mercredi 6 janvier 2016

Vincent Lecavalier échangé aux Kings de Los Angeles en compagnie de Luke Schenn

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Vincent Lecavalier
Vincent Lecavalier (Source d'image:Getty)

Le vétéran Vincent Lecavalier poursuivra sa carrière avec les Kings de Los Angeles puisqu'il a été échangé par les Flyers de Philadelphie.
Le Québécois de 35 ans prend le chemin de la Californie en compagnie du défenseur Luke Schenn.
L'agent de Lecavalier, Kent Hughes, a déclaré que son client avait l'intention de prendre sa retraite à la fin de la saison. L'athlète a encore deux années à faire à son contrat.
En retour, les Flyers obtiennent le centre Jordan Weal et un choix de troisième ronde. Les Flyers auraient accepté d'assumer la moitié des coûts des deux contrats.
Lecavalier n'a joué que sept parties cette saison, récoltant qu'une passe. Il a été laissé de côté plus souvent qu'à son tour cette saison et il n'était pas heureux à Philadelphie. Il pourrait disputer un premier match avec sa nouvelle équipe jeudi alors que les Maple Leafs de Toronto seront à Los Angeles.
Lecavalier a connu une brillante carrière avec le Lightning de Tampa Bay avec lequel il a remporté la coupe Stanley. Il a vu son contrat racheté en 2013. Il s'est joint aux Flyers par la suite.
Weal, 23 ans, n'a pas obtenu de point cette saison en dix parties à sa première saison. Il a été un choix de troisième ronde, 70e au total, en 2010.
Quant à Schenn, qui est âgé de 26 ans, il a touché la cible deux fois en plus d'obtenir trois passes en 29 parties.
Détails à venir.

La Finlande remporte le Championnat mondial de hockey junior

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Publié par 98,5 fm pour 98,5fm Sports le mardi 05 janvier 2016 à 16h18. Modifié à 21h24.
La Finlande remporte le Championnat mondial de hockey junior
AP
(98,5 Sports) - Un but de Kasperi Kapanen inscrit après 1:33 de jeu en prolongation a permis à la Finlande de l'emporter 4-3 face à la Russie, mardi, et ainsi de remporter le Championnat mondial de hockey junior.
Kapanen a joué les héros en contournant l'arrière du filet russe, avant de battre le gardien Alexander Georgiev de vitesse. Aleksi Saarela a obtenu une mention d'aide sur le filet gagnant.

Un but en avantage numérique de Mikko Rantanen avec 2:09 à jouer à la troisième période semblait avoir concrétisé la victoire de la Finlande une demi-heure plus tôt, mais la Russie a créé l'égalité alors qu'il ne restait que 6,7 secondes à faire au match. Georgiev était au banc de la Russie, en faveur d'un sixième attaquant.

Patrik Laine et Sebastian Aho ont aussi touché la cible pour les Finlandais. Le gardien Kaapo Kahkonen a effectué 22 arrêts pour obtenir la victoire. La Finlande remporte un quatrième titre mondial, son deuxième en trois ans.

Andrei Svetlakov a réussi un doublé pour la Russie, tandis que le capitaine Vladislav Kamenev a complété la marque. Georgiev a repoussé 25 tirs. Kamenev a été expulsé après avoir écopé d'une inconduite de partie à la suite du but de Rantanen en fin de troisième période.

Comme le Canada l’a fait en 2015, la Finlande remporte donc le tournoi annuel sur ses terres après avoir battu le Canada, la Suède et la Russie lors de la phase éliminatoire.

La Russie remporte la médaille d’argent, tandis que les États-Unis s’emparent du bronze, après avoir battu la Suède 8-3 en matinée.

