samedi 28 janvier 2017

Le Québec et le CH glorieusement représentés dans le top 100

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Gordie Howe, suivi d'un trio magnifique

Images of Francois Gagnon
LOS ANGELES - Des 100 plus grands joueurs de l’histoire de la LNH, 24 sont du Québec et 24 ont endossé le chandail du Canadien au cours de leur carrière.
Ce n’est pas rien.
« C’est même extraordinaire, a réagi Mike Bossy lorsqu’on lui a fait part de cette représentation impressionnante. C’est vraiment un grand jour pour le Québec. Dans notre temps, c’était quelque chose pour un Québécois d’atteindre la ligue et je peux t’assurer que ce soir on a tous raison d’être fiers d’être Québécois », a ajouté l’extraordinaire marqueur qui occupe d’ailleurs le tout premier rang dans l’histoire de la LNH avec une moyenne de ,762 buts par match.
Jean Béliveau, les frères Maurice et Henri Richard, Bernard Geoffrion, Dickie Moore, Dave Keon, Doug Harvey de même que les gardiens George Vézina et Jacques Plante avaient donné le ton lors du dévoilement des 33 premiers membres du club sélect des 100 meilleurs joueurs de l’histoire.
Mario Lemieux, son idole de jeunesse Guy Lafleur et Mike Bossy coiffent la liste des 15 Québécois qui les ont rejoints vendredi soir à Los Angeles. Une liste complétée par les gardiens Bernard Parent, Patrick Roy et Martin Brodeur, les défenseurs Serge Savard, Raymond Bourque et les attaquants Yvan Cournoyer, Jacques Lemaire, Marcel Dionne, Gilbert Perreault, Denis Savard, Luc Robitaille et Jean Ratelle
« La représentation québécoise au sein du groupe présenté ce soir est en grande partie attribuable au club de hockey Canadien qui a justement été créé pour permettre aux Canadiens français d’atteindre la Ligue nationale. Le Canadien a longtemps été connu sous le nom des Flying Frenchmen. Dans les années 50, 60 et 70, les francophones étaient nombreux dans le vestiaire. Quand je suis arrivé comme directeur général à Montréal, je me faisais un devoir de repêcher des gars de chez nous. Une année, j’ai échangé tous mes choix avec ceux du Prof Caron qui était à St.Louis pour m’assurer de parler avec les Nordiques de Québec. Ça m’a permis de repêcher un gars comme Stéphane Richer. Je suis fier des bons coups réalisés au cours de mon séjour comme gérant, mais j’ai aussi commis bien des erreurs. Je ne peux pas croire qu’on ait pu passer à côté d’un gars comme Luc Robitaille qui fait aujourd’hui partie des 100 meilleurs joueurs de l’histoire. Quand je regarde le groupe honoré ce soir, on ne peut qu’être fier de la représentation du Québec à commencer par le grand qui parle aux journalistes là-bas qui est certainement l’un des deux, trois, quatre meilleurs joueurs de l’histoire du hockey », a conclu Serge Savard en jetant un regard amusé en direction de Mario Lemieux.
Sur les traces de Lafleur
Dans sa quête d’honorer les 100 meilleurs joueurs qui ont marqué ses 100 premières années, la Ligue nationale de hockey a eu la brillante idée de composer un groupe et non de dresser une liste de 1 à 100. Cette décision a évité des débats inutiles à savoir qui de Mario Lemieux, Wayne Gretzky ou Bobby Orr aurait dû occuper la toute première place.
