MONTRÉAL – Le Canadien n’a pas raté son retour à l’action en malmenant les Sabres de Buffalo au compte de 5 à 2 grâce à un tour du chapeau de Max Pacioretty qui a été orchestré avec brio par son partenaire, Alexander Radulov.
Les partisans sont donc rassurés, le trio de Pacioretty, Radulov et Phillip Danault n’a pas perdu ses atomes crochus pendant le congé. Bien alimenté par Radulov, Pacioretty a mystifié Robin Lehner à deux occasions avant d’ajouter son troisième après une autre pièce de jeu de son complice. David Desharnais et Paul Byron ont inscrit les autres filets du Tricolore.
« On a pu constater que notre équipe avait beaucoup d’énergie. Je pense que la pause est arrivée au bon moment et ce trio-là a été très productif bien entendu. Avec l’énergie qu’on avait, on a été en mesure d’imposer une bonne pression sur l’équipe adverse », a résumé l’entraîneur Michel Therrien. 
Mine de rien, Pacioretty se retrouve avec un total de 24 buts – Sidney Crosby est le meneur à 28 –, tandis que Radulov affiche 39 points à son compteur. À voir Radulov célébrer comme un enfant, on peut conclure qu’il s’est éclaté après ce répit de quelques jours.
« C’est agréable de compter, ça donne un élan au groupe. Tout le monde faisait bien son travail, il faut que ça se poursuive au prochain match », a réagi Radulov sur ses expressions divertissantes. 
Des revenants, un nouveau et un capitaine au sommet
À sa dernière sortie avant la pause du Match des étoiles, le Tricolore avait connu une soirée décevante et il s’est assuré de rebondir cinq jours plus tard.
Carey Price, qui a participé à ce rendez-vous des étoiles en Californie, a répondu présent, mais il a encore perdu son troisième jeu blanc de la saison en fin de rencontre.
Il a été battu par Dmitry Kulikov avec 3 :59 à écouler tandis qu’il s’était fait voler son blanchissage à la toute dernière seconde face aux Flames à sa partie précédente au Centre Bell. Brian Gionta est venu en rajouter quelques instants plus tard.
« On avait joué 10 matchs en 15 jours (en 18 pour être précis) avant cet arrêt. C’était bien d’avoir quelques jours pour se reposer et reprendre des forces. C’était bien aussi de revoir Andrei et David avec nous. Ce n’était pas très bon de donner les deux buts vers la fin, on ne peut pas faire ça. Mais, dans l’ensemble, on a joué un bon match », a indiqué Radulov. 
À l’image de leur équipe, Andrei Markov et Desharnais ont également repris le collier de belle manière.
Jeu clé du match : le 1er trio
Desharnais et Paul Byron ont suivi l’exemple de leur capitaine en décochant deux puissants lancers qui ont trouvé le fond du filet. Le Québécois pouvait bien se réjouir après cette réussite car il a disputé sa première partie depuis le 6 décembre et son dernier but remontait au 15 novembre. Avec l’émergence de Danault et en l’absence d’Alex Galchenyuk, il se devait de démontrer à Therrien qu’il mérite sa place dans la formation.
« Je suis très content, c’est soulageant de revenir et de marquer un but comme ça », a admis Desharnais avec un sourire évocateur.
Quant à Byron, il s’agissait déjà de son 14e but du calendrier. Le rapide patineur a complété une habile mise en scène de Tomas Plekanec et Andrei Markov. Force est d’admettre que Markov n’a rien perdu de sa touche pour ses passes savantes.
Ce match a également constitué les débuts de Nikita Nesterov avec le clan montréalais. Le défenseur gaucher a été utilisé à droite de Markov et il a démontré sa mobilité dont en appuyant l’attaque.
« J’ai beaucoup aimé son match, c’est un gars qui a un bon sens du hockey, qui patine assez bien et qui effectue une bonne première passe. Le fait aussi de l’avoir jumelé avec Markov lui a donné de la confiance. Il communiquait beaucoup avec lui dont sur le banc, ça l’a aidé », a jugé l’entraîneur. 
Jeu de Gaston : la relance de Markov
Greg Pateryn mérite aussi une mention spéciale. Puisque Jeff Petry était ennuyé par un virus, Pateryn a pu enfiler l’uniforme pour une première fois depuis sa blessure du 6 décembre. Avec la congestion qui se dessine en défense, Pateryn s’est assuré de faire sentir sa présence avec cinq lancers au filet (un sommet en carrière) et quelques coups d’épaule.
En raison de ce résultat, le CH a remporté deux de ses trois duels de la saison jusqu’ici face à Buffalo. Mardi soir, les hommes de Dan Bylsma n’ont pas été en mesure de suivre la cadence imposée par l’adversaire. Jack Eichel a probablement été le plus menaçant, mais il s’est buté à Price. 
Le Canadien poursuivra son imposante semaine en allant visiter les Flyers, jeudi soir, avant de recevoir les Capitals et les Oilers dans le cadre de la traditionnelle fin de semaine du Super Bowl. ​
Le capitaine ne rate pas de telles chances
Sans avertissement
Comment saluer un retour?
Byron ajoute son grain de sel
Pacioretty complète son tour du chapeau