mercredi 8 février 2017

Condon a hâte à son prochain départ

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Publié le 07 février 2017 à 21h47 | Mis à jour le 07 février 2017 à 21h47

Mike Condon comprend que ses entraîneurs lui ont fait une faveur. Tous les gardiens de but ont besoin de repos. Après 18 départs consécutifs, il avait mérité d'entreprendre une soirée assis au bout du banc.
L'esprit compétitif qui l'anime l'empêchait cependant d'apprécier sa situation.
« J'imagine que je devrais me compter chanceux. Je suis quand même un compétiteur et les compétiteurs préfèrent jouer », a-t-il déclaré mardi matin, quand il fut déterminé qu'Andrew Hammond obtiendrait le départ contre les Blues.
Le moment était bien choisi pour lui rappeler qu'il a quand même fracassé un record d'équipe. Il a quand même participé, en totalité ou en partie, aux 27 dernières parties des Sénateurs.
« Le moment n'est pas vraiment bien choisi pour prendre un peu de recul et apprécier le travail accompli jusqu'à présent. Nous avons encore beaucoup de chemin à faire. Nous sommes en plein coeur de la saison. Je prendrai le temps de faire le bilan quand nous serons rendus à la fin de la saison. Pour l'instant, je ne veux penser qu'au prochain lancer. Je ne veux penser qu'au prochain match. J'ai hâte de reprendre la routine », résume l'Américain de 26 ans.
On a rarement vu Mike Condon avec une... (Etienne Ranger, Le Droit)
On a rarement vu Mike Condon avec une casquette de baseball sur la tête depuis son arrivée à Ottawa.
ETIENNE RANGER, LE DROIT
Les gens qui le côtoient sur une base quotidienne ne voient pas nécessairement les choses de la même manière.
« Il nous a donné une chance de garder la tête hors de l'eau », a dit l'entraîneur-chef Guy Boucher, prenant le soin de bien peser chacun de ses mots.
« Il a fait un super boulot. Même les gardiens numéro un les plus expérimentés auraient eu du mal à jouer autant de matches consécutifs. Il a réussi à maintenir un niveau suffisant pour nous donner une chance de nous en sortir. Nous n'aurions pas pu lui en demander davantage. »
Les coéquipiers de Condon n'ont pas la même retenue.
« Il a été un véritable cadeau du ciel. J'oserais même dire qu'il a sauvé notre saison », lance le défenseur Mark Borowiecki.
« Je ne voudrais surtout pas manquer de respect aux autres gardiens de notre organisation, mais Mike a vraiment sauvé la mise. Il n'était pas toujours très élégant, mais il a toujours livré la marchandise. Nous avons découvert un super coéquipier, un vrai bon gars », a-t-il ajouté.
Condon a profité de sa journée de « congé » pour faire exactement ce qu'il fait habituellement. Il s'est défoncé, en matinée, lors d'une séance d'entraînement sur glace.
Dans les derniers mois, on nous a souvent parlé de son ardeur au travail.
Condon est allé jusqu'à refuser de prendre congé, lors de la semaine de relâche qui a été allouée aux Sénateurs au début de l'année 2017. Il a préféré rester en ville pour continuer à travailler sur ses points faibles.
« Dans le hockey professionnel, on rencontre parfois des gardiens qui n'aiment pas trop se jeter sur la glace. Ils préfèrent passer les séances d'entraînement debout, à stopper les rondelles qui frappent leurs jambières. Pour un patineur, c'est le genre de situation qui peut devenir frustrante à la longue », commente Borowiecki.
« Mike, lui, se bat pour bloquer chaque tir lors de nos séances d'entraînement. Il a d'excellentes habitudes de travail. Ça explique sans doute pourquoi il a su surmonter tous les obstacles qui se sont dressés devant lui. Il a trouvé sa place ici », ajoute-t-il.
Ces commentaires feront sans doute grand plaisir au gardien qui sera à la recherche d'un prochain contrat dans les prochains mois.
Anderson jeudi ?
L'autre gardien des Sénateurs, Craig Anderson, continue de se préparer en prévision de son retour au jeu.
Le vétéran n'était même pas capable de jouer le rôle du gardien de buts numéro deux, mardi. « Je ne suis pas prêt », a-t-il candidement reconnu en matinée.
« Je me sens comme je me sens habituellement au mois de septembre. Le problème, c'est que tous les autres jouent au hockey depuis quatre ou cinq mois », a-t-il enchaîné.

