vendredi 30 décembre 2016

Le mystère reste quant à l'identité du gardien partant face aux États-Unis

http://www.rds.ca/hockey/mondial-junior/

Carter Hart
Carter Hart (Source d'image:Vincent Éthier)

VENDREDI, 30 DÉC. 2016. 15:01 (MISE À JOUR : VENDREDI, 30 DÉC. 2016. 16:09)

TORONTO - Il faut reconnaître que les choses vont bien au Championnat du monde de hockey junior lorsque l'enjeu dont tout le monde parle porte sur l'identité du gardien partant.
L'entraîneur-chef canadien, Dominique Ducharme, n'a pas donné d'indice quant à l'identité de son gardien partant pour le duel de la veille du Jour de l'An face aux Américains. Le gardien Carter Hart a parfois été « ordinaire » malgré ses deux victoires pour le Canada, tandis que Connor Ingram a réussi un jeu blanc de six arrêts à sa seule présence.

« La seule chose qui est certaine, c'est que nous voulons que nos deux gardiens soient impliqués et qu'ils soient prêts à jouer, a déclaré Ducharme vendredi. Nous verrons la décision que nous prendrons. »
Hart, qui devait être le gardien de confiance du Canada dans le tournoi, a entamé son parcours avec une performance terne dans la victoire de 5-3 signée contre la Russie le 26 décembre. Ingram a ensuite enregistré un gain de 5-0 contre la Slovaquie le lendemain.
Hart était de retour devant le filet canadien jeudi soir, mais il a concédé deux buts faibles dans la victoire à sens unique de 10-2 contre la Lettonie.
Les Américains seront des adversaires beaucoup plus coriaces, peu importe l'identité du gardien canadien. Clayton Keller et Colin White seront à surveiller du côté des Américains, qui peuvent compter sur quatre excellents trios offensifs.
Les deux équipes ont remporté leurs trois premiers matchs dans le tournoi à la ronde.
« Nous sommes l'ennemi à abattre, a dit Ducharme. Je le répète constamment. Mais nous voulons être à notre meilleur en exploitant nos forces. Évidemment, il faut porter une attention particulière aux détails. Nous sommes conscients qu'ils sont rapides, qu'ils sont talentueux.
« Nous devons nous assurer d'être méticuleux, mais notre principale préoccupation est d'être à notre meilleur. »
Le capitaine Dylan Strome est un pilier pour les Canadiens, qui ont bénéficié de la contribution offensive d'un peu tout le monde. Taylor Raddysh a réalisé une performance de quatre buts jeudi.
La première place du groupe B sera à l'enjeu quand les deux grands rivaux se feront face au Air Canada Centre.
« C'est une vieille rivalité, a rappelé Strome. Quand on parle de hockey junior, on pense immédiatement au Canada et aux États-Unis, la veille du Jour de l'An. La trame narrative est là, et nous devons l'écrire.
« Ce sera amusant, et nous voudrons écrire une autre page de cette vieille rivalité. »
Ducharme a déclaré qu'il comptait avertir son partant vendredi soir, mais qu'une annonce officielle ne serait pas faite avant samedi.
Après le tournoi à la ronde, le Canada se dirigera vers Montréal pour les matchs éliminatoires.
Le pays vainqueur du match entre le Canada et les États-Unis affrontera l'équipe qui terminera quatrième dans le groupe A en quarts de finale lundi. Le perdant terminera deuxième et croisera le fer avec la formation qui s'adjugera le troisième rang du groupe A.
« Ce sera un match très intense, a admis Ducharme. Ce sera une bonne préparation pour les matchs éliminatoires. Ce seront des matchs aussi intenses en quarts de finale, en demi-finales et en finale.
« Je crois que nous sommes prêts pour ça et je crois que nos gars le sont aussi. »

mardi 20 décembre 2016

RDS2 : Une 3e victoire de suite pour les Sénateurs?

