mercredi 8 mars 2017

Hors-jeu : la LNH impose un statu quo

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Brendan Shanahan, Bill Daly et Colin Campbell
Brendan Shanahan, Bill Daly et Colin Campbell (Source d'image:Getty)

BOCA RATON, Floride - Bien que les contestations associées aux hors-jeu donnent des maux de tête aux juges de lignes, aux responsables du centre des révisions de Toronto, aux joueurs, entraîneurs et partisans qui n’en peuvent plus d’attendre une décision finale, la Ligue nationale maintient le cap.
Pas question d’amender les règles régissant les hors-jeu afin de faciliter les décisions.
Un tel amendement aurait pourtant été facile à imposer. Les directeurs généraux n’avaient qu’à s’entendre sur la proposition de cesser de siffler un hors-jeu en autant qu’un des patins soit en zone neutre sans pour autant que la lame soit en contact avec la patinoire comme le stipule le règlement actuel.
Cette proposition a été rejetée.

Jusqu’ici cette saison, les 30 entraîneurs de la LNH ont contesté un total de 100 buts marqués à la suite de hors-jeu non sifflés. Vingt-neuf contestations étaient associées à des situations où il était difficile de déterminer si la lame du patin situé en zone neutre était en contact ou non avec la glace. Les reprises ont permis de refuser neuf de ces 29 buts initialement accordés alors que les 20 autres ont été maintenus en raison du fait que les reprises n’offraient pas d’images concluantes. Une conclusion surprenante compte-tenu des nombreux plans de caméra offerts par les diffuseurs et l’installation des nouvelles caméras installées aux deux extrémités des lignes bleues.
De noir et blanc, à grisâtre
« Lorsque nous avons adopté le principe des contestations, nous étions convaincus que les hors-jeu litigieux seraient très faciles à analyser. On pensait que ce serait noir et blanc. La pratique nous a démontré le contraire en raison des difficultés que nous avons d’obtenir une image claire », a indiqué Colin Campbell, responsable des opérations hockey à la LNH.
En permettant à un joueur d’entrer légalement en zone ennemie peu importe que la lame de son patin situé en zone neutre touche à la glace ou non, les directeurs généraux auraient grandement facilité le travail des juges de lignes sur les décisions initiales. Ils auraient facilité encore davantage le travail des responsables de la salle de révision de Toronto.
Mais bon! Il faut croire que les directeurs généraux aiment se plaindre. Car ce sont eux qui dénoncent la durée des périodes de délibérations des juges de lignes et des officiels qui ont des décisions difficiles à rendre parce que le noir et blanc est plus que jamais grisâtre.
Une des contestations effectuées plus tôt cette saison lors d’un match important opposant les Blackhawks de Chicago et le Wild du Minnesota a entraîné une période d’analyse qui s’est prolongée sur 10 longues minutes. Et comme cette partie était la seule à l’horaire dans la LNH – le 8 février dernier – les images associées à cette pause interminable ont fait le tour de la planète hockey.
Il me semble que cette ombre sur la Ligue aurait dû inciter Garry Bettman a forcé la main des directeurs généraux un peu plus.
Il faudra peut-être qu’un tel imbroglio surviennent dans le cadre d’un match crucial en fin de saison, ou pis encore, en séries éliminatoires pour que la Ligue adopte un moyen aussi simple que l’amendement débattu mardi pour minimiser les risques.
Une préoccupation qui rend d’ailleurs très nerveux Colin Campbell. « La toute simple loi de Murphy me rend nerveux, car il est clair qu’un soir donné nous serons aux prises avec un cas du genre. Nous cherchons à rendre les décisions les plus précises possible. Nous voulons éviter toutes les erreurs. Mais parfois, la technologie, aussi avancée soit-elle, ne nous donne pas les moyens d’y arriver. »
En écoutant Colin Campbell commenter le statu quo imposé mardi, je me disais qu’il était du groupe de ceux, et ils sont nombreux, qui croyaient que le bon sens prévaudrait dans ce dossier.
Il faut croire que non...
L’idée d’élargir la ligne bleue de 12 pouces qu’elle est actuellement à deux pieds a déjà été étudiée par la LNH. Ce projet avait d’ailleurs été mis à l’essai dans la Ligue américaine il y a quelques années. Les conclusions initiales étaient positives. L’idée s’est ensuite évanouie dans le temps.
« On a fait plusieurs tests au fil des dernières années. On a tenté des lignes plus larges, d’autres plus étroites. On a même simulé des matchs sans lignes bleues ou rouge au centre de la glace. La proposition rejetée aujourd’hui aurait aidé. On verra ce que l’avenir nous réserve », a convenu Colin Campbell.
Obstruction aux dépens des gardiens
Parallèlement aux contestations associées aux hors-jeu, les directeurs généraux ont été mis à l’épreuve une fois encore en matière de contestations associées à l’obstruction sur les gardiens.
La LNH les a saisis des cas les plus difficiles à analyser et les conclusions des directeurs généraux ont été semblables à celles des amateurs, des journalistes et des officiels : pour chaque jeu, les décisions étaient pratiquement partagées entre un but accordé et un autre refusé.