Borowiecki songe au repêchage d'expansion

Mark Borowiecki... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0
Mark Borowiecki
PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LEDROIT
Il reste un peu plus de quatre mois à écouler avant le repêchage d'expansion de la LNH. Les joueurs qui sont susceptibles d'aboutir à Las Vegas ont déjà commencé à y penser.
« Je sais que nous devons d'abord nous concentrer sur le travail que nous devons accomplir cette saison. Je ne peux cependant pas vous mentir. Parfois, quand je suis à la maison, dans mon fauteuil, en train de regarder la télévision, je pense à tout ça », reconnaît Mark Borowiecki. En vertu des règles qui sont établies, les 30 formations existantes du circuit pourront protéger entre trois et quatre défenseurs. Puisqu'il fait partie du troisième duo à Ottawa, le robuste gaillard est bien conscient qu'il pourrait être exposé. La plupart des joueurs qui seront réclamés par les Golden Knights à la fin du mois de juin seront heureux de s'installer dans la vibrante cité du Nevada. Borowiecki préférerait poursuivre sa carrière au Centre Canadian Tire, à quelques kilomètres de la maison où il a grandi.
« Ce qui doit arriver arrivera, dit-il, serein. Je suis extrêmement reconnaissant. J'ai toujours rêvé d'appartenir à l'organisation des Sénateurs. J'apprécie chaque journée passée ici. Mais le hockey, c'est le hockey. Les déménagements sont inévitables. »
Sur la route pour se changer les idées
Mike Yeo est devenu jeudi dernier le 14e entraîneur-chef de l'histoire des Blues.
Il a entrepris sa première semaine complète à titre de grand patron sur la route. L'équipe a disputé mardi le deuxième d'une série de cinq parties sur des patinoires adverses.
« Je ne vous cacherai pas que nous avons vécu des moments assez difficiles. Nous avions tous beaucoup de respect pour Hitch », déclare-t-il. Yeo était l'adjoint de Ken Hitchcock jusqu'à son congédiement. « C'est probablement une bonne chose pour notre équipe de se retrouver sur la route en ce moment. Nous n'avons pas besoin d'oublier ce qui vient de nous arriver, mais ça ne fait pas de tort de se changer un peu les idées. »
Dans ce voyage, les Blues accordent une vraie chance à un espoir de se faire valoir. L'ancien des Wildcats de Moncton Ivan Barbashev occupait le poste de centre du troisième trio, mardi. « C'est un rôle qui lui convient parfaitement en ce moment. Stats et Bergy (Paul Stastny et Patrik Berglund) forment un bon duo. En attendant de gravir les échelons, Barby gagne tranquillement en confiance. Nous lui accordons de plus en plus de mises en jeu en territoire défensif. Même s'il n'a pas un grand rôle offensif, nous avons beaucoup de respect pour lui », résume Yeo.

