vendredi 3 mars 2017

P.K. vole encore le « show »

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Un hommage plein d'émotions pour Subban


Comme il l’a fait si souvent au cours de ses années avec le Canadien, P.K. Subban a sauvé le spectacle jeudi soir au Centre Bell.
Bon! Comme ses anciens coéquipiers du Canadien et ses nouveaux compagnons des Predators, P.K. est loin d’avoir disputé un grand match. Match que le Canadien a gagné 2-1 à la suite d’un but de Paul Byron marqué avec huit secondes et des poussières à faire en troisième période au terme d’une longue échappée.
Mais sa première visite au Centre Bell et tout ce qui a entouré son premier match contre le Canadien depuis qu’il est passé du Tricolore aux Predators en retour de Shea Weber ont vraiment sauvé le show.

À commencer par la bande vidéo que le Canadien a projetée sur l’écran géant avant la rencontre. Réalisé avec doigté par une organisation qui est dans une classe à part lorsque vient le temps d’orchestrer ce genre de cérémonie, l’hommage rendu à P.K. Subban était rien de moins que parfait.
Debout sur la ligne bleue, Subban avait les yeux rivés sur l’écran géant. Des yeux qui se sont embués alors que les images qui défilaient devant lui évoquaient des tas de souvenirs heureux qui se bousculaient dans sa tête. Ajoutez à tout ça les « PK! PK! PK! » scandés par les amateurs, des « PK! PK! PK! » qui traversaient l’ovation accompagnant la présentation du vidéo et vous comprendrez pourquoi les yeux embués de Subban ont fini par échapper des larmes témoignant les grandes émotions qui le traversaient.
« Je ne peux me souvenir la dernière fois où j’ai été chamboulé par autant d’émotions. C’était un très beau moment. J’avais la tête remplie de souvenirs », a témoigné Subban après la rencontre.
Quand on lui a demandé de lever le voile sur le plus beau de ces souvenirs, Subban a poliment décliné : « Il y en a beaucoup trop. Mais je peux vous assurer qu’ils étaient tous très positifs. »
S’il a versé des larmes au cours de l’homme par le biais duquel le Canadien lui a souhaité un bon retour au Centre Bell, P.K. Subban a surtout vécu ses retrouvailles avec Montréal et les fans du Tricolore avec le large sourire qui le caractérise.
P.K. Subban
P.K. Subban (Source: PC)
Une fois rendu au bout de la haie d’honneur que lui ont dressée ses coéquipiers entre le vestiaire et la patinoire, P.K. Subban s’est retrouvé seul sur la patinoire pour effectuer un tour de glace en solitaire. Les premiers coups de patin du héros du jour ont déclenché les premiers PK! de la soirée.

