vendredi 24 février 2017

Des statistiques inquiétantes chez le Canadien

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Claude Julien en mode évaluation


BROSSARD – Inutile de chercher bien loin pour expliquer les déboires offensifs du Canadien puisque seulement quatre attaquants sont parvenus à marquer un but lors des dix matchs les plus récents de la formation montréalaise.
Max Pacioretty, Alexander Radulov, Alex Galchenyuk et Andrew Shaw constituent cette courte liste et ça ne veut pas dire que ceux-ci traversent une séquence productive outre le capitaine qui a marqué sept buts depuis onze matchs.
En effet, Galchenyuk a touché la cible une seule fois en onze parties, Radulov a compté deux buts en douze rencontres et Shaw a inscrit un but en douze tentatives.
Tableau joueurs en léthargie
(Source: RDS)
Mais là où ça fait encore plus mal, c’est au sujet des autres joueurs qui devraient aider Pacioretty dans la production offensive. Les données font peur pour Brendan Gallagher (1 but en 21 matchs), Phillip Danault (0 but en 13 matchs), Tomas Plekanec (0 but en 12 matchs), Artturi Lehkonen (0 but en 13 matchs), Paul Byron (0 but en 10 matchs) et Torrey Mitchell (0 but en 34 matchs et 2 en 51).

Plusieurs joueurs se retrouvent donc dans le même bateau et ils ont de la misère à empêcher l’eau de s’infiltrer. Gallagher ne cache pas que la situation le ronge.
« Il n’y a pas d’excuses. Si je suis assez en santé pour être de la formation, je dois produire. Ça prend un peu de temps, mais c’est normal. J’ai eu des chances au cours des derniers matchs sauf que je ne trouve pas une façon de marquer. C’est à l’image de ma saison », a-t-il commenté.
« Je n’ai jamais traversé une période aussi difficile. Je ne marque pas à un rythme constant. On dirait que je me retrouve toujours dans une sècheresse », a admis Gallagher.
Pourtant, en début de saison, la production offensive venait de partout. Michel Therrien pouvait compter sur une contribution variée qui s’est envolée.
« Oui, il est temps d’avoir une attaque mieux équilibrée. Pour connaître du succès, on a besoin de la contribution de tout le monde », a convenu Gallagher.

Mitchell est un exemple éloquent alors qu’il avait entamé le calendrier avec cinq buts en dix parties. Depuis, il a été limité à deux buts en 51 rencontres.
« Oui, c’est frustrant », a confié Mitchell qui ne voulait pas allonger ses réponses de peur de s’emporter. 
« Je continue d’essayer de retrouver mon jeu offensif. C’est difficile maintenant, mais il faut continuer à travailler. Quand tu embarques sur la glace, c’est certain que tu veux contribuer », a-t-il spécifié.
C’est encore plus frappant pour Byron qui se dirigeait vers une saison éclatante. Malheureusement pour lui, il a perdu sa touche en même temps qu’une multitude de ses coéquipiers.
« C’est sûr qu’il y a des gars qui sont dans des léthargies dont moi, ça fait longtemps que j’ai marqué un but. Mais je pense que tout le monde ici travaille fort pour s’en sortir. On avait du succès quand les quatre trios produisent. Dans cette ligue, tu dois avoir plusieurs gars qui peuvent compter des buts. Ce n’est pas toujours ton premier trio qui doit produire », a exposé Byron.
Cela dit, le petit gaucher considère qu’il pourra renverser la vapeur.
« C’est un peu frustrant. Je pense que j’ai eu des bonnes chances de marquer, mais ça ne fonctionne pas. Mais tu ne peux pas avoir une attitude négative, il faut redoubler d’ardeur et les bonnes choses vont venir. On traverse un creux et on va s’en sortir », a maintenu Byron qui veut jouer un rôle important pour le CH.

