dimanche 4 juin 2017

Nashville : la grande gagnante

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Penguins 1 - Predators 5

Images of Francois Gagnon

NASHVILLE - Les Predators n’avaient pas le choix. Pour éviter un éventuel balayage et conserver la moindre chance de soulever la coupe Stanley, ils devaient gagner.
Ils l’ont fait. Ils l’ont fait de brillante façon même.

Malgré un vilain but accordé par Pekka Rinne à la suite d’un retour généreux sur le tout premier tir des Penguins, les Predators ont tenu le coup. Ils ont travaillé avec le même acharnement affiché lors des deux premiers matchs. Avec cet acharnement qui leur a permis de balayer les Blackhawks de Chicago avant de battre les Blues de St.Louis et les Ducks d’Anaheim pour accéder à leur première finale de la coupe Stanley.
Contrairement aux deux premiers matchs, les « Preds » et leur as gardien n’ont pas connu de passage à vide comme ceux qui ont permis aux Penguins de prendre les devants 2-0 dans la série finale.
Au contraire, les Predators ont écoulé avec brio les trois avantages numériques offerts aux Penguins. Des Penguins qui n’affichent qu’un maigre but en 13 attaques massives jusqu’ici en finale. Un non-sens compte tenu de la puissance de leur attaque.
Mieux encore, les « Preds » ont marqué deux fois en trois avantages numériques au cours de leur séquence de cinq buts sans riposte qui a visiblement déstabilisé les Penguins et leur gardien Matt Murray.
Dans la victoire, Roman Josi a été rien de moins que sensationnel marquant un but et ajoutant deux passes.
« Roman est aussi constant qu’il est possible de l’être dans la LNH », a commenté l’entraîneur-chef Peter Laviolette qui a aussi balayé du revers de la main toute allusion au fait qu’il ait songé à remplacer Pekka Rinne pour cette troisième partie. « Toutes ces spéculations venaient de vous. Il n’a jamais été question de procéder à un changement. Il a d’ailleurs été solide comme le roc encore ce soir. »
Crosby et Malkin muselés
La « promesse » de P.K. Subban s’est donc réalisée.

Subban et compagnie tiennent promesse
Comme prévu, le défenseur a eu un rôle important à jouer dans la victoire passant près de 26 minutes sur la patinoire. Le plus haut total dans les deux camps.
Subban et ses coéquipiers ont aussi réalisé un grand coup en muselant Sidney Crosby et Evgeni Malkin. Non seulement les deux grandes étoiles des Penguins n’ont pas récolté le moindre point, mais ils n’ont pas obtenu le moindre tir au but au cours de la rencontre.
« C’est le genre de performance que nous devrons répéter pour maximiser nos chances de gagner. Nous avons disputé un match solide ce soir. Nous avons été solides durant les 60 minutes de la rencontre », a commenté Subban qui a été impliqué dans un échange aigre-doux avec Sidney Crosby en fin de rencontre.
« Je suis habitué à ce genre d’échanges, mais il m’a surpris en me lançant que j’avais mauvaise haleine. Je ne comprends pas, car j’avais utilisé du " Listerine" avant la rencontre », a ironisé Subban
Nashville vibre au rythme du hockey
Au-delà la promesse tenue de P.K. Subban, des performances solides des Josi, Ellis et Ekholm pour ne nommer qu’eux, des arrêts (27) importants de Pekka Rinne et du but victorieux marqué par Frédérick Gaudreau, la victoire des Predators est aussi la victoire de Nashville.
De Nashville la ville de hockey. Car oui, Nashville est vraiment devenue une ville de hockey. Une ville de hockey qui regorge de partisans qui n’ont rien à envier aux partisans du Canadien à Montréal, des Hawks à Chicago ou des Bruins à Boston.
Nashville et les fans des « Preds » ont atteint des niveaux encore jamais égalés de frénésie samedi. Rarement – je me retiens pour ne pas écrire jamais – avait-on assisté à un tel embrasement d’une ville derrière son club en finale de la coupe Stanley.
Vrai qu’il faisait beau et chaud. Vrai qu’on était samedi. Vrai aussi que Nashville est une ville enlevante qui vibre au rythme de la musique country et des touristes qui l’envahissent à longueur d’année.Partisans des Predators dans la rue
Partisans des Predators dans la rue (Source: François Gagnon)