« Cet exercice ne fera pas baisser l’ardeur des directeurs généraux et de leurs réactions lorsqu’une décision est défavorable à leur équipe, mais au moins il démontre qu’il est très difficile de tracer une ligne nette dans le cadre de ces jeux controversé », a commenté le responsable des opérations hockey.
Décisions plus rapides
Que ce soit en matière de hors-jeu ou d’obstruction aux dépens des gardiens, la LNH et ses directeurs généraux s’entendent sur le principe que les contestations doivent être plus expéditives.
On pourrait demander aux entraîneurs-chefs de signifier leur intention plus rapidement au lieu d’attendre les conclusions initiales de leurs adjoints qui évaluent les chances de victoires en y allant de leur propre analyse préliminaire.
Ce qui est clair, c’est que les arbitres couperont le temps accordé aux explications fournies après les décisions. « Les entraîneurs se plaignent souvent du manque ou de l’absence de communication avec les arbitres. Je veux bien. Mais dans les cas qui nous occupent, il ne sert à rien d’aller donner des explications. Premièrement, c’est une perte de temps et nous voulons limiter la durée des arrêts de jeu. Deuxièmement, ces explications servent davantage aux coachs d’y aller de remarques plutôt qu’à écouter des explications. Et comme nous ne changerons pas notre décision une fois après la révision, nous sommes bien mieux de reprendre l’action le plus vite possible », a conclu Colin Campbell.
À la demande de plusieurs directeurs généraux, il est possible qu’on entende de moins en moins parler de révisions non concluantes. « Il est temps que les responsables prennent leurs responsabilités. Si le but est bon, il est bon. S’il n’est pas bon, qu’il soit refusé. Je n’en peux plus de me faire dire que c’est non concluant. Car si c’est non concluant, ils n’ont qu’à prendre les moyens pour que ce le soit », a lancé un directeur général en demandant de ne pas être identifié.
Aussi outré était-il, ce DG faisait partie de ceux qui se sont opposés à l’amendement de la règle régissant les hors-jeu. Une règle qui aurait justement permis de réduire le nombre de révisions non concluantes.
Plus ça change, plus c’est pareil!
Protocoles et commotions cérébrales
La Ligue nationale a brossé un tableau des améliorations apportées au protocole visant à déceler les commotions cérébrales et à les traiter rapidement et efficacement.
« Je n’ai que du bon à dire sur le protocole et la façon dont il est implanté », a indiqué Pierre Dorion, le directeur général des Sénateurs d’Ottawa.
« La ligue nous a soumis des exemples d’impacts, d’analyses effectuées par les observateurs et des décisions qu’ils ont rendues. On nous a démontré que dans la très grande majorité des cas, les analyses préliminaires des observateurs ont permis de déceler des symtômes de commotions chez nos joueurs. C’est donc une preuve que le système fonctionne et c’est une très bonne nouvelle », a indiqué le directeur général des Oilers d’Edmonton, Peter Chiarelli.
Lorsqu’on lui a demandé s’il craignait de voir des joueurs vedettes être l’objet d’assauts susceptibles d’imposer leur retrait préventif d’un match, Peter Chiarelli s’est offert quelques secondes de réflexion. « Je suis conscient que c’est une possibilité et j’ai entendu des commentaires en ce sens dans les médias. Je ne veux pas dire que c’est exagéré, mais comme directeur général et surtout amateur de sports, je fais assez confiance aux athlètes et aux dirigeants pour croire qu’on ne pourrait pas sombrer dans ce genre de situation. »
Questionné sur le même sujet, le directeur général des Sénateurs a renchéri : « Dès il est question de la santé de mes joueurs, j’opte d’abord et avant tout sur la prévention, sur la sécurité. Je vais toujours m’assurer que la santé passe avant toute autre considération même si mon équipe s’en trouve pénalisée. Et si c’était à la suite d’un acte délibéré, c’est avec la Ligue qu’il faudrait régler le dossier et non le régler aux dépens d’un joueur en refusant qu’il soit sorti du match de façon préventive. »
Mercredi, dans le cadre de leur dernière journée de travail, les directeurs généraux se pencheront sur la possibilité d’accorder plus d’une contestation par rencontre et d’imposer une pénalité mineures aux équipes qui perdraient ces contestations supplémentaires.
Ils se pencheront aussi sur l’idée de cesser de donner le droit à une équipe de réclamer un temps d’arrêt après un dégagement refusé.
Sans oublier la révision de l’application des semaines de congé. Bien qu’ils soient d’accords sur le principe du congé, les DG et la LNH verraient d’un bon œil que ces semaines soient accordées en deux vagues successives au lieu d’être étendues sur une longue période comme c’est le cas cette année. On pourrait aussi statuer que les équipes qui reprennent leur calendrier affrontent des clubs qui reviennent également de congé lors du premier match marquant leur retour en action.