Le Canadien aurait envoyé un recruteur à Vancouver pour épier Alex Burrows

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  CANADIENS RUMEURS
Dans le dernier podcast, JT m’avait demandé (sans préparation) de sortir des joueurs qui pourraient aider le Canadien et qui n’ont pas encore été trop liés au club dans les rumeurs. Le seul nom qui m’est venu en tête a été Alex Burrows parce que les Nucks sont hors des séries et qu’il sera agent libre sans restriction à la fin de la saison. En plus, c’est un Québécois et une équipe avec lui et Shaw serait assez intéressante.
Et bien, on dirait bien que mon guess était un peu en avance sur les rumeurs. Dans un entretien avec la station de radio de TSN à Vancouver, le journaliste sur le beatdes Canucks pour le Province, Ben Kuzma, a dit que le Canadien avait un recruteur au match des Canucks samedi et ce n’était pas l’un des gars habituels de l’organisation dans l’Ouest. Ce serait plutôt un recruteur basé dans l’Est qui aurait fait le voyage spécifiquement pour voir Burrows parce que Bergevin l’adore selon Kuzma.
Il faut toujours faire attention aux rumeurs basées sur la présence d’un recruteur à un match parce qu’ils font seulement leur job. C’est toujours tentant à ce temps-ci de l’année de se baser sur leurs voyages et c’est vrai, qu’au fond, le Canadien ne regarde pas les Canucks et le Wild (qui ne risque pas trop de vendre à la date limite) pour le plaisir, mais ça reste leur travail, donc ça ne veut pas nécessairement dire qu’une transaction est imminente.
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Là où ça devient intéressant, c’est avec les infos de Kuzma. Si Bergevin aime autant Burrows, ce qui est possible avec sa feuille de route, la présence d’un recruteur à Vancouver est intéressante. Il y a aussi le fait qu’il n’y avait pas une tonne de joueurs de location sur la glace lors de cette rencontre. Le Wild ne vendra pas et à l’exception d’Alex Burrows, les seuls futurs agents libres dans l’uniforme des Canucks sur la glace étaient Ryan Miller, Jack Skille et Philip Larsen. À moins que la direction du Tricolore aime vraiment ce dernier, ce n’est pas difficile de trouver celui qui fit dans leurs besoins.
Burrows a une clause de non-échange, mais il a déjà indiqué qu’il serait prêt à la lever pour se joindre au Canadien. Son impact de 4,5 M$ sur la masse est un peu plus que ce que le Tricolore peut se permettre à la date limite (4 M$ selon Cap Friendly), mais les Nucks pourraient certainement retenir une partie de son salaire si le prix est bon.
Le dernier obstacle est la volonté de la direction de Vancouver de l’échanger. L’équipe ne s’est pas encore désignée comme vendeur, mais ils sont à 7 points d’une place en séries et ils viennent d’entamer un voyage qui décidera fort probablement de la stratégie à la date limite. Ils ont commencé ce périple avec une défaite de 4-2 contre les Preds. Comme c’est leur 4e défaite consécutive, ce n’est pas difficile de voir où cette tendance mène.
Les meilleures années d’Alex Burrows sont derrière lui, donc ce n’est peut-être pas l’acquisition rêvée pour les fans du Canadien, mais c’est encore un joueur utile dans le milieu de l’alignement. Son impact défensif est assez évident, ce qui compense pour ses 7 buts et 9 passes cette saison. Il faut dire que ce n’est pas facile d’obtenir une tonne de points chez les Canucks. Par contre, le point qui revient pour moi est le divertissement qu’un duo qu’il compléterait avec Shaw pourrait nous offrir en séries. Ce ne serait pas long avant que le Canadien devienne l’une des équipes les plus détestées de la ligue et à ce temps-là de l’année, ce n’est pas une mauvaise chose.
P.-S. : On enregistre un nouvel épisode du podcast aujourd’hui dans lequel JT m’a demandé de sortir 5 gars qui pourraient éventuellement être liés au Canadien dans les rumeurs. J’espère avoir un aussi bon taux de succès avec ma préparation qu’avec le nom que j’ai lancé sans recherche. 