Mais hier, c’étaient les fans des Predators et non les fans de musique country qui ont pris le centre-ville d’assaut.
Ils étaient 20 000, 30 000, 50 000, je ne sais trop. Mais dans les rues autour du Bridgestone Arena il fallait se battre pour avancer de quelques pas. Et encore.
Malgré la cohue, on était loin d’un chaos.
Les gens riaient, dansaient, s’amusaient. Vêtus à 98 % des chandails aux couleurs de leurs favoris, les fans fêtaient. Oui, le grand Alan Jackson a fait grand plaisir à tout le monde en montant sur la grande scène installée en pleine rue Broadway, mais ce géant du country est monté sur scène dans le cadre des festivités entourant le match des Predators.
Un collègue habitué des grands rendez-vous sportifs aux USA, m’a lancé que la fête précédant le match des Predators n’avait rien à envier aux grandes fêtes qui précédent les grands rendez-vous de Football dans les plus grosses universités américaines. Il s’est même permis de comparer la journée d’hier à une veille de Super Bowl.
Ça vous donne une idée!
« On sentait l’effervescence monter au cours des derniers jours et on sentait ce qui se passait à l’extérieur aujourd’hui », a reconnu James Neal après la rencontre.
Si la ville au grand complet s’est donné rendez-vous pour célébrer la présence des Predators en finale de la coupe Stanley, les partisans qui ont assisté au match historique ont joué un rôle important dans la victoire de leurs favoris.
Je dirais même un rôle crucial.
Malgré le but hâtif de Jake Guentzel – son 13e but des séries le hisse encore un peu plus dans la course au trophée Conn Smythe – les partisans ont maintenu leur niveau d’enthousiasme.
Lors de la première pause publicitaire, les quelque 17 300 partisans se sont levés d’un trait et ont ovationné leurs favoris pendant les 90 secondes au cours desquelles des préposés grattent la patinoire.Les partisans des Predators
Les partisans des Predators (Source: François Gagnon)

Pendant ces 90 secondes, l’intensité de l’ovation n’a jamais diminué. Au contraire, elle s’est accentuée. Comme si les fans avaient décidé de convaincre leurs favoris que l’avance des Penguins était non seulement facile à effacer, mais que ce premier but servirait de tremplin à plein d’autres…
Pendant une pénalité écopée par Ryan Ellis, les partisans ont ovationné une séquence au cours de laquelle Filip Forsberg a conservé la rondelle en patinant entre des Penguins qui avaient l’air figés sur la glace.
« Nos partisans sont extraordinaires et ils connaissent le hockey davantage qu’on le dit. Ils sont toujours derrière nous et je suis vraiment heureux qu’ils soient enfin reconnus à leur juste valeur », a indiqué P.K. Subban.
« Des fois, il ne se passe rien sur la patinoire et les partisans se mettent à célébrer dans les gradins et à donner le ton à la partie. Ils remplissent vraiment le rôle de 7e joueur que l’équipe leur demande de remplir. C’est vraiment le fun », a ajouté Frédérick Gaudreau qui savoure cette nouvelle expérience.
Auteur d’un deuxième but avec les Preds depuis qu’il a reçu le feu vert de Peter Laviolette, Gaudreau a aussi obtenu une échappée en troisième période. Il a raté le but de peu.
« On avait vraiment besoin de cette victoire », a reconnu le Québécois qui avait hâte de renouer avec les membres de sa famille venus à Nashville pour l’occasion.
« Mes parents étaient dans les gradins et mon frère était à l’extérieur. Il a suivi le match sur les écrans géants avec les partisans réunis autour du building. J’ai hâte d’avoir leurs impressions. Mais c’était vraiment sensationnel de sentir l’atmosphère dans la ville aujourd’hui. »
La victoire convaincante des Preds attisera la douce folie de leurs partisans et on peut s’attendre à un niveau plus élevé de frénésie lundi soir dans le cadre d’un match qui pourrait relancer complètement la série et raviver les espoirs de voir la coupe Stanley défiler dans les rues de Nashville.
Nashville ville de hockey? Si on en doutait beaucoup il y a 18 ans, on ne peut plus en douter aujourd’hui. De fait, on doit s’incliner devant une si belle réussite. Mieux encore, on doit en profiter…

vendredi 2 juin 2017

P.K. Subban garantit la victoire des Predators

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« Nous sommes heureux et confiants de retourner à Nashville »


