jeudi 25 août 2016

Subban encore ignoré par le Canada

http://www.rds.ca/hockey/coupe-du-monde-de-hockey

P.K. Subban
P.K. Subban arbore son nouvel uniforme des Predators (Source d'image:PC)

Forcée de trouver un remplaçant au défenseur Duncan Keith en vue de la Coupe du monde de hockey, l’équipe canadienne a une fois de plus levé le nez sur l’ancien arrière du Canadien P.K. Subban.

Hockey Canada a en effet annoncé mercredi que c’est le défenseur des Blues de St Louis Jay Bouwmeester qui prendra la place de Keith, qui soigne toujours une blessure au genou subie l’an dernier avec les Blackhawks de Chicago.
Bouwmeester, âgé de 32 ans, a amassé trois buts et 19 points en 72 matchs la saison dernière.
En 990 parties de saison régulière avec les Blues, les Panthers de la Floride et les Flames de Calgary, Bouwmeester a amassé 81 buts et 376 points. Il a fait partie de l'édition d'Équipe Canada qui a remporté la Coupe du monde de hockey 2004, en plus de gagner la médaille d'or aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014.
La Coupe du monde débutera le 17 septembre prochain à Toronto.
Formation du Canada :
G Corey Crawford, Chicago
G Braden Holtby, Washington
G Carey Price, Montréal
D Brent Burns, San Jose
D Drew Doughty, Los Angeles
D Jay Bouwmeester, St Louis
D Jake Muzzin, Los Angeles
D Alex Pietrangelo, St. Louis
D Marc-Édouard Vlasic, San Jose
D Shea Weber, Montréal
A Patrice Bergeron, Boston
A Jeff Carter, Los Angeles
A Logan Couture, San Jose
A Sidney Crosby, Pittsburgh
A Matt Duchene, Colorado
A Ryan Getzlaf, Anaheim
A Claude Giroux, Philadelphie
A Brad Marchand, Boston
A Tyler Seguin, Dallas
A Steven Stamkos, Tampa Bay
A John Tavares, New York (Islanders)
A Joe Thornton, San Jose
A Jonathan Toews, Chicago

mardi 23 août 2016

Alexander Radulov n'a pas oublié l'apport de Patrick Roy

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

Radulov, rempli de bonnes intentions


BROSSARD, Qc - Alexander Radulov est arrivé pour de bon à Montréal, et ses plans à court terme ne prévoient pas un séjour dans la ville de Québec. Mais s'il décide de s'y rendre et qu'il devait croiser Patrick Roy en chemin, il y a de bonnes chances que Radulov lui donne une franche poignée de mains et une chaleureuse étreinte.
Dans les derniers moments d'un point de presse qui a duré plus de 20 minutes lundi, Radulov a pris le temps de parler de celui qui a été son entraîneur-chef avec les Remparts de Québec, il y a dix ans, et dont la démission de son poste avec l'Avalanche du Colorado, il y a dix jours, a étonné.
Selon plusieurs observateurs, le fait que l'Avalanche n'ait pas pu s'entendre avec Radulov cet été aurait été l'un des éléments ayant motivé la décision de Roy de quitter l'organisation.

« J'ai été surpris parce qu'il lui restait encore une année à son contrat. Je ne connais pas la situation (avec l'Avalanche), mais je suis certain qu'il va se trouver un autre emploi. Il est un homme merveilleux et un excellent entraîneur. Nous sommes de bons amis, et si je le voyais, je le remercierais pour tout ce qu'il a fait pour moi. Il a beaucoup d'importance à mes yeux », a déclaré Radulov.
Il n'y avait que cinq matchs de joués en 2005-2006, la deuxième saison de Radulov avec les Remparts, lorsque Roy a décidé de prendre les rênes de l'équipe, qui n'avait alors inscrit qu'une seule victoire.
Sous la direction de l'ancien gardien du Canadien, Radulov a explosé et a complètement dominé le circuit Courteau. En 62 matchs de saison régulière, il a amassé 152 points, dont 61 buts, et a récolté 21 buts et 55 points en 23 rencontres éliminatoires, chemin faisant vers une conquête de la Coupe Memorial.
Radulov s'est rappelé ce que Roy a fait pour lui.
« Lorsque je suis arrivé en Amérique du Nord, il a été là pour moi. Il m'a enseigné beaucoup de choses. Il est émotif, et moi aussi. Nous nous entendions bien et j'ai demeuré à sa résidence à Lac-Beauport. C'était plaisant. »
Faisant un parallèle avec Sergei Fedorov, qui a été son directeur général lors de ses quatre saisons qu'il vient de passer dans la KHL, Radulov a rappelé l'importance de pouvoir côtoyer des joueurs de cette envergure au fil d'une carrière.
Roy et Fedorov sont des membres du Temple de la renommée du hockey qui comptent chacun au moins trois coupes Stanley à leur palmarès.
« C'est toujours bon de compter sur des gens comme ça, qui peuvent vous parler et qui savent quoi faire pour gagner. Ce furent de grandes expériences pour moi. »

Louis Leblanc: «Je suis prêt à passer à autre chose»

http://www.lapresse.ca/sports/hockey/

EXCLUSIF
Publié le 23 août 2016 à 05h00 | Mis à jour à 08h07
Après 362 matchs disputés au niveau professionnel, autant... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE
Après 362 matchs disputés au niveau professionnel, autant en Amérique du Nord qu'en Europe, Louis Leblanc a décidé de prendre sa retraite à l'âge de 25 ans pour retourner sur les bancs de l'Université Harvard.