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Zack Smith, Derick Brassard et Mark Stone
Zack Smith, Derick Brassard et Mark Stone. (Source d'image:PC)

Après avoir remporté deux matchs en autant de soirs la fin de semaine dernière, les Sénateurs d’Ottawa auront la tâche un peu plus complexe alors qu’ils affronteront les Blackhawks de Chicago ce soir. Le match sera présenté sur les ondes de RDS2 à compter de 20 h.
Mike Condon devrait être devant la cage des hommes de Guy Boucher. Les Sénateurs ont par ailleurs rappelé le gardien Matt O'Connor afin de seconder Condon puisque Andrew Hammond est blessé à une cheville. Craig Anderson est toujours quant à lui au chevet de son épouse.
Les Sénateurs ont battu les Islanders de New York 6-2 dimanche soir, mais contre la meilleure équipe de la Ligue nationale de hockey, ils auront également besoin de marquer beaucoup de buts. Les Blackhawks ont remporté leurs cinq dernières rencontres.

Les Blackhawks ont vaincu les Sharks de San Jose 4-1 dimanche pour mettre fin à la série de quatre victoires de ces derniers. Scott Darling, qui défend le filet des Blackhawks en l’absence de Corey Crawford, a porté son dossier à 5-2-1 à ses huit derniers matchs en réussissant 33 arrêts.
Zach Smith a mené l’attaque des Sénateurs avec cinq points à ses deux dernières rencontres, inscrivant notamment deux buts et récoltant une passe contre les Islanders dimanche soir.

dimanche 18 décembre 2016

Victoire du Canadien à Washington

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

PUBLIÉ LE SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 À 19 H 47 | Mis à jour le 17 décembre 2016 à 22 h 59
Alexander Radulov et Lars Eller
Alexander Radulov et Lars Eller. Photo : La Presse canadienne / Manuel Balce Ceneta

samedi 17 décembre 2016

Price piqué dans son orgueil

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On était dû pour une petite controverse chez le Canadien.
  Lorsque Michel Therrien a décidé de retirer Carey Price du match après le quatrième but des Sharks en deuxième période, le vétéran gardien était en «beau joual vert».
Canadiens c SharksEn plus de ne pas avoir encouragé Al Montoya en quittant la patinoire, il a lancé un long regard en direction du banc des joueurs. Les images à la télévision étaient claires et je ne pense pas que Price dévisageait le vendeur de popcorn!
Ça n’avait rien à voir, cependant, avec le genre de regard que Patrick Roy avait lancé à Mario Tremblay le soir du 2 décembre 1995 au Forum. Le contexte était bien différent.
Price était furieux. L’était-il autant contre ses coéquipiers, qui jouaient mal devant lui? Il n’a pas fourni d’explications après le match, lui qui a préféré suivre la troisième période en restant dans le vestiaire.
Price n’avait pas été remplacé au cours d’une rencontre depuis un revers de 7 à 1 le 13 octobre 2014 à Tampa. Il a été piqué dans son orgueil.
Une décision logique
Pourtant, Therrien a pris une décision logique en retirant Price d’un match où il a été abandonné par ses coéquipiers en première période.
On croyait même que l’entraîneur aurait pu le remplacer par Montoya après un premier engagement au cours duquel le Canadien, fort indiscipliné, s’est fait dévorer tout rond par les Sharks.
On se disait alors qu’il valait peut-être mieux oublier ce match contre les Sharks pour revenir à la charge avec Price devant le filet samedi soir à Washington et c’est ce qui se produira, en fin de compte.
C’est la deuxième fois que Carey pète les plombs en l’espace d’une semaine. On se souvient de son geste de frustration aux dépens de Kyle Palmieri, des Devils.
Impardonnable
La performance offerte par les joueurs du Canadien en première période, alors que les visiteurs ont dominé 15 à 4 au chapitre des tirs au but, était impardonnable.
L’équipe n’avait-elle pas disposé de trois jours de répit depuis son dernier match contre les Bruins? Pourquoi le CH a-t-il attendu en seconde moitié de rencontre pour se mettre à jouer du hockey inspiré?
Bien entendu, le Tricolore devait se débrouiller sans les services de trois attaquants, Alex Galchenyuk, David Desharnais et Andrew Shaw. Ça n’excuse cependant pas le manque d’effort et de discipline en première période.
Un point positif dans cette défaite: la performance encourageante du colosse Michael McCarron, qui finira bien par obtenir une véritable chance de faire ses preuves à Montréal.

