéro 76 sur l’apport du combatif ailier.
Chose certaine, la présence de Gallagher serait la bienvenue sur le jeu de puissance qui a été blanchi depuis trois matchs (0-en-10).   
« Je crois qu’on doit simplifier les choses et spécialement en avantage numérique. Notre jeu de puissance a été bon depuis le début de la saison, il faut envoyer plus de rondelles au filet et se rendre dans les endroits douloureux », a suggéré le droitier.
Outre l’avantage numérique, le rendement en troisième période a fléchi pour le Canadien qui avait brillé durant cet engagement depuis le début du calendrier. Par contre, le CH a été battu 5 à 1 au chapitre des buts au dernier tiers lors de ses trois récentes défaites.
« À part les statistiques, je ne vois pas de différence. C’est seulement une question d’exécution et ce n’était pas à la hauteur dans ce match, incluant moi-même », a opiné Condon.
« Je ne dirais pas que le comportement de l’équipe a changé en troisième période, mais on ne réagit pas toujours de la bonne manière. C’est ce qui a fait la différence dans cette rencontre », a conclu Therrien.