mardi 13 décembre 2016

Les Bruins ralentissent les ardeurs du Canadien avec un gain de 2-1

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Bruins 2 - Canadiens 1 (Prolongation)

Éric Leblanc

MONTRÉAL – C’est la nature du hockey, après avoir marqué 10 fois à sa dernière sortie, le Canadien a produit un seul but dans un match âprement disputé face aux Bruins de Boston qui ont infligé seulement une deuxième défaite au Tricolore, au Centre Bell, cette saison.
La troupe de Claude Julien a fini par avoir le dessus, au compte de 2 à 1, en prolongation quand Ryan Spooner a enfilé l’aiguille en profitant du fait qu’Andrei Markov et Alexander Radulov ont été coincés trop longtemps sur la patinoire à trois contre trois.
« Tout est à propos de la possession de la rondelle (en prolongation). Je suis certain que toutes les équipes partagent la même vision. On doit être meilleur dans ces circonstances (1-3), mais on n’a pas la chance de pratiquer ça souvent », a expliqué Michel Therrien.

Par conséquent, les hommes de Therrien ont subi un premier revers en temps réglementaire depuis cinq sorties (3-1-1) et ils affichent un dossier de 14-1-2 à Montréal.
« Je trouve que ce fut un très bon effort de notre part. Les deux équipes ont joué un style physique et il y avait beaucoup d’intensité. Ils ont fait un bon jeu sur leur but », a décrit Carey Price qui devra patienter avant de savourer sa 250e victoire dans la LNH.
Peu de temps auparavant, Price a volé un but à l’excellent David Pastrnak. David Krejci a compté sur le retour, mais le but a été refusé puisque Pastrnak est entré en contact avec Price – un refrain qui se répète.
La principale cause de ce revers demeure que le CH n’a pas été en mesure de trouver le fond du filet malgré cinq occasions en supériorité numérique. Il faut dire que les Bruins excellent à ce chapitre – ils occupent maintenant le deuxième rang de la LNH - et ils n’ont pas cédé depuis six matchs en infériorité numérique.
« Ils ont travaillé plus fort que nous, on doit faire un meilleur travail pour gagner des bagarres contre leurs joueurs défensifs. Notre exécution doit être plus convaincante », a déploré Brendan Gallagher.
À la suite d’une production de 15 buts en deux affrontements, c’est dans une rencontre comme celle-ci que la présence d’Alex Galchenyuk aurait pu être salutaire.
« Le jeu de puissance n’a pas créé l’offensive qu’il se doit », a admis Therrien.
« Galchenyuk est bon dans ces situations, on a peut-être un peu manqué sa présence dans ce match », a reconnu l’entraîneur quelques instants plus tard.

Bon match du CH dans la défaite
Quelques joueurs du Canadien s’en voudront tout de même d’avoir bousillé quelques chances intéressantes. Andrew Shaw, Tomas Plekanec et, surtout, Nathan Beaulieu seront du lot. Beaulieu a raté un filet complètement ouvert tôt dans la rencontre.
Mention spéciale au Finlandais Artturi Lehkonen qui aurait mérité de terminer sa soirée avec au moins une ou deux mentions d’aide grâce à de brillantes passes que ses coéquipiers n’ont pas pu transformer en but.
Les Bruins ont profité de ce contexte pour quitter Montréal avec la victoire. Austin Czarnik a été leur autre buteur.
Paul Byron, encore lui, a permis aux siens de récolter un point en nivelant le pointage avec 3 :12 à écouler au troisième engagement. Il s’agissait déjà de son 10e but de la campagne en 29 matchs et il s’approche déjà de sa marque personnelle de 11 buts en 62 parties qui a été établie la saison dernière.
« C’était une partie très intense, un peu comme en séries. C’est une équipe qu’on n’aime pas beaucoup et c’est réciproque donc on savait que ce serait difficile comme affrontement. Tout le monde s’est battu férocement dans ce match », a commenté Byron avec justesse.
Ainsi, même si les buts n’ont pas été nombreux, les partisans ont pu se mettre sous la dent une confrontation enlevante typique de la rivalité entre les deux organisations. L’étincelle est venue d’un solide coup de hanche d’Alexei Emelin à l’endroit de l’impressionnant David Pastrnak au premier engagement.
« Les émotions étaient élevées particulièrement en première période alors que le jeu était très robuste. C’était un match plaisant à disputer », a jugé le capitaine Max Pacioretty. 
Le tout a rapidement escaladé et Shaw en a payé le prix lorsqu’il a été frappé à la tête par une mise en échec de Torey Krug. Ce geste a incité Gallagher à jeter les gants face à Krug.
« Tout le monde a vu le coup. Shaw aurait défendu n’importe quel coéquipier dans ce vestiaire, je n’étais pas le seul qui était prêt à le faire. C’est simplement que le contexte s’est présenté à moi », a réagi Gallagher qui ne cache pas qu’il aurait souhaité « prolonger le plaisir ».
« Je ne me bats souvent donc j’aurais aimé que ça dure plus longtemps », a-t-il admis en souriant. 
« Je trouve qu’Andrew était dans une position vulnérable et il s’est fait frapper à la tête », a décrié Therrien qui n’a pas apprécié la scène.

« On sait à quoi s'attendre face aux Bruins »
Heureusement pour le CH, Shaw est parvenu à revenir dans la rencontre à la suite de vérifications. D’ailleurs, Shaw a essayé de se venger notamment en bousculant Adam McQuaid.
Au terme du match, Krug s’est justifié en disant qu’il s’attendait à ce que Shaw le plaque si bien qu’il s’est protégé en vue d’une collision imminente.
Sans surprise, Emelin s’est également frotté à Brad Marchand, le « préféré » des spectateurs. Radulov a aussi eu maille à partir avec Kevan Miller qui n’a pas apprécié une mise en échec du Russe.
C’est donc dire que les Bruins ont eu le dessus sur Montréal pour la première fois du calendrier en trois duels. La dernière confrontation de la saison aura lieu le 12 février.
Le Canadien reprendra le collier vendredi avec la visite des Sharks avant de se déplacer à Washington pour un deuxième duel en deux jours.