Le congédiement de Claude Julien : la fin d'un calvaire

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Il y a des congédiements injustes, mais nécessaires qui entraînent des résultats positifs : l’exemple de Doug Weight qui a su relancer les Islanders (6-1-2) depuis qu’il est venu en relève à Jack Capuano en est un.
Il y a des congédiements injustes, mais aussi injustifiés qui ne donnent rien, ou pas grand-chose : pensons à Tom Rowe qui a remplacé Gerard Gallant à la barre des Panthers de la Floride, à Randy Cunneyworth qui a remplacé Jacques Martin à la barre du Canadien il y a quelques années.
Comment qualifier le congédiement de Claude Julien, qui s’est fait mettre à la porte par les Bruins de Boston mardi matin? Un mot me vient en tête : soulagement!

La fin d'une époque à Boston


Pas question de prétendre que Claude Julien est heureux d’avoir perdu son travail et d’encaisser le reste de son salaire (2,5 millions $) en jouant avec ses enfants qu’il pourra enfin voir grandir. D’avoir surtout perdu le défi de faire gagner son équipe et de la guider vers des séries éliminatoires qu’elle a ratées au cours des deux dernières saisons.
Comme tous les coachs de la LNH, comme tous les coachs tout court, Claude Julien carbure aux défis, aux victoires, à la compétition. Ça lui manquera c’est sûr. Remarquez que ça ne lui manquera pas longtemps, car des offres d’emploi lui seront acheminées rapidement. Et elles seront nombreuses.
Mais depuis le temps que ses jours étaient comptés à Boston, depuis le temps que des rumeurs – souvent associées à des fuites venant de membres de l’état-major – le chassaient de son petit bureau situé tout juste à droite en entrant dans le vestiaire des Bruins j’ai l’impression que Julien pourra éponger sa déception avec le soulagement d’être enfin libéré de ce calvaire.
Contesté depuis 2011
À sa 10e saison derrière le banc des Bruins, Claude Julien surfait sur la plus longue séquence active des coachs de la LNH.
Malgré sa coupe Stanley soulevée en 2011, malgré ses deux présences en grande finale, malgré le championnat de la saison régulière en 2014, malgré son trophée Jack Adams (2009) malgré sa fiche impressionnante de 419 victoires, 246 revers et 94 défaites en prolongation ou tirs de barrage, Claude Julien était continuellement remis en question.
Et pas seulement au cours des trois dernières saisons alors que les Bruins ont raté les séries il y a deux ans en perdant le dernier match de la saison régulière, pas juste l’an dernier lorsqu’ils ont terminé à deux points de la deuxième équipe repêchée dans l’Est, pas juste cette année non plus alors que les Bruins (26-23-6) et leur nouvel entraîneur-chef Bruce Cassidy ont un point de retard – mais plusieurs matchs de plus de joués que les équipes qui les devancent et celles qui les suivent – sur les Flyers de Philadelphie et la huitième place donnant accès aux séries.
Claude Julien était dans le trouble, dans le gros trouble, il y a longtemps déjà. Au printemps 2011, après avoir perdu les deux premiers matchs de la série opposant les Bruins au Canadien, Julien était sur la potence. Une élimination dès la première ronde et Cam Neely le lynchait publiquement devant le Garden.