P.K. Subban a fait un Mark Messier de lui-même mercredi soir en garantissant une victoire des Predators pour le troisième match de la série.
P.K. n'en démord pas, il est convaincu que les Preds s'imposeront lors de leur retour au Bridgestone Arena, samedi soir.

« Je me sens encore plus confiant aujourd'hui, qu'hier après la défaite. Nous allons remporter le prochain match et nous verrons pour la suite », a confié le flamboyant défenseur.
Malgré leur retard de 0-2, la confiance règne toujours à Nashville, alors que l'équipe a présenté une fiche de sept victoires et un seul revers à domicile depuis le début des séries éliminatoires.
« Je suis certain qu'ils vont entendre le bruit et sentir l'énergie dans l'amphithéâtre, a confié Subban à propos des Penguins. C'est une ambiance très stimulante. »
Nashville est peut-être une forteresse pour les Predators, mais les Penguins, eux, ont l'histoire qui joue en leur faveur.
Depuis l'instauration d'une série finale au meilleur des sept matchs en 1939, les équipes qui prennent les devants 2-0 ont triomphé 45 fois en 50 occasions. Ces statistiques comprennent les trois dernières opportunités - les Kings de Los Angeles en 2012 et 2014 et les Penguins l'an dernier.
Les Predators devront cependant éviter de répéter les erreurs commises lors des deux premiers matchs de la série. Punis plus souvent qu'à leur tour, l'unité de désavantage numérique des Preds a bien fait, mais le jeu de puissance des Penguins n'a pas besoin qu'on lui donne plus de chances de débloquer. Pittsburgh n'a pas marqué en sept occasions en supériorité numérique jusqu'à maintenant dans cette série.
« Les arbitres étaient beaucoup plus permissifs dans les séries contre St Louis et Anaheim. Ce n'est pas comparable. La façon d'appeler les pénalités rappelle davantage la première ronde », croit Subban.
Pas inquiet pour Rinne
Peter Laviolette n'a pas voulu dévoiler qui sera son gardien de but pour le 3e match, mais on s'attend ce que Pekka Rinne soit de retour. Vrai qu'il connait des difficultés en finale avec sa moyenne de buts alloués de 4,71 mais le gardien des Predators a tout ce qu'il faut pour rebondir de belle façon.
Ses coéquipiers démontrent une confiance inébranlable envers le gardien qui les a menés aussi loin dans ces éliminatoires.

Le début d'un doute dans la tête de Laviolette?
« Il a été incroyable pour nous. Il est la raison pourquoi nous sommes ici, nous devons faire un meilleur travail pour l'aider », croit son capitaine Mike Fisher.
Roman Josi renchérit : « Il est notre meilleur joueur. Nous avons besoin d'être meilleurs. »
« Ce n'est jamais la faute d'une seule personne. Pekka est le pilier de notre équipe et le meilleur gardien de la ligue », ajoute Subban.
Pour revenir dans cette série, Pekka Rinne devra absolument secouer sa léthargie face aux Penguins. Incluant les matchs de la saison réguliere et des séries, il n'a remporté qu'une des 10 rencontres qu'il a jouées face à ses rivaux en finale.
Les joueurs des Predators n'ont pas chaussé les patins et ont plutôt profité d'une journée de congé avant de reprendre l'entraînement vendredi en vue du 3e duel de la série disputé le lendemain.
Pour sa part, l'entraîneur-chef Mike Sullivan a dit que ses Penguins sont suffisamment expérimentés pour être conscients de l'importance de garder leur concentration. Les Penguins ont perdu 5-1 à Nashville en octobre dernier, et l'ambiance sera beaucoup plus survoltée cette fois-ci, sans compter la possibilité qu'un partisan lance un poisson-chat sur la patinoire.
« Je crois que nous devons profiter de l'énergie qui se dégagera de la ville et de l'amphithéâtre, a évoqué Sullivan. Nous devons nous concentrer sur les choses que nous pouvons contrôler, comme notre niveau de performance, notre attitude et notre exécution, par exemple. C'est là-dessus que nous devons nous concentrer. »