« Tous les gars que j’ai croisés depuis que je suis arrivé à Los Angeles ce matin sont fiers et heureux d’avoir été sélectionnés. Ces réactions montrent le côté humble des joueurs de hockey. Mais en même temps, nous sommes tous pas mal orgueilleux aussi. Le fait de ne pas être classé ménage les susceptibilités. C’est une très belle expérience. C’est un très grand honneur qu’on nous réserve », a reconnu Mike Bossy.
La LNH a certainement eu raison de procéder comme elle l’a fait. Remarquez qu’aux yeux de Bobby Orr et de Wayne Gretzky, qui a grandi sous l’aile bienveillante de Monsieur Hockey, Gordie Howe est le plus grand joueur de tous les temps.
« Le plus grand joueur de tous les temps n’est malheureusement pas ici ce soir, a lancé Bobby Orr. Gordie Howe était dans une classe à part. Les deux gars qui m’entourent – Wayne Gretzky et Mario Lemieux – étaient dans une classe à part eux aussi et ce n’est certainement pas un défaut que de prétendre qu’ils étaient juste un peu derrière Gordie. »
Bien qu’ils gravitent tous les trois autour de la LNH depuis leur retraite, c’était la première fois de leur carrière que Wayne Gretzky, Mario Lemieux et Bobby Orr étaient réunis. À défaut de pouvoir établir avec certitude le rang précis qu’ils occupent dans l’histoire, il était facile de regarder ces trois illustres hockeyeurs et de conclure qu’ils sont les trois plus grands encore vivants.
Tout en haut de la liste de Gretzky et de Orr, Gordie Howe occupe aussi une place de choix sur la liste de Mario Lemieux. Le Magnifique admet toutefois que Guy Lafleur a toujours été son joueur préféré. « Guy a marqué ma jeunesse. C’est lui qu’on voulait tous imiter. Le Canadien formait une grande équipe et Guy Lafleur était le meilleur joueur de cette équipe», a lancé Lemieux. Si le Canadien de Montréal a fait très bonne figure avec 24 membres de son organisation au sein des 100 meilleurs joueurs du centenaire, le propriétaire des Penguins pouvait se bomber le torse alors que ses anciens coéquipiers Sidney Crosby, Jaromir Jagr, Ron Francis, Luc Robitaille, Bryan Trottier et Paul Coffey l’ont rejoint pour immortaliser leur sélection.
Glorieuse représentation
Simple coïncidence ou signe des temps, le Canadien affiche le même nombre de joueurs au sein des 100 meilleurs du premier centenaire qu’il revendique des coupes Stanley.
De ces 24 joueurs, sept défendaient les couleurs du Canadien qui a soulevé la coupe Stanley six fois en neuf saisons entre 1971 et 1979.
« Nous formions une équipe vraiment spéciale. Nous n’avions aucune lacune. On pouvait gagner en jouant vite, lentement, en jouant de façon robuste. Je ne crois pas qu’une autre équipe encaissera seulement huit revers dans une saison. Et n’oubliez pas qu’après avoir perdu huit fois seulement en une année, nous avons connu des saisons de 12 et 16 revers seulement les deux années suivantes. Ça ne se reverra jamais», a souligné Larry Robinson qui n’est pas le moindrement surpris de voir autant d’anciens porte-couleurs du Canadien au sein du top 100.
