lundi 29 mai 2017

Tous les yeux tournés vers P.K. Subban

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« J'ai hâte que ça commence, après tout le travail pour se rendre ici »

RDS.CA D'APRÈS UN REPORTAGE DE LUC GÉLINAS

À la veille du premier match de la finale de la Coupe Stanley, P.K. Subban a évidemment retenu l'attention lors de la journée des médias à Pittsburgh.
Et ce n'est pas surprenant! L'ancien défenseur du Canadien excelle toujours devant les caméras comme c'était le cas à Montréal. Par contre il est devenu beaucoup plus efficace sur la patinoire avec les Predators. C'est un P.K. Subban amélioré que l'on verra en finale et il n'a pas volé ce qui lui arrive aujourd'hui.
« C'est très emballant. Nous avons travaillé fort pour nous rendre ici, a mentionné Subban. Maintenant nous avons l'opportunité de gagner. »
À 24 heures du premier affrontement, il demeure difficile de clairement favoriser une équipe. Toutefois, il faut reconnaître que les Penguins se retrouvent en terrain connu, alors que du côté des Preds, seul Mike Fisher a déjà participé à une finale de la Coupe Stanley.
« Ils ont des joueurs qui sont dans la ligue depuis longtemps, a rappelé Sidney Crosby. Il faut savoir comment utiliser notre expérience dans les moments opportuns. »
« Ils ont plus d'expérience que nous, mais nous avons su battre des équipes expérimentées comme Chicago. Notre équipe a grandi à travers ces séries », a observé Subban.
« Notre groupe de leaders est fort, a affirmé Roman Josi. Je ne sais pas s'ils ont l'avantage, mais une chose est sûre : nous sommes prêts à jouer. »
Peu importe quelle équipe triomphera, celle qui gagnera passera à l'histoire à sa façon. Les Prédateurs pourraient devenir la première équipe d'un sport majeur a remporter un championnat à Nashville alors que les Penguins pourraient être les premiers à soulever la Coupe Stanley deux années de suite depuis les Red Wings en 1997 et 1998.
Plus que 24 heures avant la grande finale

mardi 9 mai 2017

La porte s'ouvre pour les Predators

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P.K. Subban
P.K. Subban (Source d'image:Getty)
Images Gaston Therrien 2016

J'aime beaucoup le quatuor défensif des Predators de Nashville qui est appuyé par le gardien Pekka Rinne. Les P.K. Subban, Roman Josi, Ryan Ellis et Mattias Ekholm sont tout simplement dominants.
Vous me direz qu'un bon gardien a besoin d'une bonne défensive, mais je vous dirais que l'inverse est aussi vrai. Je suis impressionné de voir que cette équipe réagit très bien défensivement, ce qui donne beaucoup d'espace à l'offensive qui peut exploiter sa créativité. Malgré le fait que les Predators aient envoyé Shea Weber à Montréal l’été dernier, Nashville a la meilleure brigade défensive du circuit.
Il y a quelques années, les Predators ont osé échanger un défenseur vedette en devenir en Seth Jones aux Blue Jackets de Columbus pour l'attaquant Ryan Johansen. Cette transaction en fin de compte a aidé l'équipe qui est à quatre victoires de participer à la finale de la coupe Stanley pour la première fois.