Les échos de l'entraînement du CH
Mais les défenseurs sont également responsables de cette disette. La brigade défensive du Tricolore avait produit à un rythme intéressant tôt dans la saison 2016-2017. 
« On doit mieux soutenir nos meilleurs joueurs offensifs. Je crois avoir vu une statistique mentionnant que Max, Radu et Chucky (Alex Galchenyuk) sont pratiquement les seuls à avoir marqué au cours de nos 10 derniers matchs. On doit se concentrer sur ça. On peut mieux contribuer, mais l’exécution doit s’améliorer », a précisé Nathan Beaulieu qui n’a pas touché la cible en 22 parties.
« Notre unité défensive était parmi les meilleures de la ligue pour sa production offensive et on a aussi arrêté de produire. On doit prendre de meilleures décisions à la ligne bleue, envoyer la rondelle au filet et rendre le travail des attaquants plus facile », a poursuivi le gaucher.
Est-ce que l’effet de Julien se fera sentir?
En observant la scène, Marc Bergevin a jugé qu’il devait agir en congédiant Therrien pour le remplacer par Claude Julien. Après tout, les Bruins, les Islanders, les Blues et même les Panthers ont présenté des dossiers plus convaincants en changeant d’entraîneur.
L’échantillon de Julien se limite à trois matchs, mais l’effet n’a pas été immédiat. Les joueurs auraient aimé avoir une meilleure explication pour ce résultat mitigé à court terme.  

« Je peux faire beaucoup de choses avec l'équipe »
« On sait qu’on n’a pas joué comme on le devait avant la pause, ce n’était pas la faute de Michel. On a beaucoup de talent, on doit juste offrir notre meilleur hockey tous ensemble et à chaque match », a suggéré Byron.
Évidemment, les protégés de Julien refusent de croire qu’ils ne vont pas pouvoir s’extirper de cette descente comme ce fut le cas la saison dernière.
« Je pense que ce sont des circonstances différentes. Beaucoup de choses sont arrivées l’an passé alors qu’on est tous en santé cette fois. C’est plus qu’on traverse un creux actuellement et on a besoin de la contribution des quatre trios », a déclaré Byron.
Les partisans doivent espérer que Byron aura raison puisque le Canadien ne peut guère se permettre que la glissade se poursuive avec la pression qui s’accentue au classement.  
« On va voir l’identité de notre équipe dans les derniers matchs, c’est le temps d’activer le mode des séries. Ce qui est arrivé en octobre, novembre ou décembre, ça ne compte plus. On veut jouer à notre mieux au mois d’avril et on sait qu’on peut jouer beaucoup mieux. C’est une question de retrouver notre aplomb et je suis confiant qu’on a le bon groupe pour faire ça », a laissé tomber Byron.

Éric Leblanc après l'entraînement matinal

La soirée des Beauvillier

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Un moment spécial pour Beauvillier


Anthony Beauvillier a été le premier joueur à poser les patins sur la glace du Centre Bell pour l’échauffement précédant le duel opposant ses Islanders au Canadien.
Le Québécois âgé de 19 ans a aussi été le tout dernier joueur à quitter la patinoire au terme de la victoire de 3-0 que son équipe a fait subir à Carey Price, au Canadien et à leur entraîneur-chef Claude Julien qui aurait préféré célébrer d’une tout autre façon son 1000e match en carrière dans la LNH.