D’autres ont bien sûr suivi.
Visiblement heureux, visiblement à l’aise dans ce concert d’éloges, tout à l’opposé de Shea Weber qui semblait perturbé le 3 janvier dernier lorsque ses anciens fans à Nashville lui ont réservé un accueil semblable, Subban savourait de façon évidente le moment.
Il s’est même permis de souffler des baisers en direction d’Élise Béliveau, la veuve du grand Jean Béliveau, qui assistait à la rencontre. « Je me suis arrangé pour en souffler plusieurs afin d’être certain qu’elle puisse les voir. Je crois qu’elle les a vus », a commenté P.K. après la rencontre.
Subban s’est aussi assuré de partager les moments émotifs qu’il a vécus avec ses coéquipiers. « Je ne m’attendais pas vraiment à ce qu’ils m’envoient seul sur la patinoire pour l’échauffement. C’est le genre de chose qu’on réserve à une recrue », a lancé Subban sur un ton amusé.
« J’avais de très bons coéquipiers à Montréal, de bons amis, mais je me retrouve au sein d’un très bon groupe de gars à Nashville également. J’étais content d’être accompagné de quelques gars hier à l’hôpital. Et je dois leur rendre hommage pour la façon admirable avec laquelle ils ont composé avec tous les aléas qui ont entouré mon retour à Montréal. »
En plus des PK! PK! PK! plusieurs fois scandés au cours de la soirée, des ovations qui ont salué son arrivée sur la patinoire, la mention d’aide qu’il a obtenue sur le but de Ryan Ellis en fin de première période, et quelques-unes de ses présences, Subban a aussi eu droit à quelques huées au cours du dernier tiers.
Rien de surprenant quand on considère le traitement réservé par les fans du Canadien aux meilleurs joueurs adverses lorsqu’ils font escale au Centre Bell. « Je crois que c’est la première fois que je me faisais huer », a souligné Subban à la fin de son point de presse après la rencontre.
Des buts qui arrivent à point
Si l’hommage rendu à P.K. Subban a été le meilleur moment de la soirée jeudi, c’est que le match a été bien ordinaire une fois encore.
On se serait attendu à un début de partie endiablée en raison de l’hommage rendu à Subban. On se serait attendu à ce que les joueurs du Canadien mangent les bandes pour ramener les partisans de leur côté après une cérémonie au cours de laquelle ils se sont tous rangés derrière Subban. On se serait attendu à ce que les Predators en fassent autant pour permettre à leur coéquipier de coiffer l’hommage par une victoire.
Eh bien non!
Les deux équipes ont été amorphent en début de rencontre. N’eût été une autre pénalité stupide écopée par Andrew Shaw – il est allé frapper un adversaire qui n’avait aucune implication
dans le jeu en retraitant au banc pour effectuer un changement – les Predators n’auraient sans doute pas été en mesure de prendre les devants en fin de premier tiers.

« Une organisation de première classe »
La période médiane a elle aussi été moche.
Le Canadien ne générait tellement rien en attaque que les partisans se demandaient pourquoi diable Marc Bergevin avait ajouté du poids à la date butoir des transactions au lieu d’ajouter du talent offensif.
Puis, en troisième, le Canadien s’est réveillé. Pas un grand réveil, mais un réveil quand même.
Brendan Gallagher a secoué sa guigne. Il a marqué un but après une disette de 10 parties. Dix matchs entrecoupés par la séquence de 18 rencontres qu’il a ratées en raison de la fracture à la main qui l’a tenu à l’écart du jeu entre le 7 janvier et le 11 février. Ce but que Gallagher a marqué en battant le gardien Pekka Rinne de vitesse dans le cadre d’un grand tourniquet autour du filet, était son septième seulement de la saison. Son deuxième à ses 23 dernières rencontres.
Quant à Paul Byron, il a mis fin à une disette de 13 matchs.
Gallagher et Byron ont donné au Canadien ce que le Canadien manquait cruellement depuis un mois : des buts offerts par des joueurs de soutien.

Benn : premier de classe
Mais au-delà ces deux buts, le Canadien n’a rien offert de bien convaincant.
Jordie Benn a été, et de loin selon moi, le meilleur joueur du Canadien jeudi soir. Shea Weber, contre son ancien club, et Carey Price ont aussi été bons.
À son premier match dans l’uniforme du Canadien, Dwight King a été correct, sans plus. Il s’est surtout distingué en assénant cinq des 28 mises en échec distribuées par le Canadien.
Mais dans l’ensemble, le Canadien qui devrait jouer avec un sentiment d’urgence était encore au neutre hier. Il ne faudrait pas se surprendre de voir les trois autres nouveaux joueurs être insérés dans la formation dès la prochaine rencontre (samedi) afin de leur donner l’occasion de secouer le club un brin ou deux.
Signes encourageants
Malgré tout, la victoire, une quatrième de suite et une cinquième en sept matchs depuis que Claude Julien a pris la barre du Canadien – premier gain en temps réglementaire cela dit – donne des signes encourageants selon le nouvel entraîneur-chef du Canadien.
« C’est clair que j’aimerais voir l’équipe amorcer les matchs d’une meilleure façon. J’aimerais aussi nous voir profiter d’une avance au lieu d’encaisser le premier but et d’avoir à toujours revenir de l’arrière. Mais quand on regarde les derniers matchs, les gars ne baissent pas la tête quand l’adversaire prend les devants. Ils ne cassent pas. Et on trouve ensuite un moyen de gagner. On a encore du travail à faire pour améliorer notre attaque massive, mais il y a beaucoup de positifs à souligner aussi », a analysé Claude Julien qui ne croit pas que l’hommage rendu à P.K. Subban ait scié les jambes de ses joueurs en début de match.
« Ce vidéo était très bien fait, il était mérité pour PK et j’ai aimé la grande classe démontrée par notre organisation dans le cadre de cet hommage. Et je ne me servirai jamais d’une