Les Sharks ne font qu'une bouchée de Price

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Publié le 16 décembre 2016 à 22h11 | Mis à jour le 17 décembre 2016 à 09h44
Après quatre buts encaissés, c'en fut assez: Carey... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)
Après quatre buts encaissés, c'en fut assez: Carey Price
 a dû céder sa place à Al Montoya.
PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE
Même après plus d'un siècle d'existence, il survient encore des premières dans l'histoire du Canadien!
Le Tricolore a été incapable de se remettre d'une première moitié de match hideuse et s'est incliné 4-2 devant les Sharks de San José, au Centre Bell.
La page d'histoire est un brin anecdotique, mais voilà : pour la première fois de son histoire, le Tricolore a perdu un match de saison un vendredi soir à domicile. C'était toutefois seulement le 18e match du genre dans la longue histoire du CH. On lira désormais une fiche de 13 victoires, quatre défaites et une nulle dans ces circonstances.
Laissons cette statistique aux Fern de ce monde - on imagine déjà le personnage de Paul Houde citer cette information à ses coéquipiers des Boys - et revenons plutôt au fait saillant de la soirée : la sortie de Carey Price.
Les Sharks menaient 3-0 après 20 atroces minutes du Canadien. Amateurs et observateurs ont passé le premier entracte à se demander qui de Price ou d'Al Montoya amorcerait la deuxième période, sachant que Michel Therrien avait déjà annoncé que Montoya serait son gardien partant samedi soir à Washington

C'est finalement Price qui a amorcé la deuxième période, mais à la septième minute, Melker Karlsson l'a déjoué pour porter l'avance des Sharks à 4-0. C'est là que Price a été rappelé à la faveur de Montoya. En retraitant au vestiaire, Price a lancé un regard vers le banc des siens - visait-il Michel Therrien? - regard qui a enflammé le web 2.0.
Price était retiré d'un match pour une première fois depuis le 13 octobre 2014 à Tampa, si on exclut les blessures. Il aura toutefois la chance de se reprendre dès samedi, puisque Michel Therrien a confirmé qu'il serait le gardien partant contre les Capitals à Washington.
Période épouvantable
On vous disait plus tôt que les hommes de Michel Therrien ont joué une très mauvaise première période. Un simple indicateur : après 20 minutes, ils avaient commis plus de revirements (11) qu'ils n'avaient tenté de tirs au filet (9). Et quand on parle de tentatives de tirs, on compte aussi ceux qui sont hors cible ou bloqués par des patineurs adverses...
Disons que le Canadien ne s'est pas aidé en jouant d'indiscipline. L'équipe a écopé de quatre pénalités en première période, et jouait avec si peu de conviction qu'elle a été incapable de forcer les visiteurs à en prendre.
David Schlemko a ouvert la marque pendant une de ces pénalités, en décochant un tir voilé pendant que Kevin Labanc voilait la vue de Price. Deux minutes plus tard, Patrick Marleau marquait lui aussi en avantage numérique, après avoir vu Joe Thornton faire preuve de patience derrière le but.
À son tout premier match dans la Ligue nationale, Timo Meier a marqué le coup en s'offrant son premier but. Le Suisse, anciennement des Mooseheads et des Huskies dans la LHJMQ, a récupéré un retour de tir que Price a laissé dans l'enclave.
Trop peu, trop tard
Bizarrement, le Canadien a semblé retrouver ses repères (ou les Sharks ont-ils levé le pied?) après le retrait de Price. Montoya a d'ailleurs attendu 13 longues minutes avant de recevoir son premier tir du match.
En troisième période, ça s'est même mis à débloquer offensivement pour le Tricolore. Brian Flynn et Jeff Petry ont marqué en milieu d'engagement, pour mettre un peu de vie dans un Centre Bell où régnait le malaise. Sur le but de Petry, Michael McCarron a obtenu une aide. L'attaquant format géant a connu une excellente soirée à son premier match de la saison dans la LNH.
Mais il était utopique pour les hommes en rouge d'espérer battre le gardien Martin Jones quatre fois en 10 minutes... Sur qu'à 4-2, quand ça s'est mis à chauffer, Jones a élevé son niveau de jeu. Max Pacioretty peut en témoigner, lui qui a été frustré à deux reprises.
Shaw blessé
Le Canadien reprend l'action dès samedi à Washington, et aura des forces fraîches.
Avant le match, on a appris qu'Andrew Shaw souffrait de symptômes de commotion cérébrale et qu'il ne jouera pas les deux matchs du week-end. Sa blessure a permis au seul autre attaquant en santé du Canadien, Sven Andrighetto, de participer à la rencontre. Mais il s'est à son tour blessé au haut du corps en première période et n'a pas fini la rencontre.
Par conséquent, l'attaquant Chris Terry a été rappelé des IceCaps. Charles Hudon et Nikita Scherbak étant blessés, ils n'étaient pas des options.

