dimanche 13 mars 2016

Mark Barberio passe le test

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Wild 4 - Canadiens 1


On ne remplace pas facilement un défenseur comme P.K. Subban avec tout ce qu’un tel défi représente. De fait, on tente simplement d’éviter les bévues monstrueuses, les mauvaises décisions, les erreurs bêtes. On tente de sauver les meubles et de passer inaperçu ce qui, dans les circonstances, représente une très bonne note au dossier.
Mark Barberio n’est pas passé inaperçu en remplacement de P.K. Subban. Loin de là! On l’a même remarqué souvent. Mais pour le plus grand bien du défenseur qui tente de se faire une place au sein de la brigade défensive du Tricolore, on a remarqué Barberio pour les bonnes raisons.
Et je ne parle pas seulement ici du but qu’il a enfilé en milieu de première période pour niveler les chances 1-1 dans le cadre du match ô combien inégal que le Canadien disputait au Wild du Minnesota. Un match que le Canadien a finalement perdu 4-1.
Mais bon! Perdre 4-1 alors que le dernier but a été marqué dans un filet désert, perdre 4-1 en limitant le Wild pourtant beaucoup mieux nanti en fait d’effectifs à 22 tirs, c’est loin d’être mauvais. C’est même une victoire morale. Ou presque. Remarquez que ça le devient quand on considère qu’en plus la performance honnête de 11 joueurs venus en relève aux réguliers qui sont hors de combat en raison de blessures diverses, le Canadien n’a pas ajouté de point au classement ce qui lui permet de demeurer au plus fort de la lutte pour le meilleur premier choix possible en juin prochain.
Les auditions se poursuivent
Dans ce match qui avait des allures de match préparatoire d’octobre en raison du grand nombre de tests subis par tous ces jeunes, j’ai une fois encore bien aimé la qualité du jeu de Michael McCarron.
Malgré le fait qu’il complète sa première saison professionnelle, McCarron donne des signes évidents de progression. Est-ce qu’il sera à Montréal en début de saison l’an prochain? Est-ce qu’il jouera au centre ou à l’aile? Il est encore trop tôt pour répondre à ces questions. Mais il est clair maintenant que le premier choix (25esélection) de la cuvée 2013 défendra les couleurs du Canadien sur une base régulière. Et il le fera avant longtemps.
J’ai aussi aimé le talent de Charles Hudon. Choix plus tardif (5e ronde) en 2012, l’attaquant québécois a le talent pour évoluer dans la LNH. Pas de doute là-dessus. La question : pourra-t-il se tailler une place au sein des deux premiers trios? C’est le défi qui le guette. Car s’il doit se battre pour une place au sein des deux derniers trios, la compétition sera féroce tant le Tricolore compte sur ce type de joueurs.
Mais Hudon progresse. Et à 21 ans, les grandes décisions viendront seulement dans deux, voire trois ans dans son cas.
Darren Dietz? Il est devenu samedi le 7e joueur du Canadien à disputer un premier match en carrière cette saison. C’est beaucoup. C’est énorme. S’il a cassé la glace, il devra patienter encore un bout avant de venir frapper à la porte du vestiaire du grand club. Car pour le moment, il ne semble pas en mesure de menacer les Greg Pateryn et Mark Barberio qui sont les pompiers sur appel à la ligne bleue.
Rappelés par mesure d’urgence en raison des blessures qui se sont ajoutées jeudi et vendredi, Hudon et Dietz retourneront au club-école dès qu’un attaquant et/ou un défenseur sera (seront) en mesure de revenir au jeu.
Mais Hudon, Dietz et tous les autres réservistes appelés en renfort samedi ont offert du jeu soutenu. Ils ont permis au Canadien de demeurer dans le coup surtout que le premier trio était étroitement surveillé par les spécialistes de la défensive du Wild. Des spécialistes qui ont été en mesure de museler le premier trio et surtout de stopper à trois la séquence de matchs consécutifs de deux buts d’Alex Galchenyuk.
Un contrat pour Barberio
Revenons à Mark Barberio.
Jumelé à Andrei Markov samedi au sein du premier duo d’arrières du Canadien, le défenseur montréalais a passé plus de 25 minutes sur la patinoire. Un sommet cette saison. Un sommet en carrière dans la LNH. Au fil de ses 24 présences, Barberio a marqué sur son seul tir cadré. Il a décoché cinq autres tirs, a volé deux rondelles au Wild et a bloqué un tir. Il n’a pas été crédité officiellement d’une mise en échec, mais il a remporté plusieurs bagarres individuelles.