Les Penguins dans le siège du conducteur

« Le match d'hier est frustrant, on doit maintenant gagner »

« Je crois à un retour et mes coéquipiers aussi »

Chose promise, chose due!

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P.K. Subban
P.K. Subban (Source d'image:Getty)
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NASHVILLE - Contrairement à bien du monde, je ne suis pas prêt à lancer la pierre à P.K. Subban qui a promis une victoire lors du match numéro trois qui opposera ses Predators aux Penguins vendredi.
Parce que P.K. est P.K., il ne s’est pas contenté de garantir la victoire en guise de commentaire d’après-match, mercredi, à Pittsburgh. Il a appuyé cette promesse encore jeudi. Eh oui! Il en a rajouté après l’entraînement de vendredi.
« Je dis ce que je dis parce que je le crois. Je n’ai pas une tribune quotidienne comme tous les commentateurs et je sais que certains contestent ce que j’ai dit. C’est leur droit. On a tous droit à son opinion. Mais nous sommes en finale de la coupe Stanley et je ne vais certainement pas m’empêcher d’en profiter », a lancé Subban devant son casier dans le petit vestiaire des Predators.

Ses détracteurs ne manqueront pas de souligner ce nouveau cas d’effervescence de P.K. devant les caméras qui l’ont tenu en joue pendant près de 15 minutes vendredi midi. Une éternité dans le contexte des points de presse quotidiens. Même en finale de la coupe Stanley.
Mais quand on y pense, avait-il le choix?
Du moment qu’il a lancé sa première promesse, P.K. ne pouvait plus vraiment reculer. S’il avait tenté de nuancer ses propos, il aurait été facile de souligner que ce repli, loin d’être stratégique, dénotait un sérieux manque de confiance à l’endroit de son équipe. Pis encore, un tel repli aurait aussi soulevé la possibilité que P.K. ait été forcé de se rétracter par des coéquipiers un brin outrés ou par un état-major deux brins en colère parce qu’une telle promesse offre des munitions supplémentaires à des Penguins qui n’en ont pas vraiment besoin.
Surtout que Subban s’est bien gardé d’afficher de la prétention, voire du mépris à l’endroit des Penguins dans le cadre de cette promesse.
La seule chose que P.K. Subban ne pouvait absolument pas faire était de tourner le dos aux chances de son équipe de revenir de l’arrière et de soulever la coupe. S’il avait dit : les Penguins sont trop forts; notre gardien a été trop généreux; nos chances de revenir de l’arrière sont nulles et les Penguins ont de bonnes chances de nous balayer, là on pourrait vraiment en vouloir à Subban.
Mais dans le contexte actuel, on peut lever les yeux au ciel en soupirant : « Qu’est-ce que P.K. vient de dire encore...? » Mais on peut difficilement le blâmer.
Surtout qu’en faisant la promesse qu’il a faite et qu’il a répétée, Subban se met beaucoup de pression sur les épaules.
Demain soir contre les Penguins, il devra offrir une performance à la hauteur de la promesse de victoire qu’il a lancée. Il ne peut se permettre d’associer sa promesse à de banales paroles en l’air. Il doit pouvoir scander après la rencontre : chose promise, chose due!
Et vous savez quoi? Ceux qui aiment P.K. au point de l’adorer au même titre que ceux qui le contestent au point de le détester seront d’accord au moins sur une chose : si un joueur des Predators est capable de disputer un grand match afin de mousser ses chances de tenir promesse, c’est bien P.K. Subban.
Confiance vs excès de confiance
Comme ils le font à la fin de chacun de leurs entraînements, les Predators se sont regroupés au centre du Bridgestone Arena au terme de la séance soutenue qu’ils ont tenue vendredi midi.
Une fois au vestiaire, ils étaient loin d’être abattus malgré le déficit de 0-2 qu’ils doivent combler pour revenir dans la série finale. Une série finale qui pourrait être très expéditive si les Penguins devaient signer un troisième gain de suite.
Devant les journalistes, l’entraîneur-chef Peter Laviolette tout comme les coéquipiers de P.K. Subban ne semblaient d’ailleurs pas déstabilisés par sa promesse faite et répétée.
« Je ne crois pas que P.K. ait promis quoi que ce soit. Je n’ai pas entendu les mots exacts qu’il a utilisés et je ne voudrais pas entrer dans un débat de citations ici », a d’abord lancé l’entraîneur-chef des Predators.