« On ne casse pas, on reste dans les matchs »
cérémonie comme celle-là pour excuser un lent de début de match. C’est de notre faute et de notre faute seulement si nous avons tardé à nous impliquer dans la rencontre. »
Même si ce n’était pas toujours beau, même si c’était loin d’être convaincant, le Canadien vient de battre coup sur coup deux très bonnes équipes de hockey : les Blue Jackets de Columbus et les Predators de Nashville. Des victoires qui ont suivi des gains plus « faciles » à Toronto et au New Jersey.
Le Canadien aura l’occasion de poursuivre sur sa lancée samedi alors qu’il croisera les Rangers au Madison Square Garden. Là où, le Tricolore a offert à Claude Julien la première victoire de son deuxième règne à titre d’entraîneur-chef du Canadien.
S’il devait battre à nouveau les Rangers, le Canadien étirait sa série de gains consécutifs à cinq. Exploit qu’il n’a pas réussi depuis sa séquence de huit victoires consécutives signées entre le 18 octobre et le 2 novembre.

Les joueurs du CH s'attendaient au type d'accueil réservé à Subban

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La soirée de P.K. en 4 minutes


MONTRÉAL – Aucun joueur du Canadien n’a été surpris par le chaleureux accueil reçu par P.K. Subban qui lui a soutiré plusieurs larmes. Après tout, il s’était taillé une place de choix dans le cœur de nombreux partisans.
Dès qu’il a sauté sur la patinoire pour l’échauffement, Brendan Gallagher a obtenu la confirmation que la soirée ne serait pas banale.
« J’ai vu les chandails de Nashville un peu partout dans les gradins donc je m’attendais à ça », a admis Gallagher.

Par contre, c’était difficile de prévoir que Subban allait pleurer – sans retenue – sur la glace alors que le Canadien présentait une vidéo de ses meilleurs moments dans l’uniforme du Tricolore.
« C’est une personne émotive et un joueur émotif. On ne sait jamais comment on va réagir dans de telles situations, mais le Canadien a fait un beau travail pour lui rendre hommage et je crois que ça voulait dire beaucoup à ses yeux. J’ai aimé la façon de faire », a commenté Gallagher. 
Quelques instants plus tard, Carey Price a offert sa seule réponse de plus de quelques mots en parlant de Subban.
« C’était émouvant pour lui, il a travaillé très fort quand il faisait partie de notre équipe. Il n’y a aucun doute qu’il est l’un des préférés des partisans », a reconnu Price qui a taquiné Subban en lui aspergeant quelques gouttes d’eau durant une pause.
Ce n’était pas étonnant, mais Shea Weber avait moins de choses à raconter sur le numéro 76. Lorsqu’il a été questionné pour une première fois sur sa confrontation contre Subban à Montréal, Weber a préféré répondre ainsi. 
« C’était un bon match pour nous, c’était bien de récolter les deux points. On n’a pas joué comme on l’aurait souhaité lors des deux premières périodes, mais on a limité leurs chances de marquer », a déclaré le colosse sans vouloir élaborer sur le visiteur qui était très attendu.
À la suite de la deuxième question à propos d’affronter Subban, Weber a fini par exprimer trois mots inutiles à traduire « It was good ».
Enfin un appui pour le premier trio
Après avoir arraché une victoire de cette manière, les joueurs du Canadien avaient plus le goût de parler de la contribution obtenue de Paul Byron et Brendan Gallagher. Ça faisait longtemps que l’équipe montréalaise attendait une production qui ne se nomme pas Pacioretty, Radulov ou Galchenyuk.
« Je pense que c’était important pour eux et pour l’équipe. On avait parlé d’obtenir de la production à l’extérieur du premier trio et c’est arrivé dans ce match. C’est la raison pour laquelle on a


