MONTRÉAL – Avec cette cinquième défaite en six matchs, le Canadien n’a pas savouré deux victoires de suite depuis 35 jours et cette situation agace les joueurs.
En effet, il faut remonter aussi loin qu’au 7 janvier alors que le clan montréalais avait vaincu les Maple Leafs de Toronto et les Stars de Dallas de façon consécutive.
Depuis, la troupe de Michel Therrien n’a amassé que six victoires à un rythme individuel en 17 matchs.
« On est trop inconstants présentement. On est allé chercher une victoire émotive en Arizona, mais on n’a pas été en mesure de l’emporter, cette fois, malgré une bonne performance », a déploré Nathan Beaulieu.
« Perdre, gagner, perdre et gagner, ce n’est pas suffisant. On doit trouver des manières d’enchaîner les victoires et rapidement », a-t-il ajouté.
Interrogé à deux occasions sur le sujet, Therrien a proposé ces deux réponses.
« On ne peut pas juste se concentrer là-dessus. Ce soir (samedi), on aurait certainement mérité de gagner. »
« C’est sûr qu’au final, les victoires morales, ça ne donne pas de points au classement. Mais on a fait tellement de bonnes choses et il faut bâtir là-dessus. J’ai aimé la manière dont a joué au dernier match et contre les Blues également. J’ai aussi aimé nos performances du week-end même si les résultats n’ont pas été au rendez-vous. À force de travailler dans ce sens, tu sais que le vent va tourner de bord », a affirmé l’entraîneur du Tricolore.
L’énoncé de Therrien n’explique toutefois pas le manque de constance actuel.
« Je ne sais pas, je n’ai vraiment pas de réponse. Mais ça commence par nous, les joueurs dans le vestiaire. On est un groupe fier, on se prépare de notre mieux », a commenté Beaulieu en se creusant la tête.
Blues 4 - Canadiens 2
Quant au capitaine, il a penché vers le discours de Therrien tout déplaçant sa mire vers la partie de dimanche, à Boston.
« On veut se donner une chance de gagner à chaque match. Ça n’a pas été parfait dernièrement, mais c’est une grosse partie de division, dimanche, et c’est la seule chose sur laquelle on doit se concentrer. On aura une chance de remporter un match important. Le passé appartient au passé même si c’est frustrant », a mentionné Max Pacioretty.
À ce sujet, ça commence à chauffer dans la division Atlantique alors que les Sénateurs, les Bruins, les Maple Leafs et les Panthers essaient de se rapprocher du Canadien. Parmi ces cinq équipes, le CH (3-5-2) présente le pire dossier depuis 10 matchs.
Beaulieu ne veut rien savoir de porter son attention sur le classement.
« On sait qu’on est une équipe de séries, on veut progresser pour les amorcer en force. On ne peut pas se soucier des autres équipes », a-t-il répondu. 
Un effort mieux réparti en défense, mais pas en attaque
Présentement, Beaulieu et ses partenaires de la brigade défensive ne sont pas à blâmer pour les insuccès montréalais. Le problème vient surtout de l’attaque alors que le premier trio n’est pas appuyé par les autres unités.
« C’est un bon point, on a besoin de plus de contribution que notre premier trio qui va très bien présentement. Le trio de (Phillip) Danault génère de l’attaque et parvient à capitaliser sur certaines chances de marquer. À long terme, on a besoin de plus de contribution des autres trios », a admis Therrien.
Question de conclure sur une note plus positive, l’entraîneur du Bleu-blanc-rouge est en mesure de mieux répartir le temps d’utilisation de ses défenseurs puisque leur rendement est plus convaincant.
« On n’a pas alloué beaucoup de chances de marquer, c’est un bon signe. Je trouve qu’on a sept défenseurs qui se comportent très bien. Il ne faut pas oublier (Nikita) Nesterov qui a quand même joué du bon hockey. J’aime la profondeur au sein de notre brigade défensive », a confirmé Therrien.
Beaulieu et son partenaire Greg Pateryn ont un rôle à jouer dans ce sens. Ils affichent plus de constance et ils constatent les bénéfices sur le reste du groupe.
« Tu ne veux pas épuiser des joueurs surtout à cette période de l’année. Tu veux que les gars soient en forme pour le dernier droit de la saison. Si les six joueurs vont bien, ça aide l’équipe et c’est une bonne chose que l’entraîneur puisse équilibrer le tout », a conclu Beaulieu qui sera évidemment le dernier à s’en plaindre.