mardi 22 mars 2016

« Je ne les trouve pas tellement forts dans leur gérance » - Claude Carrier

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Publié par 98,5 fm pour 98,5fm Sports le lundi 21 mars 2016 à 16h59. Modifié par Jacques Thériault à 19h28.
« Je ne les trouve pas tellement forts dans leur gérance » - Claude Carrier
Claude Carrier/Facebook Claude Carrier
(98,5 Sports) - Claude Carrier a été dépisteur pour les Devils du New Jersey durant 31 ans.

Il a appris lundi que son contrat ne serait pas renouvelé l'an prochain et que la longue association se terminait immédiatement.
En entrevue avec Mario Langlois aux Amateurs de sports, Claude Carrier, celui qui a été le maître d'oeuvre du repêchage de Martin Brodeur (1er choix des Devils en 1990), a, d'entrée de jeu, souligné les grandes qualités de l'ex-directeur général de l'équipe Lou Lamoriello.

« J’ai été chanceux de travailler avec un homme comme Lou Lamoriello durant 29 ans, a déclaré Claude Carrier. L’ère de Lou, c’était d’être loyal. C’était familial. Et du moment où le propriétaire (Joshua Harris) a décidé de congédier Lou Lamoriello, je ne suis pas nécessairement surpris. »

Tout ça, avant d’écorcher les successeurs de Lamoriello.

« Je suis surpris que ça arrive aujourd’hui. Je m’étais dit qu’ils allaient m’apprendre en juin qu’ils n’allaient pas renouveler mon contrat. Mais qu’ils me disent à partir d’aujourd’hui que c’est fini, ça me prouve qu’ils sont un peu faibles.

« Je ne les trouve pas tellement, tellement forts dans leur gérance Monsieur (Ray) Shero (l’actuel directeur général) et Monsieur (Paul) Castron (le directeur du dépistage). Déjà, ça fait plusieurs équipes qu’ils font, ça fait que ça ne me surprend pas.

« Honnêtement, je pense que j’avais encore le feu sacré. Je leur ai demandé des explications, mais ils n’avaient aucune raison à me donner quant à mon congédiement. Je ne sais pas si je vais être engagé quelque part, mais le hockey va me manquer d’ici la fin de la saison. »

Le défenseur Éric Gélinas (choix de 2e tour en 2009) et l’attaquant Stephan Matteau (1er choix des Devils en 2012) ne se sont pas développés comme prévu. L’un est au Colorado, l’autre à Montréal. Ce pourrait-il que ce soit une partie de l’explication du congédiement de Claude Carrier?

« Lou savait très bien que d’année en année, on ne pouvait arriver avec une surprise, avec un joueur qui allait faire la Ligue nationale et être une étoile, assure le dépisteur. Il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. Mais il se fiait énormément à notre loyauté et à notre détermination pour le bien du club. Je m’entendais excessivement bien avec lui sur ce point. »

« Le dépistage, ce n’est pas une science précise. On ne peut pas dire, comme en mathématiques, que 2 + 2 font 4. Quand tu repêches un joueur, tu projettes que e joueur-là, dans deux, trois, quatre ans, devrait être à tel niveau, à tel point pour rendre tel service à ton club. Donc, la philosophie du club est importante. Mais l’individu a aussi sa personnalité. Mais parfois, il ne cadre pas avec la philosophie du club. »

Indiscutablement, le meilleur coup de Carrier aura été d’insister auprès de la direction pour que l’équipe américaine repêche Martin Brodeur en 1990. Avec Brodeur, les Devils ont remporté trois fois la coupe Stanley. Et c’est d’ailleurs le choix dont il est le plus fier.

« Sur le plan personnel et sur le plan performance, ce fut un joueur qui m’a donné beaucoup de satisfaction. Mais c’est lui qui a fait sa renommée et non moi. Je n’ai fait que détecter le potentiel et il y a des gens qui m’ont écouté. »