« Ces sélections couronnent ce que le Canadien a toujours été comme organisation. Le moule a été conçu il y a longtemps et il a toujours été respecté. De grands joueurs sont passés et ils ont été remplacés par d’autres grands joueurs. De Richard à Jean Béliveau, à Guy Lafleur. Quand tu arrivais dans le vestiaire, tu étais pris en charge par des plus vieux qui te transmettaient leur expérience qui te faisaient comprendre ce qu’il fallait faire pour gagner. M. Béliveau l’a fait à mon arrivée. Serge (Savard) m’a ensuite pris sous son aile. C’était mon coéquipier, mon co-chambreur. Sans lui, je ne serais jamais devenu le joueur que j’ai été. Serge a été le joueur le plus important pour moi, mais le meilleur de tous à mes yeux sera toujours Guy Lafleur », a ajouté Robinson qui était aussi fier de voir la représentation francophone au sein des 100 meilleurs joueurs de l’histoire.
« Le Canadien est une organisation spéciale. Mais Montréal est aussi une ville très spéciale pour le hockey. Aller au Canadien durant les belles années ce n’était pas simplement une activité, c’était un événement. Les gens s’habillaient chic pour aller au Forum », se souvenait Robinson.
Yvan Cournoyer qui a soulevé 10 fois la coupe Stanley en 16 saisons, Bob Gainey, Jacques Lemaire et Ken Dryden ont joint les Savard, Robinson et Lafleur.
La sélection de Jacques Lemaire au sein des 100 meilleurs joueurs de l’histoire de la LNH devra mettre davantage de pression sur la direction du Canadien qui n’a toujours pas retiré le chandail numéro 25 de cet ancien grand joueur qui a aussi été capitaine en plus d’être entraîneur-chef.
Un honneur que Serge Savard et Larry Robinson aimeraient d’ailleurs voir se concrétiser rapidement. Heureux d’être élus au sein des 100 meilleurs joueurs de l’histoire, les deux défenseurs déploraient l’absence de Guy Lapointe, le troisième membre du Big Three. « Si j’avais eu un mot à dire, je peux vous assurer que le nom de Guy aurait été sur la liste. Je ne comprends pas qu’il ne soit pas là. Il est l’un des meilleurs défenseurs de l’histoire. Guy était certainement aussi bon que Serge et moi. Il excellait dans toutes les facettes du jeu et il détient toujours le record du plus de buts par un défenseur (28). »
Quatre Nordiques
Dans l’ombre des 24 joueurs du Canadien élus au sein du top 100 dans la LNH, on retrouve trois anciens Nordiques : Peter Statsny, Joe Sakic, Peter Forsberg et Mats Sundin.
À cette liste, il me semble qu’on aurait facilement pu ajouter le nom de Michel Goulet qui se compare avantageusement à quelques-uns des 100 élus qui ont défilé à Los Angeles vendredi.
Mais bon!
Au sein des joueurs toujours actifs, les sélections de Jaromir Jagr, Sidney Crosby et Alexander Ovechkin allaient de soi. Je suis toutefois surpris et un brin déçu qu’on ait écarté celle de Jarome Iginla et Joe Thornton. Le fait qu’ils n’aient pas soulevé la coupe Stanley a certainement joué en leur défaveur. Surtout si l’on considère que Jonathan Toews, Duncan Keith et Patrick Kane, qui revendiquent trois coupes Stanley avec les Blackhawks de Chicago, complètent la sélection des 100 plus grands joueurs des 100 premières années de la LNH. 
« Cent joueurs, ça peut sembler beaucoup, mais quand tu considères le nombre de joueurs qui ont évolué dans la Ligue et le nombre de grands joueurs qui ont dominé leur époque, 100 joueurs c’est au fond une sélection minuscule. Et ça ouvre la porte au fait que des gars qui devraient être là ont été oubliés», a conclu Larry Robinson.