Une fois informé des mots exacts prononcés et répétés par Subban, Laviolette, avec expérience, s’est assuré de trouver un volet positif à cette situation. «Tout ce que je peux dire, c’est que je n’ai aucun problème avec le fait qu’un joueur affiche de la confiance à l’endroit de notre équipe. J’ai moi-même confiance en notre groupe et en nos chances de succès. Et je sens cette confiance au sein de notre équipe», a-t-il insisté en guise de conclusion.
La plus belle réaction remarquée dans le vestiaire des Predators vendredi est venue de Roman Josi. Grand leader de la défensive des Preds, Josi a esquissé un petit sourire alors qu’il entendait défiler la question associée à la promesse de son coéquipier. Avant de répondre, Josi s’est mordillé les lèvres une fois, deux fois, trois fois; comme s’il cherchait les mots ou, plus encore, le ton juste pour répondre.
« P.K. est un joueur important au sein de notre équipe et c’est rassurant de voir qu’un tel joueur affiche autant de confiance », a finalement répondu Josi.
Dans le camp des Penguins, le collègue Luc Gélinas a demandé au gardien Marc-André Fleury et au capitaine Sidney Crosby ce qu’ils pensaient de la promesse de leur flamboyant adversaire.
Comme on le voit dans le reportage de Luc, Fleury a accueilli cette promesse avec beaucoup d’humour alors que Crosby, toujours aussi sérieux, n’a pas semblé le moindrement déstabilisé insistant sur le fait que lui et ses coéquipiers n’avaient que le match de samedi et surtout son résultat en tête.
Tout dépendra de Rinne
Malgré la promesse de P.K. Subban, la pression qui l’accompagne et l’obligation qu’il aura de performer à la hauteur de ses paroles, c’est sur les jambières du gardien Pekka Rinne que reposera toute la pression samedi soir.
Dans une ville qui vibre au rythme de son équipe de hockey – la mairesse Megan Barry a proclamé la journée du lundi 5 juin comme journée de la fierté des Preds – une ville qui sera paralysée samedi par le premier match local en finale de la coupe Stanley et par un concert en plein air offert gratuitement par la grande vedette locale et plus grande vedette encore sur la scène country Alan Jackson, les Predators doivent gagner.
Et pour y arriver, Rinne devra faire oublier les deux mauvais matchs qu’il a disputés à Pittsburgh. Victime de quatre buts sur 11 tirs lors du premier match, Rinne a été chassé après avoir accordé trois buts sur six tirs au cours d’une courte séquence de 3 mins 28 s en début de troisième période.
Victime de huit buts sur les 36 tirs qu’il a affrontés, Rinne affiche une moyenne d’efficacité de 77 % seulement. Pis encore, il n’a encore jamais battu les Penguins à titre de gardien partant contre Pittsburgh affichant un dossier de six revers en temps réglementaire et deux autres en prolongation ou tirs de barrage. Le seul gain de Rinne aux dépens des Penguins est survenu en janvier 2009 dans le cadre d’un match au cours duquel il était venu en relève.
Rinne a répondu à toutes les questions qui lui ont été posées vendredi. Comme j’étais dans le groupe de journalistes qui échangeaient avec P.K. Subban, je n’ai pas entendu les réponses du gardien des Preds.
Mais que ce soit par le biais de P.K. Subban ou de son entraîneur-chef Peter Laviolette, le gardien finlandais a obtenu des appuis de taille.
« Les statistiques sont trompeuses. Sur les 120 minutes disputées en finale, nous avons joué 110 minutes de très gros hockey. L’ennui, c’est que même si nous avons limité au minimum notre nombre d’erreurs, celles que nous avons commises ont donné des occasions de premier plan aux Penguins qui ont su en profiter. Nous devrons trouver une façon de générer plus d’attaque lors des prochains matchs, mais aussi d’être plus solide encore en défensive», a lancé Peter Laviolette qui n’a jamais laissé entrevoir la possibilité d’y aller avec son gardien numéro 2 Juuse Saros samedi.
« Ce qui est arrivé lors des deux premiers matchs ne compte plus du tout. Les Penguins ont été chanceux à quelques occasions. C’est vrai. Mais je leur donne le crédit sur ces jeux, car ils ont su mousser leur chance. Pour gagner demain, il faudra que nous soyons tous meilleurs que nous l’avons été. Moi le premier. Il faudra que nous soyons bien meilleurs devant Pekka afin de diminuer le nombre d’occasions en or que nous avons offertes lors des deux premiers matchs. Si tu ne donnes pas beaucoup d’occasions à tes adversaires, mais qu’elles sont toutes de catégorie A-1, tu n’aides pas la cause de ton gardien. On sait ce qu’on doit faire pour gagner et on le fera samedi. Et si on le fait, on gagnera », a conclu Subban.