Sixième gain de suite pour le Canadien

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Canadiens 2 - Canucks 1 (Prol.)


VANCOUVER - Un tir d'Alex Galchenyuk a dévié sur Paul Byron avant de glisser derrière Ryan Miller après 73 secondes de jeu en prolongation et le Canadien de Montréal a arraché une victoire de 2-1 aux Canucks de Vancouver mardi soir.
Du coup, le Canadien a signé une sixième victoire d'affilée et une septième en neuf matchs depuis l'entrée en scène de Claude Julien derrière le banc de l'équipe.
Posté devant le filet, Byron a vu la rondelle frapper une partie de son équipement avant de bifurquer soudainement à la gauche de Miller. Ce dernier, qui avait amorcé son déplacement latéral vers sa droite, a tenté de récupérer la rondelle avant qu'elle ne glisse derrière la ligne rouge, mais sans succès.

Pour Byron, il s'agissait d'un 16e filet cette saison, et d'un deuxième but victorieux inscrit dans des circonstances dramatiques en trois matchs. Jeudi soir dernier, il avait procuré un gain de 2-1 contre les Predators de Nashville en marquant avec moins de neuf secondes à jouer au troisième vingt.
« L'équipe a joué un très bon match. On a commencé où on avait laissé à New York et on a bien commencé le match. On a bien joué défensivement en plus de gérer de bonnes opportunités en attaque et Carey a été excellent, sans oublier Miller, les gardiens ont été vraiment bons », a affirmé l'auteur du but vainqueur.
Torrey Mitchell avait permis au Canadien de prendre les devants à 3:57 de la première période grâce à son huitième filet de la saison, et son premier depuis le 8 décembre. L’attaquant a fait dévier un tir d’Andrei Markov lui qui n’avait pas marqué à ses 39 matchs précédents.
Blanchis par Carey Price lors de leur visite au Centre Bell au début du mois de novembre malgré une mitraille de 42 tirs, les Canucks ont finalement réussi à déjouer le gardien du Tricolore grâce au 4e de la saison de Michael Chaput, à 12:49 de la troisième période.
Laissé seul devant le filet, Chaput a fait dévier un tir des poignets du défenseur Alexander Edler dans la partie supérieure droite du filet.
Les Canucks sont venus bien près de gagner le match avant la prolongation lorsque Brandon Sutter a testé Price d'un tir du revers, décoché de l'enclave. Mais Price lui a fermé la porte alors qu'il restait moins de deux secondes à jouer au temps réglementaire.
« Nous sommes demeurés positifs lorsqu'ils ont marqué. Price a réalisé des arrêts importants. Cette victoire, nous l'avons méritée », a convenu le capitaine du CH, Max Pacioretty.
« Je disais ''wow'' quand je l'avais avec Équipe Canada et à la Coupe du monde et là, j'ai la chance de dire ''wow'' plus souvent, a mentionné l'entraîneur-chef du Tricolore, Claude Julien. C'est tellement un bon gardien, il donne tellement de confiance à son équipe et c'est important pour tout le monde. C'est bien de savoir qu'il va bien performer et que, quand tu fais une erreur, un bon gardien va à 99 % du temps arrêter la rondelle. »