mardi 13 décembre 2016

Les Bruins ralentissent les ardeurs du Canadien avec un gain de 2-1

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Bruins 2 - Canadiens 1 (Prolongation)

Éric Leblanc

MONTRÉAL – C’est la nature du hockey, après avoir marqué 10 fois à sa dernière sortie, le Canadien a produit un seul but dans un match âprement disputé face aux Bruins de Boston qui ont infligé seulement une deuxième défaite au Tricolore, au Centre Bell, cette saison.
La troupe de Claude Julien a fini par avoir le dessus, au compte de 2 à 1, en prolongation quand Ryan Spooner a enfilé l’aiguille en profitant du fait qu’Andrei Markov et Alexander Radulov ont été coincés trop longtemps sur la patinoire à trois contre trois.
« Tout est à propos de la possession de la rondelle (en prolongation). Je suis certain que toutes les équipes partagent la même vision. On doit être meilleur dans ces circonstances (1-3), mais on n’a pas la chance de pratiquer ça souvent », a expliqué Michel Therrien.

Par conséquent, les hommes de Therrien ont subi un premier revers en temps réglementaire depuis cinq sorties (3-1-1) et ils affichent un dossier de 14-1-2 à Montréal.
« Je trouve que ce fut un très bon effort de notre part. Les deux équipes ont joué un style physique et il y avait beaucoup d’intensité. Ils ont fait un bon jeu sur leur but », a décrit Carey Price qui devra patienter avant de savourer sa 250e victoire dans la LNH.
Peu de temps auparavant, Price a volé un but à l’excellent David Pastrnak. David Krejci a compté sur le retour, mais le but a été refusé puisque Pastrnak est entré en contact avec Price – un refrain qui se répète.
La principale cause de ce revers demeure que le CH n’a pas été en mesure de trouver le fond du filet malgré cinq occasions en supériorité numérique. Il faut dire que les Bruins excellent à ce chapitre – ils occupent maintenant le deuxième rang de la LNH - et ils n’ont pas cédé depuis six matchs en infériorité numérique.
« Ils ont travaillé plus fort que nous, on doit faire un meilleur travail pour gagner des bagarres contre leurs joueurs défensifs. Notre exécution doit être plus convaincante », a déploré Brendan Gallagher.
À la suite d’une production de 15 buts en deux affrontements, c’est dans une rencontre comme celle-ci que la présence d’Alex Galchenyuk aurait pu être salutaire.
« Le jeu de puissance n’a pas créé l’offensive qu’il se doit », a admis Therrien.
« Galchenyuk est bon dans ces situations, on a peut-être un peu manqué sa présence dans ce match », a reconnu l’entraîneur quelques instants plus tard.

