mardi 22 mars 2016

William Nylander en éclosion

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PUBLIÉ LE LUNDI 21 MARS 2016 À 22 H 50
William Nylander et Jonathan Bernier
William Nylander et Jonathan Bernier   PHOTO : CHRIS YOUNG

William Nylander a connu le premier match de trois points de sa carrière dans la LNH dans la victoire de 5-2 des Maple Leafs de Toronto contre les Flames de Calgary, lundi soir dans la Ville Reine.
RADIO-CANADA AVEC LA PRESSE CANADIENNE
Le hockeyeur âgé de 19 ans a inscrit son quatrième but de la campagne et a ajouté deux mentions d'aide à sa fiche, deux jours après avoir connu son premier match de plus d'un point dans une victoire contre les Sabres de Buffalo.
Nylander a marqué deux buts et obtenu cinq points à ses deux derniers matchs, en plus d'avoir tenté 12 tirs en direction du filet des Flames lundi soir.
Pierre-Alexandre Parenteau, Zach Hyman, Colin Greening et Josh Leivo ont aussi contribué à la production à l'attaque des Leafs (26-35-11), qui ont gagné quatre de leurs cinq derniers affrontements.
L'ex-joueur des Leafs, Matt Stajan, et Joe Colborne ont répliqué pour les Flames (31-36-6).

Peu de changements au niveau du jeu

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Lars Eller
Lars Eller (Source d'image:Getty)
ALAIN SANSCARTIER
MARDI, 22 MARS 2016. 08:00

Une semaine après la rencontre des directeurs généraux de la Ligue nationale, alors que la poussière semble retomber, à part le dossier de l’expansion et du mécanisme de sélection des joueurs, on peut dire que rien de concret ne semble émaner au niveau de la « Game ».
Un seul changement qu’on retient : l’équipement des gardiens de but. On a ramené le redondant débat de la grosseur des jambières, entre autres, et à mes yeux cela représente une infime partie du problème et/ou de la solution, tout en reconnaissant le côté délinquant d’une minorité de gardiens de but dans la LNH.
Il s’agit là de microdétails qui selon plusieurs intervenants du milieu auront très peu d’impact sur l’objectif visé, soit celui de voir plus de buts se marquer en situation de cinq contre cinq.
Avec une moyenne approximative de 5,38 buts marqués par partie en situation d’égalité depuis le début de la saison, cela a de quoi interpeller les hauts dirigeants du circuit Bettman.

Voir les punitions mineures être servies sur l’ensemble des deux minutes représente une partie de la solution, même si cela rajoutera davantage de pression sur les officiels en place au niveau de leur jugement avant d’imposer les différentes pénalités. C’est un point qui m’inquiète énormément, considérant que depuis quelques années on appelle de moins en moins de punitions en cours de match.
Pour la formation évoluant en infériorité numérique, d’appliquer la même règle qu’en situation de jeu cinq contre cinq en interdisant les dégagements à l’autre bout et en refusant les changements d’effectifs pourraient rajouter un peu de piquant.
Ce sont toutes des solutions qui en contrepartie ne règlent rien au fait que le jeu à forces égales et les difficultés à marquer des buts demeureront. La nouvelle Ligue nationale, depuis le dernier arrêt de travail, en est une de style éteignoir pour les formations moins dominantes et de style plus structuré pour les équipes performantes.
Comme mentionné dans une récente chronique, suite à l’entrée de la nouvelle convention collective et ses nombreuses modifications apportées dans le but de rendre le jeu plus divertissant, d’avoir pensé un seul instant que cela aurait duré n’était qu’illusoire.
L’art de contourner le vrai problème !
Barry Trotz
Barry Trotz (Source: Getty)