(Avec Associated Press et La Presse canadienne)

«Certains de nos joueurs devront en donner plus» -Therrien

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Publié par 98,5 fm pour 98,5fm Sports le mardi 05 janvier 2016 à 23h33. Modifié par Charles Payette le mercredi 06 janvier 2016
«Certains de nos joueurs devront en donner plus» -Therrien
Sean Couturier, un genou sur la patinoire, célèbre son but en troisième période./Photo: AP, Matt Slocum
(98,5 Sports) - Certes, les Canadiens de Montréal ont eu un regain d'énergie durant les dernières minutes de la troisième période, mais l'entraîneur-chef de l'équipe n'est pas passé par quatre chemins afin d'exprimer son désappointement à l'égard de ses joueurs, qui ont livré un piètre spectacle face aux Flyers, mardi soir, à Philadelphie.
On en parle en ondes :
Écouter
Mis en ligne le mardi 05 janvier 2016 dans Bonsoir les sportifs et Après-match du Canadien avec Martin McGuire, Dany Dubé et Derek Aucoin
« Je n’ai pas aimé notre performance, honnêtement, a lancé d’entrée de jeu Michel Therrien lors du point de presse d’après-match. J’ai trouvé qu’on était encore dans les nuages du dernier match [victoire de 5-1 face aux Bruins de Boston dans le cadre de la Classique hivernale]. »

« Dans la deuxième moitié de saison, certains de nos joueurs devront donner beaucoup plus qu’ils ont fait depuis le début, a souligné Therrien. Nos meilleurs joueurs se doivent de joueur comme nos meilleurs. »

Cela dit, Therrien a refusé de donner des noms.

Enfin, le retour à domicile

Le Tricolore revient à la maison avec deux gains en huit parties, une statistique très décevante. « Il est définitivement temps que l’on joue à la maison, a lancé l’entraîneur à la fin de son allocution. Huit matchs sur la route, c’est dur », a conclu Therrien le visage bien long.

Même son de cloche du côté du jeune défenseur Mark Barberio, qui a partagé son insatisfaction à l’égard de la performance de son équipe : « On n’a pas joué soixante minutes ce soir. On était peut-être là pour 20 ou 25 minutes. Ce n’est définitivement pas assez dans cette ligue. »

« Ben Scrivens a bien fait ça dans le filet, a-t-il renchéri. Il nous a donné une chance de gagner. Mais c’est dur de joueur du hockey de rattrapage. C’est mieux de compter le premier but. On joue d’ailleurs différemment quand on fait le premier but […] Ça va faire du bien de rentrer chez nous et de joueur devant nos partisans. »

Tout comme Barberio, P.K. Subban a souligné que les Flyers ont joué un bien meilleur match. « Nous avons eu nos chances, mais nous n’avons pas pu en profiter. Je pense à l’avantage numérique [...] Ben Scrivens a été excellent. Il a fait de beaux arrêts et nous a permis de rester dans le match. Mais c’est toujours difficile de tenter de revenir dans la partie quand on tire de l’arrière par deux buts. Les Flyers ont été très bons pour fermer le jeu. »

Bilan de mi-saison, Mike Hoffman et Erik Karlsson

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Mike Hoffman
Mike Hoffman (Source d'image:Getty)