Price brille dans un excellent match








Le Canadien a dirigé 38 tirs vers Miller, comparativement à 28 pour les Canucks en direction de Price.
Avec ce gain, le Canadien s'est redonné une avance de six points sur les Sénateurs d'Ottawa au premier rang du classement de la section Est. La formation montréalaise, qui disputait le deuxième d'une séquence de quatre rencontres à l'étranger, a joué 67 matchs, trois de plus que les Sénateurs.
Déjà privé d’Alexander Radulov et Tomas Plekanec, tous deux blessés, le Canadien a dû se débrouiller à 11 attaquants dès le premier vingt. Brian Flynn s’est blessé au haut du corps après avoir encaissé une mise en échec du défenseur Alex Biega et n’est pas revenu au jeu par la suite.
Radulov est toujours embêté par une blessure au bas du corps, tandis que Plekanec est blessé au bas du corps.
Le centre tchèque était l'homme de fer, lui qui n'avait raté aucun match depuis le mois de mars 2014. Il a mis fin à une séquence de 236 matchs consécutifs.

Un autre gain en prolongation








Dans les deux cas, on parle de blessures nécessitant un suivi quotidien.
Mitchell prenait la place de Plekanec au centre de Byron et Andrew Shaw sur la troisième unité offensive du Canadien. Flynn était inséré sur le quatrième trio à la droite d'Andreas Martinsen et Steve Ott.
En défense, Alexei Emelin et Nikita Nesterov étaient laissés de côté. Brandon Davidson, acquis des Oilers d'Edmonton le 28 février, effectuait ses débuts avec le CH.
« J'étais un peu anxieux au début du match. Mais la nervosité est vite disparue. Les partisans présents ici ont aidé à rendre ce moment spécial pour moi », a déclaré Davidson.
Il s'agissait du deuxième d'une série de quatre matchs à l'étranger pour le Tricolore. Le Canadien effectuera également des arrêts à Calgary, jeudi, et Edmonton, dimanche.

Gary Bettman met de la pression sur les élus de l'Arizona

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Gary Bettman
Gary Bettman (Source d'image:PC)

Gary Bettman demande de nouveau aux élus de l'Arizona une aide financière pour la construction d'un nouvel aréna pour les Coyotes.
Dans une lettre, il a répété qu'il n'était pas question que les Coyotes demeurent à Glendale.
Le copropriétaire Andrew Barroway a ajouté qu'après avoir épuisé ses options en Arizona, les Coyotes pourraient même regarder à l'extérieur de l'État.
Le président de la chambre, JD Mesnard, a répondu que la LNH avait du travail à faire pour convaincre les électeurs de l'Arizona d'aider les Coyotes.
Selon un sondage, 70 % des citoyens du comté autour de Phoenix s'y opposent.

Les Leafs mettent fin à une série de cinq revers

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Publié le 07 mars 2017 à 22h50 | Mis à jour le 07 mars 2017 à 22h50
James van Riemsdyk a mis fin à une disette et les Maple Leafs de Toronto ont... (PHOTO REUTERS)
PHOTO REUTERS
La Presse Canadienne
Toronto
James van Riemsdyk a mis fin à une disette et les Maple Leafs de Toronto ont stoppé une série de cinq revers, mardi, infligeant une défaite de 3-2 aux Red Wings de Detroit.
Van Riemsdyk a marqué pour la première fois en 15 matches à 6:38 en première période, en avantage numérique. Niklas Kronwall avait retenu.
Alexey Marchenko et Nazem Kadri ont aussi fait entendre la sirène pour les Leafs, qui avaient un dossier de 0-2-3 à leurs cinq dernières rencontres.
Mitch Marner et Tyler Bozak ont obtenu deux mentions d'aide chacun.
Gustav Nyquist a signé un doublé pour Detroit. Henrik Zetterberg a été complice de chaque but, inscrivant au moins un point dans un septième match de suite.
Le gardien vainqueur Frederik Andersen a fait 22 arrêts, trois de moins que Petr Mrazek. Ce dernier en était à son huitième départ consécutif.
Les Red Wings ont perdu leurs trois derniers matches, toujours par un seul but.