Grosse journée dans le monde du sport à Boston
Julien et les Bruins ont effacé le déficit de 0-2 pour ensuite battre le Canadien et se rendre à la coupe Stanley. Un ralliement et une conquête qui ont forcé Cam Neely à demeurer dans son bureau et sur la galerie de presse au lieu de venir déambuler dans le vestiaire de «son» équipe alors qu’il accordait autant d’entrevues que « ses » joueurs.
Non seulement Neely s’est fait plus discret après cette conquête, mais il s’était rangé derrière son coach qui a pu connaître une ou deux saisons assez calmes derrière le banc et dans les médias.
Mais parce que Boston est une ville gâtée pourrie en fait de succès sur la scène sportive et aussi, et surtout, parce que Cam Neely ne cachait pas que Julien n’était pas son homme – lire entre les lignes qu’il ne pouvait lui dicter sa marche à suivre – il fallait s’attendre que le naturel revienne un jour au galop. C’est ce qui est arrivé. Et ça ne date pas d’hier. De cette saison, de celle de l’an dernier ou de l’autre d’avant.
En raison de son expérience, de sa compétence, de sa réputation, de sa feuille de route, du respect que lui vouaient – et vouent sans doute encore – ses joueurs, en raison surtout de sa feuille de route, Claude Julien a toujours pu échapper aux rumeurs de congédiement dont il était l’objet.
Le 20 janvier dernier, des rumeurs persistantes indiquaient que Julien avait été informé de son congédiement avant même le duel opposant les Bruins aux Blackhawks qui faisaient escale à Boston. Le fait que les Hawks aient blanchi les Bruins 1-0 avait fait passer ces rumeurs de tempête.
« Si je suis congédié, tu me l’apprends », m’avait répondu Claude Julien par le biais d’un échange de courriels après la rencontre.
Mais Julien savait que c’était possible. Que son congédiement était même probable; que ce soit à la fin de la présente saison, ou même avant la fin du calendrier.
La réponse est tombée mardi.
L’après Lucic et Hamilton
Les Bruins ont-ils raison de congédier Claude Julien?
Après avoir laissé entendre aussi souvent et aussi longtemps qu’ils voulaient effectuer un changement derrière le banc que ce soit pour obtenir une nouvelle voix ou pour mettre en place une marionnette, la réponse est oui.
Et c’est Claude Julien qui risque d’en sortir gagnant.
Car maintenant qu’ils ont en place un coach qui les écoutera au lieu d’imposer ses plans et sa vision comme le faisait un gars de l’expérience et du talent de Claude Julien, le président Cam Neely et son directeur général Don Sweeney devront assumer les conséquences des décisions discutables prises au cours des dernières saisons.
Les Bruins ont largué Milan Lucic et Doug Hamilton en 2015 pour faire le plein de choix au repêchage et du défenseur Colin Miller qui est l’un des deux joueurs sur les sept acquis par les Bruins à avoir endossé l’uniforme depuis ces transactions qui ont marqué le repêchage il y a près de trois ans.
Miller a disputé 81 matchs avec les Bruins. Il est bon, mais on est loin de Hamilton. Sean Kuraly – acquis des Sharks de San Jose à qui les Bruins ont refilé le gardien Martin Jones après l’avoir acquis des Kings en retour de Milan Lucic – a disputé cinq matchs en novembre dernier.
Les autres choix acquis par les Bruins, Jakub Zboril (Sea Dogs LHJMQ), Trent Frederic (Wisconsin), Zachary Senyschyn (Sault Ste-Marie, OHL), Jakob Forsbacka-Karlsson (Boston U) et Jérémy Lauzon (Rouyn-Noranda LHJMQ) connaissent du succès dans leur ligue respective.
Mais ils n’ont pas aidé Claude Julien à remplacer Lucic et Hamilton.
Pas plus que ne l’a fait le premier choix des Bruins (leur choix) en 2015 Jake DeBrusk qui évolue à Providence avec le club-école.
Ajoutez à tout ça le fait que Patrice Bergeron connaît une saison difficile alors qu’il semble miné par une ou des blessures, que Zdeno Chara a vieilli, que Tuukka Rask, comme Carey Price, ne peut pas multiplier les miracles et sauver son équipe tous les soirs sans oublier qu’il n’a pas d’adjoint fiable vers qui se tourner, et vous avez une liste très longue de prises qui étaient loin de faciliter le travail de Claude Julien.
Il ne faudrait pas minimiser non plus le fait que plusieurs adjoints de Claude Julien ont levé les feutres au cours des dernières années pour être remplacés par des hommes de la haute-direction, à commencer par Bruce Cassidy qui lui succède ce matin et vous avez un cocktail toxique.
Vegas, Floride, Winnipeg?
Maintenant qu’il est libre, la question n’est pas est-ce que Claude Julien trouvera un nouvel emploi, mais bien quand? Et où travaillera-t-il?
Il aura le choix.
Gerard Gallant, congédié en début de saison en Floride est lui aussi un candidat de premier plan. Il a maintenant de la compétition.
Les Golden Knights de Las Vegas sont sans doute très heureux de pouvoir ajouter le nom de Julien à la liste des entraîneurs susceptibles de les aider à réussir leur entrée dans la LNH.
Parce que les Panthers pourraient difficilement reprendre Gallant, Claude Julien devrait être dès cet instant leur candidat numéro un pour relancer cette belle équipe dès l’an prochain.
Les Islanders feront-ils confiance à Doug Weight au-delà l’intérim qui lui a été confié? Peut-être. Il faudrait d’abord savoir si le job à temps plus que plein intéresse vraiment Weight.
Sinon, Julien serait un très bon choix.
Et il y a les clubs qui n’ont pas encore congédié leur coach et qui pourraient être intéressés maintenant qu’un gars comme julien est disponible.
Les Jets de Winnipeg sont la première équipe qui me vient en tête. Des informations obtenues ce matin me laissent toutefois entendre que Paul Maurice, malgré la saison un brin ou deux décevante, est solidement en poste. Il est aimé par la haute direction. On verra.
On peut donc se tourner vers Dallas où Lindy Ruff est certainement moins solidement installé et aussi Detroit où Jeff Blashill peine à faire oublier Mike Babcock. Remarquez que c’est un défi pratiquement impossible à relever.
Mais si les Wings ratent les séries pour la première fois après une séquence de 25 présences consécutives, Blashill pourrait être remplacé et avoir ainsi servi de tampon entre l’ère Babcock et l’ère de celui qui reprendra la série de participations aux séries.
Et il y a Tampa Bay?
Jon Cooper pourra-t-il échapper aux conséquences de la saison actuelle? Je veux bien croire que le Lightning est privé de Steven Stamkos. Mais voilà : Cooper a justement bâti sa réputation solide en trouvant une façon de faire gagner les « Bolts » sans leur as marqueur et capitaine qui doit compter parmi les joueurs les plus malchanceux de la LNH sur le plan des blessures.
Je ne dis pas qu’il est sur la corde raide. Pas du tout.
Mais parce que Julien est aujourd’hui disponible, peut-être que son statut est un brin ou deux plus incertain qu’il ne l’était hier. Peut-être trois...
On verra.