Alain Sanscartier
C’est l’heure de la mi-saison dans la Ligue nationale de hockey et les Sénateurs se retrouvent aujourd’hui là où la majorité des analystes et pseudo-experts les voyaient en début de saison, soit dans la position d’une équipe en phase transitoire.
Même si cette formation a connu une incroyable et surprenante deuxième moitié de saison lors de la campagne précédente, elle demeure néanmoins une équipe fragile, qui veut s’établir sur des bases plus solides au cours des prochaines années.
En maintenant le cap sur le développement et le repêchage au sein même de l’organisation, le processus semble suivre son cours en cette première moitié de saison. Un parcours parsemé de haut et de bas, qui nous aura permis de réaliser à quel point il est difficile de passer d’une équipe en phase de transition à une équipe aspirante aux grands honneurs.
En acceptant de faire grandir les jeunes joueurs de l’organisation dans des rôles plus importants, avec davantage de responsabilités, il était tout à fait normal que le mot « constance » représentait et représente toujours le plus grand défi de l’entraîneur Dave Cameron.
Même si le contexte porte à croire que la formation de la capitale nationale se retrouve en meilleure posture qu’à pareille date l’an passé, la commande en sera une de tous les instants, si elle espère toujours faire partie de la danse du printemps.
Comme équipe, les Sénateurs ont connu une première moitié de saison en deux temps.  Dominants sur les patinoires adverses au début, mais beaucoup moins convaincants à domicile, laissant plusieurs gros points sur la table.
Même que depuis quelques semaines, le scénario inverse est tout aussi vrai, alors que les Sens ont peiné à remporter des victoires sur les patinoires adverses.
Avec une récolte de 44 points en 40 sorties depuis le début de la saison, la position des Sénateurs demeure précaire, mais permet tout de même de s’accrocher à cette possibilité de participer aux séries.
Or, ce ne sera pas évident, car l’élément de parité règne de plus en plus au niveau du circuit Bettman, là où il devient de plus en plus difficile d’effectuer des mouvements de personnel. Le niveau de compétition dans l’Est fait en sorte, à quelques exceptions près, qu’il est très difficile de se détacher du lot présentement.
Pour ce faire, une grande prise de conscience au niveau des buts alloués, du nombre de tirs alloués à l’adversaire et la qualité de ceux-ci (pire fiche de la Ligue nationale avec une moyenne de 33,7) devra être faite par la formation ottavienne dans cette deuxième moitié de saison, sans quoi le risque d’être exclus des séries pourrait s’avérer une menace grandissante au fur et à mesure que la saison va progresser.
Considérant que le chiffre magique des 96 à 98 points pourrait servir encore une fois de référence pour accéder aux séries du printemps prochain, il reste encore une fois beaucoup de chemin à parcourir.
Sur le plan individuel, certains ont réussi à démontrer à l’employeur que leur progression est bel et bien au rendez-vous et qu’ils se rapprochent de plus en plus de l’étiquette de joueur établi. Tout ça, si la progression demeure au rendez-vous, bien sûr, et surtout si ces joueurs conservent des rôles d’importance au sein de l’organigramme des Sénateurs.
Mika ZibanejadPendant que la profondeur au niveau de la brigade défensive démontre toujours certains points d’interrogation à ce jour, le rendement en attaque de Mike Hoffman et de Mark Stone porte à croire que ceux-ci représenteront des valeurs sûres au sein des deux premiers trios pour les années futures.
Chez les vétérans, ou ceux qui ont la responsabilité de rendre les autres meilleurs par leur vécu et expériences du passé, il y en qui s’accommodent assez bien de leurs tâches respectives.
Que ce soit Craig Anderson, Erik Karlsson, Bobby Ryan ou Kyle Turris (malgré un signe de ralentissement évident depuis quelques semaines), ces derniers ont tous, dans l’ensemble, bien répondu aux différentes attentes organisationnelles fixées en début de saison.
En contrepartie, pour espérer demeurer au plus fort de lutte d’ici la fin, certains autres devront faire preuve d’une plus grande régularité dans leur jeu et relever leur niveau de jeu d’un gros cran d’ici la fin de la saison.