Top 100 : les oubliés

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Michel Goulet
Michel Goulet (Source d'image:Getty)
Images of Francois Gagnon
LOS ANGELES - Difficile de contester la sélection des 100 plus grands joueurs des 100 premières années de la LNH.
Ceux que j’ai eu l’immense plaisir de voir jouer et qui ont défilé sur la scène du Microsoft Theater à quelques pas du domicile des Kings où sera disputé le Match des étoiles dimanche méritent leur sélection. Et je fais entièrement confiance aux plus vieux de mes collègues membres du comité de sélection qui ont établi la liste des 33 premiers membres du top 100.
L’ennui, c’est que quelques oubliés méritaient peut-être davantage de faire partie de ce club sélect que certains des élus. Les noms de Dale Hawerchuk, Michel Goulet et Guy Lapointe sont les premiers à me venir en tête.
Qui chasser pour leur faire une place?
La réponse est loin d’être évidente. Elle est surtout très subjective. De plus, il semble clair que les conquêtes de la coupe Stanley ont joué gros dans le processus de sélection.
Joe Nieuwendyk était un excellent joueur de hockey. Une force. Le fait qu’il ait soulevé la coupe à trois reprises avec trois équipes différentes – Calgary, Dallas et New Jersey – milite en sa faveur au même titre que ses trophées Calder et Conn Smythe.
Mais Nieuwendyk a-t-il vraiment été meilleur que Dale Hawerchuk? Que Michel Goulet? Ma réponse est non. Mais voilà, pour chaque non récolté, il y aura un oui pour lui faire contrepoids.
Brian Leetch est sans l’ombre d’un doute le meilleur défenseur américain de l’histoire. Il a une coupe Stanley et un trophée Conn Smythe à son actif. Il a fracassé le plateau des 1000 points en carrière et est le dernier défenseur à avoir atteint le plateau des 100 points en une saison. Tout ça est vrai.
Mérite-t-il d’avoir coiffé Guy Lapointe?
Parce que j’ai adulé Guy Lapointe et peut-être aussi parce qu’il est Québécois, ma réponse est non. La vôtre peut être différente et elle sera aussi valable que la mienne.
J’ai un brin ou deux d’ennuis avec la sélection des joueurs encore actifs. Jaromir Jagr, Sidney Crosby et Alexander Ovechkin méritent leur place parmi les 100 meilleurs. C’est indéniable.
Jonathan Toews? Patrick Kane? Duncan Keith?
Le débat est ouvert. J’avais des places pour Toews et Keith au sein de ma liste personnelle. Des places non assurées, mais des places quand même. Bien que ses statistiques personnelles soient plus étoffées que celle de son capitaine, je n’avais pas réservé de place à Patrick Kane. À tort ou à raison? Je vous laisse choisir.
Mais s’il est clair que le comité de sélection a trouvé une façon d’honorer les Blackhawks de Chicago et leur domination des dernières années, je trouve un brin injuste qu’on l’ait fait au détriment de gars comme Jarome Iginla, Joe Thornton, voire Roberto Luongo qui méritent à mes yeux les mêmes considérations que le trio sensationnel des Hawks.
Mais Iginla, Thornton et Luongo n’ont pas gagné la coupe Stanley. C’est peut-être là, sans doute en fait, que tout s’est joué.
Si l’on peut être avec raison déçu pour les Goulet, Lapointe et Hawerchuk il est toutefois impossible de crier à l’injustice parce que les joueurs qui leur ont été préférés ont également marqué l’histoire de la LNH. Parce qu’ils ont eux aussi été de très grands joueurs. Et dès l’instant où la LNH a annoncé son intention de dresser la liste des 100 joueurs qui ont le plus marqué les 100 premières années du circuit, on savait que la sélection finale soulèverait quelques doutes, quelques déceptions. Le fait qu’on les compte sur les doigts d’une seule main démontre toutefois à quel point le travail a été bien fait. Une trop mince consolation pour les oubliés? Peut-être. Mais une consolation quand même, car leurs noms, bien qu’ils ne soient pas inscrits sur la liste des 100 plus grands, sont et seront toujours associés à ceux qui les ont coiffés.