Avant de retraiter au vestiaire, Beauvillier a eu droit au tour d’honneur à titre de première étoile de la rencontre. Une étoile associée au fait qu’il a marqué le premier but du match à l’aide d’un puissant et précis tir des poignets qui a déjoué Carey Price sous son bouclier cinq minutes à peine après le début de la rencontre.
C’était le sixième but de la saison pour la recrue que les Islanders ont sélectionné en première ronde (28e sélection) il y a deux ans.
Le premier but gagnant de sa jeune carrière. Et surtout son premier but aux dépens de l’équipe qu’il encourageait il y a quelques années à peine alors qu’il rêvait simplement d’atteindre un jour la LNH.
Beauvillier était tout sourire dans le vestiaire des Islanders. On s’attendait à rien de moins après une belle soirée et un deuxième gain consécutif aux dépens du club de son enfance.
« Battre le Canadien à New York comme on l’a fait la dernière fois, c’était bien. Mais gagner à Montréal, c’est encore mieux », a convenu la jeune sensation qui fait lentement, mais sûrement sa niche avec des Islanders qui sont de retour dans le portrait des séries après un début de saison lamentable.
« Je suis vraiment content. J’étais nerveux avant la partie. J’ai connu un bon début de match », a commenté Beauvillier, qui a vu son but chasser la nervosité qui le titillait avant la rencontre.
Dans les gradins, le premier but de Beauvillier au Centre Bell a bien sûr comblé les quelques partisans venus appuyer les Islanders à Montréal. À commencer par les parents de la vedette de la soirée, Sylvain Beauvillier et son épouse Dominique, qui ont fondu en larmes après avoir célébré comme ils se devaient de le faire ce but historique de fiston.
En entrevue à la télé des Islanders, Beauvillier n’a pu rester insensible devant les images de ses parents qui pleuraient de joie après son but.
« Cette image veut tout dire. Elle représente tous les sacrifices qu’ils ont multipliés entre mes premières années dans le MAHG jusqu’ici. Tout l’argent qu’ils ont dépensé pour me permettre de jouer au hockey. Tout le temps qu’ils ont investi. Tout le support qu’ils m’ont donné. Il n’y a pas de mots pour décrire tout ça. Je ne pourrai jamais les remercier assez », a ajouté le jeune homme qui revendique cinq buts et 15 points après ses 46 premières rencontres en carrière dans la LNH.
D’un tour d'honneur à un autre
Avant d’effectuer un tour d’honneur à titre de première étoile, Anthony Beauvillier en a effectué deux en début d’échauffement alors que ses coéquipiers l’ont laissé faire deux tours de patinoire avant de venir le rejoindre sur la glace pour l’échauffement.
Un coup monté par le capitaine John Tavares qui tenait à rendre plus spéciale encore cette première visite de son jeune coéquipier au Centre Bell.
« Je me souviens de tous mes premiers faits saillants dans la LNH. Je me souviens bien sûr de mon premier but, mais ma première visite à Toronto où j’ai grandi comme fans des Leafs était vraiment spéciale. Tout comme mon premier but à Toronto devant mes parents et mes amis. Je tenais à ce que cette première visite à Montréal soit tout aussi spéciale pour lui. Il a dû venir ici très souvent pour voir jouer le Canadien. C’était son tour ce soir. Il fallait souligner ça », a expliqué le capitaine des Islanders.
Bien que ce genre de tour d’honneur est souvent réservé aux recrues qui font escale à la maison pour la première – Tavares a convenu n’avoir jamais eu droit à ce traitement de faveur toutefois – Beauvillier a admis avoir été pris par surprise.
« Ils ont commencé par cacher mon casque et quand j’ai réalisé que j’étais seul sur la glace ça m’a rendu un peu nerveux. Mais les choses se sont bien replacées ensuite. »
Julien méritait mieux
Pourquoi je vous parle d’Anthony Beauvillier, de ses parents et des Islanders au lieu de vous parler de Claude Julien et du Canadien?
Parce qu’il n’y a rien de bon à écrire sur le Canadien après un match aussi lamentable. Et que je commence à en avoir ras le pompon d’écrire toujours les mêmes doléances sur ce club qui n’est plus capable de jouer deux bons matchs de suite.