Les Hurricanes lessivés au compte de 5-0 à Washington

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WASHINGTON - Alex Ovechkin a inscrit son 26e but de la saison, Braden Holtby a livré une autre solide performance dans les buts et les Capitals de Washington ont vaincu les Hurricanes de la Caroline 5-0, mardi soir.

Brett Connolly, Lars Eller, Evgeny Kuznetsov et Marcus Johansson ont également touché la cible pour les Capitals, qui ont signé une quatrième victoire d'affilée.
Il s'agissait aussi d'un deuxième gain consécutif par blanchissage après que le gardien réserviste Philipp Grubauer eut bloqué les 38 tirs des Kings de Los Angeles dimanche.

Hurricanes 0 - Capitals 5

Holtby a stoppé 23 rondelles et il a récolté un septième jeu blanc cette saison, ce qui lui confère le premier rang dans la LNH à égalité avec Peter Budaj, des Kings. C'était aussi son quatrième en 12 matchs.
À son premier départ depuis le 6 novembre après avoir subi une commotion cérébrale, Eddie Lack a été victime des cinq buts des Capitals sur 28 tirs.
Kane couronne la remontée des Sabres
Sommaire
Evander Kane a trouvé le fond du filet après 65 secondes de jeu en prolongation et les Sabres de Buffalo ont effacé un recul de trois buts en troisième période pour vaincre les Sharks de San Jose 5-4.