S’imaginer que les entraîneurs les plus chevronnés et expérimentés du circuit ne trouveraient pas de réponses aux différents changements aurait été un manque de respect à leur intelligence et à leurs compétences comme hommes de hockey.
Au-delà de la surprotection de l’enclave (zone payante) pour l’équipe en défensive, il y a aussi une volonté de contenir le jeu en périphérie, en bloquant de plus en plus de lancers. Il y a aussi une pression continue en zone centrale sur le porteur du disque, question de limiter le temps de possession de la rondelle et l’espace pour celui-ci.
L’art de jouer les « pourcentages et les probabilités » dans toutes les phases de jeu sur 200 par 85 représente le vrai nerf de la guerre et le plus gros défi de ceux qui sont à la recherche de pistes de solution chez les grands penseurs du circuit.
Les dirigeants sont maintenant appuyés de plus en plus par différentes statistiques avancées. Tout cela, question de vendre le message auprès des joueurs et leur faire comprendre davantage l’importance de chaque situation de jeu, afin qu’ils conçoivent toutes les différences entre la victoire et la défaite.
Un nouveau lexique dans l’univers du hockey est maintenant utilisé. Dans les choix des mots utilisés, ça revient du pareil au même parfois, mais en voici quand même des exemples :
  • Transfert du point d’attaque ou placement de rondelle : Mots utilisés dans le langage d’aujourd’hui au lieu du mot « dumping ». Il s’agit d’une action exigée lorsque l’espace en zone neutre se retrouve derrière le défenseur et non devant. Pour les joueurs de profondeur (3e et 4e trio), c’est une lecture interdite. Il faut toujours utiliser l’option derrière le défenseur. Aucune latitude n’est permise sur les risques de revirements.
     
  • Bien joué sans la rondelle : Au lieu du mot « défensif », voilà des mots utilisés de façon fréquente pour convaincre les joueurs que pour marquer des buts ça prend la petite noire (rondelle) et leur faire comprendre qu’un bon jeu de positionnement sans le disque va permettre de la récupérer pour ensuite penser à l’attaque.
     
  • Jouer intelligemment : Expression utilisée au lieu des mots « ne pas prendre de risque ». Ça veut dire, utiliser la baie vitrée pour les défenseurs plus limités, éliminer tout jeu en zone offensive qui pourrait nourrir une contre-attaque dans le camp adverse – vaut mieux garder la rondelle profondément, acheter du temps et mourir avec celle-ci s’il le faut.
Voilà des exemples qui prouvent que le jeu n’a pas réellement changé comme il était anticipé. Même si la LNH est un circuit de plus en plus jeune et rapide avec des habilités de haut niveau sur le plan individuel, l’approche de la « Game », c’est-à-dire la façon de la vendre et de l’appliquer aura toujours préséance sur le reste.
Or, certains joueurs donnent un peu plus de fil à retordre aux entraîneurs, en raison de leur côté non-conformiste. Ces joueurs, catalogués comme surdoués (Erik Karlsson, P.K.Subban, etc.) représentent certes un risque, mais un mal nécessaire pour toutes les organisations à la recherche de talent d’exception. Tout ça, dans un contexte où l’entraîneur fait ce qu’il peut et non ce qu’il veut.
Alex Galchenyuk
Alex Galchenyuk (Source: Getty)

Prenons l’éclosion d’Alex Galchenyuk chez le Canadien. De l’extérieur, Michel Therrien semble avoir lâché prise quelque peu avec celui-ci. Il semble lui donner une plus grande place à sa créativité et liberté, ce qui semble avoir redonné une énergie nouvelle au premier trio de la formation montréalaise depuis la date limite des transactions.
Que l’on se le tienne pour dit, il y aura toujours une façon de faire pour contourner les règles ou pour y apporter les ajustements nécessaires pour les hommes de hockey, eux qui veulent préserver leur emploi sachant très bien qu’ils évoluent dans un domaine où il y a une obligation de résultats.
Que la vraie saison commence!
Avec un portrait de plus en plus précis sur les formations qui accèderont aux prochaines séries éliminatoires, il est grand temps que la saison régulière se termine. Surtout pour les formations qui seront exclues de la danse du printemps.
Présentement, le discours se ressemble soir après soir. On entend toujours le mot « audition » pour les jeunes espoirs qui doivent profiter du moment présent pour convaincre leur employeur qu’ils peuvent faire partie de la solution pour les années futures.
Il ne faut quand même pas oublier que ces jeunes évoluent dans un contexte où les enjeux sont quasi inexistants et que l’ardeur au travail des plus âgés est mise en doute… Pas toujours facile.
Je suis cependant déçu de constater que plusieurs de ces professionnels (vétérans) semblent être sélectifs au niveau de l’effort. Tout cela dépendant s’il s’agit d’un match sur la route ou à domicile (respect du client payeur). Pourtant, les mots « effort » et « engagement » n’ont aucun lien avec les habilités de ces joueurs.
De constater le rendement brouillon de certains joueurs des Sénateurs vendredi soir dernier à Buffalo dans la défaite de 3-1 et la contre-performance de plusieurs vétérans chez le Canadien de Montréal samedi soir dernier au Centre Canadian Tire, dans une embarrassante défaite de 5-0, porte à croire que plusieurs ont déjà la tête ailleurs.

