mercredi 15 février 2017

LHJMQ : Anthony Poulin joue les héros pour l'Armada

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Preview Armada
Le sixième match de la série Drakkar-Armada sera disputé ce soir à 19h. (Source d'image:Vincent Éthier)

Au Centre Henry-Leonard, Anthony Poulin a mis fin au débat en prolongation et l'Armada a remporté un cinquième match d'affilée, 4-3 face au Drakkar de Baie-Comeau.
Les visiteurs perdaient 3-1 à mi-chemin en troisième période. L'Armada a enchaîné avec trois buts en moins de dix minutes.

Connor Bramwell, Alexandre Alain et Alexander Katerinakis ont les autres dans la victoire.
Pour le Drakkar, Christopher Benoit, Jordan Martel et Antoine Girard ont assuré la réplique.
Le 42e de Giovanni Fiore
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Giovanni Fiore a réussi un 42e but et les Screaming Eagles du Cap Breton ont mérité un troisième gain de suite, battant les Remparts de Québec 3-2 au Centre Vidéotron.
Fiore domine les buteurs de la ligue, deux filets devant Tyler Boland, de l'Océanic de Rimouski.
Ross MacDougall a réussi deux buts dans la victoire. Peyton Hoyt et Adam McCormick ont les autres.
Pour les Remparts, Philipp Kurashev et Olivier Garneau ont répliqué.
Noël brise l'impasse au troisième vingt pour les Sea Dogs
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Nathan Noël a brisé l'impasse en début de troisième période et les Sea Dogs de Saint John ont battu les Islanders de Charlottetown 2-1.
Thomas Chabot a été l'autre buteur des Sea Dogs, qui ont consolidé leur place au sommet du circuit Courteau, deux points devant Shawinigan. Les deux clubs ont disputé le même nombre de matches.
Callum Booth a fait 28 arrêts pour les vainqueurs. Avec le score 1-1 en fin de deuxième tiers, il a réussi un arrêt spectaculaire du gant contre Daniel Sprong, à l'embouchure gauche.
Tyler MacArthur a inscrit le filet des Islanders, qui avaient gagné leurs six derniers matches. Mark Grametbauer a repoussé 22 tirs.
Les Islanders ont menacé dès la première minute du match. Filip Chlapik, un espoir des Sénateurs d'Ottawa, a fait une belle percée avant de glisser la rondelle sur le flanc droit à Adam Marsh. Il y avait une grande ouverture, mais le tir de Marsh a touché le côté du filet.
Charlottetown s'est repris. MacArthur a saisi une rondelle libre en zone adverse avant de déjouer Booth entre les jambières avec un tir des poignets, à 8:59.
Chabot a toutefois nivelé le score en avantage numérique, à 11:28 au premier vingt. Il a marqué son sixième but de la saison avec un tir frappé de la pointe, à la suite d'une passe de Julien Gauthier.
Au début du troisième tiers, Simon Bourque et Chabot ont uni leurs efforts pour stopper une tentative de dégagement de Guillaume Brisebois, puis la rondelle est allée à Spencer Smallman, le long de la bande. Il a vite remis au centre à Noel et celui-ci a marqué d'un revers, 53 secondes après le début de l'engagement.
En fin de match les Islanders ont retiré leur gardien et déployé six attaquants pendant 1:08, sans succès.
Les Sea Dogs entamaient un séjour de quatre matches à l'étranger qui va aussi les mener à Victoriaville, Chicoutimi et Baie-Comeau, d'ici à dimanche.
Les Islanders vont disputer leurs cinq prochaines rencontres à l'étranger à compter de vendredi, à Moncton. Il y avait 2064 personnes au EastLink Centre.

Les réactions sont nombreuses au congédiement de Michel Therrien par le Canadien

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

« Un choc d'apprendre le congédiement de Michel »