C’est d’ailleurs une bagarre du genre qui a le plus réjoui Barberio dans son analyse du match. « J’ai raté une rondelle dégagée en lobe par le Wild après qu’elle eut fait un bond devant moi. Parise (Zach) fonçait sur moi et je me suis retrouvé en situation de un contre un alors qu’il tentait de me voler la rondelle. J’ai gagné cette bataille et j’ai pu relancer l’attaque. C’est le genre de jeu qui passe souvent inaperçu, mais qui est très bon pour la confiance », assurait Barberio qui a obtenu – et c’était bien mérité – la troisième étoile de la rencontre.
De la confiance, Barberio en a affiché beaucoup bien qu’il soit passé du rôle timide de sixième arrière au rôle on ne peut plus flamboyant de suppléant à P.K. Subban.
« Quand j’ai réalisé ce matin (samedi) que j’allais jouer avec Markie (Andrei Markov) j’ai vu s’offrir à moi une très belle opportunité. Je ne me plaindrai jamais de trop jouer. D’ailleurs, quand tu joues beaucoup, tu entres dans une zone particulière. C’est l’instinct qui prend le dessus. Et tu as plus d’énergie quand tu joues beaucoup. »
Le fait d’être jumelé à un défenseur aussi expérimenté que Markov aide énormément. « C’est vraiment rassurant. Je croyais être dans le trouble à quelques occasions ce soir et je lui ai remis la rondelle. Il a toujours trouvé le temps et le moyen de compléter les sorties de zone. Même s’il n’a pas obtenu de passe sur mon but – elles sont allées à Max Pacioretty et Sven Andrighetto – c’est lui qui a amorcé le jeu », a ajouté Barberio qui a passé la majeure partie de la soirée contre les meilleurs attaquants du Wild.
Une fois, l’an dernier – c’était à Dallas contre les Stars alors qu’il défendait les couleurs du Lightning –  Mark Barberio a relevé un défi semblable à celui de samedi soir. « Je m’en souviens parce que c’était le voyage pères-fils et que mon père était à Dallas. J’avais joué au sein du premier duo et j’avais connu un bon match. »
Ce bon match et les autres qu’il a disputés avec le Lightning n’ont pas suffi à le garder à Tampa.
Le Montréalais qui avait en poche un contrat de la LNH l’an dernier (874 125 $) a même dû accepter le contrat à deux volets (600 000 $ dans la LNH, et 250 000 $ dans la Ligue américaine) que le Canadien lui a offert pour demeurer dans la LNH. Parce qu’il ne pouvait le garder à Montréal, le Canadien l’a d’ailleurs envoyé avec le club-école en début de saison avant de le rappeler le 28 décembre. Depuis, Barberio a disputé 28 des 32 matchs du grand club.
Sa performance de samedi devrait l’aider à obtenir d’autres départs de qualité et l’assurer d’un contrat de la LNH en vue de la, ou des, prochaines saisons. Que ce soit à Montréal ou ailleurs.
« Montréal c’est ma ville. Le Canadien est mon équipe. Alors c’est bien évident que c’est ici que je veux demeurer », a lancé l’arrière qui aura 26 ans le 23 mars prochain.
Avant de parler de l’an prochain, Mark Barberio préfère se concentrer sur mardi prochain. « En raison de mon statut, je ne peux penser à un poste pour l’an prochain. Je dois penser au poste que je dois garder pour le prochain match. »
Si l’on se fie aux commentaires d’après rencontre de Michel Therrien, Barberio n’a pas grand-chose à craindre. Du moins à court terme. S’il n’est pas encore acquis qu’il remplacera à nouveau P.K. Subban – aucune information supplémentaire n’a été dévoilée quant à son retour au jeu – il sera certainement de la partie.
« Il a été très bon, très engagé. Il a joué avec beaucoup de confiance et a offert une bonne prestation », a défilé l’entraîneur-chef du Canadien avant de se tourner vers les aspects du jeu de Barberio qui le satisfont le plus.
« J’aime beaucoup son calme avec la rondelle, son jeu de transition. Il complète de bonnes passes, il garde toujours la tête bien levée, il supporte l’attaque et il a aussi amélioré son jeu en défensive. Il avait un gros temps de glace à remplir et il a très bien fait ça. Et si les circonstances avaient été différentes en début de saison – le Canadien avait décidé de garder Jarred Tinordi à Montréal pour éviter de le perdre au ballottage – il aurait pu passer la saison entière avec nous. »
En plus, Barberio, qui est gaucher, est à l’aise aux deux extrémités de la ligne bleue. Ce qui lui donne une versatilité qui sera sans doute prise en considération lorsque l’état-major sera rendu aux décisions à prendre en vue d’élaborer la formation de l’an prochain.