Sharks 4 - Sabres 5 (Prolongation)
C'est la première fois depuis le 27 décembre 2014, face aux Islanders de New York, que les Sabres réalisaient un tel tour de force. Ils avaient alors mérité une victoire de 4-3 en fusillade.
Le but victorieux de Kane était son deuxième du match pour les Sabres, qui ont marqué trois fois en 3:28 en troisième période pour porter le score 4-4.
Ryan O'Reilly a obtenu un but et une passe, tandis que Kyle Okposo et Matt Moulson faisaient aussi vibrer les cordages.
Jack Eichel a récolté deux mentions d'aide dont une sur le but victorieux. Patinant sur le flanc droit lors d'une poussée à deux contre un, Eichel a glissé la rondelle vers Kane qui a déjoué Martin Jones avant de donner tête première contre la rampe derrière le filet.
Joe Ward, Logan Couture, Joe Pavelski et Melker Karlsson ont riposté pour les Sharks, qui demeurent au sommet de la section Pacifique. Le défenseur Brent Burns a récolté deux mentions d'aide.
Les Flames ont le dernier mot face aux Penguins
Sommaire
Kris Versteeg a réussi le seul filet de la session de tirs de barrage, et les Flames de Calgary se sont relevés après avoir fait face à un tourbillon de la part des Penguins de Pittsburgh pour mériter une victoire de 3-2.

Flames 3 - Penguins 2 (Tirs de barrage)
Chad Johnson a bloqué 31 rondelles et résisté aux tirs de Phil Kessel et de Sidney Crosby en fusillade. À la dernière tentative des Penguins, Kristopher Letang a vu son tir frapper le poteau.
Les Penguins n'ont obtenu aucun tir contre Johnson pendant la période supplémentaire.
Michael Frolik a marqué son 13e but de la saison et Micheal Ferland a ajouté son huitième pour aider les Flames à récolté deux précieux points dans la lutte pour une place dans les séries éliminatoires dans l'Association de l'Ouest.
Crosby a par ailleurs fait un pas de plus vers le plateau des 1000 points en obtenant une passe sur le but de Chris Kunitz en troisième période. Il s'agisssait de son 998e point en carrière et il aspire à devenir le 86e joueur dans l'histoire de la LNH à récolter au moins 1000 points en carrière.
Jake Guentzel a forcé la prolongation en inscrivant son cinquième de la saison avec un peu moins de cinq minutes à jouer au temps réglementaire.
Matt Murray a réalisé 28 arrêts dans les filets des Penguins, dont sept en prolongation, mais il n'a eu aucune chance sur le but de Versteeg, réalisé à l'aide d'une belle feinte.
Matthews marque dans la victoire des Leafs
Sommaire
Auston Matthews et les Maple Leafs de Toronto ont mérité une victoire dont ils avaient bien besoin alors qu'ils ont défait les Stars de Dallas 3-1 au Centre Air Canada.

Stars 1 - Maple Leafs 3
Matthews a inscrit son 25e but de la saison, un sommet chez les Maple Leafs, et le gardien Curtis McElhinney a bloqué 39 tirs pour permettre à la formation torontoise de récolter un deuxième gain à ses six dernières rencontres (2-3-1).
Aux prises avec des ennuis défensifs lors de leurs récentes sorties, les Maple Leafs ont limité les Stars à un seul but après en avoir accordé 22 lors de leurs quatre matchs précédents.
Les défenseurs Jake Gardiner et Nikita Zaitsev ont également trouvé le fond du filet pour les Maple Leafs (25-17-10), troisièmes dans la section Atlantique avec 60 points.
Antti Niemi a bloqué 31 tirs et Tyler Seguin a marqué le seul but des Stars (21-23-10).
Seth Jones tranche en prolongation
Sommaire
Seth Jones a accepté une passe arrière de Brandon Dubinsky et a déjoué Petr Mrazek à l'aide d'un tir frappé à 3:22 de la période de prolongation et les Blue Jackets de Columbus ont arraché une victoire de 3-2 aux Red Wings de Detroit.