Les réactions au congédiement de Michel Therrien comme entraîneur du  Canadien de Montréal ont été nombreuses, et ce, autant sur les réseaux sociaux que sur les ondes de RDS.
Voici quelques réactions.
Brendan Gallagher
« Nous sommes tous un peu surpris, surtout à la mi-saison. Vous ne voulez jamais changer quoi que ce soit au sein d’un groupe avec lequel vous avez vécu autant de choses, qui a été bâti dans un objectif commun. Dernièrement, les choses ne se passent pas comme on le souhaiterait. Pour les joueurs, c’est un peu décevant, parce que c’est en notre contrôle et que nous n’avons simplement pas été capables de faire le travail, et à cause de cela, il a perdu son boulot. En même temps, nous amenons un homme qualifié qui a remporté une coupe Stanley, remporté des championnats et qui a dirigé plusieurs bons joueurs. C’est quelque chose qu’il va apporter à notre groupe, nous allons pouvoir apprendre de lui.
« Je ne le connais pas tant que, je sais juste à quel point il est qualifié, il a eu beaucoup de bonnes équipes. Il a déjà dirigé dans ce marché, je suis certain qu’il est excité de revenir. Ce sera important pour nous de retrouver le droit chemin et de retrouver notre identité.
« Vous n’êtes jamais aussi bon que vous le croyez quand vous gagnez des matchs. Dans le même ordre d’idée, vous n’êtes jamais aussi mauvais que vous le pensez quand vous perdez des matchs. Nous n'avons pas su exploiter notre identité. Quand nous sommes à notre meilleur, c’est lorsque tout le monde contribue, nous devons revenir à ça. Si nous réussissons à le faire rapidement, nous allons commencer à gagner des matchs. »
Max Pacioretty
« En tant que joueur, particulièrement en tant que capitaine, vous vous sentez coupable, a déclaré l'attaquant Max Pacioretty au réseau Sportsnet. Si nous avions mieux joué, particulièrement lors des dernières semaines, la direction n'aurait pas ressenti le besoin de prendre une décision comme celle-là. Il est évident que nous n'étions pas à la hauteur lors des derniers matchs. Mais je crois que c'est la faute des joueurs.»
« Nous voyons à travers la ligue que c'est habituellement le résultat quand une équipe ne répond pas aux attentes. Je n'ai que des bonnes choses à dire au sujet de Michel et c'est ce qui rend la situation difficile. »

« Claude Julien est un entraîneur très structuré »
Steve Bégin
« Surpris? Oui et non. Surpris de l’embauche de Claude Julien? Non. Je pense que quand Bergevin a vu que Claude Julien avait perdu son poste à Boston, ça l’a peut-être fait réagir un petit peu plus rapidement qu’il avait l’intention de le faire.
« Claude Julien est un excellent entraîneur qui peut apporter tout ce qui peut, c’est un gagnant, c’est quelqu’un qui sait retirer le maximum de ses joueurs. C’est quelqu’un de structuré aussi.
« D’un autre côté, quand un entraîneur part, c’est toujours plus difficile. Moi je ne suis pas pour ça. Je ne pense pas que c’est la chose à faire, mais maintenant que c’est fait, il faut dire que Claude Julien, c’est un des meilleurs entraîneurs qui étaient disponibles. »
Mario Tremblay

« Price a donné un coup de poignard au coeur de Therrien »
« Moi je pense que s’il y avait un moment où il fallait que Marc Bergevin change d’entraîneur, c’est là, pendant les quatre jours de congé que le Canadien avait. C’est le meilleur temps pour le faire.
« Je reviens sur les propos de Carey Price après le dernier match contre Boston, quand Carey Price a mentionné : « On a perdu notre propre identité ». J’ai fait : « Wow! »
« Ça c’est un coup de poignard dans le cœur à Michel Therrien, parce qu’indirectement, à mon avis, cette déclaration-là va vers l’entraîneur. »
Philippe Cantin
« C’est certain que Michel Therrien n’était pas l’entraîneur attitré de Carey Price, on sait que c’est Stéphane Waite qui fait ce boulot-là, mais il n'en reste pas moins que Therrien est responsable de l’enthousiasme général de l’équipe, c’est-à-dire de garder une équipe qui a le goût de jouer chaque soir avec intensité, qui a le goût de se dépasser. On a vu ça en début de saison, mais manifestement, il y a eu une brisure quelque part. Est-ce que c’est en décembre la fois que Therrien a sorti Price du match au Centre Bell? Est-ce que Price lui en veut encore? Est-ce qu’il est encore secoué par ça?
« Toutes ces questions-là peuvent se poser aujourd’hui. »

Stéphane Leroux s'entretient avec André Savard

Marc Bergevin passe à l'action : Julien à la place de Therrien

« La surprise pour moi, c'est Claude Julien, pas Michel Therrien »

« Claude doit pouvoir amener cette équipe loin en séries »

« Claude a probablement informé les Bruins qu'il voulait aller à Montréal »

« La course dans l'Atlantique entre Montréal et Ottawa sera intéressante »

« La relation n'était pas optimale entre Carey et Michel »

« L'organisation des Bruins est très près de son argent »

« La disponibilité de Claude Julien a accéléré le processus »

« Y'a des joueurs qui sont contents de cette décision »

« La solution facile a été respectée »

« Bergevin a tout fait pour continuer avec Therrien »

« Tu es condamné à gagner à Montréal »

« Les joueurs doivent maintenant performer »