Bon match du CH dans la défaite
Quelques joueurs du Canadien s’en voudront tout de même d’avoir bousillé quelques chances intéressantes. Andrew Shaw, Tomas Plekanec et, surtout, Nathan Beaulieu seront du lot. Beaulieu a raté un filet complètement ouvert tôt dans la rencontre.
Mention spéciale au Finlandais Artturi Lehkonen qui aurait mérité de terminer sa soirée avec au moins une ou deux mentions d’aide grâce à de brillantes passes que ses coéquipiers n’ont pas pu transformer en but.
Les Bruins ont profité de ce contexte pour quitter Montréal avec la victoire. Austin Czarnik a été leur autre buteur.
Paul Byron, encore lui, a permis aux siens de récolter un point en nivelant le pointage avec 3 :12 à écouler au troisième engagement. Il s’agissait déjà de son 10e but de la campagne en 29 matchs et il s’approche déjà de sa marque personnelle de 11 buts en 62 parties qui a été établie la saison dernière.
« C’était une partie très intense, un peu comme en séries. C’est une équipe qu’on n’aime pas beaucoup et c’est réciproque donc on savait que ce serait difficile comme affrontement. Tout le monde s’est battu férocement dans ce match », a commenté Byron avec justesse.
Ainsi, même si les buts n’ont pas été nombreux, les partisans ont pu se mettre sous la dent une confrontation enlevante typique de la rivalité entre les deux organisations. L’étincelle est venue d’un solide coup de hanche d’Alexei Emelin à l’endroit de l’impressionnant David Pastrnak au premier engagement.
« Les émotions étaient élevées particulièrement en première période alors que le jeu était très robuste. C’était un match plaisant à disputer », a jugé le capitaine Max Pacioretty. 
Le tout a rapidement escaladé et Shaw en a payé le prix lorsqu’il a été frappé à la tête par une mise en échec de Torey Krug. Ce geste a incité Gallagher à jeter les gants face à Krug.
« Tout le monde a vu le coup. Shaw aurait défendu n’importe quel coéquipier dans ce vestiaire, je n’étais pas le seul qui était prêt à le faire. C’est simplement que le contexte s’est présenté à moi », a réagi Gallagher qui ne cache pas qu’il aurait souhaité « prolonger le plaisir ».
« Je ne me bats souvent donc j’aurais aimé que ça dure plus longtemps », a-t-il admis en souriant. 
« Je trouve qu’Andrew était dans une position vulnérable et il s’est fait frapper à la tête », a décrié Therrien qui n’a pas apprécié la scène.

« On sait à quoi s'attendre face aux Bruins »
Heureusement pour le CH, Shaw est parvenu à revenir dans la rencontre à la suite de vérifications. D’ailleurs, Shaw a essayé de se venger notamment en bousculant Adam McQuaid.
Au terme du match, Krug s’est justifié en disant qu’il s’attendait à ce que Shaw le plaque si bien qu’il s’est protégé en vue d’une collision imminente.
Sans surprise, Emelin s’est également frotté à Brad Marchand, le « préféré » des spectateurs. Radulov a aussi eu maille à partir avec Kevan Miller qui n’a pas apprécié une mise en échec du Russe.
C’est donc dire que les Bruins ont eu le dessus sur Montréal pour la première fois du calendrier en trois duels. La dernière confrontation de la saison aura lieu le 12 février.
Le Canadien reprendra le collier vendredi avec la visite des Sharks avant de se déplacer à Washington pour un deuxième duel en deux jours.

Un match à la hauteur de la rivalité

Malgré une longue absence, Zach Redmond a rapidement trouvé son rythme

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Zach Redmond
Zach Redmond (Source d'image:PC)

MONTRÉAL - Zach Redmond n'a pas pu s'empêcher de rigoler, lundi midi, lorsque des journalistes lui ont suggéré de renégocier son contrat, signé il y a cinq mois à peine, compte tenu de son ratio défensif de plus-6 et de sa fiche de trois points en deux matchs pour une moyenne de 1,50 point par rencontre, jusque-là inégalée dans la LNH!
Évidemment, il ne fallait pas s'attendre à ce que le défenseur américain maintienne une telle cadence, lui qui a amorcé la saison avec un total de 33 points en 114 matchs et un ratio défensif de plus-5. Il a d'ailleurs été blanchi lundi soir face aux Bruins de Boston et se trouvait sur la patinoire lorsque les visiteurs ont ouvert la marque, tard en deuxième période, dans la défaite de 2-1 du Canadien en prolongation.