Le Canadien est à court de munitions

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Wild 4 - Canadiens 1


Éric Leblanc
MONTRÉAL – Présentant une formation inimaginable en comparaison au portrait du début de la saison, l'inexpérimenté Canadien a rendu les armes au compte de 4 à 1 face au Wild ce qui a mis un terme à sa série de huit matchs sans défaite en temps réglementaire au Centre Bell.

Habituellement, les matchs disputés le samedi enflamment l’amphithéâtre montréalais, mais ce fut plutôt le contraire cette fois. Même Alex Galchenyuk, qui a été extraordinaire récemment, n’a pas pimenté le spectacle.
Il faut dire que les nombreuses blessures ont forcé Michel Therrien et ses adjoints à se fier à une équipe démunie de 11 réguliers, oui 11 réguliers. En observant de plus près la formation du Tricolore pour cette partie, on a pu remarquer que seulement six des vingt joueurs étaient employés sur une base constante avec le Canadien en début de saison.

Le mandat s’annonçait donc imposant contre le Wild qui a prévalu grâce à deux buts de Mikael Granlund, un de Nino Niederreiter et un dernier d’Erik Haula dans un filet désert. Ce résultat – jumelé au triomphe des Sénateurs – a repoussé le CH au 13e rang dans l’Est.

« C’est vrai qu’il nous manque plusieurs joueurs, mais je ne pense pas que nous avons joué notre meilleur match. Ils ont joué avec plus de désir et ils ont été meilleurs que nous », a admis Mark Barberio, l’un des rares éléments encourageants de la partie.

Le but de Niederreiter a un peu donné une idée de la soirée qui attendait le club montréalais alors que Condon a commis une énorme bourde en lui remettant le disque sur une sortie loin devant sa cage. Ce fut donc un jeu d’enfant pour le Suisse de marquer.
« J’ai essayé d’envoyer la rondelle à Jacob (De la Rose), mais je n’ai pas pu mettre assez de force sur ma remise et je n’ai pas vu que Niederreiter était à cet endroit. Ça arrive, mais j’ai raté le jeu et la rondelle se retrouve dans le filet quand tu fais une erreur de cette envergure », a expliqué Condon disant que ce ne fut pas difficile d’écarter cette gaffe de ses pensées.

S’il a été coupable du premier but, Condon n’a pas été à son meilleur sur les deux autres, mais ses coéquipiers ne lui ont pas procuré l’aide nécessaire. Ils ont manqué de vigueur en attaque et ils ont laissé des joueurs naviguer à leur guise autour de leur gardien qui poursuit son apprentissage de recrue.
Lucas Lessio, qui a bien paru, et Andrei Markov ont failli replacer leur club dans le coup, mais Devan Dubnyk les a frustrés.

« J’ai aimé notre niveau de compétition, Dubnyk a réussi de gros arrêts pour eux, il a été très solide. On a eu plusieurs chances autour du filet, mais on a manqué de finition », a jugé Therrien qui a préféré voir le positif.

Le rendement défensif du Wild a été efficace au point que le premier trio du Tricolore s’est contenté de miettes.

« Ça commence souvent avec le travail sur les mises au jeu et (Mikko) Koivu nous a causé des ennuis sur cette facette. On doit mieux se débrouiller là-dessus en tant qu’unité de cinq joueurs », a reconnu Max Pacioretty qui aurait aimé voir plus d’intensité de sa bande.

« Ils peuvent se fier sur des joueurs de qualité, leurs défenseurs sont bons, ils patinent bien. Ils ont bien joué contre notre premier trio, (Ryan) Suter fait partie des meilleurs. Je préfère leur donner du crédit », a analysé l’entraîneur.

Devant déjà se débrouiller sans une multitude d’éléments cruciaux comme Carey Price, Brendan Gallagher et Jeff Petry, le Canadien était privé de P.K. Subban. Le numéro 76 a vu sa séquence de matchs consécutifs s’arrêter à 274.
Lars Eller (virus) et Stefan Matteau (bas du corps) ont également ajouté leur nom à la liste des joueurs indisponibles.

Par conséquent, plusieurs joueurs du CH ont obtenu une promotion. C’était le cas du défenseur Mark Barberio qui a évolué sur le premier duo en défense et il a profité de l’occasion pour inscrire son deuxième but de la saison.

Avec cette prestation, le Montréalais a poursuivi son plaidoyer convaincant pour un poste régulier dans la LNH et ce même s’il doit jouer à droite en tant que gaucher.
De plus, Darren Dietz a vécu son premier match dans la LNH. Sa situation illustre bien les déboires du Canadien cette saison alors qu’il est devenu le septième joueur à effectuer ses débuts dans la LNH. Les autres étant Mike Condon, Daniel Carr, Michael McCarron, Morgan Ellis, Charles Hudon et Bud Holloway.
Rappelé pour l’occasion, Hudon a été utilisé sur les deuxième et troisième trios en tant qu’ailier.

Au final, le Wild – qui devait composer sans Jason Pominville - a remporté ses deux confrontations en 2015-16 contre le Canadien.

Le Canadien terminera sa portion de quatre matchs à domicile mardi contre les Panthers de la Floride.
Formation du Canadien 
:
Pacioretty-Galchenyuk-Andrighetto
Byron-Plekanec-Mitchell
Hudon-McCarron-Lessio
De la Rose-Danault-Brown
Markov-Barberio
Emelin-Pateryn
Bartley-Dietz
Les 11 absents : Beaulieu, Desharnais, Carr, Eller, Flynn, Gallagher, Gilbert, Matteau, Petry, Price, Subban.