Une attaque anémique, une défense plus serrée
gagné. Brendan a eu plusieurs chances dans les derniers matchs, ce n’était qu’une question de temps. C’est bien de le voir obtenir ce but. Paul a fait un beau jeu en fin de match pour rompre leur circulation de rondelle et s’échapper. C’est bien de voir d’autres gars toucher la cible », a détaillé Julien.
« On souhaite que ça leur procure de la confiance. Dernièrement, ça ne fonctionnait pas pour eux, mais l’effort était là. On espère que ça leur donnera une lancée », a proposé Weber.
Quant aux principaux intéressés, ils étaient ravis de pouvoir soulager leurs partenaires.
« Je sais que je dois compter plus de buts et je ne ferai pas ça en changeant mon style de jeu. Je crois que ça finira par fonctionner en bûchant et en restant fidèle à mes habitudes », a relaté Gallagher.
« Il y a toujours de la pression de marquer, mais j’essaie de ne pas me frustrer et de ne pas changer les choses qui me procurent du succès comme ma vitesse et mes efforts. Je dois aller dans les coins et devant le filet », a noté Byron qui a su qu’il avait marqué en entendant la sirène.
Byron était malgré tout insatisfait de la construction offensive de son club dans cette partie.
« On sait qu’on peut en donner plus et qu’on veut en donner plus. On est capable de générer plus d’attaque et on veut que nos quatre trios produisent, c’est la recette du succès pour nous », a-t-il laissé tomber.
Les mauvais départs, une lacune qui perdure
En regardant les choses objectivement, Julien se dit que c’est agréable de récolter quatre victoires de suite, mais il ne peut pas s’empêcher de constater que sa troupe peine trop souvent en début de rencontre.
« J’aimerais avoir de meilleurs départs de mon équipe, je voudrais pouvoir jouer avec l’avance et marquer le premier but. Du côté positif, j’aime le fait qu’on ne casse pas et qu’on reste dans le coup. Encore une fois, on a trouvé le moyen de gagner. Il y a autant de positif que de négatif et on peut travailler sur le négatif », a indiqué Julien.
Questionné sur le fait qu’il serait préférable de mieux entamer les matchs, Price semblait trouver que les journalistes manquaient de positivisme dans leur approche. 


Les échos de vestiaire
« Oui, peut-être, certainement, mais on était dans le coup. Ç’aurait été bien de compter le premier but, mais ça n’arrivera pas tous les matchs », a préféré dire Price.
Selon Gallagher, leur nouvel entraîneur contribue à la capacité de l’équipe à s’imposer dans les situations corsées.  
« Claude est en partie responsable de ça, son message insiste sur le fait qu’on doit gagner ces matchs serrés. On ne jouait pas si bien, mais on a été capable de compter deux buts importants », a confié Gallagher.
Si le jeu de puissance avait répondu aux attentes, le Canadien se serait facilité la vie contre les Preds. Julien a l’intention de corriger le tir prochainement. 
« On va continuer de travailler sur notre avantage numérique. Je pense qu’on a besoin de quelques correctifs surtout lors de nos entrées en zone offensive durant lesquelles on n’avait pas beaucoup de soutien. Mais j’aime les cinq gars et les options que ceux-ci nous procurent. On ne l’a pas vu autant dans ce match, mais il y a du potentiel avec les joueurs délégués sur les deux vagues. Quand tu n’exécutes pas bien, ça ne donne pas ce que tu recherches », a admis Julien.