Louis Leblanc fait ses bagages et part vendredi. Non, l'ancien choix de premier tour du Canadien n'a pas accepté d'offre pour jouer en Europe ou ailleurs. Il va laisser son équipement à la maison et plutôt apporter ses livres d'économie.
À 25 ans, l'ancien du Tricolore prend sa retraite du hockey et retourne à l'Université Harvard.
«Je n'avais pas pris de décision finale, car j'ai considéré des offres durant l'été, a expliqué Leblanc en entrevue avec La Presse. Mais là, j'ai hâte de retourner à l'école.»
Cela fait quatre mois que Leblanc ne s'est pas entraîné. Il a plutôt consacré son été à faire un stage au sein de la compagnie d'assurances BFL, qui possède un volet sportif.
«C'était ma première vraie job, constate Leblanc en riant. Ça m'a fait drôle de me retrouver derrière un bureau, à travailler avec des courriels et des fichiers Excel, mais j'ai aimé ça!»
Après un essai infructueux avec les Islanders de New York et une saison qui l'a promené de la KHL à la Ligue suisse en passant par la Ligue élite slovaque, l'attaquant de Kirkland a fait un constat lucide: à défaut de se tailler un poste dans la Ligue nationale, il n'avait pas envie de jouer les globe-trotters alors qu'une seconde carrière est à portée de main.

«J'ai encore la passion du hockey, c'est le hockey qui a fait ce que je suis aujourd'hui», a dit Leblanc.
«Mais pourquoi est-ce que je continuerais à rebondir d'une ligue à l'autre jusqu'à l'âge de 35 ans? Pour ensuite retourner à l'université et arriver sur le marché du travail à 38 ans Qui m'embaucherait?»
Il faut dire que Leblanc a un as dans sa manche que d'autres jeunes hockeyeurs arrivés à la croisée des chemins n'ont pas: la chance de décrocher un diplôme de Harvard.
«J'aurais pu jouer encore en Europe, mais une année de plus en Autriche ou ailleurs ne m'avancerait pas. Tandis que de retourner à l'école, oui.
«J'ai été un premier choix, j'ai été au Mondial junior, j'ai joué 50 matchs dans la LNH... J'ai déjà vécu une vie et je suis prêt à passer à autre chose. Pour moi, ce n'est pas une fin; c'est un commencement.»
Un tournant
Leblanc avait été le choix de premier tour du Tricolore en 2009. Une nomination populaire prononcée dans l'enceinte même du Centre Bell. Ce statut, assure-t-il, ne lui a jamais ajouté de pression additionnelle par la suite.
Ce qui a davantage eu un impact sur son parcours, ç'a été le départ de Jacques Martin et de l'administration qui l'avait repêché.
«Ma deuxième année professionnelle a été un tournant, croit-il. J'ai subi une blessure dès le troisième match des Bulldogs de Hamilton [une entorse à une cheville], il y a eu le lock-out et avant ça, une nouvelle direction était arrivée à la tête de l'équipe. Tout a changé. Je n'étais plus du tout dans les plans.»
Très vite, il a senti le tapis lui glisser sous les pieds. Ils sont si nombreux chaque année à vouloir bousculer l'ordre établi que le temps ne met pas de temps à vous rattraper.
L'élan
Alors qu'il voulait faire oublier une saison difficile dans la Ligue américaine, Leblanc a vu à quel point les choses avaient changé au camp d'entraînement de 2013. Il a été retranché quatre jours seulement après son ouverture. La décision avait été prise avant même que le jeune espoir n'ait eu la chance de se faire valoir.
A posteriori, Leblanc a compris que si un premier choix recevait un traitement digne d'un joueur invité avec l'organisation qui l'avait repêché, ça n'allait guère s'améliorer avec le temps. Ainsi, s'il est aujourd'hui serein à l'idée de tourner la page sur sa carrière de joueur, c'est qu'il ne croyait plus en ses chances de s'établir dans la LNH.
«Il y a tellement de gars qui se battent pour les mêmes postes que rendu à 25 ans, tu es déjà vieux. Si l'on te donne un match préparatoire comme bonbon, tu es bien mieux de compter un but, sinon tu es "out". En fait, il faut que tu marques à chaque match, car dès le premier match moyen, tu es "out".
«Tous les joueurs sont bons. Pour réussir, ça te prend de l'élan. Il faut que le vent te porte. Je n'avais plus ça à Montréal.»
Un jour dirigeant?
La retraite ne veut pas dire que Leblanc a fait un trait définitif sur la Ligue nationale. Il aimerait bien y revenir un jour dans un nouveau rôle.
«Je veux aller chercher des connaissances et de l'expérience en affaires et en gestion pour que, dans quelques années, je puisse être un candidat sérieux pour un poste dans le hockey», soutient-il.
Pour l'heure, les règles de la NCAA lui interdisent de porter à nouveau les couleurs du Crimson de Harvard, qu'il a représenté en 2009. Et puisqu'il est étudiant inscrit, il ne peut pas non plus agir comme entraîneur adjoint à Ted Donato. Mais Leblanc entend néanmoins donner un coup de main et prodiguer des conseils aux plus jeunes. Il n'a que 25 ans, mais il en a déjà beaucoup à transmettre...
«Bienvenue à la maison», lui a dit son ancien entraîneur.
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Alors qu'il annonce sa retraite, Louis Leblanc tient à remercier Lakeshore Hockey, les Lions du Lac Saint-Louis, Benoit Robert et les Lancers d'Omaha, l'Université Harvard, le Canadien de Montréal et ses partisans ainsi que tous ses coéquipiers et entraîneurs.