Mika Zibanejad (lui qui affiche un retard sur sa production offensive de l’an passé, malgré un plus grand temps de glace de qualité) et Marc Methot, sans être mauvais, font assurément partie du lot de ces joueurs qui devront en donner davantage à leur formation d’ici la fin du calendrier régulier.
Ces deux joueurs ont des rôles d’une importance capitale au sein de la formation, mais par des performances inégales depuis le jour un de la saison ils méritent qu’on se pose certaines questions.
Erik Karlsson, un joueur sollicité à outrance!
Difficile de penser autrement. Utilisé à outrance au cours des dernières parties, Karlsson a évolué 30 minutes et plus lors de cinq des dernières sorties de sa formation, dont 36 minutes et 34 secondes le 20 décembre dernier, lors de la visite des Sénateurs du côté de Tampa Bay et à la suite de la perte de Cody Ceci et Mark Borowiecki en cours de partie.
Erik KarlssonCertains auront tendance à dire que s’il y en a un dans la ligue qui peut jouer autant de minutes de qualité, c’est bel et bien Erik Kalrsson. Et ils n’ont pas totalement tort.
Or, que cela soit fait de façon récurrente, soir après soir, dans un contexte où les demandes du calendrier n’ont jamais été aussi exigeantes (fin décembre), témoigne assez bien de la fragilité de la brigade défensive des Sénateurs.
Un danger de surutilisation guette les Sénateurs, alors que cette situation pourrait éventuellement rattraper le jeu du Suédois autant que l’équipe elle-même.
Voilà un contexte qui porte à croire que le principal concerné court le risque de se blesser, mais également de commettre des erreurs de concentration en raison de la fatigue accumulée, lui qui soir après soir fait définitivement partie du plan de match de l’adversaire.
Avec un retour probable dans deux semaines de Cody Ceci, espérons que les choses vont se stabiliser en défense.
Malheureusement, les Sénateurs ne sont pas les Kings de Los Angeles (Drew Doughty), les Predators de Nashville (Shea Weber) et les Blackhawks de Chicago (Duncan Keith), alors que toutes ces équipes possèdent davantage de profondeur que la troupe de Dave Cameron.
Mike Hoffman et Jared Cowen : les prochains défis de Bryan Murray!
Qui dit Mike Hoffman, dit producteur de points. Il est considéré comme l’un des grands perdants lors de la séance d’arbitrage l’été dernier, devant signer à rabais, à titre de joueur autonome avec restriction, et ce, malgré un rendement offensif de 48 points en 2014-2015, avec un différentiel de +16. Il faut cependant reconnaître que le principal concerné aura su démontrer certains signes de maturité face à cette déception.
Bryan MurrayIl s’agit là d’une décision de l’arbitre qui pourrait aujourd’hui rendre justice à Hoffman, en raison d’une production offensive qui ne démontre aucun signe de ralentissement. Rappelons-nous également que ce dernier avait été soumis au ballottage pas plus tard qu’à l’automne 2014.
Si on se prête au jeu des comparaisons, Hoffman affiche un rendement qui pourrait lui permettre de toucher la rondelette somme de 5 à 5,5 millions de dollars par saison sur un contrat d’une durée de trois à cinq ans selon plusieurs observateurs et hommes de hockey du milieu de la Ligue nationale.
Éligible à la négociation contractuelle depuis le 1er janvier dernier, il sera intéressant de voir autant le plan et la stratégie du directeur général que du clan Hoffman dans le processus de renouvellement de contrat.
D’un côté un peu plus sombre, aucun doute que le dossier de Jared Cowen représente une épine sous le pied du deuxième étage des Sénateurs, alors que le géant défenseur a été exclu de la formation dernièrement, et ce, malgré une défense diminuée par les blessures,
Lié contractuellement jusqu’en 2016-2017 à concurrence de 3,7 millions de dollars cette saison et 4,5 la saison prochaine, nul doute que ce dossier et celui de Colin Greening, avec 2,75 millions de dollars cette année et 3,2 la saison prochaine, sont loin de bien paraître l’organisation à l’heure actuelle.
Or, il semble que ce genre d’erreur comptable dans l’évaluation de certains espoirs se présente au sein de la majorité des formations du circuit Bettman, c’est-à-dire de bons et de moins bons coups.
Entretemps, il sera tout de même intéressant de voir Bryan Murray et ses hommes manœuvrer dans ce dossier qui risque de s’envenimer. Cette situation pourrait même faire en sorte que Jared Cowan devienne de plus en plus un facteur de distraction dans l’environnement immédiat des Sénateurs.
À suivre…