La présence des Predators en finale de l'Ouest n'est pas une surprise pour moi. Ils pouvaient déjà compter sur un bon gardien et à partir du moment où il réalise les arrêts-clés, ça permet de bâtir en confiance. Et quand tu sais que ton gardien va faire les arrêts, ça t'incite à courir plus de risques en attaque. Pekka Rinne rend tout le monde meilleur et aide ses joueurs à aller à l'attaque. Comme vous pouvez le voir, cette équipe sera difficile à vaincre parce que défensivement, elle est alerte.
Pour les nostalgiques, je vous dirai que l'échange de P.K. Subban l'été dernier ne fait pas mal paraître le Canadien. Si c'était à refaire, je referais la même chose et je tiendrais les mêmes propos si Subban était en déjà en vacances et que Webber jouait encore. Le Canadien est éliminé, mais la transaction a été bonne pour le club. Weber a très bien fait en séries tout comme le fait actuellement P.K. et j'en suis très heureux. Le Canadien et les Predators ont échangé des défenseurs numéro un, qui ne jouent pas le même style.
La porte s'ouvre pour les Predators avec l'élimination de quelques forces dans l'Ouest notamment Chicago et Los Angeles, mais s'ils devaient se retrouver en finale contre Pittsburgh ou Washington, ça pourrait être difficile. Ce seraient des adversaires coriaces. Les Preds doivent anticiper la prochaine ronde avec confiance tout en restant concentrés.
La belle innocence des Oilers
En toute honnêteté, je ne donnais pas cher de la peau des Oilers d'Edmonton après leur déconfiture dans la cinquième partie devant les Ducks d'Anaheim. Mais les Oilers forment une équipe jeune et innocente, qui est capable de mettre de côté une défaite difficile à avaler.
Les Ducks ont appris à gagner avec le temps avec des joueurs comme Ryan Getzlaf et Corey Perry notamment. N'oublions pas non plus que cette équipe a déjà gagné la coupe Stanley. Les Oilers sont bien heureux d'avoir gagné 7-1 lors du dernier match, mais ce n'est rien de rassurant face un club expérimenté comme Anaheim.
Avec la jeunesse, le talent, la vitesse et l'innocence des Oilers, tout peut arriver. Cette équipe n'a rien à perdre. En cas de défaite, Edmonton pourra quand même se dire, "mission accomplie". Si l'équipe gagne toutefois, ce sera la grande surprise d'une équipe que bien peu d'observateurs voyaient aussi loin.
Les deux équipes ont fait voir des extrêmes dans les deux dernières parties, ce qui peut donner des maux de tête aux entraîneurs. Même le pilote de l'équipe gagnante peut avoir des maux de tête parce qu'il ignore ce que son équipe va lui offrir comme performance lors du match suivant. Todd McLellan est en droit de se demander si ses troupes ont encore de l'essence dans le réservoir après une attaque de sept buts. Humiliés, il faut s'attendre à ce que les Ducks rebondissent. Composée de fiers vétérans, cette équipe ne va pas baisser les bras facilement.
Pour le dernier match, je favorise les Ducks qui vont jouer à la maison, mais j'aimerais beaucoup voir les Oilers poursuivre leur route vers la coupe Stanley.
*propos recueillis par Robert Latendresse

mercredi 3 mai 2017

Quand on joue avec sa vie...

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Crosby frappé et mal en point