Rien ne se perd, rien ne se crée

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/patrick-lagace

Publié le 15 février 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00

PATRICK LAGACÉ
La Presse
Qu'a dit Antoine Laurent de Lavoisier, chimiste français moins célèbre que ses mots?
Allez, un petit effort...
Voici ce qu'a dit M. Lavoisier dans son Traité élémentaire de chimie en 1789 (cette année-là, comme toutes les années depuis 1993, le Canadien n'avait pas gagné la Coupe, pire, il n'avait pas fait le détail), il avait dit, donc : «Dans la nature, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme...»
Ainsi, à la tête du Canadien, Claude Julien va succéder à Michel Therrien qui vient d'être congédié, comme il avait succédé à Michel Therrien qui venait d'être congédié en 2003. Rien ne se perd, rien ne se crée, indeed...
Cette répétition du grand cercle de la vie d'entraîneur de hockey professionnel fait penser non pas à une scène du Roi lion, mais bel et bien à une scène dans Le jour de la marmotte, où le Phil de Bill Murray revit sans cesse la même journée qui recommence, sauf qu'il est le seul à le savoir, tous ceux que Bill-Phil croise l'ignorent...
Patrick Lagacé... (Photo archives La Presse)
Patrick Lagacé
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE
Donc, il y a cette scène où Phil demande à la serveuse du restaurant : 
«Est-ce que vous avez des déjà-vu, Mme Lancaster?
- Je ne crois pas, mais je vais demander en cuisine.»
Un déjà-vu...
C'est cela ! Nous sommes dans un déjà-vu!
Michel Therrien a dû se sentir comme Phil mettant pour la énième fois le pied dans la gadoue en descendant du trottoir du village quand il a appris le congédiement de Claude Julien, la semaine passée...
En fait, nous sommes dans un déjà-vu lui-même enroulé dans un quasi-déjà-vu, pour être rigoureusement exact. Permettez que je m'explique...
Le remplacement de M. Therrien par M. Julien (premier déjà-vu) pour éviter la répétition de la débandade du CH de l'an dernier, dont on sentait une possible réédition poindre dans les récents ratés de l'équipe (le quasi-déjà-vu, que la venue de M. Julien vise à empêcher)...
Comme rien ne se perd, que rien ne se crée et que tout se transforme, Michel Therrien ira sans doute coacher une autre équipe prometteuse qu'il ne pourra pas - encore - amener à fleurir jusqu'au bout de ses pétales, comme le Canadien des récentes années, comme les Penguins de Pittsburgh de 2009.
À moins qu'il ne redevienne coachnaliste à RDS, comme il l'était avant de revenir diriger le CH. Ou, puisque tout se transforme : à TVA Sports plutôt qu'à RDS...
S'il aboutit dans un studio de TV, Michel Therrien ira donc côtoyer les mêmes journalistes qu'il méprisait ouvertement hier encore, lui qui accueillait les questions sur la présence parfois inexplicable de David Desharnais sur le jeu de puissance avec la même hargne que si on lui avait demandé de produire un extrait vidéo de sa dernière coloscopie, là, en direct à la TV.
Rien ne se perd, rien ne se crée : oui, il me semble en effet que le Michel Therrien 2.0 était comme le Michel Therrien 1.0 : prisonnier du genre de colère difficilement contenue, du genre qui fait froncer les sourcils de votre cardiologue.
Job stressant, dites-vous?
Bien sûr, bien sûr...
Mais Barack Obama parvenait à avoir l'air détendu en public même après avoir autorisé un raid sur Oussama ben Laden. Alors come on, pour la pression, il y a pire dans la vie que gagner 2 millions US par année pour dessiner des X et des O sur un tableau blanc et répondre aux questions des journalistes affectés à la couverture du CH : 100 points de presse en tant que coach du Canadien ne sont pas aussi désagréables qu'une seule entrevue chez Paul Arcand en tant que ministre des Transports.
On rit, on est dans la pop-psycho, mais avoir un air bête 24/7, peut-être que ça abîme tes relations avec les joueurs, la matière première de cette industrie qu'est le hockey professionnel? Anyway, c'est toute la faute à P.K...
Rien ne se perd, rien ne se crée : c'est vrai chez les fans et les féfans : l'arrivée de M. Julien va nous pousser à espérer, encore, avec la même foi pas trop cachée, des lendemains qui se transforment en Coupe Stanley.
Mais peut-être que nous jouons sans le savoir dans Le jour des perdants, où le Canadien de Montréal revit - façon Jour de la marmotte - la même saison couci-couça année après année, totalement synchro avec cette société dont il est un des fleurons : ni bon ni mauvais, juste moyen, la ligne le séparant de la médiocrité étant aussi mince que le ligament collatéral interne de Carey Price. Peut-être que changer le coach ne change rien au film...