Les Panthers battent les Sabres 5-1 et signent une 10e victoire de suite

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Panthers 5 - Sabres 1


BUFFALO, N.Y. - Roberto Luongo a repoussé 31 lancers et les Panthers de la Floride ont gagné 5-1 face aux Sabres de Buffalo, mardi, signant du même coup une 10e victoire de suite.
Jonathan Huberdeau, Derek MacKenzie et Corban Knight ont récolté un but et une aide chacun, alors que Jaromir Jagr et Brandon Pirri, dans un filet désert, ont aussi touché la cible. Les 10 victoires d'affilée des Panthers représentent un record d'équipe.
Luongo a maintenant un dossier de 18-7 face aux Sabres, et les Panthers, meneurs de la section Atlantique, ont amorcé du bon pied un voyage de six parties.
Ryan O'Reilly a fourni la timide réplique des Sabres, qui ont encaissé un cinquième revers consécutif en temps réglementaire. Linus Ullmark a concédé quatre buts sur 26 lancers.

Le CH pourrait rater les séries

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Canadiens 3 - Flyers 4


Images of Francois Gagnon
Michel Therrien a très bien analysé la non-performance de son équipe après le revers de 4-3 aux mains des Flyers de Philadelphie : « On était encore dans les nuages du dernier match », a dit le coach du Canadien.
Un coach qui n’a pas aimé l’effort déployé par son équipe. Et c’est normal. Un coach qui ne s’est pas laissé influencer par les quelques rares bons moments de sa troupe. Et c’est tant mieux. Un coach qui ne s’est pas réfugié derrière un score final qui ne dévoile pas l’ampleur de la mauvaise sortie du Canadien. Une autre mauvaise sortie. Une très mauvaise sortie qui a suivi l’élan pourtant très encourageant de vendredi dernier alors que Brendan Gallagher et le Canadien ont haché finement les Bruins de Boston lors de la Classique hivernale.
Brendan Gallagher a fait ce qu’il fait toujours : il a donné le ton à la partie. Dès sa première présence, il s’est retrouvé devant le gardien adverse pour déstabiliser autant que faire se peut le gardien Michal Neuvirth. Gallagher a aussi marqué un des trois buts du Tricolore. Mais derrière Gallagher, ses coéquipiers sont demeurés loin de l’action au lieu d’y plonger comme ils l’avaient fait au Gillette Stadium. C’est pour cette raison que l’effet Gallagher s’est estompé mardi, trois jours après avoir survolté une équipe qui en avait grand besoin.
Trois victoires en 15 matchs
Après avoir amorcé l’année du bon pied, le Canadien refait donc un pas en arrière pour compléter sa première moitié de saison sur une note négative. Sur une note très négative si l’on considère qu’il a maintenant perdu 12 de ses 15 derniers matchs. Même en inversant l’équation, il n’est pas plus encourageant d’écrire que le Canadien a trois victoires à ses 15 derniers matchs. C’est même pire selon moi...
Et vous savez quoi?
Malgré ses neuf victoires consécutives en lever de rideau de la saison, malgré les 30 points (14-4-2) qu’il revendiquait après les 20 premières rencontres, voici que le Tricolore revendique 47 points à mi-chemin en saison régulière.
S’il se contente de 47 points en deuxième moitié de saison également, le Canadien pourrait frapper un vilain mur lorsque les nuages dans lesquels il a la tête cachée en ce moment se dissiperont. Car s’il se contente de 94 points, le Tricolore sera en sérieux danger de rater les séries éliminatoires.
Au cas où vous l’auriez oublié, les Penguins de Pittsburgh ont eu besoin de 98 points pour accéder au huitième rang et s’insérer en séries le printemps dernier.
Vrai qu’il est impossible de déterminer combien de matchs se décideront en prolongation et tirs de barrage en deuxième moitié de saison. Et qu’il est donc impossible de déterminer le nombre de points précis qui sera requis pour atteindre les séries.
Mais ce qu’on peut assurer sans l’ombre d’un doute c’est qu’en jouant comme il l’a fait hier soir, en jouant comme il l’a fait trop souvent au cours d’un mois de décembre lamentable, le Canadien minera lui-même ses chances d’accéder aux séries. Et il n’aura que lui à blâmer pour avoir gaspillé tous ces points récoltés en début de saison alors qu’il semblait bien facile de gagner.
Carey Price n’est pas là. Je le sais. Je sais aussi qu’il semble maintenant peu probable de le revoir devant la cage du Tricolore avant la fin du mois de janvier. Un mois qui sera moins ardu que le dernier – une maudite chance – du moins sur le plan du calendrier, puisque le Tricolore n’a que neuf parties au programme d’ici la pause du Match des étoiles.
Mais en dépit ce calendrier plus favorable, le niveau de jeu lèvera d’un cran. Les adversaires qui semblaient si timides en début de saison deviendront de plus en plus féroces. De plus en plus difficiles à affronter. À contrer. Une combinaison qui sera très malsaine pour le Canadien qui est lui de plus en plus facile à croiser. À mâter. À museler.
Beaucoup trop de coupables