Une autre peformance décevante
Et je ne parle pas ici de gagner deux parties de suite, ce que le Canadien n’a pas fait depuis le 7 janvier dernier, mais bien simplement d’offrir deux bonnes performances consécutives.
Après la sortie et la victoire encourageantes de mardi, à New York, il est très difficile de comprendre comment le Canadien a pu retomber si bas deux jours plus tard.
Devant ses partisans en plus. Des partisans qui ont été les témoins aussi déçus qu’impuissants de cinq revers de suite (0-4-1) de leurs favoris au Centre Bell.
Blanchi une fois seulement lors des 44 premiers matchs de la saison, le Canadien a été blanchi pour la cinquième fois à ses 17 dernières parties.
Pas fort!
« Nous venons de disputer un excellent match sur la route », a claironné l’entraîneur-chef Doug Weight après une 12e victoire lors des 18 parties qu’il a dirigées (12-4-2) depuis qu’il est venu en relève à son ancien patron Jack Capuano.
Je ne veux rien enlever au mérite de Weight, de son capitaine John Tavares, du gardien Thomas Greiss qui a signé sa 20e victoire de la saison, sa 3e par jeu blanc, du défenseur Nick Leddy qui a excellé pour les Islanders sans oublier Anthony Beauvillier bien sûr.
Mais le Canadien a été mauvais hier soir. Encore! Il a été presque aussi mauvais que le 26 janvier dernier alors qu’il s’était fait battre 3-1 par les Islanders à Brooklyn avant la pause du Match des étoiles.
Le Canadien s’est fait refuser deux buts jeudi soir. Je veux bien. Mais les deux décisions étaient pleinement justifiées. Alors le Canadien ne s’est rien fait voler.
De fait, le Canadien a multiplié les mauvaises passes, les revirements, les mauvais jeux sans oublier les couvertures défensives bousillées.
Une fois encore jeudi, Alexei Emelin s’est fait contourner comme un cône par Anders Lee qui s’est ensuite retrouvé seul devant Carey Price qui n’en croyait pas ses yeux. Comme tous les joueurs sur la glace. Comme tous les partisans dans les gradins.
Il serait temps qu’on sépare Emelin et Weber, car aussi bon soit-il, Weber qui a quand même décoché 11 tirs en direction du filet des Islanders jeudi – six ont touché la cible – semble en train de perdre ses moyens.
Que dire aussi du travail du trio d’Alex Galchenyuk. Envoyés dans des causes favorables alors qu’ils ont disputé 65 % de leurs mises en jeu en zone offensive, Galchenyuk – qui a gagné neuf de ses 14 mises en jeu disputées – Paul Byron et Brendan Gallagher n’ont pas obtenu le moindre tir au but. Pis encore, Gallagher (trois tirs bloqués) a été le seul à tirer en direction du gardien des Islanders.
Pas fort ça non plus.
Le seul commentaire que je retiens du Canadien au terme de cet autre match horrible qui nous pousse encore à nous demander si le Tricolore sera des prochaines séries – ne riez pas, les doutes commencent à être justifiés – est la réponse que Claude Julien a lancée à un collègue qui lui a demandé si son équipe avait suivi son plan de match.
« J’espère que non! » a candidement répondu le nouveau coach du Canadien avec raison.
Car si le plan de match de Claude Julien avait été aussi mauvais que le niveau d’exécution démontré par ses joueurs, il faudrait remettre en question la décision de congédier Michel Therrien.
Remarquez qu’en jouant comme ils continuent à la faire, les joueurs du Canadien, tous les joueurs du Canadien, confirment que Michel Therrien avait sans doute une part du blâme à assumer, mais qu’il n’était pas le seul responsable de la baisse de régime indécente du Tricolore après ses 13 victoires en 15 matchs au tout début de la saison.
On verra si ce sera mieux samedi à Toronto.
Ce pourrait difficilement être pire

Loin de la prestation attendue pour le CH et Julien

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Islanders 3 - Canadiens 0


MONTRÉAL – Claude Julien ne voulait pas faire une grosse histoire de sa 1000e partie derrière un banc de la LNH, mais il aurait certainement souhaité une prestation plus convaincante de l’équipe qu’il tente de redresser.
En effet, le Canadien s’est incliné par la marque de 3-0 face aux Islanders de New York alors qu’il n’a pas été en mesure de poursuivre sur son élan entamé face aux Rangers.
« J’espérais qu’on puisse jouer de la même manière qu’à New York, mais notre exécution a été si mauvaise qu’on n’a même pas pu s’approcher de ça », a été forcé de reconnaître Julien.

« C’est décevant, on avait joué un bon match et on avait l’occasion de partir sur une lancée. Je suis mécontent de notre manière de jouer dans cette partie », a réagi Brendan Gallagher qui désire produire davantage.
C’est donc dire que le Tricolore a savouré un seul gain depuis cinq parties et seulement deux en 10 tentatives tout en se contentant d’un minuscule total de 13 buts durant cette glissade. Ce n’est pas pour rien que son avance au premier rang de la division Atlantique fond au même rythme que la neige dans la région montréalaise.
De plus, le Canadien n’a pas remporté deux matchs d’affilée depuis le 7 janvier, une disette de près de 50 jours!
Déçus du match et de ce contexte, les spectateurs ont réagi avec des huées au cours de la troisième période et on peut présumer que le directeur général Marc Bergevin ne se séparera pas souvent de son cellulaire d’ici la date limite des transactions (1er mars).
« Ça fait partie de notre métier. Quand on ne joue pas à la hauteur de notre talent, ils ont le droit de le faire. C’est à nous de changer les données en offrant de meilleures performances. Je ne les blâme pas », a réagi Julien.
Dès le début de la soirée, les partisans ont pu constater que la troupe de Julien en arrachait dans son territoire ce qui a fini par saboter la plupart des constructions vers l’attaque. Le club montréalais a connu de meilleures séquences au second engagement et en troisième période, mais il n’a jamais su s’imposer face aux Islanders qui excellent depuis que Doug Weight a pris les commandes (12-4-2).