Mais Redmond a néanmoins laissé une impression favorable à ses premiers matchs en compagnie de Nathan Beaulieu.
« Nous avons joué quelques matchs ensemble pendant le camp d'entraînement, et je me suis immédiatement senti à l'aise avec lui, a expliqué Redmond. Nous voyons le jeu de la même façon. C'est agréable de jouer avec lui. Il a du talent, il peut exceller en défensive et tout faire sur la patinoire. Nous avons une bonne chimie et nous communiquons bien ensemble. »
Le rendement de Redmond pourrait en étonner plusieurs d'autant plus qu'il a dû ronger son frein pendant six semaines en raison d'une fracture à un pied survenue le 20 octobre, lors d'une séance d'entraînement. Mais jusqu'à maintenant, il joue comme s'il n'avait jamais perdu le rythme.
« Ç'a été difficile de subir une telle blessure aussi tôt, a déclaré Redmond. Je me sentais bien pendant le camp et je m'étais présenté en bonne condition physique. Pendant ma convalescence et ma rééducation, j'ai travaillé dur et je me suis assuré de faire du temps supplémentaire pour être prêt à entrer dans la mêlée et faire face à toute éventualité. Je suis heureux de la façon dont les choses se passent. »
Lorsque Michel Therrien lui a annoncé qu'il aurait son baptême de feu dans l'uniforme du Canadien, jeudi dernier, contre les Devils du New Jersey, Redmond s'est efforcé de ne pas trop en faire.
« Quand vous disputez votre premier match, vous tentez de garder les choses aussi simples que possible puis, graduellement, essayez de revenir à ce que vous êtes habitué de faire. Dans mon cas, je voulais d'abord voir comment mes jambes allaient réagir, car vous ne le savez jamais lors du premier match. Elles ont bien répondu, et tout le crédit revient aux spécialistes médicaux et du conditionnement physique de l'équipe. »
Après avoir partagé la saison 2015-2016 entre l'Avalanche du Colorado et le Rampage de San Antonio, le club-école de l'Avalanche dans la Ligue américaine, Redmond n'a pas perdu de temps à s'entendre avec le Canadien.
« La journée des joueurs autonomes, ça va habituellement vite, et pour moi, le choix était relativement facile à cause de mes antécédents avec Rick Dudley, la qualité de l'équipe et le plaisir que j'ai toujours ressenti chaque fois que je suis venu jouer à Montréal, a expliqué Redmond.
« Il y a eu de l'intérêt de la part d'autres équipes, mais la présence de Dudley, l'équipe et la ville ont influencé ma décision. »
Le lien entre Redmond et Dudley remonte à l'époque où le défenseur évoluait avec l'organisation des Thrashers d'Atlanta, l'équipe qui l'a sélectionné en 7e ronde, 184e au total, en 2008.
« C'est quelqu'un qui m'était familier et envers qui j'avais probablement un certain niveau de confiance. Je suppose qu'il a suggéré mon nom et, selon ce que j'ai entendu, je pense qu'il m'a vu jouer plusieurs fois l'an dernier. »
Alors que les défenseurs Shea Weber, Andrei Markov et Alexei Emelin se trouvaient tous à la Coupe du monde de hockey, Redmond avait profité de plusieurs opportunités de se mettre en évidence pendant le camp d'entraînement. Et Michel Therrien l'avait bien remarqué.
« Ça prend de la profondeur à chaque position et pendant le camp d'entraînement, il faisait partie de cette profondeur, a déclaré l'entraîneur-chef du Canadien. Nous avons décidé de le garder parce qu'il méritait qu'on le garde. Par ses performances au camp d'entraînement, il méritait de commencer la saison avec nous. Il a fait beaucoup de bonnes choses, que ce soit défensivement, offensivement ou au niveau de la relance. Il y a plein de choses que nous avons aimé de son jeu.
« Malheureusement, il y a eu cette blessure et quand il était prêt à revenir au jeu, je n'avais aucune raison de retirer (Greg) Pateryn de la formation. Là, il a su profiter de la blessure à Pateryn pour démontrer ce qu'il est capable de faire. Il a saisi sa chance, il va bien et il faut qu'il continue de jouer de la même façon », a ajouté Therrien.