Blue Jackets 3 - Red Wings 2 (Prolongation)
Les Blue Jackets ont mis fin à une brève séquence de deux défaites, dont une seule en prolongation, et ils n'ont toujours pas subi trois défaites d'affilée cette saison.
Le revers des Red Wings a interrompu leur série de deux victoires.
Dubinsky et Cam Atkinson ont inscrit les autres buts des Blue Jackets, tandis que le gardien Sergei Bobrovsky repoussait 24 rondelles.
La riposte des Red Wings est venue de Nick Jensen, avec son deuxième en carrière, et du vétéran Thomas Vanek.
Mrazek a bloqué 24 tirs.
Des doublés pour Pominville et Niederreiter
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Jason Pominville et Nino Niederreiter ont marqué deux buts chacun et ils ont été les piliers d'une victoire de 4-2 du Wild du Minnesota face aux Jets de Winnipeg.

Wild 4 - Jets 2
Pominville a aussi participé aux deux filets de Niederreiter tandis que Charlie Coyle récoltait trois mentions d'aide.
Le deuxième but de Niederreiter a été marqué dans un filet désert.
Le gardien Devan Dubnyk a inscrit 38 arrêts pour le Wild (35-12-5), qui domine le classement de l'Association Ouest.
Les hommes de Bruce Boudreau ont complété un séjour de quatre matchs à l'étranger avec un dossier de trois gains et un revers.
Pour les Jets (25-27-4), Joel Armia a touché la cible et récolté une passe sur le 15e but de la saison de Bryan Little.
Connor Hellebuyck a bloqué 10 tirs en relève à Ondrej Pavelec, qui a dû laisser sa place après six minutes de jeu en deuxième période, en raison d'une blessure au bas du corps.
Les Jets ont par ailleurs tenu Mikael Granlund en échec et mis fin à sa séquence de 12 matchs avec au moins un point. Il s'agit d'un record d'équipe et de la plus longue série du genre dans la LNH cette saison.
Le Lightning corrige les Kings
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Ben Bishop a repoussé 28 rondelles et Nikita Kucherov a marqué deux des trois buts de son équipe en deuxième période dans un gain de 5-0 du Lightning de Tampa Bay contre les Kings de Los Angeles.

Kings 0 - Lightning 5
C'est la première fois depuis les 20 et 22 décembre que le Lightning signe deux victoires consécutives.
Jonathan Drouin, Gabriel Dumont et Braydon Coburn ont complété pour les hommes de Jon Cooper.
Le gardien Peter Budaj a réalisé 16 arrêts et subi une deuxième défaite consécutive après avoir récolté cinq victoires de suite, dont trois par blanchissage.
Dimanche après-midi face aux Capitals de Washington, Budaj avait été remplacé après avoir été victime de quatre buts en deux périodes dans une autre défaite de 5-0.
Bishop a réalisé 19 de ses 28 arrêts lors de la seule première période, dont un superbe grâce à sa mitaine aux dépens du défenseur Jake Muzzin.
Il s'agissait de son premier jeu blanc de la saison et de son 19e en carrière.
Arvidsson et Jarnkrok unissent leurs efforts face aux Canucks
Sommaire
Viktor Arvidsson et Calle Jarnkrok ont récolté un but et une aide chacun et les Predators de Nashville ont vaincu les Canucks de Vancouver par la marque de 4-2.

Canuck 2 - Predators 4
Filip Forsberg et Mike Fisher ont également fait vibrer les cordages pendant que Pekka Rinne repoussait 31 tirs pour les vainqueurs.
Roman Josi a ajouté deux passes.
Markus Granlund et Alexander Edler ont fourni la réplique des Canucks, victimes d'une quatrième défaite de suite.
Granlund avait pourtant permis aux Canucks de prendre les devants à 6:01 de la période initiale, dès le premier tir vers Rinne.
Arvidsson a cependant ramené les deux équipes à la case de départ quelque six minutes plus tard.

Les moments forts de la soirée