Images of Bertrand Raymond
Ce n’est pas la première fois qu’on s’inquiète pour Sidney Crosby. Parce que chaque commotion cérébrale le rapproche d’une prochaine, chaque fois qu’il reçoit un coup à la tête ou qu’on le frappe durement contre la clôture, on appréhende le pire. La dernière fois qu’il a subi ce genre de blessure, on a dit qu’il était à une autre commotion près de voir sa carrière prendre fin.
Il en est à sa troisième meurtrissure au cerveau dans la Ligue nationale. Elles lui ont fait manquer 107 parties jusqu’ici. Combien de fois a-t-il été éprouvé de cette façon ailleurs, notamment dans les rangs juniors? Personne n’est en mesure de l’affirmer d’une façon certaine, mais on ne serait pas surpris d’apprendre un jour qu’il en a subi une de trop car il n’est pas question pour lui de s’arrêter. Dès qu’il se sentira un peu mieux, il insistera pour rejoindre les autres.
Au détriment de sa santé, il refusera toujours d’entendre les messages que son corps lui envoie. Il y aura toujours un directeur général ou un entraîneur qui sera pressé de le revoir parce que son retour fait d’abord l’affaire de l’équipe. Parce qu’il faut gagner à n’importe quel prix.
Les Penguins se voient offrir une autre chance de remporter la coupe Stanley, une deuxième de suite et une troisième en neuf ans. Peut-être qu’une occasion comme celle-là ne se représentera plus pour Crosby. Il veut donc encore et toujours faire la différence. Il réalise qu’on a absolument besoin de lui pour la faire. Alors, attendez-vous à ce qu’il ne recule devant rien pour retourner au jeu le plus rapidement possible.
Dans un monde idéal, un spécialiste des blessures au cerveau lui conseillerait d’annoncer sa retraite, un père l’implorerait d’aller faire autre chose de sa vie et Crosby lui-même s’arrêterait pour son plus grand bien et pour celui de la femme et de l’enfant qu’il aura peut-être un jour. Dans une semaine, peut-être deux, quand les maux de tête qui l’affligent en ce moment commenceront à se dissiper, il n’aura pas la moindre envie d’évaluer les énormes conséquences de tous ces traumatismes crâniens qui pourraient l’empêcher de mener une vie normale à l’extérieur du hockey.
À 29 ans, son cerveau a déjà été plusieurs fois hypothéqué. Si Crosby quitte la patinoire à 40 ans, après avoir écrit l’une des histoires les plus spectaculaires dans le hockey, et peut-être aussi après une ou deux autres commotions, de quoi seront faites les 40 années qui suivront? La réponse fait peur. Espérons pour lui qu’il puisse fournir une réponse claire quand on lui demandera combien de coupes Stanley il aura gagnées.
Mais comment peut-on s’attendre à ce qu’il tourne le dos à un sport qui a toujours été sa principale raison d’exister? Crosby est né pour jouer au hockey. Un surdoué, il a toujours été une tête au-dessus du meilleur de ses coéquipiers ou du plus grand de ses compétiteurs. Il mange et dort de hockey.
Je me souviens d’une anecdote survenue durant son stage glorieux de deux ans dans l’uniforme de l’Océanic de Rimouski. Il jouait beaucoup. On l’utilisait à toutes les sauces. On lui a ordonné un jour de prendre congé de certains entraînements, mais il ne croyait pas que c’était nécessaire. On avait dû cacher ses patins pour le forcer à respecter cette directive. C’était peine perdue, cependant. On l’avait aperçu sur une patinoire extérieure en train de jouer avec des jeunes.
Il n'est à l'abri de rien
On pourrait penser qu’il est préoccupé par un profond désir de réussir la plus grande des carrières, en s’offrant un parcours comparable à ceux de Wayne Gretzky, de Gordie Howe ou de Bobby Orr, mais cela n’a rien à voir. C’est déjà acquis qu’il sera reconnu comme l’un des plus grands. Sa place au Panthéon du hockey est déjà acquise grâce à ses 1 027 points en 782 parties seulement, à ses deux titres des marqueurs, à ses deux trophées Hart, à ses deux Ted Lindsay, à son trophée Maurice-Richard et à ses deux coupes Stanley.
Ce n’est pas de ça dont il est question ici. Crosby a besoin du hockey pour respirer. La patinoire est son oxygène. Il ne tient pas compte de ce qu’on dit au sujet des symptômes post-commotionnels en se disant probablement qu’il fera face au problème quand il se présentera. C’est sa vie après tout. Il a le droit d’en disposer comme il le désire. Quand il reviendra, on dira encore qu’il est à une commotion près de la fin de sa carrière.
Quelqu’un quelque part le frappera encore durement. Quand une des plus grandes vedettes de son sport, Alexander Ovechkin, le frappe délibérément à la tête avec son bâton, on sent que Crosby n’est à l’abri de rien. Ce n’est pas Matt Niskanen qu’il faut blâmer pour cette autre blessure sérieuse. Si Ovechkin ne lui avait pas fait perdre l’équilibre à la suite de ce coup vicieux à la tête et si Crosby était resté solidement sur ses patins en poursuivant le jeu, il aurait été moins vulnérable devant le défenseur des Capitals qui n’aurait pas eu l’occasion d’enchaîner avec un deuxième coup à la tête.
Crosby est victime de son talent hors-norme. Pour battre les Penguins, il faut le mettre hors d’état de nuire. C’est mesquin et dangereux, mais c’est comme ça. Chaque fois qu’il est blessé gravement, il finit par reprendre sa place, mais à quel prix?

Laviolette a amené les Predators à un niveau supérieur

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

PUBLIÉ IL Y A 55 MINUTES
Peter Laviolette
Peter Laviolette Photo : La Presse canadienne/Mark Humphrey