Des Bleus parmi les 100 meilleurs de l'histoire

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Publié le 28 janvier 2017 à 00h03 | Mis à jour à 00h03
Joe Sakic est un des joueurs ayant porté... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)
Joe Sakic est un des joueurs ayant porté les couleurs des Nordiques qui font partie de la liste des 100 plus grands joueurs du centenaire de la LNH.
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE
CARL TARDIF
Le Soleil
(Québec) Parmi de nombreux Glorieux, une Merveille, un Magnifique et Monsieur Hockey, quatre anciens joueurs des Nordiques de Québec ont trouvé refuge au sein de la liste des 100 plus grands de l'histoire de la LNH dévoilée à Los Angeles, vendredi, à l'occasion des festivités entourant le match des étoiles du circuit Bettman.
Afin de souligner le centenaire de la LNH, un large comité de sélection formé de dirigeants, journalistes et anciens joueurs a identifié ces légendes ayant évolué dans la Ligue au cours de ces décennies. Le 1er janvier, la LNH avait fait connaître l'identité de 33 pionniers dont les heures de gloire remontaient de 1917 à 1966.
Vendredi, les noms de Wayne Gretzky, Bobby Orr, Mario Lemieux, Bobby Hull, Guy Lafleur, Patrick Roy, Sidney Crosby, Alex Ovechkin et plusieurs autres des années 70 à aujourd'hui ont rejoint ceux connus depuis le 1er janvier de Gordie Howe, Maurice Richard, Jean Béliveau et compagnie, ces grandes vedettes du demi-siècle précédent.
Dans le groupe sélect, plus d'une vingtaine de joueurs ont porté l'uniforme du Canadien de Montréal. La liste comprenait aussi les noms d'anciens joueurs des Nordiques, comme ceux de Peter Stastny, Joe Sakic, Mats Sundin et Peter Forsberg. On n'y a pas inclus celui d'Eric Lindros, puisqu'il n'a joué aucun match avec eux.
Les sélections de Stastny et Sakic allaient de soi, selon Maurice Dumas et Kevin Johnston, qui ont assuré la couverture des Nordiques pour Le Soleil au fil des ans.
«Il ne fait aucun doute dans mon esprit que Peter a été le meilleur joueur de l'histoire des Nordiques. Sakic a été très bon pendant ses sept saisons à Québec, il est le neuvième compteur de la LNH, mais Peter, c'est Peter», analysait Maurice Dumas, qui a longtemps été le directeur des sports au Soleil.
Celui-ci n'était pas surpris de voir les noms de Sundin et Forsberg sur cette liste. «Ils ont eu de très belles carrières, Sundin a plus d'un point par match à Québec et Toronto. Forsberg, lui, était tellement un joueur de séries, il se mettait le nez dans la margarine», illustrait-il avec son langage coloré.
Sa vision rejoignait celle de Kevin Johnston, qui tient une chronique de la LNH dans nos pages, bien qu'il soit présentement sur la liste des blessés, comme on le dit dans le jargon sportif. «Peter, c'était une évidence qu'il soit là. Il est le deuxième compteur des années 80, ce qui n'est pas rien parce qu'il y avait de très bons joueurs à son époque, dont Gretzky et Lemieux. Il avait beaucoup de caractère et traînait le club sur ses épaules.
«Peter était le prototype du parfait capitaine, dans la même catégorie que Mark Messier. Dans le cas de Joe, c'est juste que valeur qu'on ne l'ait pas vu jouer plus longtemps à Québec. Ce qu'il a fait avec une équipe aussi mauvaise, c'est exceptionnel», illustrait-il à propos de ses trois saisons de 100 points à Québec avant d'aller poursuivre son travail pendant 13 autres campagnes avec l'Avalanche.
Alain Côté, qui a joué en compagnie de Stastny et Sakic, était aussi d'accord avec leur présence dans le club des 100. «Mon seul tour du chapeau en carrière, c'était avec les aides de Peter et Marian. Je les avais juste aidés à amasser trois points... Peter, c'était une force de la nature, un joueur complet, un coup de patin puissant. Pour ce qui est de Joe, il était déjà dominant à son année recrue, et quand je suis parti à la retraite, il a pris mon numéro 19 et je savais qu'il lui ferait honneur», notait Côté.
Goulet absent
Une déception selon eux : l'absence de Michel Goulet. «Je souhaitais qu'il y soit parce des ailiers gauches ayant marqué plus de 500 buts, il n'y en a pas tant que ça», soulignait Dumas. «Il l'aurait mérité, mais c'est plus important d'être au Temple de la renommée que sur cette liste», précisait Johnston.
«Il a quand même marqué 548 buts. Je connais le chiffre, parce qu'il me dit toujours qu'on ne parle jamais des siens, juste du mien que je n'ai finalement jamais compté», rigolait Côté en ajoutant que «des joueurs, il y en a eu un pis un autre depuis 100 ans».