Le Canadien est facile à contenir, car ses joueurs vedettes sont faciles à contenir. Pas question ici de mettre plus de blâme sur un ou sur l’autre. Exception faite de Gallagher qui vient de revenir au jeu et de Daniel Carr qui en donne davantage à ses coéquipiers qu’ils seraient en droit de lui en demander, tous les autres membres des trois premiers trios sont à blâmer.
Max Pacioretty qui a disputé un match affreux mardi à Philadelphie doit être le premier visé. Après tout il est non seulement le capitaine de l’équipe, mais il doit aussi en être le fer de lance à l’attaque. Ce qui n’est pas en ce moment. Loin de là.
Tomas Plekanec aussi doit être bien meilleur. Galchenyuk épate la galerie avec des virages et des feintes, mais ça prend plus de résultats. Lars Eller est perdu sur la glace. David Desharnais et Thomas Fleischmann aussi. Tout comme DSP qui évoluait au sein d’un troisième trio alors qu’il aurait été tout aussi utile du haut de la galerie de presse.
À la ligne bleue, P.K. Subban n’est pas l’ombre du défenseur qui a gagné le trophée Norris il y a deux ans. Ses présences sont trop longues. Elles manquent de conviction. Elles manquent d’implication. Subban ne peut faire la différence dans un match en se contentant de simplement faire acte de présence. Malgré son talent, tout son talent, il doit travailler pour vrai sur la glace et non jouer à l’économie comme il le fait depuis une, trois, cinq, six semaines.
Quelqu’un a vu Nathan Beaulieu sur la glace du Wells Fargo Center hier soir? J’ai eu beau regarder les images défilant à RDS et écouter attentivement la description et les analyses de Pierre (Houde) et Marc (Denis), Beaulieu m’a semblé absent du début à la fin de la rencontre.
Andrei Markov boude. Et je le comprends. Il mérite de voir moins de glace à cinq contre cinq, mais il pourrait certainement contribuer à relancer une attaque à cinq anémique qui s’est contentée de trois buts en 45 dernières occasions lors des 15 derniers matchs.
Jeff Petry regarde la tempête passer en se remémorant les moments difficiles qu’il a vécus à Edmonton avec les pauvres Oilers. Ce n’est pas pour assister impuissant à la tempête que le Canadien l’a sorti d’Edmonton et lui a offert un gros contrat avec une poutine garnie de « Smoked Meat » en prime. C’est pour qu’il s’implique. Qu’il contribue à sortir son club du merdier au lieu d’attendre que le vent tourne.
Alexei Emelin? Toujours aussi dangereux dès qu’il touche à la rondelle...
On va laisser Barberio et Pateryn de côté... pour le moment.
Therrien doit réagir, Bergevin aussi
En ce moment, il y a trop de joueurs qui jouent mal chez le Canadien pour que Michel Therrien puisse passer un message en frappant sur un membre de sa troupe, car ils mériteraient tous de sauter leur tour de temps en temps, d’être cloués au banc, voire d’être rayé de l’alignement.
Je sais! Tout ça est bien dangereux. Un entraîneur-chef peut élargir le fossé qui le sépare de ses vétérans en faisant un tel coup d’éclat. Ou de tels coups d’éclat. Mais à moins que le directeur général Marc Bergevin ne donne un coup de main à son coach en concluant une transaction ou en menaçant certains joueurs de le faire – L’Avalanche du Colorado a réveillé Matt Duchesne avec une telle stratégie, tout comme les Flyers l’ont fait avec Wayne Simmonds – Michel Therrien doit serrer la vis d’un tour ou deux.
Il le faut. Car en ce moment, trop de vétérans jouent mal en même temps pour que le coach affiche la patience qu’il affiche depuis un mois. Il est temps qu’il passe des messages. Ça presse.
Michel Therrien l’a d’ailleurs fait après la défaite aux mains des Flyers. Des Flyers qui sont loin d’être menaçants est-il besoin de le rappeler. Des Flyers qui pourraient rater – je me retiens pour ne pas écrire rateront – les séries pour une deuxième saison de suite et une troisième fois en quatre ans.
Après cette défaite gênante aux mains d’un club quelconque, l’entraîneur-chef du Canadien a convenu que ses meilleurs joueurs devront être nettement meilleurs qu’ils devront en donner beaucoup plus en deuxième moitié qu’ils se contentent de le faire depuis le début de la glissade.
Il ne les a pas nommés. Mais on a tous compris. La grande question maintenant est de savoir si ces joueurs comprendront. Ou s’ils voudront comprendre.
Car j’insiste sur ce point : il sera plus difficile de gagner d’ici la pause du Match des étoiles que ce l’était avant les Fêtes. Et ce sera plus difficile encore entre la pause du Match des étoiles et la date limite des transactions le 29 février à 15 h heure de l’Est. Et ce sera plus difficile encore au lendemain de la date limite des transactions jusqu’à la fin du calendrier régulier.
Eh oui, ce sera plus difficile encore en séries!
Mais avant de parler des séries, il faudra d’abord que le Canadien s’arrange pour y accéder. Et pour le moment, c’est loin d’être assuré.