Un match à la hauteur de la rivalité

Malgré une longue absence, Zach Redmond a rapidement trouvé son rythme

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Zach Redmond
Zach Redmond (Source d'image:PC)

MONTRÉAL - Zach Redmond n'a pas pu s'empêcher de rigoler, lundi midi, lorsque des journalistes lui ont suggéré de renégocier son contrat, signé il y a cinq mois à peine, compte tenu de son ratio défensif de plus-6 et de sa fiche de trois points en deux matchs pour une moyenne de 1,50 point par rencontre, jusque-là inégalée dans la LNH!
Évidemment, il ne fallait pas s'attendre à ce que le défenseur américain maintienne une telle cadence, lui qui a amorcé la saison avec un total de 33 points en 114 matchs et un ratio défensif de plus-5. Il a d'ailleurs été blanchi lundi soir face aux Bruins de Boston et se trouvait sur la patinoire lorsque les visiteurs ont ouvert la marque, tard en deuxième période, dans la défaite de 2-1 du Canadien en prolongation.

Mais Redmond a néanmoins laissé une impression favorable à ses premiers matchs en compagnie de Nathan Beaulieu.
« Nous avons joué quelques matchs ensemble pendant le camp d'entraînement, et je me suis immédiatement senti à l'aise avec lui, a expliqué Redmond. Nous voyons le jeu de la même façon. C'est agréable de jouer avec lui. Il a du talent, il peut exceller en défensive et tout faire sur la patinoire. Nous avons une bonne chimie et nous communiquons bien ensemble. »
Le rendement de Redmond pourrait en étonner plusieurs d'autant plus qu'il a dû ronger son frein pendant six semaines en raison d'une fracture à un pied survenue le 20 octobre, lors d'une séance d'entraînement. Mais jusqu'à maintenant, il joue comme s'il n'avait jamais perdu le rythme.
« Ç'a été difficile de subir une telle blessure aussi tôt, a déclaré Redmond. Je me sentais bien pendant le camp et je m'étais présenté en bonne condition physique. Pendant ma convalescence et ma rééducation, j'ai travaillé dur et je me suis assuré de faire du temps supplémentaire pour être prêt à entrer dans la mêlée et faire face à toute éventualité. Je suis heureux de la façon dont les choses se passent. »
Lorsque Michel Therrien lui a annoncé qu'il aurait son baptême de feu dans l'uniforme du Canadien, jeudi dernier, contre les Devils du New Jersey, Redmond s'est efforcé de ne pas trop en faire.
« Quand vous disputez votre premier match, vous tentez de garder les choses aussi simples que possible puis, graduellement, essayez de revenir à ce que vous êtes habitué de faire. Dans mon cas, je voulais d'abord voir comment mes jambes allaient réagir, car vous ne le savez jamais lors du premier match. Elles ont bien répondu, et tout le crédit revient aux spécialistes médicaux et du conditionnement physique de l'équipe. »
Après avoir partagé la saison 2015-2016 entre l'Avalanche du Colorado et le Rampage de San Antonio, le club-école de l'Avalanche dans la Ligue américaine, Redmond n'a pas perdu de temps à s'entendre avec le Canadien.
« La journée des joueurs autonomes, ça va habituellement vite, et pour moi, le choix était relativement facile à cause de mes antécédents avec Rick Dudley, la qualité de l'équipe et le plaisir que j'ai toujours ressenti chaque fois que je suis venu jouer à Montréal, a expliqué Redmond.
« Il y a eu de l'intérêt de la part d'autres équipes, mais la présence de Dudley, l'équipe et la ville ont influencé ma décision. »
Le lien entre Redmond et Dudley remonte à l'époque où le défenseur évoluait avec l'organisation des Thrashers d'Atlanta, l'équipe qui l'a sélectionné en 7e ronde, 184e au total, en 2008.
« C'est quelqu'un qui m'était familier et envers qui j'avais probablement un certain niveau de confiance. Je suppose qu'il a suggéré mon nom et, selon ce que j'ai entendu, je pense qu'il m'a vu jouer plusieurs fois l'an dernier. »
Alors que les défenseurs Shea Weber, Andrei Markov et Alexei Emelin se trouvaient tous à la Coupe du monde de hockey, Redmond avait profité de plusieurs opportunités de se mettre en évidence pendant le camp d'entraînement. Et Michel Therrien l'avait bien remarqué.
« Ça prend de la profondeur à chaque position et pendant le camp d'entraînement, il faisait partie de cette profondeur, a déclaré l'entraîneur-chef du Canadien. Nous avons décidé de le garder parce qu'il méritait qu'on le garde. Par ses performances au camp d'entraînement, il méritait de commencer la saison avec nous. Il a fait beaucoup de bonnes choses, que ce soit défensivement, offensivement ou au niveau de la relance. Il y a plein de choses que nous avons aimé de son jeu.
« Malheureusement, il y a eu cette blessure et quand il était prêt à revenir au jeu, je n'avais aucune raison de retirer (Greg) Pateryn de la formation. Là, il a su profiter de la blessure à Pateryn pour démontrer ce qu'il est capable de faire. Il a saisi sa chance, il va bien et il faut qu'il continue de jouer de la même façon », a ajouté Therrien.