Un manque flagrant de menace constante
« Tout ce que je peux dire, c’est qu’on n’a pas bien géré la rondelle. C’était l’une des clés de notre plan de match parce que les Islanders aiment bien les revirements. En zone neutre, on n’a pas fait du bon travail et on n’a pas bien exploité nos occasions en zone offensive à l’exception de quelques portions en troisième période. Ces choses-là nous ont fait beaucoup de torts », a avoué l’entraîneur avec déception.
Signe que rien ne fonctionnait, les arbitres ont refusé non pas un, mais deux buts au Canadien au dernier tiers. Le premier puisque la rondelle a été déviée plus haut que le seuil permis et le deuxième étant donné qu’Artturi Lehkonen a poussé le disque avec son gant.
Le capitaine Max Pacioretty était définitivement frustré au terme de la partie. Il a déploré un problème qui continue de miner le Canadien. 

Le cri du coeur de Max Pacioretty
« Quand on manque de confiance, on dirait on se contente d’aller sur la glace et de faire croire qu’on travaille fort. Chaque fois que tu sautes sur la patinoire, il faut vouloir faire la différence et changer l’allure d’un match. Tout le monde doit avoir cet état d’esprit et c’est évident que ce n’est pas le cas présentement », a blâmé Pacioretty en s’incluant dans ce constat. 
Fait intéressant, le but victorieux des visiteurs a été inscrit par Anthony Beauvillier qui a disputé sa première rencontre au Centre Bell. Il fallait bien que ce soit un talentueux produit de la LHJMQ qui vienne compliquer la tâche de Julien, qui s’est illustré comme entraîneur des Olympiques.
Beauvillier n’oubliera pas de sitôt cette réussite aux dépens de Carey Price et on peut en dire autant de son entourage. On a pu voir une image de son père qui était ému par ce moment spécial.
Anders Lee a enfilé le deuxième but des Islanders et il s’agissait de son 23e de la campagne. À l’image de leur soirée, Alexei Emelin, plus particulièrement, et Shea Weber n’ont pas bien paru sur la séquence quand Lee s’est aisément faufilé derrière eux.

Une autre peformance décevante
Emelin a tenté de créer l’étincelle recherchée tard en deuxième période en renversant John Tavares, mais il a été chassé pour un deuxième contact avec celui-ci quelques secondes après.
Tavares a complété la marque dans un filet désert.
Les Islanders n’avaient pas encore perdu en temps réglementaire quand ils détiennent une avance après 40 minutes d’action et ils ont prouvé pourquoi en limitant les chances de l’opposant. Ils affichent un dossier de 22-0-4 en de telles circonstances.
À plusieurs occasions dans la partie, le Canadien a éprouvé des ennuis à organiser ses sorties de zone. Nul doute, Julien devra poursuivre ses ajustements à ce sujet et il a choisi de ne pas modifier – pour l’instant – ses combinaisons à la ligne bleue.
« La soirée a été difficile pour tous les défenseurs. Ils ont eu de la misère à compléter la première passe et je ne pense pas qu’un changement aurait fait une grande différence. Tous les gars avaient les mêmes problèmes », a constaté l’entraîneur.

Un Gallagher qui se cherche
Julien a préféré que le Tricolore ne souligne pas son accomplissement avec une cérémonie avant la partie. Le tout a plutôt été relaté plus discrètement à l’écran géant durant un arrêt de jeu et il a reçu une belle ovation. Reconnaissant, mais concentré sur la rencontre, Julien a timidement levé la main pour remercier la foule.
« C’est plus à l’image de ma personnalité. C’est bien d’arriver à ce plateau, mais je ne voulais pas être le centre d’attention. Je souhaitais plus gagner ce match que le célébrer sauf que ce n’est pas arrivé malheureusement. Le Canadien voulait faire quelque chose de spécial pour moi et à ma demande ils ont fait ça de manière plus discrète. C’était assez pour moi », a-t-il expliqué.
Le Canadien terminera sa semaine, samedi, à Toronto face aux dangereux Maple Leafs. La semaine suivante ne sera pas plus facile avec quatre matchs contre les Devils, les Blue Jackets, les Predators d’un certain P.K. Subban et les Rangers.