jeudi 1 juin 2017

« Pas une once de doute », dit Subban

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Une troisième qui coûte cher aux Predators


Les Penguins de Pittsburgh ont refait le coup aux Predators en les battant dans un match au cours duquel Nashville a mieux joué dans l'ensemble, mais n'allez pas croire que ces deux défaites ont fait perdre confiance aux Preds.
« Ce n'est pas de la frustration, nous sommes en apprentissage. Nous apprendrons de ces deux matchs. Il n'y a pas une seule once de doute dans ce vestiaire », a assuré P.K. Subban.

« Je crois que nous avons joué deux bonnes périodes, mais nous devrons évidemment être meilleurs en troisième, a admis Roman Josi. Nous avons fait quelques erreurs et ils nous ont fait payer. »
« Ils ont d'excellents joueurs et profitent de leurs occasions la plupart du temps. Dans l'ensemble, l'effort y était, mais pas le résultat », a résumé Ryan Ellis.
« Évidemment, nous devons être meilleurs défensivement et trouver le moyen de battre Murray. Nous y arriverons et nous serons meilleurs », a lancé le capitaine des Predators Mike Fisher.
Le parcours exceptionnel de Jake Guentzel ne semble pas terminé. Ses 12 buts le place tout juste derrière Dino Ciccarelli, meneur de tous les temps pour les recrues en séries avec 14. Guentzel est aussi devenu la toute première recrue de l'histoire à enregistrer cinq buts gagnants en séries.
« C'est fou! Les mots me manquent. Mais le but ultime est de gagner les deux prochains matchs et ce ne sera pas facile », a déclaré Guentzel.
« Il est un charme à diriger. [Avant qu'il commence à connaître autant de succès], nous lui disions de jouer de la bonne façon et de faire attention aux détails, sans se soucier de marquer ou non. S'il joue de la bonne façon, quand une opportunité se présentera, il saura en profiter. Il est si talentueux », a louangé l'entraîneur-chef Mike Sullivan.
« Nous avons les habiletés pour marquer des buts de plusieurs façons, s'est réjoui le gardien Matt Murray. Nous gagnons en confiance lorsque nous marquons. Nous avons démontré notre savoir-faire en troisième. »
C'est la première fois depuis le début des séries que les Predators s'inclinent deux fois de suite. Mais dans leur vestiaire personne n'a perdu confiance. Surtout que la série se transporte à Nashville, là où la troupe de Peter Laviolette n'a perdu qu'une seule partie depuis le début du tournoi printanier, 3-2 lors de la finale de l'Ouest face aux Ducks.

Predators 1 - Penguins 4