Le Tricolore à l'honneur

La liste des 100 meilleurs joueurs, concoctée par un comité de 58 personnes, a fait la part belle au Canadien des années 70, aux Oilers d'Edmonton des années 80 et aux Red Wings de Detroit des années 80. «C'est mérité que le Canadien soit représenté comme ça parce qu'on a vraiment dominé l'agenda du hockey des années 70», estime Serge Savard. «On a gagné six Coupes Stanley, dont quatre de suite. Si l'on regarde l'alignement de cette équipe-là, il y en a qui ont été entraîneurs-chefs, d'autres ont été directeurs généraux. Ken Dryden a été ministre, Frank Mahovlich a été sénateur... En plus de leur succès sur la glace, les gars ont quand même assez bien réussi dans la vie.»
Jacques Lemaire était flatté d'avoir été reconnu pour sa carrière de joueur, mais estime avoir eu un plus grand impact en tant qu'entraîneur-chef. «Comme entraîneur j'ai fait des choses qui étaient nouvelles dans le hockey», a dit l'ancien attaquant du Canadien. «Au Minnesota, j'avais des équipes à bâtir et au New Jersey, j'avais des équipes à regrouper, à faire jouer ensemble.»  La Presse

La liste des 100 meilleurs

 Les 50 premières années
Centres
  • Sid Abel
  • Syl Apps
  • Jean Béliveau
  • Max Bentley
  • Alex Delvecchio
  • Ted Kennedy
  • Dave Keon
  • Elmer Lach
  • Howie Morenz
  • Henri Richard
  • Milt Schmidt
Ailiers
  • Andy Bathgate
  • Toe Blake
  • Johnny Bucyk
  • Charlie Conacher
  • Bernard Geoffrion
  • Gordie Howe
  • Ted Lindsay
  • Frank Mahovlich
  • Dickie Moore
  • Maurice Richard
Défenseurs
  • King Clancy
  • Doug Harvey
  • Tim Horton
  • Red Kelly
  • Eddie Shore
Gardiens
  • Johnny Bower
  • Turk Broda
  • Bill Durnan
  • Glenn Hall
  • Jacques Plante
  • Terry Sawchuk
  • Georges Vézina
Les années 70
Centres
  • Bobby Clarke
  • Marcel Dionne
  • Phil Esposito
  • Jacques Lemaire
  • Stan Mikita
  • Gilbert Perreault
  • Jean Ratelle
  • Darryl Sittler
Ailiers
  • Yvan Cournoyer
  • Bob Gainey
  • Bobby Hull 
  • Guy Lafleur 
Défenseurs
  • Bobby Orr
  • Brad Park
  • Larry Robinson
  • Serge Savard
Gardiens
  • Ken Dryden
  • Tony Esposito
  • Bernard Parent
Années 80
Centres
  • Wayne Gretzky
  • Pat LaFontaine
  • Mark Messier
  • Denis Savard
  • Peter Stastny
  • Bryan Trottier
Ailiers
  • Mike Bossy
  • Mike Gartner
  • Jari Kurri
Défenseurs
  • Raymond Bourque 
  • Paul Coffey
  • Al MacInnis
  • Denis Potvin
  • Borje Salming
Gardiens
  • Grant Fuhr
  • Billy Smith
Années 90
Centres
  • Sergei Fedorov
  • Peter Forsberg
  • Ron Francis
  • Mario Lemieux
  • Eric Lindros
  • Mike Modano
  • Joe Nieuwendyk
  • Adam Oates
  • Joe Sakic
  • Mats Sundin
  • Steve Yzerman
Ailiers
  • Pavel Bure
  • Brett Hull
  • Luc Robitaille
  • Brendan Shanahan
Défenseurs
  • Chris Chelios
  • Brian Leetch
  • Scott Niedermayer
  • Scott Stevens
Gardiens
  • Dominik Hasek
  • Patrick Roy
Années 2000
Centre
  • Pavel Datsyuk
Ailier
  • Teemu Selanne
Défenseurs
  • Nicklas Lidstrom
  • Chris Pronger
Gardien
  • Martin Brodeur
Années 2010
Centres
  • Sidney Crosby
  • Jonathan Toews
Ailiers
  • Jaromir Jagr
  • Patrick Kane
  • Alex Ovechkin
 Défenseur
  • Duncan Keith