« Je ne les trouve pas tellement forts dans leur gérance » - Claude Carrier

http://www.985sports.ca/hockey/nouvelles/

Publié par 98,5 fm pour 98,5fm Sports le lundi 21 mars 2016 à 16h59. Modifié par Jacques Thériault à 19h28.
« Je ne les trouve pas tellement forts dans leur gérance » - Claude Carrier
Claude Carrier/Facebook Claude Carrier
(98,5 Sports) - Claude Carrier a été dépisteur pour les Devils du New Jersey durant 31 ans.

Il a appris lundi que son contrat ne serait pas renouvelé l'an prochain et que la longue association se terminait immédiatement.
En entrevue avec Mario Langlois aux Amateurs de sports, Claude Carrier, celui qui a été le maître d'oeuvre du repêchage de Martin Brodeur (1er choix des Devils en 1990), a, d'entrée de jeu, souligné les grandes qualités de l'ex-directeur général de l'équipe Lou Lamoriello.

« J’ai été chanceux de travailler avec un homme comme Lou Lamoriello durant 29 ans, a déclaré Claude Carrier. L’ère de Lou, c’était d’être loyal. C’était familial. Et du moment où le propriétaire (Joshua Harris) a décidé de congédier Lou Lamoriello, je ne suis pas nécessairement surpris. »

Tout ça, avant d’écorcher les successeurs de Lamoriello.

« Je suis surpris que ça arrive aujourd’hui. Je m’étais dit qu’ils allaient m’apprendre en juin qu’ils n’allaient pas renouveler mon contrat. Mais qu’ils me disent à partir d’aujourd’hui que c’est fini, ça me prouve qu’ils sont un peu faibles.

« Je ne les trouve pas tellement, tellement forts dans leur gérance Monsieur (Ray) Shero (l’actuel directeur général) et Monsieur (Paul) Castron (le directeur du dépistage). Déjà, ça fait plusieurs équipes qu’ils font, ça fait que ça ne me surprend pas.

« Honnêtement, je pense que j’avais encore le feu sacré. Je leur ai demandé des explications, mais ils n’avaient aucune raison à me donner quant à mon congédiement. Je ne sais pas si je vais être engagé quelque part, mais le hockey va me manquer d’ici la fin de la saison. »

Le défenseur Éric Gélinas (choix de 2e tour en 2009) et l’attaquant Stephan Matteau (1er choix des Devils en 2012) ne se sont pas développés comme prévu. L’un est au Colorado, l’autre à Montréal. Ce pourrait-il que ce soit une partie de l’explication du congédiement de Claude Carrier?

« Lou savait très bien que d’année en année, on ne pouvait arriver avec une surprise, avec un joueur qui allait faire la Ligue nationale et être une étoile, assure le dépisteur. Il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. Mais il se fiait énormément à notre loyauté et à notre détermination pour le bien du club. Je m’entendais excessivement bien avec lui sur ce point. »

« Le dépistage, ce n’est pas une science précise. On ne peut pas dire, comme en mathématiques, que 2 + 2 font 4. Quand tu repêches un joueur, tu projettes que e joueur-là, dans deux, trois, quatre ans, devrait être à tel niveau, à tel point pour rendre tel service à ton club. Donc, la philosophie du club est importante. Mais l’individu a aussi sa personnalité. Mais parfois, il ne cadre pas avec la philosophie du club. »

Indiscutablement, le meilleur coup de Carrier aura été d’insister auprès de la direction pour que l’équipe américaine repêche Martin Brodeur en 1990. Avec Brodeur, les Devils ont remporté trois fois la coupe Stanley. Et c’est d’ailleurs le choix dont il est le plus fier.

« Sur le plan personnel et sur le plan performance, ce fut un joueur qui m’a donné beaucoup de satisfaction. Mais c’est lui qui a fait sa renommée et non moi. Je n’ai fait que détecter le potentiel et il y a des gens qui m’ont écouté. »